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Le bilinguisme institutionnel menace le français au Québec

Ce texte ne vise pas le bilinguisme individuel ou même l'unilinguisme... (PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE

 

A.-Robert LeBlanc

L'auteur réside à Montréal

Ce texte ne vise pas le bilinguisme individuel ou même l'unilinguisme individuel, qu'il soit anglais, français ou autre. Chacun a ses raisons, ses intérêts, ses capacités, ses obligations et ses motivations face à l'apprentissage des autres langues. Je dis bravo aux personnes bilingues et multilingues. L'augmentation de la capacité à communiquer et à avoir accès à diverses informations en plusieurs langues est souhaitable.

Par contre, dans une société qui s'est définie comme de langue officielle française, le bilinguisme institutionnel réduit la place du français. Il rend inutile l'apprentissage du français pour les citoyens du Québec et pour les nouveaux venus puisqu'ils sont capables de vivre au Québec en anglais seulement.

Le bilinguisme institutionnel constitue une menace claire contre le français et cette menace est particulièrement aiguë dans la région de Montréal. Plusieurs exemples de bilinguisme institutionnel sont frappants et même étonnants: l'envoi des informations bilingues pour la dernière élection à la ville de Montréal; les indications pour la vaccination A (H1N1) à Montréal (deux pamphlets de facture identique dans le même envoi ? l'un en français et l'autre en anglais); le fameux bilinguisme des institutions fédérales qui affiche à l'entrée du pont Jacques-Cartier des panneaux alternativement en anglais et en français.

Force est de constater que le gouvernement fédéral ne respecte pas la prépondérance du français au Québec en raison, sans doute, de son engagement bilingue (et probablement utopique) d'un bout à l'autre du pays. De multiples autres exemples, qui sont surtout liés au commerce de détail, pourraient être soulignés; le fameux «hi»-bonjour si répandu dans les commerces du centre-ville sous prétexte que c'est nécessaire pour les nombreux touristes. Faux argument! Allez voir si c'est le cas dans les grandes villes touristiques du monde. Plusieurs commerçants qui, pour plaire à une partie de la clientèle, rendent tous les contenus (circulaires, annonces) bilingues et même leur affichage interne principalement en anglais.

Par contre, un très bel exemple d'usage public et institutionnel du français est la STM qui donne tous les messages vocaux et visuels en français uniquement, dans le métro et les autobus de Montréal. Ça fonctionne et il faudrait vérifier s'il y a beaucoup d'inconvénients et de plaintes à ce sujet par les usagers. Tout ce bilinguisme institutionnel est un gaspillage de temps et d'argent pour un impact minime sur une population dont la langue officielle est le français.

Quelles sont les raisons premières de ce bilinguisme institutionnel? On veut respecter le citoyen non francophone? En quoi n'est-il pas respecté quand on s'adresse à lui ou à elle en français dans une société francophone? Pour s'assurer que les messages sont bien compris? C'est dénigrant pour la capacité intellectuelle des non-francophones que de penser que le message en français uniquement ne serait pas compris. Qui demande ce bilinguisme et au nom de qui? Il est difficile de trouver des raisons valables. La seule raison semble être la peur de nos politiciens, accompagnés des fonctionnaires, d'affirmer fermement le caractère français du Québec.

Il est du ressort du gouvernement du Québec et des autres paliers de gouvernement de donner l'exemple et d'assurer que les communications avec la population du Québec se fassent en français. Les indications aux municipalités devraient être claires à ce sujet et de même nature. Pour les commerces, il faudrait bien que la prépondérance du français soit maintenue et même accentuée. Le statut d'institutions et de municipalités bilingues est à revoir. Le Québec n'est pas une province bilingue. Le français doit être nécessaire pour vivre et travailler au Québec. Il faut que tous les citoyens qui vivent au Québec maîtrisent le français (écrit et parlé)! Si ce n'est pas le cas, trouver des mesures d'appui pour que cela devienne une réalité dans un avenir raisonnable de cinq ans.

Il faut agir pour assurer un avenir et arrêter le déclin de l'usage du français. C'est un choix clair pour la société québécoise. Pour une question si fondamentale, il ne faut surtout pas invoquer que le bilinguisme institutionnel est un «accommodement raisonnable» et que le Québec serait intolérant autrement.

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Commentaires (28)
    • Tant que les libéraux sont là: oubliez ça! Et je ne pense pas que le PQ fasse mieux: ils ont eu leurs chances et sont assez frileux là-dessus.

    • Nous constatons à tous les jours l'impuissance de la langue française à s'imposer véritablement comme la langue officielle de ce presque-pays. Le problème, qui va s'avérer fatal à long terme si rien n'est fait, c'est que notre bon gouvernement provincial n'a pas le courage d'imposer le français à l'ensemble des Québécois au plan institutionnel et consacre ses énergies à banaliser le phénomène. Pauvre Québec! On a les gouvernements qu'on mérite.

    • Vous sentez-vous vraiment froissé parce que pour des raisons impératives de santé publique, des pamphlets sur le H1N1 ont été envoyés dans les deux langues officielles du pays? De surplus, les langues les plus parlées à Montréal?

      Les exemples de bilinguisme institutionnel sont très rares au Québec, si on se compare au Nouveau-Brunswick ou même l'Ontario.

      Vous semblez être en panne d'inspiration mon ami, ou seulement à la recherche d'une controverse qui en n'est même pas une pour augmenter votre nombre de lecteurs.

      Avec tous les problèmes auxquels fait face la province en ce moment, vous n'avez pas de temps à perdre sur un sujet aussi anodin. Go back to work!

    • Il faudra attendre des années pour savoir le résultat de l'affront entre les deux camps. Le gagnant sera-t-il celui qui est vigilant et insiste pour sa culture et sa langue soit protégé et respecté chez lui? Ou sera-t-il celui qui préconise que chaque société sur la terre doit accueillir cette monoculture anglaise pourrie à bras ouverts et s'angliciser afin de réussir dans l'économie mondiale? Moi, anglophone de l'ontario, serai bien triste si le deuxième fini par triompher. À mes yeux, ça représenterait une perte colossale pour la humanité. J'espère que les Québécois et Québécoises sauront continuer d'être vigilants à cet égard et ne toléreront pas que leur langue en devienne une de deuxième classe.

    • Bilinguisme? Ca me fait rire. Je ne vois pas pourquoi on fait des efforts pour afficher de l'anglais.

      Pour un poste au Québec où 90% de l'ouvrage se fait en français, une personne qui envoie son cv en français uniquement - et qui porte un nom francophone et qui indique qu'il vient du Québec et non de l'Ontario/du Nouveau-Brunswick - n'a aucune chance d'être retenue ni à Air Canada, ni à Parc Canada ni à Patrimoine Canada ni à Via Rail.

      Vous êtes journaliste. Faites enquête dans les grandes institutions canadiennes. Le même cv avec un nom anglais, une mention Nouveau-Brunswick ou une mention Ontario francophone versus un Québécois avec un nom francophone. Vous verrez le traitement réservé aux Québécois de souche.

    • Au Québec le gouvernement ne cesse de s'immiscer dans la vie privée des gens. À quand le vivre et laisser vivre?
      Peut-on passer à autre chose s'il vous plaît?
      Moi je veux revenir au libre choix de la langue d'enseignement et dans l'affichage.

    • L'obscurantisme québécois dans toute sa splendeur !!! Avec un anglicisme monstrueux : "pamphlet" est un mot anglais qui a comme traduction brochure ou fascicule. Un "pamphlet", en français, signifie un écrit satirique.

    • Le problème est que d'enlever tout bilinguisme institutionnel à Montréal va à l'encontre des droits des minorités tel que c'est pratiqué partout dans le monde. Bien que j'appuie fortement le maintien du caractère prédominant du français, ainsi que le maintien du visage français de la métropole (au niveau de l'affichage commercial ou routier, notamment), je suis contre l'unilinguisme français forcé; c'est à dire qui va a l'encontre de la RÉALITÉ bilingue de Montréal.

      Seules les municipalités avec une population anglophone MAJORITAIRE ont droit au bilinguisme officiel; pendant ce temps, en Ontario, les 5% de francophones ont droit a une Loi sur les services en francais qui assure des services francophones dans toute ville ou le nombre de francophone dépasse 5000 ou 5% de la population. Allez voir le portail de l'Ontario; le français est traité sous le même pied que l'anglais!

      En Belgique flamande, en banlieue de Bruxelles, le gouvernement INTERDIT aux fonctionnaires des municipalités de servir les citoyens en français. Les fonctionnaires flamands, dont la majorité parlent français, doivent donc faire semblant de ne pas parler la langue des francophones quand ils s'addressent à eux. C'est ridicule!

      On dira que les panneaux bilingues aux frontières canada-USA en Colombie-Britannique ou en Saskatchewan sont inutiles; ou encore que le bilinguisme aux Jeux de Vancouver est ridicule; hors, ce bilinguisme institutionnel, forcé certes, est un symbole fort qu'il y a, quelque part au Canada, une société francophone qui rend ce pays bilingue.

      La loi 101, il faut la protéger coute que coute. Mais le fragile équilibre qui existe actuellement est selon moi convenable, et le bilinguisme sur le pont champlain ne m'offusque pas.

    • Votre texte présente très bien la plus grande faille du mouvement de francisation du Québec, soit que la présence d'une autre langue que le français nuise à ce dernier. Rien ne pourrait être plus faux! Pensez-vous que les enseignes bilingues dans les immeubles fédéraux de Calgary mettent l'anglais en danger? Et que dire de l'affichage en chinois à Vancouver? Menace-t-il lui aussi l'anglais. Nous, les francophones Québécois, devont arrêter de jouer au jeu de la pauvre victime colonisée. Notre langue est forte, vibrante et dynamique. Nous n'avons pas besoin d'exclure d'autres langues pour la garder ainsi. Et ce n'est pas les pamphlet bilingues sur la grippe A qui vont changer cette réalité. Arrêtons d'être si insécure, nom de Dieu.

      Au sujet du contenu de votre opinion, je vous ferez remarquer 3 choses:

      1) Le français est une langue officielle du Québec mais pas LA langue officielle du Québec. Le Québec a deux langues officielles, le français et l'anglais. Cette réalité, que vous l'aimez ou non, explique pourquoi les lois québécoises sont rédigées dans les deux langues, les accusés choisissent la langue de leur procès etc....

      2) L'usage de l'anglais à la STM est une vraie honte. Ses annonces uniquement en français sont un manque de respect envers sa clientèle anglophone et allophone. De plus, nos touristes Américains ne comprennent pas un foutu mot de ce qui est dit. À Paris, l'affichage se fait dans une variété de langues dont le français et l'anglais. Au stations de métro avec fort achalandage touristique, les préposés sont polyglottes et se font un plaisir d'aider les touristes. À la STM, c'est presque un point d'honneur de s'addresser aux touristes anglophones en français. Brillant comme attitude.

      3) La photo du haut a été prise à l'extérieur du Québec; notez l'anglais au dessus du français. Tout l'affichage fédéral au Québec commence avec le français.

      Bon, je sais que j'en ai fâché plusieurs, mais j'en ai tellement mard de jouer la victime des méchants anglais. La terre continue de tourner pendant que nous revivons 1759 ad nauseam. Il est grand temps que nous nous tenions debout et fiers et que nous arrêtions de faire la chasse à la sorcière à tout ce qui est anglais.

    • La situation linguistique présentement et particulièrement à Montréal embarasse le gouvernement actuel. À plusieurs occasions le gouvernement a tenté de minimiser la problématique montréalaise, on a qu'à se rappeler du dernier dépôt houleux du rapport sur la situation du français par l'Office de la langue française. On a qu'à observer les lignes téléphoniques gouvernementales qui offrent dès l'accueil téléphonique le service en anglais. On a qu'à observer aussi les communications offertes par notre premier ministre et certains représentants gouvernementaux lors des conférences de presse. Comment alors croire le gouvernement lorsqu'il prétend se porter à la défense de la langue lorsque sa base électorale est majoritairment anglophone. Finalement, le gouvernement du seul état français en Amérique ne devrait pas se porter à la "défense" de la langue mais plutôt en assurer la "promotion". Les conséquences de ce comportement gouvernemental sont énormes. On sent qu'il y a de plus en plus de citoyens qui abandonnent, d'autres qui avouent carrément baisser les bras, de sorte que cela a pour effet de minoriser ceux qui veulent afficher leur fierté à s'exprimer en français.

    • Nouvelle apparition d'une vieille maladie

      la gastéropodie

    • Très bon article qui s'impose par son évidence.

    • Nous avons demandé au Canada d'être bilingue de long en large à l'exception du Québec. Nous demandons donc ce que nous ne pouvons offrir ici même au Québec; un peu arrogant n'est-ce pas? Détrompez-vous, je soutiens en grande partie la loi 101, mais des panneaux de circulation bilingues dans une métropole comme Montréal je vois seulement une courtoisie envers les touristes désireux de découvrir ou tout simplement "traverser" Montréal sans se fourvoyer dans les différents échangeurs et ponts. En passant, à quand le "bypass highway" pour que nous ne soyons forcé de passer au travers de Montréal?

    • Mon dieu que je suis d'accord avec votre texte!! Montréal, surtout le centre-ville, respire en anglais. On est presque surpris quand un commis nous répond en français. C'est pas compliqué, je me sens plus à l'aise en français quand je vais à Ottawa qu'à Montréal...

    • Le bilinguisme institutionnel est une politique soutenue et non avouée du présentement gouvernement qui a un effet d'entraînement sur le comportement des marchands. On a qu'à observer tous les messages d'accueil téléphonique des services gouvernementaux, l'intrusion de l'anglais dans les services de l'éducation à tous les niveaux, et la bilinguisation des communications lors des conférences de presse tenues par le premier ministre, l'absence de réaction à l'égard de la décision de la Cour suprême de la part de la ministre responsable des affaires juridiques du Québec (la ministre de la Justice) anciennement conseillère juridique d'Alliance-Québec. Lorsqu'on en est rendu à exiger de son propre gouvernement pour qu'il se porte à la défense du français alors qu'il devrait porter le flambeau pour en assurer la PROMOTION, il n'y a pas à s'étonner d'une indifférence palpable. C'est à se demander si le premier ministre comprend la culture franco-québécoise ainsi que ceux qu'il a choisi de s'entourer au niveau de sa garde rapprochée.

    • J'avais oublié.. je crois personnellement que la vraie menace du français au Québec se passe à l'école. La tolérance du bas niveau du français, autant parlé qu'écrit; crée une certaine lâcheté intellectuel et en plus nous leurs disons indirectement: " C'est correct mon ptit, je comprends le français n'est pas facile à apprendre..mais je te pardonne..". Une langue n'est pas seulement un langage; elle une culture, exemple: l'Espéranto n'a jamais réellement décollé car justement, il n'y avait pas de culture derrière, pas de livre, pas de pièce de théâtre, pas films etc... Donc, protéger le français au Québec comme à Montréal passe par l'éducation. La courtoisie fait aussi partie de l'éducation! Bonne journée et/and, have a good day!

    • Bravo.
      Il me reste simplement à dire que je partage à 100% votre opinion.
      Pour ceux qui ne sont pas d'accord, allez faire un tour chez le franco-américain du Maine juste à côté. Vous remarquerez des similitudes frappantes avec les Québécois vivant à Montréal. C'est a rendre triste. Et pourtant Montréal n'est pas au Usa.
      Pourquoi si peu de français ? Les québécois on-t-il une culture de je-m'en-foutisme face à leur destin ? Par le bas taux de participation au élections municipale et l'intérêt de leur langue j'ai bien peur que oui !
      Bravo pour votre article.

    • Hier j'étais présent à une réunion de copropriétaires...
      La réunion semblait se dérouler principalement en français avec quelques questions en anglais, tout va bien. Une personne demande la traduction de la question venant d'être posée en anglais pour être certaine de comprendre ce qui s'était dit et..........
      Quelqu'un a tout de même eu l'audace de dire : "J'ai une suggestion ! Bon, tout le monde est confortable avec l'anglais je pense ? On pourrait gagner du temps et faire ça juste en anglais..."
      Et bien il s'est fait remettre à sa place très rapidement, ouf ! Tout n'est pas perdu...
      Précision : réunion au centre ville de Montréal avec plus de 80 personnes (donc multi-ethnique).


      Tout ça pour dire que je suis fatigué d'entendre proclamer à tords et à travers que tout le monde "est confortable" avec l'anglais, que cela semble évident... Il y a parfois de quoi se sentir stupide en tant qu'unilingue francophone !

    • Bravo ! Je suis tout à fait en accord avec vous. Je trouve toujours déplorable de constater qu'aussitôt qu'un membre d'une minorité visible entre dans un commerce du centre-ville, les commerçants s'adresse automatiquement à lui en anglais. Quel message envoyons-nous alors à ces nouveaux arrivants ? Pourquoi devraient-ils apprendre le français puisqu'ils se font toujours aborder en anglais en premier lieu ? Il faut non seulement abolir le bilinguisme institutionnel mais chaque citoyen, dans la vie de tous les jours, devrait être éduqué à toujours s'exprimer en français. De plus, j'aimerais attirer votre attention sur tous ces commerces, bars, restaurants qui ne font partie d'aucune chaîne internationale et qui se donne un nom anglais. Pourquoi ? Il existe des mots en français pour traduire "Sky", "Unity" ou "Parking" ! Pour plaire aux anglos ? Pourquoi ne pas miser plutôt sur le caractère français de notre société qui lui donne cette saveur unique et différente de toutes ces villes nord-américaines semblables et sans originalité ? C'est notre richesse collective, il faut en prendre soin.
      Si chacun fait un effort, c'est toute la société qui se verra améliorée.

    • It seems you fail to see the role of government as being one of including and representing as many of its citizens as possible. So long as the government has the capacity and capability to serve as many of its citizens in a way that the citizens demand of its government shouldn't it do so? Or should the government exclusively represent the majority? Government is much stronger when it belongs to all its citizens. Its easy for a government to cater to the needs of the majority alone, but a truly successful society is one where the rights and needs of societies minorities are also met.

      Unfortunately, Quebec governence lacks what I'd call governing empathy. The ability of those with power to put themselves in the shoes of those it governs. The questions I think a healthy governments ought to aks is: How would I feel, if, regardless of where I lived, the majority used the power of law to eliminate my language from all public institutions?

      Too bad for you that you don't like when people say hi at the cash. But its not, nor should it be, up to others to determine what language anyone speaks. If a store owner greets you in swahili, in his store, on his property, that's his business. That space does not belong to you. Don't like other languages in public space, go lock yourself in your closet, or shop in another store. The majority has no more right to tamper with the fundamental human right of freedom of speech than it does with the rights of sexual equality. Regardless of how many francophones or english are in power, my right to speak english and your right to speak french ought to be inalianable.

      Would my suggestions mean their would be more english in Quebec. Absolutely. Is that a bad thing? Only if you believe that government ought to serve the majority exclusively. Only if you believe that the very presence of english offends you. Well to those I say, look in the mirror and you'll see a bigot. Getting agitated when you hear english in a subway station, at a store or on a sign, is a symptom of an angry, frustrated, intolerant, person.

      For my part, I believe Quebec is big enough for two languages, that a liberal democratic society ought to represent as many of its constituents as it can, and that the health of a society ought to be measured by the strength of its minorities (not their weakness). The blind frustration folks like yourself exhibit when you hear french ought to be rendered to the fringe of society just like the homophobes and racists have been. No longer is it acceptable to hear someone say, i can't stand the site of a homosexual or a black person, therefore let's restirct them from public space. While that argument was once made, it no longer sounds just or fair to treat a fellow citizen as such.

    • Je suis tout à fait d'accord avec vous. Il faut absolument que le gouvernement prenne ce problème en main pour assurer la pérennité de notre langue française. Encore hier, j'assistais à l'Assemblée annuelle des copropriétaires de l'immeuble où j'habite situé à Montréal. La rencontre se déroulait en français (normal au Québec me direz-vous...). Après deux minutes, une personne a demandé que tout le contenu de la rencontre soit traduit en anglais pour les personnes qui ne comprenaient pas le français. Une autre personne a alors proposé : "Pour sauver le temps de tout le monde, je propose que la rencontre se déroule en anglais!". Cette proposition a immédiatement été rejetée par plusieurs participants. La réunion a donc été traduite en anglais de façon partielle seulement et bien sûr, après que l'information ait d'abord été transmise en français. J'ai été ravie de voir qu'il y avait encore des gens qui trouvaient normal que ce genre de réunion soit tenu dans la langue officielle. Par contre, j'ai été très déçue d'encore une fois me rendre compte que des gens peuvent vivre et fonctionner à Montréal sans parler ni comprendre un mot de français... C'est vraiment aberrant!

    • Tout au contraire M. René-Charles. C'est LE FRANÇAIS le vrai gaspillage au Qc, autant d'argent que de neuronnes. Les ultrafrancophones, comme vous, sont les responsables que beacoup de gens dans cette province canadienne soient ignorants. Oui, vous avez bien lit: IGNORANTS. Le fait de parler uniquement français rend la personne quasi analpha-bête.

      En ce qui est de l'utopie, la vrai utopie est D'IMPOSSER une langue particulière à toute une province avec le pretexte de "preserver la culture québécoise". De quel maudite culture on parle? La culture de la tiranie? Le latin est disparue, le saviez-vous? Pourquoi? Parce que c'est TROP COMPLIQUÉ, donc de moins en moins utile jusqu'à devenir INUTILE. Voilà le destin du français.

      Ce monde est pour les inteligents. Si vous n'avez pas la capacité de parler plus qu'une langue alors il est plus convenable d'apprendre l'anglais à la place du français. En passant, le français québécois est encore moins utile car il s'agit d'une déformation laide du vrai français qui PERSONNE ailleurs ne comprend.

    • Bof moi je suis a Toronto et quand je vois que sur certaines autoroutes les indications ecrites en francais ca fais mon affaire et Dieu sait qu'il n'ya pas une pleade de francophones a TO .

      Il faut arreter d'avoir ce complexe d'inferiorite face a l'anglais en Europe les etiquettes des vetements sont ecrites en minimun 10 langues en Egypte pour y avoir travailler les autoroutes sont ecrites en 2 langues a certaines places .Il y a des problemes bien plus pire que cela a regler au Quebec je trouve cette arcticle aurait pu etre eviter .

      mais bon faut faire reagir les gens !

    • Effectivement, tout cela est une perte de temps monumentale que l'affichage bilingue. On aurait dû envoyer les pamphlets d'informations sur la grippe A juste en français quitte à se débarasser de tous ceux qui ne parlent pas français. En cas d'accident dans le métro, on pourrait laisser crever tous les non-francophones faute d'information qu'ils comprendraient. Un discours éculé et retrograde que celui-ci. Oublions-nous que la richesse de Montréal est son multiculturalisme ? Je suis francophone convaincu mais j'ai de la tolérance pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir l'intérêt de cette langue. Je veux les garder à Montréal...
      Les oeillères que les "ayatollahs" du séparatisme et du Québec pure laine me hérissent les poils par leur manque de compréhension des réalités du monde.

    • Bonjour,

      J'aimerais savoir qui a écrit ce courageux article...

    • Nous usons nos forces à surveiller le respect de la langue française et pourtant, il nous faut constater que depuis des décennies, nos propres lois ne sont pas appliquées ou sont diluées. Le respect de cette langue ne se fera que si toutes les lois sont issues de notre province et ne pourra être réalisées que par l'indépendance. Dans l'actuel, nous n'inspirons pas le respect, car nous acceptons dans notre province une "monnaie étrangère".

    • Monsieur,je souhaite vivement que votre opinion soit lu par plusieurs (excusez les fautes)

    • Comme etant un allophone, je definis la societe quebecoise en terme de beaucoup plus que simplement la langue francaise.

      Il y'a aussi des realities qu'on ne peux pas ignorer. Il est ncessaire de communiquer avec du monde, meme si'ils ne parlent pas le francais. En ce qui concerne le H1N1 ou d'autres risques public, c'est important d'informer le peuple. Le monde d'affaires, aussi, a souvent besoin de fonctioner dans les deux langues, pour raisons economiques ou autres.

      Je crois aussi que la langue francaise continue a exister ailleurs au Canada, ou le bilinguisme fonctionnel est une realite, meme si l'anglais est present.

      Qu'est-ce que vous proposer faire si un client rentre dans un magasin et commence a parler en anglais?

      Je ne suis pas convaincu que le seul facon d'eliminer la "...menace claire contre le français" est d'eliminer l'anglais.



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