Il est difficile de dire si cela a un impact important, mais Gabriel Gervais, autrefois un pilier de la défense, est maintenant derrière un micro à titre d'analyste. Son absence du centre de la défense fait un peu penser à celle d'Andrei Markov chez le Canadien.

Ronald King LA PRESSE

Et puis le congédiement soudain de John Limniatis par Nick DeSantis fait un peu beaucoup penser aux aventures de Bob Gainey et Guy Carbonneau. Deux vieux amis, l'un nomme l'autre au poste d'entraîneur pour le remplacer, puis le congédie sans avertissement.

«Oui, ça ressemble à ce qui s'est passé chez le Canadien», nous dit Gervais.

«J'ai été surpris. John (Limniatis) a pris l'équipe l'an dernier alors que nous étions au plus bas. Lui et son groupe d'entraîneurs ont réussi à nous remettre sur pied et nous sommes allés beaucoup plus loin que les observateurs pensaient. Et puis ils ont dû gérer un calendrier très chargé. Je n'ai pas vu venir le changement d'entraîneur du tout...»

Première victoire de la saison pour l'Impact, donc, dimanche au Stade Saputo, et une belle de 4-0.

Gervais: «Ce n'était pas un bon match. Il ne s'est rien passé en première demie et puis, les visiteurs se sont effondrés en deuxième. Je n'ai pas vu de changement dans la façon de jouer de l'Impact.

«Mais encore là, le calendrier a été très chargé dans les dernières semaines et on a vu que la profondeur de l'équipe était fiable.»

À trois ou quatre joueurs près

La direction de l'Impact affirme que les pourparlers vont bon train pour une entrée du club dans la MLS en 2010. Le président Joey Saputo ajoute qu'il faudrait ajouter «trois ou quatre» joueurs...

Gabriel Gervais est d'accord. «Oui, trois ou quatre joueurs, mais surtout des joueurs qui ont de l'expérience dans le soccer particulier de la MLS. On a vu d'excellents Sud-Américains, des joueurs de première division, qui ont eu besoin de temps, d'un an, pour s'adapter à un nouveau style de jeu.

«Il faut aussi un joueur dominant. Dans la USL, où l'Impact évolue, il n'y a pas un seul vrai numéro 10...» (Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le ballon rond, un numéro 10 est un grand meneur de jeu, celui par qui tout commence ou se termine, comme Michel Platini, Diego Maradona ou Zinedine Zidane...)

À suivre.

De l'encre sur des arbres morts

Rocket, mon pertinent poisson rouge, voit comme vous et moi que des journaux sont en difficulté partout en Amérique et il s'inquiète pour son bon ami et pour la main qui le nourrit...

- Alors, ça va chez vous, mon journaliste préféré?

- Ça va serré, ça va tendu. Un spécialiste américain nous dit que l'encre sur des arbres morts a de moins en moins la cote, mais on n'est pas des lâcheurs, Rocket.

- J'ai lu un autre expert qui fait des prédictions alarmantes. Il dit que le grand public semble nous dire qu'il ne s'intéresse plus au journalisme d'enquête, au journalisme de haut niveau. Ce David Simon prédit que si le journalisme sérieux disparaît, l'Amérique sombrera dans une ère de corruption jamais vue.

Je serais plutôt d'accord avec lui, Rocket.