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Martin Dumont a été durement contre-interrogé par l'avocat d'Union Montréal, Me Michel Dorval, à la commission Charbonneau. Ce contre-interrogatoire n'est qu'un incident de plus montrant combien la situation est devenue malsaine.

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On s'attendait à ce que l'avocat d'Union Montréal conteste la version des faits livrée la veille par Martin Dumont, à ce qu'il cherche à miner sa crédibilité. Cela aurait été de bonne guerre. Surtout, les contre-interrogatoires serrés sont un élément essentiel de la recherche de la vérité. Ce n'est pas parce qu'un témoin parle avec aplomb que tout ce qu'il dit est rigoureusement vrai.

Cependant, le comportement de Me Michel Dorval à l'égard de l'ancien organisateur du parti était en bas de tout. Pour laisser croire que les souvenirs du témoin étaient erronés et qu'il n'était pas une personne fiable, Me Dorval a sorti de sa toge des informations mal fondées. Par exemple, il a laissé entendre que Martin Dumont avait volé des denrées dans le marché d'alimentation où il travaillait pour les offrir au parti politique dont il était un candidat à l'époque. Sauf que, si M. Dumont a bel et bien plaidé coupable à une accusation de vol à l'étalage, ce geste n'avait rien à voir avec l'élection, celle-ci ayant eu lieu l'année précédente.

Ensuite, Me Dorval a révélé que le témoin avait reçu une réprimande, alors qu'il était au cabinet du maire de Montréal, pour avoir consulté des sites pornographiques pendant ses heures de travail. Selon l'avocat, ce comportement s'est poursuivi pendant de nombreuses heures étalées sur plusieurs jours. Quand la présidente de la commission a voulu savoir sur quelle preuve l'avocat s'appuyait pour affirmer une telle chose, celui-ci n'a pas été en mesure de le dire. Bref, il ne s'agissait plus d'un contre-interrogatoire, mais d'une opération de salissage.

Quand on y pense, l'attitude du représentant d'Union Montréal n'a rien d'étonnant. La formation politique est plongée dans les scandales jusqu'au cou. Les allégations de financement illégal se multiplient. UM réplique par des coups en bas de la ceinture. C'est conforme à la nature de la bête.

Et qui est le chef de ce parti nauséabond? Gérald Tremblay. Ce qu'a dit mardi Martin Dumont sur ce que savait le maire du financement occulte de son parti n'est peut-être pas exact. Il faudra attendre le témoignage de M. Tremblay devant la commission avant d'évaluer précisément le niveau de sa responsabilité dans les différents rouages du système de collusion et de corruption.

Toutefois, quoi qu'il ressorte de ce témoignage, il est clair depuis des lunes que le maire ne jouit plus de l'autorité morale pour gouverner la Ville. Selon la rumeur, il annoncera bientôt qu'il ne sera pas candidat aux élections de 2013. Ça n'est pas suffisant.

Le contre-interrogatoire répugnant mené hier par l'avocat du parti du maire n'est qu'un incident de plus montrant combien la situation est devenue malsaine. Mardi, M. Tremblay demandait qu'on le laisse «travailler pour la Ville de Montréal». Pourtant, ce n'est certainement pas en se cramponnant à son poste comme il le fait qu'il contribue à la bonne gestion de Montréal.

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