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La métamorphose de Carolanne

Johanne Blouin a ouvert l'enveloppe en tremblotant à 21 h 45 hier: la belle Carolanne D'Astous-Paquet, 18 ans, affrontera Maxime Landry, 21 ans, lors de la grande finale de Star Académie 4.

C'est Carolanne D'astous-Paquet (à droite) qui a chanté... (Photo: Bernard Brault, La Presse) - image 1.0

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C'est Carolanne D'astous-Paquet (à droite) qui a chanté en duo hier avec Marie-Chantal Toupin, qui affrontera finalement Maxime Landry en grande finale de Star Académie 4.

Photo: Bernard Brault, La Presse

C'est en interprétant Et maintenant de Gilbert Bécaud, avec une jolie mélancolie dans la voix, que Carolanne a conquis le coeur des téléspectateurs québécois. Brigitte Boisjoli, que plusieurs observateurs catapultaient en finale, a beaucoup crié pendant River Deep, Mountain High de Tina Turner, ce qui lui a peut-être coûté quelques votes.

Soyons honnête: ça se jouait hier entre Brigitte, qui n'a jamais été mise en danger, et Carolanne, que les fans (les fanz, pour paraphraser Julie Snyder) avaient déjà sauvée deux fois depuis le début des classes à Sainte-Adèle. Le choix s'effectuait donc entre une rockeuse tatouée aux cheveux peroxydés (Brigitte) et une artiste plus timide à la voix cristalline (Carolanne).

La victoire de Carolanne n'étonne pas du tout. Depuis deux mois, les Québécois ont assisté à sa spectaculaire métamorphose, autant physique qu'artistique, en direct dans leurs salons. Son histoire rappelle presque celle de Pretty Woman ou de My Fair Lady, inspirée du Pygmalion de George Bernard Shaw.

Rappelez-vous des premières apparitions gênées de celle qui a été baptisée la «tomboy» de l'académie. Rapidement, le styliste de l'émission, Patrick Vimbor, lui a fait jeter ses jeans informes, qu'il a remplacés par des robes courtes et moulantes portées avec des escarpins vertigineux. Adieu la sportive un peu mal à l'aise dans son corps, bonjour la jeune femme flamboyante et sexy, qui assume pleinement sa féminité.

Sur scène, Carolanne a brillé dans son duo avec Marie-Mai (Emmène-moi). La semaine dernière, elle n'a pas du tout été décontenancée par l'attitude peu accueillante de Lady GaGa et a enchaîné les couplets de Poker Face comme une vraie pro. Et hier soir, Carolanne a parfaitement marié sa voix à celle de Marie-Chantal Toupin sur Une fois pour toutes.

Le gala d'hier, qui a duré 2 h 20, a été compact et un brin trop chargé. Pendant le pot-pourri de Simple Plan, ça faisait du bien d'enfin entendre Maxime Landry chanter des trucs plus jeunes, moins Rock-Détente. Mais en même temps, quelque chose clochait quand la caméra montrait Maxime se trémousser sur Your Love Is a Lie. Quoi exactement? Difficile à déterminer. Était-ce les bretelles rayées, qui ne collaient pas à sa personnalité plus discrète? Peut-être.

Le Britannique Murray Head, dont la voix commence à s'éteindre, a d'abord chanté Say It Ain't So avec la grande Sophie. Pas le meilleur moment de la soirée. Il a ensuite enchaîné avec son gros succès One Night in Bangkok, numéro beaucoup mieux réussi.

Pendant tout le gala, la caméra de TVA a balayé les nombreuses personnalités venues chanter avec les académiciens, dont la ministre de la Culture Christine St-Pierre, le collègue Réjean Tremblay et l'animateur Sébastien Benoit.

La grande finale de la Star Ac décollera le lundi 13 avril avec Francis Cabrel, Wilfred Le Bouthillier et James Taylor. La semaine dernière, j'aurais prédit la victoire de Maxime. Mais avec l'ascension fulgurante de Carolanne, je suis loin d'en être certain.

Maux de lofteurs

Il a plu des anglicismes à la tonne pendant le deuxième talk-show de Loft Story 6 diffusé hier soir à TQS. Des phrases comme «un peu average»,»focusser sur sa game» ou «ils sont complètement dé-timés» ont malheureusement été échappées, écorchant les oreilles de milliers de téléspectateurs. Faudra vraiment enrayer ces atrocités de langage dans les prochaines semaines.

La «tigresse» Priscilla, qui a quitté sa retraite de princesse pour remplacer Gabriel dans la téléréalité du Mouton noir, a joint avec beaucoup d'enthousiasme ce festival anglo-québécois en expliquant sa stratégie: «Je vais y aller easy un peu». Misère.

Encore hier, nos amis les lofteurs ont déparlé pour notre plus grand plaisir. Le volubile David a expliqué avec éloquence le processus de création de la poupée à l'effigie de sa copine: «Ma fake Brenda-Lee... c'est toute handmade». Toute, toute, pas juste des ti-bouttes.

De son côté, Alexandra d'Occupation double a prouvé qu'elle a décroché son diplôme à l'école linguistique Jean-Perron: «Christelle, c'est elle qui se tire un couteau dans le pied.» Même l'animateur Pierre-Yves Lord a en sorti une pas piquée des vers: «C'est une bonne stratégie de songer les murs, euh de longer les murs.»

Le mot d'esprit de la soirée revient cependant à Mathieu «Big» Baron: «Si je veux te dire ta yeule, je vais te dire ta yeule.» À défaut d'être subtil, Big a le mérite d'être clair.

Le lofteur le plus étrange de la maisonnée, Mathieu «Cass» Surprenant, qui porte un tatouage de sa mère en train de vomir sur la tête de son père, a été évincé hier. «Je r'tourne dans ma grosse maison Bonneville», a déclaré l'exclu, ploguant subtilement son commanditaire. Maître, pourriez-vous maintenant faire entrer Sophie Faucher dans votre loft? Ça presse comme «tsé, genre, whatever».

 




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