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Au Canada, un décès sur cinq est attribuable à une maladie liée au tabagisme.

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L'interdiction de vendre des produits du tabac aux moins de 21 ans est en vigueur depuis dimanche à New York. Au Québec, la révision de la Loi sur le tabac se fait attendre. Alors que s'amorcent les travaux parlementaires, le gouvernement Couillard doit en faire une priorité, en gardant en tête les jeunes.

Malgré des progrès notables, le taux de tabagisme demeure élevé au Québec. Chaque année, 30 000 élèves du secondaire commencent à fumer. Inquiétant, quand l'on sait qu'un fumeur invétéré aura plus de mal à écraser la cigarette pour de bon si l'habitude a été acquise avant l'âge de 20 ans.

L'industrie a développé des produits qui plaisent particulièrement aux jeunes. En plus des cigarettes, on pense aux cigarillos, aux produits aromatisés et même aux cigarettes électroniques.

Au Canada, un décès sur cinq est attribuable à une maladie liée au tabagisme. C'est une pression énorme sur le système de santé. L'Association médicale canadienne rappelait la semaine dernière que le coût social du tabagisme s'élève à 17 milliards au pays, dont quatre milliards uniquement en santé.

En mai 2012, Philippe Couillard et Jean Rochon, tous deux d'anciens ministres de la Santé qui ont restreint l'usage du tabac dans les lieux publics, signaient conjointement une lettre pressant le gouvernement de procéder à la révision de la Loi sur le tabac.

Ce processus n'a pas abouti, ni sous la gouverne d'Yves Bolduc ni sous celle de son successeur, Réjean Hébert.

Dans son rapport publié en décembre, la commission parlementaire chargée d'étudier la mise en oeuvre de la Loi sur le tabac presse Québec de réviser la loi pour réduire la prévalence du tabagisme. Deux de ses recommandations visent les jeunes, soit de réduire leur exposition à la fumée et de diminuer l'attrait que les nouveaux produits du tabac exercent sur eux.

New York a fait figure de précurseur dans la lutte au tabagisme. L'État a considérablement restreint l'exposition à la cigarette en plus d'être celui où les taxes sur les cigarettes sont parmi les plus élevées aux États-Unis.

Le taux de tabagisme a diminué de façon notable en une décennie. Il stagne toutefois à 8,5% chez les jeunes, ce qui a incité les législateurs à interdire la vente des produits du tabac aux moins de 21 ans, incluant les cigarettes électroniques.

Le gouvernement québécois devrait réfléchir à la pertinence d'implanter de telles mesures ici. Chose certaine, il doit agir.

Maintenant premier ministre, Philippe Couillard veut faire du rétablissement des finances publiques sa priorité. Il ne peut rester insensible aux coûts du tabagisme, surtout chez les jeunes. C'est la première cause de décès évitables alors que la santé gruge déjà la moitié du budget de la province.




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