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Un club riche et qui sait vivre en société...

Ronald King
La Presse

On nous parle d'une prochaine récession qui pourrait faire mal, mais on aurait dû le dire au Canadien, qui a dévoilé cette semaine son centre d'entraînement top niveau où «le lounge est plus luxueux que celui d'Augusta», comme l'a écrit un collègue.

Ces gars-là, qui sont déjà millionnaires ou le seront bientôt, vivent dans un luxe inouï et c'est le cas de nombreux grands clubs de sport. Pour attirer les meilleurs joueurs, il faut les gâter encore plus qu'ils ne le sont déjà.

Ainsi va la logique du sport professionnel, qui a brûlé plus d'un propriétaire. Mais on ne retient jamais la leçon.

Chez le CH, oubliez les deux patinoires et le terrain de soccer de dimensions FIFA, c'est ce qu'on ne voit pas qui flatte les joueurs. Les bains tourbillons, les saunas, les salles de massage, de musculature, de réparation en tous genres... «On pourrait vivre ici», a commenté Carey Price.

Alors que nous attendons des mois pour voir un médecin, les athlètes de pointe sont soignés immédiatement et de manière intensive. Le genou qu'il vous aurait fallu des mois à guérir sera prêt à fonctionner au Centre Bell en deux semaines.

Il y a un énorme vestiaire, mais un salon privé aussi, le fameux lounge, qui permet d'éviter les méchants journalistes qui n'y ont pas accès.

Il est drôle d'entendre que les joueurs n'ont maintenant plus d'excuses. Ils doivent bien jouer. Les joueurs ne sont jamais tenus de se justifier et encore moins d'être reconnaissants, voyons. Le luxe sera là, qu'ils jouent bien ou non.

C'est comme ça. Il aurait mieux valu écouter nos entraîneurs et travailler plus fort. Il aurait mieux valu devenir un joueur de hockey que journaliste... Mieux pour les genoux en tout cas.

Le bon côté dans tout ça, c'est que, même si George Gillett se ruine, les jeunes de la Rive-Sud auront accès à des milliers d'heures sur les patinoires et sur le terrain de soccer.

Et si l'on pense aux patinoires extérieures et couvertes que le CH bâtit dans certains coins défavorisés de la ville, on peut dire que notre grand club sait vivre en société.

Mais...

Hélas, tout le monde ne sait pas vivre en société. Tout le monde n'a pas le bien-être de nos enfants à coeur.

Je ne veux pas chialer, je n'aime pas chialer, mais parfois...

À 17h hier, RDS présentait une émission de lutte professionnelle, avec ses commentateurs insignifiants qui massacrent la langue française et qui font les débiles. Pendant que les jeunes rentrent et se préparent à souper, RDS les attend...

Violence gratuite et mauvais français à 17h.... Bravo... Franchement...

On nous dit de faire attention, que le jugement des parents est conseillé... Et le vôtre, votre jugement?

Remarquez que RDS n'est pas la seule...

Greg Maddux

Un grand lanceur, qui avait l'habitude de livrer des luttes épiques aux Expos quand ils formaient une puissante équipe, a pris sa retraite.

C'était contre les Braves d'Atlanta, l'équipe à battre que nous arrivions souvent à battre.

J'ai interviewé Greg Maddux quelques fois, mais la première fois que le j'ai vu, je suis demeuré un peu estomaqué. Il était presque nu, très blanc, environ 5'8, presque pas de muscles et une petite bedaine de bière...

J'ai dû demander à un collègue s'il s'agissait bien de la terreur des majeures.

Maddux ne lançait même pas une bonne balle rapide. Mais le receveur n'avait qu'à lui donner une cible et Maddux l'atteignait. Et les frappeurs se succédaient, frustrés par ce petit bedonnant.

Rocket est de retour!

Dieu soit loué, notre poisson rouge vénéré, Rocket, est revenu dans son bocal. Sans faire de bruit.

Il était simplement allé au Centre Bell pour jeter un bouquet de roses sur la scène pendant que Tina Turner, sa préférée, chantait et se tortillait comme elle seule sait le faire.

Nous étions tellement contents, après 24 heures d'inquiétude, que les perruches, Céline et René, ont sorti le champagne qu'elles cachent toujours quelque part.

Rocket était encore ému et les bulles l'ont achevé. Il est devenu tout nostalgique.

«Souvenez-vous, mes amis, du temps où nous commandions un club sandwich viande blanche... On ne dit plus ça. Où donc est passée la viande brune?

- Je soupçonne quelque chose de pas joli, Rocket.»

 




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