Plaisirs coupables assumés!

UnREAL raconte avec beaucoup d'humour noir tout ce... (PHOTO FOURNIE PAR LIFETIME)

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UnREAL raconte avec beaucoup d'humour noir tout ce qui se passe devant et (surtout) derrière les caméras de la téléréalité Everlasting, conte de fées calqué directement sur The Bachelor du réseau ABC.

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Vous raffolez des intrigues sulfureuses aux rebondissements imprévisibles? Vous visionnez en cachette - et au deuxième degré - des titres gênants comme Occupation double? Vous mourez d'envie de découvrir ce qui se trame quand les caméras de votre émission de télé préférée ne roulent pas?

J'ai la télésérie parfaite pour vous, qui combine toutes ces passions croustillantes. Un truc hautement addictif qui se dévore en quelques jours à peine.

Ce petit bijou de cynisme et de culture pop s'appelle UnREAL et sort de la chaîne moins connue Lifetime. Au Canada, Showcase et Slice l'ont également relayé cet été. Moi, j'ai acheté les 10 épisodes d'UnREAL sur iTunes pour 19$. Mon meilleur investissement des dernières semaines.

UnREAL, c'est une émission imbriquée dans une autre. Ça raconte avec beaucoup d'humour noir tout ce qui se passe devant et (surtout) derrière les caméras de la téléréalité Everlasting, conte de fées calqué directement sur The Bachelor du réseau ABC.

Nous rencontrons ainsi l'animateur d'Everlasting, un homme narcissique, vide à l'intérieur et peu brillant. Nous nous attachons aux candidates, qui ont déjà toutes été étiquetées par la production: la bitch, la parfaite, la vieille, la folle et la face de cheval. Nous découvrons le prince charmant d'Everlasting, Adam, un play-boy britannique qui a grandi dans une famille d'aristocrates.

Mais le plus amusant se déroule dans la régie, où règne la productrice en chef Quinn (formidable Constance Zimmer), une femme impitoyable prête à tout pour fabriquer «de la bonne télé», peu importe le coût. Pensez à Ari Gold d'Entourage, mais en jupe crayon et escarpins griffés.

Quinn promet des bonus à ses employés s'ils arrachent des séquences avec de «la nudité, des appels au 911 ou du crêpage de chignons». Une des 12 soupirantes menace de se jeter en bas du toit du château? Au lieu de voler à son secours, Quinn hurle dans son walkie-talkie: «Où sont les kodaks pour filmer ça?»

L'autre personnage pivot d'UnREAL répond au nom de Rachel. C'est une jeune productrice instable, qui se remet d'un épuisement professionnel, mais qui demeure une manipulatrice de calibre mondial. La brunette Rachel dispose d'un arsenal de trucs infaillibles pour générer de la tension et des conflits chez les participantes. Rusée et sans pitié, Rachel ne recule devant rien pour contrôler le vote d'élimination après chacun des épisodes.

Ce que manigance l'équipe de création d'Everlasting pour gonfler les cotes d'écoute, genre zigonner dans la médication d'une des prétendantes, donne des frissons. Après avoir englouti UnREAL, on se demande sérieusement si certaines de ces tactiques douteuses ont déjà servi dans de vraies productions.

UnREAL a beau être une fiction, reste qu'une de ses créatrices a longtemps oeuvré sur The Bachelor. Certaines de ses idées machiavéliques n'ont pas dû être très compliquées à dénicher, mettons. C'est à la fois fascinant, épeurant et ô combien divertissant.

Dangers au volant!

«Freine, lâche le gaz, crampe, crampe, allume ton clignotant, dévire le volant!» Une des grosses surprises de cette rentrée télé provient de la chaîne Z et a même fracassé des records d'écoute lors de sa première diffusion, la semaine dernière. Il s'agit de la docusérie Les pires chauffards québécois (lundis à 19h), pilotée par Richard Turcotte. Le titre dit tout: on y suit huit conducteurs pourris dans leur réhabilitation routière.

Les «personnages» que l'on retrouve dans cette émission sont, comment dire, spectaculaires. Un scénariste professionnel aurait voulu en créer d'aussi colorés - et crédibles - qu'il n'aurait jamais réussi.

Il y a Gaétane et sa soeur Lise qui fument comme des cheminées et qui sacrent aux deux phrases. Il y a Laurie, une Beauceronne au nez percé qui est en amour avec Hello Kitty. Il y a Sébastien, à qui il manque un oeil. Et il y a Nancy, une jeune grand-mère qui rit comme un robot ayant aspiré 73 cigarettes en même temps.

Ce sont ces concurrents originaux et attachants qui rendent Les pires chauffards québécois si irrésistible. Car, en soi, le concept de cette émission d'une heure, un brin longuette, ne révolutionne rien.

Ça me fait penser à l'effet Un souper presque parfait, qui a temporairement extirpé de l'ombre des candidats excentriques, comme Rosaire le camionneur.

Je ne crois pas que les pires chauffards de la province s'amusent à être aussi mauvais devant les caméras. Ils n'ont juste aucun sens de l'orientation ou des distances. S'ils jouent un rôle, donnez-leur un Gémeau tout de suite. Leur aisance et leur naturel surpassent ceux de plusieurs membres en règle du bottin de l'Union des artistes.




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