Le fossé se creuse

La corrélation entre, d'un côté, l'éducation, et de... (Photo Thinkstock)

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La corrélation entre, d'un côté, l'éducation, et de l'autre, le revenu, l'emploi, la richesse et le bien-être individuel est claire.

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«Permettre à tous d'accéder à l'enseignement tertiaire et de réussir une formation de ce niveau est important, mais réduire les inégalités dès le tout début de la scolarisation l'est tout autant.»

- Regards sur l'éducation 2014, OCDE

La crise économique des dernières années a accentué les inégalités sociales. Or, un facteur s'avère déterminant pour expliquer le fossé qui se creuse entre les plus nantis et les laissés pour compte: l'éducation.

La corrélation entre, d'un côté, l'éducation, et de l'autre, le revenu, l'emploi, la richesse et le bien-être individuel est claire, comme le rappelle l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son rapport Regards sur l'éducation.

La proportion de chômeurs est moins élevée parmi les détenteurs d'un diplôme d'études collégiales ou universitaires que chez ceux qui ont un diplôme d'études secondaires, et ce, même en période de crise.

Le revenu augmente avec le degré de scolarité. L'écart salarial s'accentuera encore plus au fil des années d'expérience sur le marché du travail.

Nouvelle encourageante, l'OCDE souligne que dans beaucoup de pays - c'est le cas du Canada - les jeunes sont plus scolarisés que ne l'étaient leurs parents.

Alors qu'il y a quelques décennies à peine, les études supérieures étaient réservées à l'élite et que les femmes en étaient exclues, la moitié de la population adulte canadienne détient aujourd'hui un diplôme d'études collégiales ou universitaires.

L'OCDE tire toutefois une sonnette d'alarme. Le fossé se creuse entre les adultes, majoritaires, qui sont instruits et ceux qui ne le sont pas. Un écart toujours plus difficile à combler.

Les inégalités se font sentir dès la naissance. Des études l'ont bien démontré: les jeunes ont tendance à recréer le modèle dans lequel ils ont vécu. Le fait qu'au moins l'un des deux parents détienne un diplôme d'études collégiales ou universitaires accentue la possibilité que son enfant entreprenne à son tour des études tertiaires.

En plus de la formation des parents, le niveau de compétences en littératie - la capacité de lire et de comprendre des textes - est un autre facteur déterminant. À diplôme égal, celui dont les compétences sont plus élevées s'en tire mieux.

Le Canada figure parmi les pays où l'accès à l'éducation est relativement équitable. Des efforts ont été consentis pour tenter de faire en sorte que les enfants aient une chance égale à l'école. Au Québec, les centres de la petite enfance, les maternelles 4 ans, le programme Passe-Partout, le dépistage et l'intervention précoce primaire en sont quelques exemples.

Il est essentiel de continuer dans cette voie, car beaucoup de travail reste à faire. Le taux de décrochage, qui malgré une certaine amélioration, reste élevé, particulièrement dans certaines communautés, l'illustre bien.

Avant d'espérer atteindre le niveau collégial ou universitaire, il faut d'abord faire en sorte que les élèves aient les outils nécessaires pour réussir leur primaire et leur secondaire. L'éducation fait partie intégrante d'une société plus riche et personne ne doit être laissé derrière.




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