Que faire avec nos actions des petites sociétés négociées à la cote de la Bourse de croissance TSX de Toronto?

Michel Girard

Que faire avec nos actions des petites sociétés négociées à la cote de la Bourse de croissance TSX de Toronto?

Sauf de rares exceptions, elles ont littéralement piqué du nez au cours des derniers mois. Que ce soit les petites sociétés d'exploration minière, gazière ou pétrolière, les petites sociétés du secteur de la haute technologie ou du secteur de la biotechnologie elles ont toutes subi de lourdes pertes.

À preuve, l'indice de la Bourse de croissance, lequel indice regroupe quelque 460 sociétés, accuse actuellement une magistrale débandade de 53 % par rapport à son haut des 12 derniers mois. À titre comparatif, l'indice S&P/TSX Composite de la Bourse de Toronto affiche présentement un repli de 18% par rapport à son sommet des 52 dernières semaines. Les pertes engrangées cette année par les petites sociétés de la Bourse de croissance sont donc trois fois plus élevées que celles enregistrées par les sociétés inscrites à la cote de la grande Bourse canadienne.

Compte tenu de la situation, vaut-il mieux liquider nos petits titres et se contenter ainsi de déclarer des pertes en capital pour récupérer de l'impôt sur des gains déclarés antérieurement? Ou les liquider en vue de récupérer de la liquidité dans le dessein de réinvestir dans des titres de plus grande capitalisation? Ou de faire carrément le mort et ainsi de conserver nos petites actions jusqu'à la prochaine reprise haussière de la Bourse de croissance? Ou plus audacieux encore: profiter de la crise actuelle pour investir davantage d'argent dans les petites sociétés radicalement déprimées?

Il n'y a pas de solutions miracles. Voilà pourquoi un investisseur pourrait opter pour un mélange des solutions avancées plus haut et se sortir du pétrin et amenuiser ses pertes

Mais avant de faire un quelconque geste sur la liquidation des actions de telle ou telle petite société, encore faudrait-il essayer d'obtenir des renseignements sur leur potentiel de plus-value. C'est à ce moment-là qu'un courtier de plein exercice, compétent et surtout vaillant, peut jouer un rôle clé auprès de sa clientèle d'investisseurs.

Lorsqu'on investit dans des titres négociés à la cote de la Bourse de croissance de Toronto on devient forcément spéculateur. Avec les avantages et les risques que cela comporte.

Les avantages? Lors de périodes lucratives, on peut doubler, tripler et même plus son capital en l'espace de peu de temps et ce même avec des sociétés poches. Les risques? Lors de périodes de vaches maigres, on peut tout perdre son capital ou presque, et ce, même avec des bonnes petites sociétés.

Par ailleurs, la Bourse de croissance est nettement plus volatile que sa grande soeur, la Bourse de Toronto. Qui dit volatilité, cela laisse entendre des variations plus fortes à la hausse et à la baisse.

Par rapport à son niveau de la fin de septembre 2006, l'indice de la Bourse de croissance enregistrait une hausse de 40% en mai 2007. Rendu en février 2008, l'indice avait perdu ses gains de 40%. Par la suite, après un léger un regain d'énergie, il a entrepris une longue déconfiture. Il se négocie actuellement à 40% sous son niveau d'il y a deux ans.

Pendant cette même période de deux ans, l'indice S&P/TSX Composite de la Bourse de Toronto a réussi à engranger des gains de 30%, pour ensuite se corriger à la baisse.

Mais par rapport à la fin de septembre 2006, l'indice affiche encore des gains dépassant les 5%.

Comme on a pu le constater de nouveau cette semaine, les marchés boursiers restent solidement agités à la baisse.

Lorsqu'ils repartiront solidement à la hausse, ce sont généralement les titres des grandes sociétés qui en profitent le plus lors des premiers mois d'un marché haussier.

Suivent ensuite, les entreprises de moyenne taille et finalement les petites capitalisations.

Courage!