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Le Grand Prix, dernier vestige d'une époque révolue

Grand Prix et développement durable sont incompatibles, en... (PHOTO: MATHIEU BÉLANGER, REUTERS)

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Grand Prix et développement durable sont incompatibles, en tout cas tant que les bolides n'intégreront pas les technologies dont le transport à besoin pour se reverdir un peu.

PHOTO: MATHIEU BÉLANGER, REUTERS

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Philippe Terrier, Montréal
Cyberpresse

Dire que le Grand Prix de Formule 1 pollue l'environnement sous bien des aspects n'apporte plus rien au débat, car l'évidence est admise par tous.

Cependant, le retour du Grand Prix de F1 à Montréal symbolise le manque de rationalité de nos dirigeants. Ils se battent pour récupérer cette épreuve et nous servent, presque dans la foulée, l'incontournable discours sur l'importance du développement durable. Hélas, Grand Prix et développement durable sont incompatibles, en tout cas tant que les bolides n'intégreront pas les technologies dont le transport à besoin pour se reverdir un peu.

La F1 a eu son rôle à jouer durant les années 70 et il faut lui reconnaitre une certaine contribution à l'amélioration de l'efficacité énergétique et de l'aérodynamisme des véhicules à cette époque. Mais aujourd'hui, le transport à besoin d'hybridation, d'électrification, de récupération de l'énergie lors du freinage, de biocarburants de seconde génération, d'accélérations douces et de vitesses de pointe plus basses, de matériaux légers et recyclables... Force est de constater que l'on ne retrouve rien de tout cela en F1 actuellement.

À quoi sert donc ce grand vacarme? Comment le Grand Prix s'inscrit-il dans notre effort collectif de protection de l'environnement compte tenu de ce que la science du climat nous apprend? Cette course automobile est devenue anachronique, dernier vestige d'une époque révolue où l'on se permettait de dilapider les ressources naturelles comme si on en disposait sans limites.

Le jour où les coûts environnementaux seront inclus dans le bilan financier, recevoir le Grand Prix sera aussi rentable pour une ville que perdre une plateforme de forage l'est pour une compagnie pétrolière. Comme les jeux du cirque de la Rome antique, qui ont fini par disparaitre, le Grand Prix fera lui aussi partie des distractions révolues d'une civilisation dont le côté énergivore fut aussi développé que sa vision à long terme était atrophiée.

BP et la F1 ont un point commun cette fin de semaine. Les deux tournent en rond sans apporter de solutions. Les bolides brûlent des milliers de litres de carburant pendant que BP ne parvient pas à stopper l'hémorragie pétrolière dans le golfe du Mexique. Il ne reste plus qu'à proposer une minute de silence au début du Grand Prix.

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