Il y a bien des façons de perdre du poids, mais assurément, le traditionnel régime n'a plus la cote.

Stéphanie Bérubé
Stéphanie Bérubé LA PRESSE

La firme Nielsen vient de sonder plusieurs pays à propos des régimes et des bonnes habitudes alimentaires pour avoir une meilleure idée des stratégies minceur de tout un chacun. Elle présente une perspective canadienne, légèrement différente à certains égards.

Déjà, une bonne proportion des Canadiens (4 sur 10) affirment avoir un poids correct, ce qui est plutôt encourageant. Au pays, 44% des répondants ont dit vouloir tout de même perdre du poids. Ça peut sembler beaucoup, mais c'est moins que la moyenne «mondiale» de 50% ou de celle des États-Unis où 49% des gens veulent faire fondre les kilos.

 

Signe des temps, pour perdre du poids, les gens ont tendance à vouloir s'attaquer à leurs habitudes alimentaires en premier. Plus au Canada qu'ailleurs, même si la réforme de l'assiette est partout la première stratégie anti-kilos. La priorité: réduire leur consommation de gras. Ils veulent aussi manger moins de sucre et de sucreries et réduire les portions dans les assiettes. Très peu s'intéressent aux régimes commerciaux ou même au régime en général. Les gens préfèrent, et de beaucoup, augmenter les produits frais dans l'assiette et diminuer les produits industriels. Ce qui devrait, du coup, être aussi bénéfique pour leur santé que pour leur tour de taille.

Le sondage s'est fait en ligne, en novembre 2008, auprès de 28 000 internautes de 52 pays.

BIOLOGIQUE

Pas de changement de règles durant la récession

Les fermiers britanniques ne pourront pas nourrir leurs bêtes avec de la nourriture non certifiée biologique et conserver tout de même leur certification pour leur viande, comme ils le souhaitaient. La mesure se voulait temporaire, le temps que l'économie reprenne du poil de la bête. Les producteurs craignent de perdre leur clientèle durant la récession. En payant moins cher la nourriture des animaux, la viande bio aurait pu être vendue à rabais durant la crise. Or voilà, cette idée a fait le tour de la planète et a trouvé bien peu d'appuis. En Europe, on estimait que tous les bios devaient être égaux, et ici, qu'une telle action ne pouvait que banaliser l'agriculture biologique. Fin du débat : le bio anglais restera tel quel.

LÉGUMES

L'effet anti-inflammatoire du brocoli

Le brocoli mérite vraiment son statut de «superaliment». Ses vertus ne cessent de se révéler, étude après étude. Cette fois, un groupe de chercheurs de l'Université de la Californie à Los Angeles conclut que le sulforaphane, un composé que l'on trouve dans les cruciféracées comme le chou-fleur ou le bok choy, diminuerait l'inflammation causée par l'allergie. Le composé stimulerait des enzymes qui protègent les conduits respiratoires des agressions extérieures, comme la fumée de cigarette ou la pollution en général. Résultat: moins d'inflammation. Le résultat de leur étude est publié dans la revue Clinical Immunology de mars. Par ailleurs, une autre étude a conclu l'année dernière que pour bien absorber le sulforaphane, il valait mieux manger son brocoli cru.