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Il faut étendre le système de consigne, non l'abolir

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Je faisais partie, à l'époque, des embouteilleurs qui ont mis au point le... (PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO: ARCHIVES LA PRESSE

 

Michel J. Grenier

Je faisais partie, à l'époque, des embouteilleurs qui ont mis au point le système de consigne du Québec. Selon moi, le système de consigne de boissons gazeuses et de bières du Québec devrait être étendu aux bouteilles d'eau, aux canettes et bouteilles de jus, ainsi qu'aux bouteilles de vin.

Il est grand temps que la SAQ emboîte le pas, elle aussi... C'est le meilleur système qui ait été mis au point, même s'il remonte à 25 ans.

En effet, les embouteilleurs, distributeurs et grossistes qui alimentent les détaillants du Québec possèdent déjà leur propre flotte de camions qui reviendraient vides si la consigne était abolie.

Actuellement, le camion qui livre reprend les sacs de canettes et bouteilles vides, alors qu'il est déjà sur place, et l'embouteilleur-distributeur les retourne, à ses frais, aux centres de tri. En fait, le coût est minime et est finalement absorbé par les consommateurs de ces produits, et non pas par la société en général. C'est un système de pollueur-payeur.

Encourager un système parallèle, par l'abolition de la consigne, reviendrait à faire porter le fardeau par l'ensemble de la société, alors qu'il devrait être supporté par le pollueur lui-même, comme présentement.

Le seul hic que je vois au système actuel, ce sont les 2 cents par canette ou bouteille qui sont retournés au détaillant comme frais de manutention. Il s'agit de 48 cents par caisse de 24, ce qui est énorme. C'est la défunte chaîne Steinberg qui avait mis la compagnie Coca-Cola au pied du mur, en menaçant de «délister» ses produits de tous ses magasins si celle-ci ne lui versait pas 2 cents par canette ou bouteille comme frais de manutention. Coca-Cola a alors plié, puis Pepsi-Cola, et tous les autres détaillants et chaînes ont adopté la politique de Steinberg envers l'industrie.

C'est ce qui fait que le système actuel, dès qu'il dépasse 72% de retour, devient déficitaire. En effet, on demande 5 cents et on rembourse 7 cents. Si ces frais de manutention aux détaillants étaient éliminés, comme il devait l'être, à l'époque, cela faciliterait le tout puisque le fonds ne pourrait être en déficit, et le taux de recyclage pourrait atteindre des sommets encore inégalés.

La plupart des détaillants ont maintenant des machines automatiques pour recueillir les contenants. Les 48 cents la caisse qui leur sont versés, présentement, sont supérieurs aux profits réalisés par un embouteilleur-distributeur. Sans compter le profit de détail déjà réalisé, par le détaillant, sur le contenu. Le petit pourcentage de contenants qui ne seraient pas retournés financerait facilement l'administration du fonds.

Abolir la consigne équivaudrait à remettre plus de 2 milliards de contenants «uni-service» dans le circuit des municipalités. Rappelez-vous les années où c'était plein de canettes et de bouteilles sur le bord de nos routes. Nous ressemblions à certains pays du Tiers-Monde. Est-ce le type de société à laquelle nous aspirons?

L'auteur est un retraité de Lac-Poulin, en Beauce.

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Commentaires (11)
    • Il est urgent et primordial de consigner les bouteilles d'eau.
      Je travail à la propreté (parc) pour un arrondissement de Montréal et je peux vous dire que des 100% des déchets qui se retrouvent dans un parc, 50% sont des bouteilles d'eau, 25% de déchets relatifs aux fumeurs et 25% autres...

    • Non seulement j'approuve, mais je crois que l'on devrait aussi augmenter la consigne pour les bouteilles de deux litres de 5 à 20 sous parce que présentement les gens n'ont rien à foutre de garder ces grosses bouteilles encombrantes qui ne valent désormais presque rien. On a de la difficulté à avoir un dollar avec un sac de poubelle rempli.

    • Je suis entièrement en faveur de l'élargissement de la consigne sur d'autres contenants, je suis estomaqué d'apprendre qu'on pense même à l'éliminer et que les commerçants prennent une part pour manutention.

      Et la SAQ devrait montrer l'exemple puisque c'est une société d'état et qu'elle se targue d'être pro-environnement ayant mis fin aux sacs de plastiques, alors qu'attend-elle pour consigner leurs bouteilles ? C'est certain que c'est moins payant que de vendre des sacs en tissus....

    • MattGilles,

      J'apprécierais beaucoup que vous élaboriez votre pensée pour nous expliquer comment " la raison de garder la consigne est pour protéger les intérêts de l'industrie. "

      Michel J. Grenier

    • Je suis d'accord pour le système de consigne actuel et oui, il faudrait le bonifier . Les gens doivent être responsabilisés et non le contraire ...Malgré les de contenants de collecte à mon travail les gens continuent de les jeter à la poubelle même avec consigne alors imaginez-vous sans !!! Imaginez-vous des contenants à un dollar ...On n'en retrouverait plus un seul dans la poubelle !Que dire des bouteilles à usage unique vendu à la SAQ ces utilisateurs sont souvent parmis les mieux nantis ... quand on peut acheter le l'alcool on est en moyen de payer sa part au niveau des frais de la consigne et CE N'EST QU'UN DÉPÔT pour les gens responsables ces argents leur reviendraient ...Cette controverse est alimenté souvent par ceux qui voudrait la voir disparaître ; avantagé par quelques uns au détriment de toute un société.

    • Nous n'avons qu'à aller dans le sud où des millions de bouteilles jonchent les plages, c'est déprimant. Ça fait longtemps que je le dis, les consignes devraient être pour toutes les bouteilles de plastiques, eau, boissons énergisantes, canette de jus, etc. Ça ne me dérangerait pas de payer plus cher. OUI j'approuverais à 100% ce projet. Il n'y a rien de plus déprimant de voir un endroit jonché de bouteille de toute sorte. Que voit-on sur le bord des rues, ce ne sont pas des cannettes de bière ou bouteille de pepsi, ce sont des bouteilles d'eau et tous les autres contenants non consignés. Oui à l'utilisateur (pollueur) payeur ........ on est rendu là. Le portefeuille, le citoyen ne comprend malheureusement qu'avec ça. Que voulez-vous, ça marche !!!!

    • Dans un monde écologique idéal tous les contenants devraient pouvoir être réutilisable avec des produits disponibles en vrac. Comme cela se fait, je crois, avec certains vins à la SAQ dépôt. Et tous les contenants devraient être facturés, comme c'est le cas maintenant, avec les sacs d'épiceries (styromousses, boîtes, pellicules plastiques, etc.) afin d'inciter les gens à utiliser des contenants réutilisables et obliger les fabricants à offrir leurs produits en vrac. Mais malheureusement ce n'est pas pour demain que l'on aura un gouvernement qui portera ses culottes devant l'industrie pour les y obliger!

      Alors, en attendant, il ne reste plus qu'à déterminer d'un point de vue environnemental qu'est-ce qui permettra un taux de récupération le plus élevé ? La récupération ? Ou bien, la consignation ?

      Si c'est la consignation, il faudra :

      1- voir à indexer le coût afin d'en augmenter l'efficacité. De 5 cents il y a 25 ans le tarif devrait être aujourd'hui d'au moins 10 cents par bouteille.
      2- Et si on veut appliquer le principe du pollueur-payeur il faudrait calculer le coût réel du nettoyage et du remplacement des bouteilles à remplissages multiples (en verres par exemple) et calculer le coût réel du remplacement des contenants à usage unique (plastique, aluminium, etc.) ainsi que
      3- le coût environnemental réel (transports, etc.) Et facturer le tout aux consommateurs qui tiennent à utiliser tous genre de contenants au lieu de boire l'eau... du robinet !
      4- Et les marchands ne devraient pas être pénalisés pour s'occuper du recyclage bien au contraire ! Ils devraient tous être mis à contributions et eux aussi devraient avoir droit à une indexation des coûts de main d'?uvre et recevoir au minimum 4 cents au lieu de 2 cents par contenant. C'est aux consommateurs de faire les frais de sa propre pollution si on applique le principe de l'utilisateur-pollueur-payeur. Il faudrait donc facturer à la vente un minimum de 13 cents par contenant. 10 cents pour la consignation plus 3 cents de manutentions de retour, puisque seulement 75 % des consignations sont retournées (74% de 4 cents), plus une taxe environnementale et rembourser 10 cents aux clients lors des retours des consignations.
      5- Et bien sûr l'auteur à raison de dire que la consignation doit s'étendre à tous les contenants (eau, vins, etc.) Mais j'irai même plus loin, avec tous les genres d'emballages afin que les consommateurs paient et soient conscient du coût environnemental réel des emballages.

    • Dans certaines provinces dont la très polluante Alberta, presque tout est consigneé et retournable. Bouteilles de vin, boisson forte, bière, 4 litres de lait en plastique, tetrapaks, etc, et j'en passse. Là où c'est plutôt différent c'est que les retours ne se font pas chez l'épicier ou l'équivalent de la SAQ. Chaque communauté a un ou plusieurs dépôts de retour qui souvent appartiennent à des organismes communautaires, qui à leur tour engagent du monde qui ont moins de chance dans la vie. Tout le monde y trouve son compte, les consommateurs qui n'ont qu'une seule place à faire pour les retours, les organismes communautaires qui amassent des fonds et finalement les entreprises qui s'occupent de recycler tout ce fourbi. Les épiciers n'ont plus à s'occuper des retours, mais seulement de collecter le dépot lorsqu'un client achète un produit consigné.

      C'est un système simple, qui, à mes yeux de simple consommateur a fait ses preuves, et que tout le monde semble apprécier.

      PS: La Saskatchewan à un système similaire.

    • Et vivement la consigne sur toutes ces petites bouteilles d'eau de 250 ml qui se vendent trop souvent 2,99$ (ou même 2,47$) la caisse de 24... C'est ri-di-cul-e! Une consigne sur ces saloperies ferait peut-être (un gros gros peut-être, vu la quantité d'indécrottables) réfléchir un peu les gens, les encouragerait peut-être (peu croyable, les gens veulent du tout-cuit-dans-la-bouche, pas de menues tâches de plus) à s'acheter des pichets genre Brita et utiliser des bouteilles réutilisables. Ça me "débine" tout le temps de voir les deux bacs de recyclage (pour 15 appartements) remplis de ces satanées petites bouteilles et leurs emballages de carton et plastique qui prennent la moitié de l'espace de recyclage. Rapido la consigne! Il est incroyable que les marchands se fassent payer 48 cents la caisse de 24 pour des bouteilles que le client met dans des machines qui les écrabouillent.

    • Il est bien évident qu'il faut maintenir notre systèeme de consigne actuel et même il faut le bonifier. Les contenants devraient être à 10 cents au lieu de 5 cents et la SAQ devrait consigner ses contenants, tout comme cela ce fait en Ontario avec succès. Nous entendons souvent parler des problèmes au niveau de la collecte sélective et ce n'est pas en rajournat des millions de contenants que nous allons faciliter leur tâche. Il faut plutôt consigner plus de contenants et les contenants servant à l'embouteillage de l'eau devraient aussi être consignés.

    • Finalement la raison de garder la consigne est pour protéger les intérêts de l'industrie.

      Qu'on élimine cette méthode archaïque qui fait perdre du temps aux citoyens et aux commerces.

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