Défi scolaire, défi de l'emploi

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Après les enseignants du primaire et du secondaire, ce sont maintenant ceux des niveaux collégial et universitaire qui déplorent le manque de formation et de ressources pour répondre aux besoins particuliers de certains étudiants.

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Sachant qu'un élève sur cinq présente un handicap ou un trouble d'apprentissage au primaire et au secondaire, il n'est pas étonnant que la proportion d'étudiants avec des « besoins particuliers » explose aussi au cégep et à l'université. C'est un défi.

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Après les enseignants du primaire et du secondaire, ce sont maintenant ceux des niveaux collégial et universitaire qui déplorent le manque de formation et de ressources pour répondre aux besoins particuliers de certains étudiants.

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Les établissements d'enseignement doivent s'adapter pour favoriser la réussite de ces jeunes, mais aussi pour les aider à se tailler une place sur le marché du travail. Pour un diplôme équivalent en poche, le travailleur qui présente une « incapacité » se retrouve plus souvent sans emploi.

Auparavant, le handicap était visible. Du mobilier adapté et une rampe d'accès permettaient à un étudiant en fauteuil roulant d'assister à ses cours. Aujourd'hui, le handicap ne se voit pas nécessairement et force le professeur à revoir ses pratiques.

Les enseignants du primaire et du secondaire le disent depuis longtemps, c'est maintenant au tour de leurs collègues des niveaux collégial et universitaire de déplorer le manque de formation et de ressources pour répondre aux besoins, par exemple, de l'étudiant souffrant d'anxiété extrême qui pose mille questions et accapare l'attention au détriment du reste du groupe.

Des services d'aide existent, mais ils sont insuffisants et variables d'un établissement à l'autre. Certaines mesures sont simples et peu coûteuses : les étudiants disposent de logiciel de lecture, de correcteur d'orthographe, de temps supplémentaire pour compléter un examen ou peuvent accéder à une salle isolée favorisant leur concentration.

D'autres mesures peuvent faire sourciller. Plus de 5700 des quelque 11 300 cégépiens avec des besoins particuliers ont bénéficié des services d'un preneur de notes l'an dernier. Certains sont sourds ou atteints de sclérose en plaques ; d'autres ont un trouble de l'attention faisant en sorte qu'ils sont incapables de retenir l'information ou de se concentrer pour écrire tout en écoutant le professeur.

N'est-il pas possible, en 2015, de rendre les notes de cours et les présentations PowerPoint disponibles pour l'ensemble d'un groupe, comme cela se fait régulièrement à l'université ? On peut aussi se demander ce qui arrivera sur le marché du travail si le jeune ne développe pas de solutions compensatrices. L'employeur saura-t-il être aussi accommodant ?

Ce passage entre les études et le marché du travail constitue d'ailleurs une étape critique, notait une étude du ministère de l'Éducation en 2010, soulignant aussi que les étudiants avec des besoins particuliers obtiennent leur diplôme d'études postsecondaires dans la même proportion que les autres, à la condition qu'ils reçoivent l'aide dont ils ont besoin.

Il est difficile d'expliquer si l'explosion des troubles de toutes sortes chez les jeunes résulte d'un meilleur dépistage ou d'un surdiagnostic. La conséquence, elle, se fait sentir : une nouvelle génération d'étudiants accède aux études supérieures et atteindra le marché du travail. Les établissements d'enseignement et les employeurs doivent trouver des moyens de s'adapter.

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