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Quel rôle joueront les arbitres?

François Gagnon
La Presse

S'il est indéniable que les deux meilleures équipes de la LNH depuis le début des séries éliminatoires se retrouvent en grande finale, est-ce qu'on peut en dire autant des arbitres et des juges de lignes?

La réponse est oui.

Même si j'avais l'impression que les Québécois Marc-André Joanette et Éric Furlatt seraient invités à Chicago et Boston, leur patron, Terry Gregson, les a écartés. Gregson a fait appel à beaucoup d'expérience en sélectionnant Brad Watson (51 ans) et Dan O'Halloran (48 ans), tout en faisant une place à la relève en Wes McCauley (40 ans) et Chris Rooney (37 ans). La sélection de Rooney est doublement intéressante, car en plus d'être le benjamin du quatuor, il est aussi originaire de Boston, alors que McCauley et O'Halloran sont ontariens et que Watson est originaire de la Saskatchewan.

S'il est bien difficile de soulever des objections majeures quant à cette sélection d'arbitres, l'absence de Joannette ou Furlatt et aussi de Stephan Walkom, Kevin Pollock ou Kelly Sutherland - que je considère parmi les très bons officiels de la LNH - me surprend un peu.

Cela dit, au sein même de la confrérie des officiels, la sélection finale semble avoir été accueillie favorablement.

Racicot, le seul Québécois

Le juge de lignes Pierre Racicot, qui compte plus de 1300 matchs d'expérience et jouit d'une excellente réputation aux quatre coins de la LNH, est le seul Québécois invité à prendre part à la finale.

Jonny Murray, de Beauport, qui a pris part à la finale opposant les Devils du New Jersey et les Kings de Los Angeles l'an dernier, n'a pu répéter l'exploit.

Murray a été impliqué dans la fin de rencontre tumultueuse le 7 mai dernier, à Ottawa, où les Sénateurs ont marqué deux buts en fin de troisième période et un autre en prolongation pour obtenir un gain de 3-2 et prendre les devants 3-1 dans la série qui les opposait au Canadien. Une mise en jeu disputée du mauvais côté en zone du Canadien et des dégagements refusés à répétition avaient soulevé la colère du Canadien. La LNH a d'ailleurs exprimé des excuses officielles pour la mise en jeu.

Cette erreur n'a toutefois pas privé le juge de lignes québécois de se rendre jusqu'en finale de l'Association de l'Ouest.

Outre Racicot, les juges de lignes sélectionnés sont Shane Heyer, Jay Sherrers et Brian Murphy. Les trois premiers sont canadiens, alors que Murphy est originaire de Dover, au New Hampshire, à une heure de Boston.

Rigueur ou laxisme

Plus encore que l'identité, l'expérience et la réputation des officiels invités en finale, c'est l'allure qu'ils donneront aux rencontres qui sera importante.

Depuis le début des séries, les arbitres ont affiché un laxisme évident en matière d'accrochage et d'obstruction. Surtout à l'endroit des joueurs-vedettes. Une tolérance beaucoup plus importante qu'en saison régulière que bon nombre d'entraîneurs, directeurs généraux, observateurs et partisans ont déplorée d'ailleurs.

Plusieurs séquences relevées dans les trois premières rondes, autant dans l'Est que dans l'Ouest, ont tristement mis en vedette des arbitres fermant les yeux sur des infractions pourtant évidentes commises devant eux, pour ensuite punir des gestes beaucoup moins répréhensibles, parfois même insignifiants, quelques coups de patin plus loin.

Le rôle que joueront les arbitres dans la finale, l'allure qu'ils lui donneront selon leur niveau de tolérance ou d'intransigeance semble être la seule source d'incertitude à l'aube de cette étape qui devrait nous offrir du hockey robuste, intense, rapide, spectaculaire.

Parce que l'aspect physique semble avantager Boston, une politique du laisser-aller sur la patinoire augmenterait les chances des Bruins de soulever la précieuse coupe pour la seconde fois en trois ans.

Mais attention! Les Hawks ne sont pas des anges non plus. Ils comptent sur des joueurs robustes et dérangeants. À commencer par Bryan Bickell, dont les duels avec Zdeno Chara pour se rendre le plus près possible de Tuukka Rask afin de déranger le travail du gardien des Bruins s'annoncent intenses. Et si Brad Marchand est la peste par excellence encore ce printemps chez les oursons, Andrew Shaw n'a pas grand-chose à lui envier dans le rôle d'agitateur dans le camp des Hawks.

Les arbitres sauront-ils laisser l'aspect physique jouer le rôle important et essentiel dans le succès des deux formations jusqu'ici ce printemps?

Sauront-ils en même temps accorder aux vedettes des deux camps l'espace nécessaire pour profiter de leur vitesse et étaler leur talent?

Méchant défi!

Surtout que les partisans des Hawks, à Chicago, tout comme ceux des Bruins, à Boston, seront sur le dos des arbitres à la moindre décision douteuse. Sans oublier les caméras de télé qui les ont fait mal paraître à plusieurs reprises depuis le début de séries.

En passant, les officiels ne sont pas payés directement en séries éliminatoires. Comme les joueurs, ils reçoivent des primes associées au nombre de rondes qu'ils disputent. Mais c'est bien davantage la reconnaissance des pairs et la crédibilité que leur confère une présence en grande finale - sans oublier les insultes et injures des partisans frustrés - qui représentent le gros du salaire qu'empochent les arbitres et juges de lignes invités à la grande finale.




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