La montée de la télé redneck

La grande finale du printemps dernier de Duck... (Photo: James Patterson, The New York Times)

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La grande finale du printemps dernier de Duck Dynasty a attiré près de 10 millions de mordus sur la chaîne A&E.

Photo: James Patterson, The New York Times

Oubliez les Paris Hilton, les 46 membres du clan Kardashian et toutes les femmes à la maison d'Atlanta ou du New Jersey. Les téléréalités qui filment les nouveaux riches n'ont plus la cote. Ce sont les rednecks du fin fond des États-Unis qui intéressent maintenant les friands d'émissions du type plaisir coupable.

Qui dit télé redneck dit gros camions, bouette, accent du Sud, carabines, campagne éloignée, banjo, parties de chasse et balades de quatre-roues. Les nouveaux produits télévisuels 100% redneck portent des titres comme Swamp People (des chasseurs d'alligators), Redneck Island (où il faut ouvrir des bouteilles de bière avec ses dents, entre autres), Hillbilly Handfishin' (pêche de poisson-chat à mains nues) et Moonshiners (des producteurs de bagosse illégale).

Deux émissions hyper populaires ressortent clairement du lot. Il y a celle de la petite reine de beauté Honey Boo Boo, dont je vous reparlerai plus bas. Et il y a le phénomène Duck Dynasty, dont la grande finale du printemps dernier a attiré près de 10 millions de mordus sur la chaîne A&E. Des cotes d'écoute quatre fois supérieures à celles de Mad Men.

Duck Dynasty, que diffuse A&E chez nous, c'est l'histoire très divertissante de la famille Robertson, qui habite dans la petite ville de West Monroe, dans le nord de la Louisiane. Le paternel (Phil) y a lancé une petite entreprise de fabrication artisanale d'appeaux à canards. Ses fils Willie et Jase ont repris l'entreprise, qui engrange aujourd'hui de juteux profits.

Malgré leur fortune récente, les Robertson vivent toujours très simplement. Ils s'habillent comme des guenillous et tous les hommes ressemblent à des membres du groupe ZZ Top - ou au Doc Mailloux, choisissez - avec leurs longues barbes non taillées. Ah oui, les Robertson attrapent eux-mêmes les grenouilles qu'ils mangeront le soir même pour souper. Et ils adorent tirer du fusil ou de l'arbalète.

La petite Honey Boo Boo, dont la famille habite dans un village reculé en Géorgie, a entamé sa deuxième saison sur TLC cet été avec un évènement télévisuel en odorama, le fameux «gratte et sent». Des magazines comme People et Us Weekly ont ainsi distribué des cartes qu'il fallait gratter à des moments très précis de l'épisode. Et quels étaient les subtils et doux parfums associés aux activités de l'entourage de Honey Boo Boo? Ceux d'un go-kart, d'un train en marche, du beurre, d'un cupcake, d'un bébé et d'un plat mijoté de porc et de haricots.

L'engouement pour ces émissions (dont à peu près tous les personnages doivent être sous-titrés) s'explique assez facilement. D'abord, elles sont extrêmement bien scénarisées et renferment beaucoup d'humour et d'autodérision. Dans Duck Dynasty, les images de la nature (serpents, marécages) sont superbes. Moins léchée, Here Comes Honey Boo Boo verse dans le plus trash, mais la mère (Mama June) et la plus jeune (la fameuse Honey Boo Boo) enchaînent les répliques comiques à une telle vitesse qu'on finit par oublier qu'elles pètent à l'écran et se bourrent la face de crottes au fromage.

C'est le danger qui guette l'amateur de télé redneck. On allume le téléviseur en pensant qu'on va bien se marrer du mode de vie quasi arriéré de tous ces ploucs excentriques. Puis, on se surprend à aimer ces personnages colorés et à les trouver bien attachants.

Une partie de l'auditoire se branche sur la télé redneck pour rigoler et l'autre y reconnaît un milieu aux valeurs plus simples, moins matérialistes. Duck Dynasty, en ondes depuis mars 2012, nous montre également une famille unie, qui prend toujours le temps de partager son repas du soir, le tout accompagné d'une prière. Mettons que ça change de toutes les chicanes stupides des Kardashian.

La fureur réinventée à Radio-Canada

Radio-Canada a déjà choisi l'émission de variétés qui remplacera Le choc des générations de Gregory Charles dans sa grille d'hiver 2014. Il s'agit de C'est ma toune, un grand plateau de type La fureur que copiloteront en direct les chanteurs Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau, les vendredis à 20h.

Toutes les semaines, une équipe de trois personnalités masculines affrontera une équipe de trois vedettes féminines afin de défendre leurs listes de chansons préférées. Différents jeux viendront se greffer à ces listes et un artiste viendra chanter sa dernière création au studio 42. Les émissions de C'est ma toune auront des thèmes comme les chansons de char, la musique de vacances et les pièces que nous ne sommes plus capables d'entendre. C'est ma toune sera produite par KOTV, la boîte de Louis Morissette, Alain Chicoine et Louis-Philippe Drolet.




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