La dernière leçon

Ce n'est pas la première tuerie à survenir... (Reuters)

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Ce n'est pas la première tuerie à survenir dans une école américaine, mais les victimes de Newtown sont particulièrement jeunes. L'émoi est d'autant plus grand.

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Ils étaient à l'école pour apprendre. Hier matin, ils ont appris l'horreur. La folie. La souffrance. La mort.

Vingt garçons et filles âgés de 4 à 10 ans ont été tués à l'école Sandy Hook, à Newtown, Connecticut. Six adultes ont aussi été assassinés par un homme de 20 ans, Adam Lanza, pour des raisons qui restaient obscures hier soir. Comme s'il pouvait y avoir des «raisons»...

Ce n'est pas la première tuerie à survenir dans une école américaine, mais les victimes de Newtown sont particulièrement jeunes. L'émoi est d'autant plus grand. Généralement impassible, le président Barack Obama n'a pu retenir quelques larmes. «Ils avaient toute leur vie devant eux - des anniversaires, des diplômes, des mariages, leurs propres enfants», a-t-il dit, pensant sans doute à ses deux filles, Malia et Sasha.

Avant même qu'on commence à comprendre ce qui s'est passé, le débat sur les moyens de prévenir de telles tragédies a repris. Plusieurs croient qu'un contrôle strict des armes à feu rendrait de telles tueries plus rares et moins meurtrières. Le représentant démocrate Jerrold Nadler a souligné hier: «Si ce n'est pas le moment pour une discussion sérieuse au sujet du contrôle des armes à feu, je me demande quand ce le sera.» En effet! Mais, aux États-Unis, le sujet est périlleux. Tellement que M. Obama n'y a fait allusion qu'indirectement, parlant de la nécessité de prendre des «mesures significatives».

Faudra-t-il renforcer les mesures de sécurité dans les écoles américaines? Ironiquement, la direction de l'école Sandy Hook venait de mettre en place un nouveau système de sécurité. À compter de 9h30, les portes étaient barrées et toute personne voulant entrer à l'école devait s'identifier. Le tueur est arrivé avant le verrouillage des portes...

Dans les minutes suivant la tragédie, des spécialistes parlaient des indices avant-coureurs que devrait percevoir l'entourage du tueur. Ces indices sont-ils si évidents qu'on le prétend une fois que l'irréparable est survenu?

«Le diable vient de passer par cette communauté», a dit le gouvernement du Connecticut, Dan Malloy. Le diable sera toujours parmi nous. Tout au plus peut-on espérer limiter le mal.

On en revient au contrôle des armes à feu. Sans doute n'est-ce pas une solution magique. Néanmoins, après toutes les tueries qui se sont produites, on comprend difficilement que tant d'Américains refusent encore d'emprunter cette route.

La responsabilité de relancer le débat repose, en premier lieu, sur les épaules du président Obama. Le maire de New York, Michael Bloomberg, l'a rappelé: «À raison, le président a exprimé ses sympathies aux familles des victimes. Le pays a maintenant besoin qu'il envoie un projet de loi au Congrès.»

Les chances de réussite sont très minces. Mais, pour ces 20 enfants morts à Newtown et pour leur famille, pour tous les enfants des États-Unis, pour Malia et Sasha, M. Obama doit essayer.

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