Beaucoup de fans, beaucoup, beaucoup, beaucoup ont trouvé un coupable pour les deux non-victoires du Canadien contre les Capitals de Washington.

Réjean Tremblay LA PRESSE

Jacques Martin.

Si vous prenez le temps d'aller lire les sites de hockey, si vous écoutez les commentaires à la radio ou si vous écoutez discrètement les conversations dans les Tim Hortons du coin, vous allez vite constater que le coach du Canadien a ses détracteurs.

Il aurait négligé de demander un temps d'arrêt à Washington quand les Capitals ont entrepris leur remontée, samedi, lors du deuxième match. Il aurait envoyé les mauvais défenseurs en attaque à cinq dans le troisième match qui a permis aux Caps de marquer le premier but.

Et globalement, on critique une certaine apathie dans son approche de ses hommes.

En ajoutant qu'il n'a jamais rien gagné, évidemment.

Et en oubliant qu'il a mené les Sénateurs d'Ottawa à un septième match de la finale d'Association il y a quelques années à peine. Nommez-moi un seul coach du Canadien, dans les 15 dernières années qui a fait aussi bien. Merci beaucoup, on verra pour la prochaine question.

C'est simple, le Canadien a participé aux séries éliminatoires grâce avant tout à Jaroslav Halak et à Jacques Martin. On oublie qu'il a ramassé l'équivalent d'une équipe d'expansion ou presque avec 11 nouveaux joueurs et qu'il a réussi, à partir de la pause olympique, à former un tout cohérent avec ces joueurs qui se découvraient.

Et puis, c'est grâce à Halak et à son système de jeu discipliné que le Canadien a réussi à gagner le premier match à Washington et à faire illusion.

Cette fois, Martin va sans doute envoyer Carey Price devant le filet et ce sera une bonne décision. Il aura réussi à remonter le moral de ses troupes par quelques phrases bien senties même si elles ne sont pas toujours spectaculaires.

Il se peut que la saison du Canadien prenne fin vendredi à Washington. Mais il se peut aussi que le Canadien gagne ce soir et ramène la série à égalité. Si c'est le cas, va-t-on encore s'acharner sur ce pauvre Jacques Martin ?

Gagne ou perd, ce serait injuste. Il fait du bon travail dans des circonstances pas toujours favorables, c'est le moins qu'on puisse dire.

Coprésidents du grand bal de la F1

Les habitudes très british de Michael Fortier auront été utiles à Montréal et au Québec. Fortier s'habille à Londres et doit s'y rendre souvent pour son travail d'avocat et de banquier. À chaque fois, si l'occasion s'y prête, il rend visite à son ami Bernie Ecclestone. Fortier et Ecclestone avaient négocié serré pour tenter de sauver le Grand Prix du Canada en 2008 et après la disparition du grand cirque en 2009, c'est Fortier qu'Ecclestone a appelé pour entreprendre des conversations « amicales». On connaît la suite. Bernie Ecclestone, qui avait besoin de Montréal comme Montréal avait besoin de son Grand Prix, est revenu à Géraldville comme promoteur, confiant le gros du travail à François Dumontier.

En janvier, Michael Fortier a rendu visite à Ecclestone. Il lui a demandé s'il acceptait de participer à un gala pour célébrer le retour de la F1 au Québec. C'était vague mais l'idée a germé.

On va donc ravoir le grand bal à 1000$ de la Formule 1. Avec Bernie Ecclestone et Michael Fortier comme coprésidents. Je doute cependant que les deux hommes ouvrent le bal au son d'une valse de Strauss.

On a déjà eu droit à ce grand bal de snobs à une certaine époque. C'était organisé par une compagnie de Toronto, c'était plate et les profits prenaient le bord de Toronto. Et les vraies mauvaises années, Justin Trudeau jouait au brillant animateur. Brillant comme dans 15 watts.

Cette fois, les tables sexy accueilleront un pilote ou un autre grand nom de la F1. Elles se vendent 25 000$ et partent comme des petits pains chauds. Tous les profits vont être versés aux fondations de l'hôpital Sacré-Coeur et à Sainte-Justine. Pierre Boivin, président du Canadien et président de la fondation, est déjà engagé dans l'histoire.

« Il y a beaucoup d'argent en circulation pendant la semaine du Grand Prix. Avec ce bal, on va pouvoir en rediriger une bonne partie vers les oeuvres de charité. C'est important «, a dit Michael Fortier.

Et puis, aussi bien commencer tout de suite à amadouer B'wana B'nie. Les négociations pourraient être moins pénibles dans quatre ans.