Ridicule! Seulement les riches pourront se tromper de concentration ou avoir le luxe d'échouer. Votre proposition n'est rien de moins qu'un moyen d'empêcher les pauvres d'avoir accès à l'éducation et d'éventuellement s'en sortir. De plus, il n'est pas rare qu'un étudiant soit mal orienté par les professionnels et se retrouve dans une discipline qui ne lui va pas. Il serait injuste qu'il en paie le prix seul. De plus, notre système a ceci de bon par rapport aux autres: Les étudiants ont le droit de se tromper.
Votre proposition est contre-productive, complètement déconnectée de la réalité autre que celle des comptables.
Université: une «amende» aux étudiants qui échouent
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Intéressant sauf que les coûts sont souvent payés par les parents (c'est le titre qu'ils se donnent). S'ils refusent, un juge les rappels à l'ordre. Donc, ça ne devient qu'une façon déguisée d'augmenter les coûts.
Le titulaire de l'autorité parentale (un titre sans saveur, incolore et inodore... le vrai titre légal) serait donc encore responsable des conséquences mais sans autorité. C'est l'État qui détient l'autorité (via le système juridique) donc c'est normal qu'il paie le coût des conséquences de ses actions.
Pour une fois que ça tient la route. Celui qui a l'autorité paie les conséquences de ses actions. -
Bonjour,
une amende à l'échec...
Je ne cesse de m'étonner devant l'étendue de plus en plus inquiétante que prennent sous toutes les formes imaginables l'eugénisme et l'élitisme. Un étudiant a des difficultés, il est plus faible que les autres, il est victime d'une mauvaise chimie avec le prof, bref, il échoue? Non seulement il a à encaisser l'échec, en subir les conséquences financières durant le reste de sa vie avec tous les autres impacts en avalanche, et en plus, on propose qu'il paie, et très cher, pour avoir été défavorisé! En quoi cela est-il différent de cibler toutes les victimes de dépendances (alimentation, tabac, etc), qui en plus d'avoir à se battre contre ce grave problème et les difficultés financières que ça entraîne, devront, selon une idéologie de plus en plus répandue, payer leurs frais de santé?
Parce que tu as échoué quelque part, on va te forcer à échouer plus; parce que tu es victime de dèpendances qui t'ont rendu malade, on va te forcer à être encore plus malade en te privant de soins, à moins que tu gagnes la loterie...
Il me semblait pourtant qu'on avait gagné en '45...
Auriez-vous échoué le cours d'Histoire?
PS: Non, je n'ai pas échoué; j'ai une Maîtrise et je n'ai pas de dépendance au tabac ou à l'alimentation. Mais je sais différencier un bon toutou d'un loup qui se faufile derrière l'enclos... et je sais ce qu'est l'empathie, estomaqué qu'on la confonde avec son antithèse. -
Est-ce qu'il faut faire une refonte du système de l'éducation? Je crois bien que oui, comme plusieurs il faille trouver des solutions novatrices pour maintenir les jeunes sur les bancs d'école, et favoriser l'intégration des nouveaux diplômés à NOTRE marché du travail, plutôt que de financer des futurs migrateur (pensez juste en médecine à quel point on est perdant!) Mais il y a d'autres problèmes que je me permet de souligner ici, et c'est la qualité de l'enseignement prodigué pour certaines matières, et ce à plusieurs niveau tant à l'Université qu'au Cégep. Comment est-ce qu'un ou une professeur(e) qui se fait signer une pétition de la part de ses propres élèves pour le ou la mettre dehors (du à un manque de qualité de l'enseignement...) se voit offir un congé de trois mois pour finalement revenir et causer toujours cette même spirale problématique? Du a un manque de fond, certains établissement préfèrent miser sur des chargé de cour, des prof remplacants, ou bien des retraité d'anciens emploi non qualifés comme prof, pour combler les «trous». Je crois qu'il est temps d'être réaliste: on ne peut pas se payer une éducation qui soit en mesure de motiver les jeunes ou bien de les stimuler autrement qu'en les encourageant a décrocher avec de la gratuité. Je suis pour une augmentation des frais si cela implique une meilleure qualité d'enseignement, mais je ne suis pas prêt par contre à payer pour les âfres de jeunes qui n'ont d'autre but que d'utiliser le système actuel pour faire passer leur idées pendant plus de 6 ans au Cégep sans avancer ou faire de progrès. Des étudiants de carrière, ça coûte cher.
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Piste de solution intéressante à explorer. Trop d'étudiants(tes) viennent s'user le fond de culotte dans les cours universitaires et même au CEGEP. J'entends déja le braillage des traîne pied qui vont prétendre qu'une bonne partie des échecs est due à l'obligation qu'ils ont de travailler pour payer leurs études. Conséquemment si le Québec assurait la gratuité totale, leur performance serait meilleure. Le croyez-vous? pas moi.
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Bravo, le principe est bon, mais il faudrait aussi en parler aux administrateurs et aux professeurs. En tant qu'étudiante, je connais des profs qui font couler 75 à 80 % de leur classe, des groupe généralement entre 50 a 80 étudiants et ce en toute conscience de cause, comme si on leur avait demandé... les université ont besoins de subventions alors pourquoi pas faire reprendre les cours aux étudiants! je sais parfois que je n'églige certain cours mais les étudiants étrangés en coule aussi des cours et ce n'est pas parce qu'ils paient plus cher qu'ils vont tous les réussir.
Aussi, dans un sens ce serait un peu se tirer dans le pied. Les universités vont se vider, le savoir sera ailleur justement chez ces étudiant imigrants qui retournent chez eux après leurs études, études qui souvent sont payées à rabais avec les entente entre universités des autres pays.
La valorisation pas de probleme, d'ailleur qui peu se vanter de n'avoir jamais repris un cours?!? -
En tant qu'ancien impliqué dans les associations de premier cycle, et de cycles supérieurs, je peux vous affirmer que vous venez d'ouvrir une can de marde.
Je vais me préparer du popcorn et déboucher une bière. Je ne veux pas manquer le spectacle. -
Une seule question à ces deux étudiants : Travaillez-vous, ou vivez-vous chez vos parents qui vous offrent l'hébergement, la bouffe, la voiture familiale et de l'argent de poche pour vos fins de semaines ?
Je viens tout juste moi aussi de terminer le bac en droit de l'université Laval. Observation : Peu de ces chers futurs avocats travaillent réellement. Oui, certains ou quelques uns travaillent quelques heures par semaine pour subvenir à leurs besoins personnels, mais pour le restant, c'est pôpa qui paye !
Alors, mettez-vous dans la peau d'un étudiant qui vit seul en appart, qui paye absolument tout et qui travaille plusieurs heures par semaines (souvent plus de vingt) pour parvenir à joindre les deux bouts et pensez aussi que face à ce dur horaire, il arrive que certains échouent un cours ! N'oubliez pas non plus qu'à l'université, il y a en moyenne 2 examens par session. La ligne est donc bien mince pour ces étudiants entre réussir et échouer.
Bref, à trop généraliser et à mettre l'ensemble des étudiants qui échouent dans le même navire, on finira seulement par se tirer dans le pied. Croyez-vous vraimenet qu'un élève pourra payer ces 1000$ de pénalité ? Non, il lachera seulement l'université et le problème ne sera pas régler d'avantage...
Et finalement, malgré tout le respect que j'ai pour l'homme, je ne crois pas qu'André Pratte soit un exemple à citer. J'ai rarement vu un journaliste aussi intelligent (je suppose) écrire autant d'idées simplistes et franchement discutables...
benden
Étudiant au barreau, diplômé de l'université Laval en droit et professeur d'histoire qui travaillait parfois vingt-cinq heures par semaine pour joindre les deux bouts et qui a dû reprendre quelques uns des cours du bac... -
J'approuve l'instauration d'une amende à l'échec. Trop de gens échouent des cours par paresse et je-m'en-foutisme. Cependant, les étudiants allant travailler à l'étranger ne devraient pas avoir à rembourser. Ils sont tout de même citoyens canadiens québécois, où qu'ils aillent travailler.
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Tout a fait en accord avec ce système proposé par ces étudiants. Les deux cotés trouveraient leur compte.
Quel bonne idée! -
C'est une bonne idee mais je ferais l'inverse ...
Ca ne coute rien etudier au Quebec. Donc trop de gens s'inscrivent sans conviction ne sachant trop quoi faire, juste pour regarder avant de peut etre passer a autre chose ...
Hors, au lieu de penaliser les moins bons ou les moins motives, pourquoi ne pas recompenser les plus brillant ?
Ce que je ferais, augmenter les frais de scolarite pour dissuader les moins motives au depart, et ensuite rembourser les frais de cours selon une echelle pour les A+, A et A-. Un beau cheque a la fin de chaque session serait une mesure positive pour encourager de bons resultats, beaucoup plus favorable a mon avis que des mesures punitives. -
1000$ ??????
Vous exagérez pas un peu? Selon votre calcul, mes études d'ingénieurs m'auraient coûtés 7000$ de plus puisque j'ai échoué 7 cours en 5 ans (programme de 4 ans). Cela aurait eu pour conséquence que j'abandonne mes études pour une session ou plus (afin de trouver cet argent, n'est-ce pas), retardant du même coup ma graduation. Étant donné que depuis ma graduation il y a 6 ans, j'ai payé prêt de 150 000$ en impôts, votre solution me semble non seulement élitiste, mais aussi très peu rentable et franchement myope. -
S'engager à réussir tous ses cours du premier coup et payer une amende si on échoue?!? Un chausson avec ça? Qu'est-ce qui vous dit que leur échec est nécessairement lié à l'absence d'effort ? Et la promotion précoce de ces étudiants? Et les problèmes familiaux, sociaux ou économiques? Sur quoi se basent vos super chiffres? Vous ne croyez tout de même pas que les étudiants étrangers payent le coût réel d'un cours, quand même...
C'est avec une logique pareil qu'on se retrouve avec des cancres aux études supérieures: on leur a fait passer le primaire et le secondaire sans broncher car "ça coûte cher" de s'en occuper et de les faire redoubler! Et maintenant que la mal est fait, on a le culot de le leur reprocher et on veut les faire payer doublement. N'importe quoi... -
Je suis présentement aux études depuis 4 ans. Puisque j'y vais à temps partiel je devrais terminer l'an prochain.
(5 ans pour un BAC, soit 18 credits par ans x 5 =90)
Suffit de couler un cours pour devoir étirer son calvaire. Après 3 ans j'étais financièrement incapable de continuer alors j'ai été obligé arrêter un an.
Je travaille 32 heures par semaine en plus de faire 3 cours par session. Heureusement je n'ai plus de vie sociale alors ce n'est pas un problème. De tous les gens que j'ai rencontré à l'université, je compte sur les doigts de la main ceux qui réussissent a avoir des bonnes notes en travaillant. L'effort nécessaire pour un A c'est de passer au moins 2 heures sur ses projets pour chaque heure de cours. Et pour certain un A est simplement inaccessible pour d'autres raisons.
Si je comptes le temps de déplacement je suis occupé 70 heures par semaine. Mais je me considère chanceux: je n'ai pas de gens dépendant sur moi et je devrais avoir le minimum pour continuer après le BAC.
Blâmer les mauvais élèves c'est risible. Contrairement à votre argument ce sont les élèves pauvres qui ont de la difficulté à l'école parce que , contrairement aux autres, ils doivent bien travailler pour joindre les deux bouts.
Un élève aisé peut se permettre de faire uniquement 4 cours par an (aucune autre obligation) et termine en 4 ans. Il aura 2 fois plus de temps pour faire ses études et pourra probablement trouver le temps de faire la fête entre temps. En plus il commencera a travailler avant moi et aura plus d'expérience, de contacts et d'ancienneté.
Le cout de la vie moyen , pour un élève sans voiture qui vit avec des colocataires et qui paie des frais d'intérêts sur un prêt ( 80% des gens que je connais dans mes cours) c'est environ 15 000 par ans. Sans compter les frais de scolarités et les livres. Environ 3000 de plus dans mon cas.
Et vivre chez ses parents c'est pas mieux à moins d'être né à Montréal. Une voiture est aussi chère qu'un appartement et en plus on y perd du temps précieux.
Finalement la plupart des université expulsent déjà les élèves qui coule un cours deux sessions de suite. Ça c'est en science humaine, les autres domaines sont souvent plus rigoureux.
Bref, vous chercher encore le moyen de taxer les plus pauvres et d'encourager le décrochage. Bravo. -
Il manque un 3e protagoniste dans la proposition qu'on nous présente ici: l'employeur.
C'est effectivement dans un contrat social qu'il faut chercher la solution à ce problème. La plus grande difficulté que les étudiants rencontrent, ce n'est pas le coût des études mais plutôt la concilliation travail-études. Les horaires de cours ne sont pas toujours compatibles avec les exigences du marché du travail et les employeurs sont généralement peu ouverts aux réalités des étudiants. Les rares emplois qui permettent de concilier les deux ne sont malheureusement pas suffisamment payants pour payer un loyer (et toutes ces choses nécessaires à l'existence comme la nourriture et le transport).
Quant aux 26.5% d'étudiants qui décrochent après SIX ans d'acharnement (ou plus!), c'est généralement épuisés physiquement et psychologiquement, couverts de dettes, de frustration et parfois de honte qu'ils le font - bel état pour rentrer sur le marché du travail à temps plein et sans diplôme.
Que les frais de scolarité augmentent, oui, mais qu'on trouve une façon de mener les deux occupations de front - tous n'ont pas accès à un papa et à une maman capables de les supporter financièrement et les limites de l'aide financière gouvernementale sont bien réelles.
Obligeons les universités à permettre les études à temps partiel (ce n'est pas le cas partout...) car de toute façon, cela augmente leurs revenus en frais administratifs divers qui ne dépendent pas du nombre de crédits auxquels les étudiants sont inscrits (le ministère de l'Éducation devrait-il revoir les modalités de ses subventions aux institutions? La rumeur veut qu'un étudiant à temps partiel = une subvention beaucoup plus petite); "slaquons" avec cette obsession du bacc-en-3-ans (ou 4, dépendant des programmes); prenons un virage drastique vers les études par correspondance ou à distance et facilitons - fiscalement? - la création de postes flexibles dans l'entreprise privée en apportant des ressources de consultation aux employeurs.
La décrochage universitaire dépasse largement les simples concepts de frais de scolarité, de niveaux de difficulté des cours et de distribution de fonds aux universités directement. Bon nombre d'individus ne demandent qu'à se fendre le derrière pour leurs études, mais c'est "la société" qui les en empêche. -
Ridicule...
L' Education n'est pas un privilege. C'est une responsabilite que l 'Etat a envers ses citoyens.
Sante, Education et Justice sont au coeur du contrat social.
Vous cherchez des solutions au mauvais endroits.... Chercher plutot le mot corruption et vous y trouverez tout l' argent necessaire pour financer les etudes de tous les citoyens.
Ce n'est pas aux citoyens de payer plus, mais aux elus de depenser mieux. -
Ca me semble etre trop limite comme solution. En effet, nombreux sont les cours de qui les Departements exigent un certain pourcentage d'echec peut importe que tout les eleves soient bons. Ce qui veut dire que le taux d'echec ne diminura probablement pas avec cette solution. Mais dans le cas ou le Departement qui offre le cours n'est pas tenu de donner un certain nombre d'echec, alors cette soluton peut possiblement etre interessante.
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Je suis un ancien décrocheur. Après deux ans d'études dans un bacc. en histoire à l'Université Laval j'ai arrêté mes études. Étant découragé par le faible taux de placement des bacheliers de cette discipline et vivant certaines problématiques personnelles, j'ai perdu toute motivation. J'ai erré à travers certains bacc. multidisciplinaires, j'ai consulté un orienteur et je suis allé chercher de l'aide psychologique à l'université. Je me suis finalement retrouvé pour une période de deux ans sur le marché du travail afin d'aboutir ma réflexion.
Ma dernière session s'est soldée par quelques mentions d'échec sur mon bulletin. Dans un contexte où cette taxe à l'échec serait rétablie, un individu vivant une remise en question similaire à la mienne se verrait dans l'obligation de payer des frais supplémentaires à l'Université. N'est-ce pas donner un poids supplémentaire et inutile à l'échec? La notion d'échec en soi n'est-elle pas suffisamment accablante et préoccupante pour un individu? Et une taxe pourquoi, je vous le demande? Pour satisfaire la conscience d'étudiants qui ont la chance de connaître un parcours sans embûche? Pour remplir les caisses des universités en capitalisant sur ceux qui mettent l'effort, mais qui en arrachent?
Aujourd'hui, à ma grande joie, je suis retourné à l'Université afin de devenir enseignant. Je remercie la société d'avoir reconnu mon droit à l'erreur. Je remercie l'Université pour ne pas en avoir rajouté en me réclamant des frais supplémentaires humiliants à ce que je considérais être un échec.
En somme, je considère qu'étant revenu parmi les universitaires, je représente une source de revenus bien plus sérieuse et intéressante pour cette école que les quelques centaines ou milliers de dollars qu'elle aurait pu obtenir lorsque j'étais au fond du baril. Je crois que la compréhension dont ont fait preuve la société et l'Université à mon égard leur sera profitable. Elles peuvent compter, maintenant, sur un étudiant qui paie ses droits de scolarité et sur un futur enseignant.
Louis-Philippe Bouchard -
C'est bien beau, sauf qu'il y a plusieurs facultés universitaires qui ont un systèmes de notation qui force les enseignants à faire couler des gens. Lorsqu'un enseignant doit obtenir une moyenne précise pour ses cours, il divise les résultats en plusieurs groupes et donne aux plus faible des échecs (qui deviennent des notes faibles, comme des D, plus on avance dans le cheminement scolaire), aux plus forts des A+ et pour ceux qui sont dans le milieu ils ont les notes appropriés. Si je prends l'exemple d'un cours offert l'hiver et l'été par deux enseignants différents, il n'est pas rare de voir qu'un prof peut se trouver à faire échouer plusieurs étudiants, tandis que l'autre enseignant ne fera que leur donnés une note qui passe, mais tout de même faible. Les notes sont données à la discrétion du prof. Si on a un système de notation fixe (ex. : entre 95 et 100% vous avez A+) je suis tout à fait en accord avec l'idée.
Espérons qu'un jours le gouvernement sortira de ce débat du gel versus le dégel des frais de scolarité et qu'on aura droit à de meilleurs moyens pour assurer le meilleur enseignant possible à des coûts raisonnable.
Georges Leclerc -
Est-ce que la ristourne en argent à l'obtention du diplôme serait une solution viable ? Une ristourne établie au prorata dégressif du nombre d'année pour l'obtenir.
Pour moi, il y aurait deux avantages, possibilité d'augmenter légèrement les frais de scolarité et établir un incitatif à terminer le plus rapidement possible. -
L'idée du siècle, on devrait aussi punir les étudiants qui échouent à plusieurs coups de fouet! Haha
Non mais franchement n'importe quoi.
MOI
La raison pourquoi j'ai échoué a ma deuxième années deux cours c'est que je n'avais plus un rond pour manger, payer mon loyer et avec le system actuel de prêt et bourse qui pénalise quand on travail et valorise le travail au noir, il m'était impossible de rejoindre les deux bouts. Quand l'aide financière prévoit qu'un étudiant peut vivre avec moins de 700$ par mois... de quel planète arrive vous. Faite un tour sur craigslist et vous verrez qu'une chambre a moins de 400$ est marginal... en plus avec la hausse des tarifs d'électricité en vue, je me demande bien comment je vais pouvoir arrivé.
De plus si il voulait vraiment que nous allions en class, peut-être devrait-il augmenter le financement aux universités. Je m'explique, en ce moment à McGill, les bâtiments sont tellement en manque de maintenance qu'au début de l'été nous suffoquions dans certaines de nos classes, mon prof à même emmené de chez lui un tournevis pour pouvoir ouvrir les fenêtres! Impossible de se concentrer plus de 15 min. maintenant, il fait tellement froid que nous devons tous garder nos manteaux, foulards... pour se garder au chaud. Le prof nous donne une pause pour que nous puissions sortir nous réchauffer. Il nous regarde et il dit, its cold hein?!!?
Dans cette class le problème est extrême mais il reste que dans le reste des bâtiments ils sont tous plus inconfortable les un que les autres. Dans un de nos lab, il n'y a même pas asse de chaise pour chaque ordinateur, et pour ceux qu'il y en a, bonne chance pour rester dessus.
Donc faites moi rire en punissant les élèves qui échoues, ont devrais plutôt punir ceux qui ont permis aux réseaux universitaire de se rendre dans un état de délabrement inacceptable. Moi quand je suis rentré à l'université je me suis vite rendue compte que c'est le gouvernement qui ne le prenait pas au sérieux les études post secondaire. -
C'est une solution différente de ce qu'on entend habituellement, je l'admet. Cependant, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. L'échec dans un ou des cours de niveau post-secondaire ne s'explique pas seulement par le manque d'effort. Il s'agît plus souvent d'un manque de temps. Les études ont beau couter moins cher qu'ailleurs, il n'en reste pas moins qu'elles nécessitent tout de même de l'argent. Et cet argent là, il faut bien l'avoir, que ce soit par l'entremise d'un parent, du programme de prêts et bourses du gouvernement, d'un emploi ou d'une bourse d'un organisme externe. Les parents n'aident pas tout le temps. En plus, c'est plutôt rare qu'ils aident autant que ce que le gouvernement estime juste dans son savant calcul du montant à accorder en prêts et bourses. Je ne vais pas me lancer dans une attaque en règle du système de prêts et bourses, disons juste qu'il a ses forces et ses faiblesses.
Un emploi durant les études est à la fois une bénédiction et une malédiction. Les études coutent de l'argent, la vie en dehors des études aussi. J'ai rarement vu un étudiant sans emploi qui vivait une vie de débauche et dans ce cas, les parents en payait le prix. Les étudiants travaillent durant leurs études pour financer leurs études ou leur train de vie, et c'est très bien comme ça. Est-ce qu'on demande à un travailleur qui vient de s'acheter une maison neuve de cesser d'avoir une vie sociale et de se consacrer entièrement au travail tant qu'il n'a pas remboursé son hypothèque? Bien sur que non. On en doit pas s'attendre à ce que les étudiants travaillent 100% de leur temps à étudier dans la peur d'échouer. Il y a déjà assez de problème à attirer les étudiants dans les programmes d'études supérieurs sans rajouter une peur de plus.
Je ne suis pas d'accord que le système subventionne l'échec. Il n'y a pas plus grande pénalité que de forcer un étudiant à reprendre un cours. Il faut bien souvent attendre un an avant de pouvoir recommencer, ce qui retarde plus souvent qu'autrement l'arrivée sur le marché du travail. De plus, le système actuel favorise l'excellence. Un étudiant qui fait des efforts, s'implique dans la communauté et a de bonnes notes peut obtenir des bourses qui vont réduire grandement ses dettes. Ce n'est pas le système idéal, mais ça encourage certains.
Pour finir, je crois que de faire payer ceux qui échouent ne ferait que faire décrocher les étudiants en situation précaire, faire peur à des étudiants potentiels ayant peu de marge de manoeuvre financière et ne fournirait probablement pas tant d'argent que ça. À moins bien sur que ce mode de financement devienne en même temps l'occasion pour les universités de resserrer les conditions de réussites de cours.
Jean-Francois Senécal
Étudiant de 2e cycle, UQAM -
J'ai rarement vu une idée pire que celle-là. Il est fort à parier en effet que le pourcentage total des étudiants décrochant un diplôme augmentera. Mais leur nombre total diminuera drastiquement. Plusieurs étudiants qui obtiennent leur diplôme coulent un ou plusieurs cours tout au long de leur scolarité. Surtout dans des programmes où la note est établie selon une courbe de Gauss. Selon cette répartition, il existe toujours un pire étudiant qui coule son cours. Une telle amende découragerait non seulement les étudiants investissant peu d'efforts mais aussi les étudiants ayant des difficulté d'apprentissages. Même ceux se donnant complètement dans leurs études. L'échec scolaire n'est pas qu'une question d'efforts. Ni d'intelligence. Une personne peut vivre des moments personnels difficiles qui l'emmenent à vivre éprouver des difficultés scolaires. Il n'y aurait plus aucun droit à la faiblesse momentanée ou à la sensibilité.
Non vraiment, cette idée me dégoûte. Déjà qu'un étudiant doit reprendre son cours lorsqu'il le coule et ainsi acquitter deux fois les frais, il serait abhérant de le surtaxer.
Il faut aussi remarquer que l'école n'a pas une vocation commerciale ou mercantile pour laquelle elle doit produire un résultat. Sa vocation est l'enseignement de connaissances et méthodes permettant d'occuper un emploi dans un domaine poussé de la connaissance. Je m'objecte à votre argument quant au fait qu'une telle mesure ferait augmenter la valeur du diplôme. Un diplôme n'est pas évalué selon son coût mais selon la qualité de l'enseignement qu'il représente et des défis à surmonter pour son obtention. Certe, une hausse des revenus permettrait d'augmenter cette valeur. Mais ce n'est pas là la voie à suivre. La hausse des frais serait, selon moi, négligeable. En effet, rappellons nous que, malgré votre étude sur la durée pour l'obtention d'un diplôme, le nombre d'échec est extremement faible. C'est l'exception et non la règle. Même si on enregistre 5 000 échecs par années au Québec...Cela ne fait qu'une hausse de 5 millions de dollars répartie entre de nombreux établissements universitaires. Pas même un million par établissement. Donc une hausse insignifiante.
Votre proposition a de plus comme résultat non négligeable de décourager totalement les élèves en difficulté de tenter des études supérieures sous la menaces d'un endettement galopant et handicapant contrairement à leur collègues. Si en plus on se fie au fait que les élèves provenant des milieux pauvres ont généralement plus de difficulté à l'école que les autres on se retrouve avec deux cas affreux: 1) les bons élèves ayant peur de s'endetter car provenant d'un milieu pauvre 2) les élèves en difficulté provenant eux aussi d'un milieu défavorisé refusant d'aller à l'université par peur de s'endetter encore plus et donc encore plus limités dans leur options pour sortir de ces milieux défavorisés. Je vois très bien une hausse du nombre de suicide chez les jeunes suite à l'adoption d'une telle mesure. La pression menant à un examen crucial en deviendra insoutnable pour certains ayant déjà de la difficulté à gérer cette pression.
Je m'arrête ici. Cependant, je n'entrevoit aucun bon résultat d'une telle proposition qui me semble très élitiste intellectuellement et d'une certaine manière économiquement. -
Je suis d'avis que cette solution serait envisageable. Toutefois, je tiens ici à soulever quelques problèmes que la proposition occasionnerait.
Premièrement, il s'en dégagerait une discrimination basée sur les capacités intellectuelles. Car il est bien évident que l'ensemble des étudiants ne possèdent pas : 1- toutes les mêmes aptitudes intellectuelles à la réussite scolaire et 2- toutes les mêmes aptitudes socio-économiques à cette même réussite. Ici, il est important de cerner le problème de l'aptitude socio-économique à sa base. Car les étudiants n'auront pas tous, au cours de leurs études, des prérogatives d'un milieu de vie stable et saint. À titre d'exemple, notons que nombreux sont ceux qui quittent leur famille en région pour venir étudier à Québec et de ce fait, croire qu'ils sont tous facilement disposés à payer les frais de scolarité actuels relève donc de l'utopie. Chaque étudiant a donc une situation qui ne pourrait pas être considérée par l'uniformisation d'une politique comme celle qui est proposée ici. Bref, certaines personnes doivent travailler pour payer leurs études, d'autres peuvent avoir la ferme intention de tout donner pour réussir, ce qui n'a malheureusement pas pour cause directe la réussite scolaire.
De plus, certains diront que ceci serait un retour en arrière car en fait, il porterait atteinte au principe de l'égalité des chances, prôné par la réforme du système d'éducation des années 1960.
Finalement, il faudrait instaurer un régime de prêts et bourses beaucoup plus accessible, étant donné que les causes de l'échec ne découleront pas nécessairement d'une négligence ou un manque de sérieux de l'étudiant. Ainsi, celui qui s'inscrit à l'université en droit ne peut pas planifier d'avance dans son budget qu'il échouera son cours d'obligations conventionnelles. Il est donc dangereux ici qu'il y ait une hausse de l'endettement chez la population étudiante. Plusieurs risqueraient donc de percevoir cette façon de faire comme un fardeau supplémentaire aux études postsecondaires et ainsi, ne risquerait-il pas d'en devenir un élément dissuasif d'entreprendre des études supérieures ?
Stéphane Verreau -
Le gouvernement a déjà essayé cette solution, la taxe à l'échec, au collégial (1997-2000) et ça avait été une catastrophe. Pourquoi ce serait différent à l'université? Seulement parce que les montants seraient plus élevés?
Pourquoi ne pas valoriser l'effort de ceux qui réussissent? -
S'engager à réussir tous ses cours du premier coup et payer une amende si on échoue?!? Un chausson avec ça? Qu'est-ce qui vous dit que leur échec est nécessairement lié à l'absence d'effort ? Et la promotion précoce de ces étudiants? Et les problèmes familiaux, sociaux ou économiques? Sur quoi se basent vos super chiffres? Vous ne croyez tout de même pas que les étudiants étrangers payent le coût réel d'un cours, quand même...
C'est avec une logique pareil qu'on se retrouve avec des cancres aux études supérieures: on leur a fait passer le primaire et le secondaire sans broncher car "ça coûte cher" de s'en occuper et de les faire redoubler! Et maintenant que la mal est fait, on a le culot de le leur reprocher et on veut les faire payer doublement. N'importe quoi... -
ÉLITISME. n. m. Attitude ou politique visant à former et à sélectionner les meilleurs éléments d'un groupe sur le plan des aptitudes intellectuelles ou physiques, aux dépens de la masse.
En quoi ce «contrat social» garantie la volonté générale ?
DÉMAGOGIE n. f. Action de flatter les aspirations à la facilité et les passions des masses populaires pour obtenir ou conserver le pouvoir ou pour accroître sa popularité.
L'idée est sincère. Prisonnière entre des arguments économiques et un patriotisme d'arriviste.
Le plus malheureux reste que l'idée était libre. Bien que vous soyez des agents de transformation sociale - parmi tant d'autres d'ailleurs - il est important de facto de
garder en tête l'humilité de votre démarche.
C'est extrêmement lâche de discerner une corrélation évidente entre l'échec scolaire et la hausse des frais de scolarité.
Surtout pour un intellectuel. C'est pas un peu facile ?
J'avais sans doute oublié l'absence complète de cours d'éthique obligatoire dans le cursus du baccalauréat en droit. Ne pas considérer Éthique professionnelle.
Tout ça me déçoit.
Pas besoin d'être solide ou lucidaire pour comprendre ça.
Try again. -
Je suis d'avis que cette solution serait envisageable. Toutefois, je tiens ici à soulever quelques problèmes que la proposition occasionnerait.
Premièrement, il s'en dégagerait une discrimination basée sur les capacités intellectuelles. Car il est bien évident que l'ensemble des étudiants ne possèdent pas : 1- toutes les mêmes aptitudes intellectuelles à la réussite scolaire et 2- toutes les mêmes aptitudes socio-économiques à cette même réussite. Ici, il est important de cerner le problème de l'aptitude socio-économique à sa base. Car les étudiants n'auront pas tous, au cours de leurs études, des prérogatives d'un milieu de vie stable et saint. À titre d'exemple, notons que nombreux sont ceux qui quittent leur famille en région pour venir étudier à Québec et de ce fait, croire qu'ils sont tous facilement disposés à payer les frais de scolarité actuels relève donc de l'utopie. Chaque étudiant a donc une situation qui ne pourrait pas être considérée par l'uniformisation d'une politique comme celle qui est proposée ici. Bref, certaines personnes doivent travailler pour payer leurs études, d'autres peuvent avoir la ferme intention de tout donner pour réussir, ce qui n'a malheureusement pas pour cause directe la réussite scolaire.
De plus, certains diront que ceci serait un retour en arrière car en fait, il porterait atteinte au principe de l'égalité des chances, prôné par la réforme du système d'éducation des années 1960.
Finalement, il faudrait instaurer un régime de prêts et bourses beaucoup plus accessible, étant donné que les causes de l'échec ne découleront pas nécessairement d'une négligence ou un manque de sérieux de l'étudiant. Ainsi, celui qui s'inscrit à l'université en droit ne peut pas planifier d'avance dans son budget qu'il échouera son cours d'obligations conventionnelles. Il est donc dangereux ici qu'il y ait une hausse de l'endettement chez la population étudiante. Plusieurs risqueraient donc de percevoir cette façon de faire comme un fardeau supplémentaire aux études postsecondaires et ainsi, ne risquerait-il pas d'en devenir un élément dissuasif d'entreprendre des études supérieures ?
Stéphane Verreau
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