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Du capital pour financer les transferts de propriété

La vague sans précédent de transferts d'entreprises qui va déferler au cours des 10 prochaines années est un phénomène qui inquiète, mais qui mobilise aussi de plus en plus de monde au Québec. C'est le cas notamment d'une société de placements privés, Partenaires Walter Capital, qui vient de voir le jour à Montréal avec un capital de départ de 100 millions de dollars qui sera investi pour soutenir la croissance de PME dans tous les secteurs d'activité.

Le départ à la retraite d'un nombre sans cesse grandissant de baby-boomers ne fera pas qu'alourdir le poids du coût du système de santé québécois, il va aussi entraîner le transfert de propriété d'un nombre incroyable d'entreprises qui ne vont pas toutes suivre le schéma espéré du transfert générationnel familial.

Selon la Fondation de l'entrepreneurship, ce sont 38 000 PME québécoises qui vont ainsi connaître un changement de propriétaire au cours des cinq prochaines années. D'ici 10 ans, on estime à 100 000 le nombre de PME qui vont suivre le même cheminement.

Cette réalité «écono-démographique» a amené récemment la Caisse de dépôt et placement, la Banque Nationale et le Mouvement Desjardins à lancer une offensive pour sensibiliser les jeunes à l'entrepreneuriat. Le besoin de relève est criant.

On annonçait aussi hier à Montréal la création d'un Centre de transfert d'entreprises du Québec, qui centralisera la mise à jour d'un registre des entreprises à vendre, des entrepreneurs qui sont acheteurs et des ressources externes nécessaires à la réalisation des transferts de propriété.

Pierre Somers, PDG du Groupe de sociétés Walter, est lui aussi bien au fait de la conjonction particulière de facteurs qui va exacerber les besoins de financement des PME québécoises. Il veut participer à la poursuite de leurs activités, et surtout à leur croissance future.

Walter Somers, père de Pierre, a créé en 1952 Walter Technologies pour surfaces, une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication d'outils de pointe pour l'industrie du métal qui s'est imposée à l'échelle internationale avec des divisions dans une dizaine de pays.

L'entreprise a connu un tel succès que Walter Somers a créé une autre société, la Financière Walter, qui a pris des participations importantes dans des sociétés ouvertes, notamment Sico, dont elle était le deuxième actionnaire en importance au moment de sa vente, et Logistec, où elle a été jusqu'à l'an dernier le plus gros actionnaire subordonné.

La Financière Walter a liquidé en deux temps son placement dans Logistec. Une première moitié l'an dernier et un autre bloc qui a été acquis par la Caisse pour près de 70 millions l'été dernier.

Investir dans la croissance

La Financière Walter vient de créer Partenaires Walter Capital, une société de placements privés qui est administrée par deux associés-directeurs: Pierre Fitzgibbon, gestionnaire bien connu qui a été un haut dirigeant chez Domtar, Atrium et à la Banque Nationale, et Éric Phaneuf, qui a occupé de hautes fonctions chez Cascades, Mediagrif et Mega Brands.

Les deux associés-directeurs vont eux aussi participer financièrement aux transactions que Partenaires Walter Capital va réaliser, mais ils vont le faire d'une façon active, permettant aux entreprises de profiter de leur expérience et de leur réseau, qui sera bonifié par la firme d'investissement américaine Watermill Group, de Boston, également partenaire dans le groupe montréalais.

«Watermill Group va nous donner accès à des plateformes américaines auxquelles on n'aurait pas eu accès sinon. Watermill a été nommée cette année la meilleure firme d'investissement privé des États-Unis», souligne Éric Phaneuf.

«On ne sera pas des investisseurs passifs. On veut être des catalyseurs de croissance. On veut prendre des participations majoritaires dans les entreprises, mais on évaluera d'autres formes de participation», explique Pierre Fitzgibbon.

«On n'est pas un fonds d'investissement, on n'a donc pas d'horizon de placement prédéterminé. On va rester là tant que l'on va générer des rendements», précise Pierre Somers, qui donne l'exemple de la participation de la Financière Walter dans Logistec qui a duré plusieurs dizaines d'années.

Pierre Somers explique que c'est l'absence de rendements probants sur les marchés boursiers au cours des prochaines années qui l'a poussé à créer Partenaires Walter Capital et d'y injecter 100 millions de fonds.

«On va être un investisseur opportuniste. On veut appuyer des transactions de rachat par la direction [management buyout]. Mais on veut surtout partager nos expériences d'entrepreneur pour faire croître les entreprises que l'on va appuyer», insiste-t-il.

Si on se fie aux succès qu'a enregistrés la Financière Walter depuis sa création, on peut présumer que les PME qui vont se joindre à Partenaires Walter Capital vont continuer de prospérer malgré le départ de leur fondateur.




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