Il faut faire mieux

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Il est nécessaire de corriger les failles qui existent dans la préparation actuelle.

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La contamination de deux infirmières du Texas qui ont soigné un patient décédé de l'Ebola force les autorités de santé publique, ici comme ailleurs, à revoir leur discours qui se voulait jusqu'à présent rassurant. S'il n'y a pas lieu de paniquer, il est clair que des failles existent dans la préparation. Elles doivent être corrigées.

Les hôpitaux du Québec ont reçu des directives sur la façon d'intervenir. Un protocole précise la façon d'identifier un patient suspect, la nécessité de le placer en isolement et, pour le soigner, de revêtir un équipement de protection. Le centre hospitalier Sainte-Justine et l'hôpital Notre-Dame du CHUM ont aussi été désignés pour soigner des patients qui seraient infectés.

En théorie, le milieu de la santé est donc prêt à réagir. Sur le terrain, la réalité est différente. Les travailleurs de la santé se disent mal préparés. Ce n'est pas tout de dire au soignant de retirer son équipement de protection avant de quitter la chambre du patient. Il faut aussi expliquer comment le faire adéquatement, étape par étape. Dans le cas d'un virus contagieux comme Ebola, ce peut être la différence entre la vie et la mort.

Ce n'est pas dans le feu de l'action qu'il est temps de se demander si les gestes posés sont adéquats. Or, le personnel manque de formation à cet égard et les hôpitaux devraient y voir avant qu'un premier cas ne fasse son apparition.

Malheureusement, on ne semble pas avoir appris de la crise du SRAS qui a durement touché Toronto en 2003. Dans le contexte de mobilité mondiale, les hôpitaux doivent être en mesure de réagir adéquatement face à une éclosion. Si ce n'est pas Ebola, ce sera un autre virus.

Il ne faut pas non plus croire que les malades se présenteront uniquement dans les centres hospitaliers désignés. Tous les hôpitaux doivent être prêts, dans les grands centres comme en région. Un voyageur peut être un matin en Afrique et deux jours plus tard en Abitibi. Le personnel doit savoir où est rangé l'équipement de protection, quelle salle est destinée à l'isolement d'un patient, qui prend les décisions, etc.

Une quarantaine devrait aussi être imposée au personnel exposé au virus pour éviter, comme à Dallas, que des travailleurs de la santé qui ont soigné un malade ne se retrouvent à bord d'un avion ou d'un bateau de croisière, risquant ainsi de contaminer d'autres personnes.

Les travailleurs de la santé sont sur la ligne de front. Il est nécessaire de corriger les failles qui existent dans la préparation actuelle.

Le gouvernement ontarien l'a reconnu en annonçant hier de nouvelles mesures, notamment de l'équipement de protection supplémentaire et de la formation pour les infirmières. C'est un geste responsable que Québec devrait imiter.

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