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Grève dans la construction: faut-il adopter une loi spéciale ?

Tous les chantiers du Québec sont en arrêt... (Photo La Presse)

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Tous les chantiers du Québec sont en arrêt de travail depuis lundi, minuit, en raison du déclenchement d'une grève dans l'industrie de la construction.

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Si la grève dans l'industrie de la construction devait se prolonger, le gouvernement Marois devrait-il adopter une loi spéciale pour y mettre fin?

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Stéphane Lévesque

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

DES CONDITIONS DÉJÀ AVANTAGEUSES

Allez lire sur le site du syndicat québécois de la construction, c'est éclairant. Les salaires des travailleurs, tous métiers confondus, tournent autour de 30 $ l'heure. Multiplié par 40 heures, ça fait 1200 $ et multiplié par 50 semaines, ça fait 60 000 $ par année. Les publicités syndicales avancent que les employés de la construction gagnent en moyenne 35 000 $... Où est la différence? Pour qu'ils gagnent en moyenne 35 000 $, il faudrait qu'ils ne travaillent que 29 semaines complètes. Que penser du régime d'assurances extrêmement généreux auquel l'employeur contribue à 75 %... Et le temps double ! 60 $ l'heure! Plus l'atteinte du maximum salarial en cinq ans (17 ans pour les profs...). Plus le stationnement payé à proximité des chantiers. Plus des vacances garanties pendant l'été dans un Québec où on ne peut souvent travailler durant l'hiver. Plus la possibilité de ne faire qu'une seule demande de chômage par année pour éviter les délais de carence... Sans compter les petites «jobines» au noir qui payent le voyage dans le Sud avec la famille. Le tout, après des études de deux ou trois ans, même pas besoin d'aller au cégep, encore moins à l'université. Vous voulez savoir pourquoi nos garçons décrochent tant de l'école ? On leur démontre qu'on peut faire la belle vie dans la construction sans faire d'études. La ministre a tout mon appui pour mettre beaucoup d'eau dans leur vin.

Jean Baillargeon

Expert-conseil en communication stratégique et en gestion d'enjeux

UNE LOI SPÉCIALE MUSCLÉE

Malgré les allégations de corruption et de collusion dans le secteur de la construction, tout se passe comme si rien n'avait changé. Intimidation et fiers-à-bras sont encore monnaie courante sur les chantiers afin d'obliger les travailleurs syndiqués ou non à quitter leur boulot. À Québec, des travaux d'urgence pour les sinistrés victimes d'inondation ont même dû être suspendus. Reconnaissant leur erreur, les dirigeants syndicaux ont vite réparé le gâchis. Cet incident en dit long sur le pouvoir d'intimidation syndicale dans le secteur de la construction. J'ai hâte à l'automne, à la reprise de la commission Charbonneau pour que l'on démasque enfin le système de collusion, de corruption et surtout d'intimidation qui a encore force de loi sur les chantiers de construction au Québec. D'ici là, si j'étais un dirigeant syndical, je me garderais une petite gêne dans le conflit actuel afin de ne pas attirer trop l'attention sur les méthodes d'inspiration et de pratique «mafieuse» qui polluent depuis trop longtemps l'atmosphère sur les chantiers de construction au Québec.  Le gouvernement serait sage d'imposer rapidement une loi spéciale de retour au travail, interdisant toute forme d'intimidation sous peine d'amendes sévères et de peine d'emprisonnement, cela mettrait la table pour l'automne. Pendant ce temps, un arbitre pourrait imposer les conditions de travail si la négociation aboutit à une impasse.

Francine Laplante

Femme d'affaires

INTIMIDATION INACCEPTABLE

Ce qui me marque le plus dans cette grève, c'est la présence évidente d'intimidation sur les chantiers. Il me semble pourtant que depuis quelques années, on s'acharne à dénoncer toutes formes d'intimidation dans nos écoles et dans la société en général. Nous sommes scandalisés quand un de nos jeunes est victime d'intimidation, les médias se font un devoir de nous rapporter les cas les plus méchants, nous disons collectivement NON à l'intimidation et les membres du gouvernement sont unanimes pour dire que rien ne justifie de tels gestes! Quelle contradiction dans les messages! Pourquoi devons-nous accepter cette intimidation de la part des travailleurs de la construction en grève vis-à-vis de leurs collègues qui ne sont pas du même avis qu'eux ou qui ne sont pas touchés directement par les négociations? Désolée, mais ces actes sont bel et bien de l'intimidation pure et simple, et c'est exactement ce que l'on s'efforce de décrier. Il est inacceptable qu'une partie de notre économie soit gelée non seulement par une grève, mais surtout par les menaces et la peur. Nous sommes pris en otages par un groupe d'individus dont les actes paralysent des chantiers de toutes dimensions et même des commerces qui ont déjà commencé à licencier du personnel. Ça ne vous tente pas de parler, de communiquer, de négocier et d'en arriver à un consensus tout respectant les autres autour de vous? Alors, oui, je suis pleinement d'accord pour le recours à une loi spéciale!

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

LA LIBERTÉ DE SE SYNDIQUER

Il faut laisser les parties patronales et syndicales négocier librement. Si elles savent, ou suspectent, que le gouvernement va intervenir par le biais d'une loi spéciale dès qu'une grève survient, cela diminuera leur incitatif à négocier aussi énergiquement et sérieusement qu'elles ne l'auraient autrement fait. Bref, je suis opposé à une loi spéciale dans ce conflit en particulier, et m'oppose du reste à ce type de législation en général. Par contre, le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord et, de ce que j'en sais, le seul endroit au monde, qui force, de façon automatique et systématique, les travailleurs de la construction à être syndiqués. Et je ne parle pas ici de l'application de la formule Rand où tous les travailleurs sont forcés de payer une cotisation syndicale si une majorité de travailleurs de l'entreprise ou de l'unité d'accréditation concernée décident de se syndiquer. Je parle bien de l'obligation d'être syndiqué, peu importe le souhait de la majorité. Assez hallucinant et fasciste comme système, vous en conviendrez. Ce système dysfonctionnel et liberticide a aussi pour effet pervers de rendre beaucoup plus difficile, de facto, la présence d'entreprises de construction en provenance de l'extérieur du Québec. Et cette concurrence réduite favorise justement la collusion dont tout le monde se plaint. Nous devrions nous mettre au diapason de ce qui se fait partout ailleurs et prendre une série de mesures concrètes et fondamentales afin de favoriser une véritable concurrence, parmi les travailleurs, les entrepreneurs et les donneurs d'ouvrage. Modifier le mode syndicalisation dans le domaine de la construction en permettant la liberté de se syndiquer, ou non, sera un premier pas concret en ce sens.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

L'EMPLOYEUR EXAGÈRE

Lorsqu'il y a grève, c'est que les travailleurs concernés et l'employeur sont dans une impasse. Le rôle du gouvernement est de tout tenter afin de rapprocher les parties, et non pas d'imposer les conditions de travail et salariales aux syndiqués. Si Mme Marois et son gouvernement choisissent l'adoption d'une loi spéciale, ils agiront exactement comme l'avait fait Jean Charest avec les employés de l'État. Lui qui disait vouloir travailler en partenariat avec les employés du réseau de la santé nous a imposé une convention collective en adoptant un décret. Mme Marois, qui disait haut et fort vouloir gouverner autrement, devrait faire preuve d'un peu plus d'ouverture et donner la chance à la libre négociation de suivre son cours. Lorsque l'employeur exagère dans ses demandes, comme c'est le cas dans le présent conflit, l'affrontement et la grève sont inévitables et personne n'en sort gagnant.

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Adrien Pouliot

Photo d'archives

Adrien Pouliot

Chef du Parti conservateur du Québec et président et chef de direction de Draco Capital 

UN GRAND MÉNAGE S'IMPOSE

La grève dans la construction est symptomatique de notre modèle québécois. Plutôt que de laisser chaque entrepreneur embaucher librement sa main-d'oeuvre et négocier ses conditions de travail avec ses employés (ou les représentant syndicaux de ses employés), le gouvernement a créé des oligopoles syndicaux et patronaux à la hauteur de toute la province. Résultat: les enjeux, au lieu d'être locaux et de se régler entre chaque employeur et ses propres employés, sont «nationalisés». Une négociation normalement privée se transforme en une crise nationale. Le Québec en entier devient pris en otage. L'État, étant d'abord intervenu pour brimer la liberté de contrat et d'association individuelle en échafaudant ce régime oligopolisé, devra encore intervenir par une loi spéciale devant l'échec du système qu'il a mis en place. Une conséquence de cette structure est d'éliminer la concurrence entre les employeurs: puisqu'ils paient tous le même salaire, ils pourront tous refiler la facture au client. Une autre est qu'il octroie aux syndicats un pouvoir démesuré sur le marché de la construction, et qui dit pouvoir, dit corruption... Cette grève, la commission Charbonneau et les arrestations de l'UPAC démontrent qu'un grand ménage dans tout le système de relations de travail dans la construction québécois est devenu nécessaire.

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO

MAINTENIR OU NON LE SYSTÈME EN PLACE

Présentement, nous avons un système où un regroupement d'employeurs négocie avec un regroupement de syndicats. C'est un système qui laisse peu de place à la concurrence, notamment du côté des travailleurs, qui est plein de règles et qui limite l'accès au travail à de nombreux travailleurs ainsi que leur mobilité. C'est aussi un système qui permet d'augmenter le salaire horaire d'un sous-ensemble de travailleurs, mais qui prend aussi en otage le reste de la population et lui impose une charge sous forme de prix plus élevés. Finalement, c'est un système qui encourage le travail au noir et l'intimidation. Si le gouvernement pense que ce système devrait continuer d'opérer dans les prochaines décennies, il doit éviter d'adopter une loi spéciale, surtout si celle-ci a pour effet d'entraîner de la violence sur les chantiers de construction. Par contre, si le gouvernement pense qu'il faut changer le système, il lui faut adopter une telle loi et mettre en place un processus pour faire changer le système sur un horizon de trois à cinq ans. Cette option est ma préférée. Le gouvernement a malheureusement déjà choisi le statu quo, qu'il adopte ou non une loi spéciale de retour au travail après quelques jours de grève. Et le système actuel demeurera en place et on se retrouvera dans trois ans dans la même situation...

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Commentaires (46)
    • On lit des gens qui viennent vraisemblablement de l'industrie de la construction qui défendent leur pain et leur beurre et c'est normal mais je crois qu'on devrait avoir des lois au Québec qui s'appliquent de façon égale à tout le monde.
      Or, selon que vous êtes dans tel groupe ou tel autre au Québec, le gouvernement s'occupera ou pas, avec une loi spéciale, de votre grève. Si on laisse le marché fixé les salaires et autres conditions, il n'y pas de problème pour le citoyen à la limite ça ne le regarde pas, sauf dans les cas ou il y a de la fraude.
      Mais si le gouvernement intervient, ça se complique parce qu'il doit le faire "en bon père de famille" et en justice vis-à-vis le reste de la société.
      La loi consacre même des situations de privilèges et de monoppoles comme nous le dit M. Kelly Gagnon. Or qui dans notre société parle de ces problèmes-là ? On a l'impression que les partis politiques sont obsédés par une élection toujours proche et vont au plus simple: se faire aimer d'un groupe puis d'un autre pour amasser des votes.
      Dans les sociétés anciennes peut-être qu'il y avait une instance de sagesse qui avait un second regard sur les choses mais nous on sait que ce second regard s'est transformé en seconde rasade pour les amis du régime.
      Conclusion, notre démocratie est sclérosée et d'autant plus impuissante au Québec qu'elle est divisée sur son avenir. Quelque chose ne va pas au Québec.

    • L'adoption de la Loi sur la reprise des travaux dans l'industrie de la construction marque la fin de la deuxième étape d'une charge menée par les associations patronales contre les conditions de travail en vigueur dans le secteur institutionnel, commercial et industriel (ICI) de l'industrie de la construction.
      La première étape comportait trois phases : 1) exiger des reculs aux conditions de travail, 2) rester ferme tout en faisant semblant de négocier et, finalement, 3) tester la solidarité syndicale en poussant les syndicats à faire grève en se disant qu'une loi spéciale mettrait de toute manière fin au conflit tout en intégrant certains reculs voulus par les patrons.
      La deuxième étape ne s'est pas déroulée tout à fait comme prévu. Le gouvernement a bien déposé un projet de loi spéciale mais celui-ci fixait les hausses salariales à deux pour cent par année, pendant quatre ans et, Ô déception patronale, il ne contenait aucun des reculs aux conditions de travail en vigueur depuis longtemps dans le secteur ICI. C'est à ce moment que le PLQ et la CAQ ont donné un coup de main aux associations patronales en faisant adopter un amendement qui limite à un an la portée du projet de loi, justifiant leur position par un appel à la reprise des négociations. Le chef de la CAQ, moins brillant que son allié du PLQ, a ouvert plus grand son jeu en se disant déçu de constater que le projet de loi ne contenait aucune demande exigée par la partie patronale.
      Et la troisième étape? Elle découle naturellement de la deuxième. Avant un an, avec le concours de la CAQ, le chef du PLQ se propose de renverser le gouvernement et de forcer la tenue d'élections au terme desquelles il espère bien devenir premier ministre d'un gouvernement majoritaire. Ensuite, à défaut d'une entente contenant les concessions attendues dans les cercles patronaux, le gouvernement du PLQ fera adopter une loi spéciale qui satisfera pleinement tous les cercles patronaux. Eh que c'est beau la politique!

    • @ m. Levesque
      Suréel vos commentaires
      Je suis dans domaine de la construction, mais hors décret, non syndiqué/non syndicable, je m'occupe de la santé et la sécurité sur les chantiers
      Vous êtes aussi démagogue que le patronat ou les syndicats
      La moyenne des salaires à 35000 provient du fait qu'en autre, certain groupe de travailleurs ne travaillent pas 2000 heures par an, entre autre ceux qui travaillent à l'extérieur (grand travaux routier, génie civil, et autres qui ne sont pas à l'abris des intempéries), donc la moyenne des salaires tournent assurément autour de 35000 / an
      Facile la construction ... Sur un des chantiers ou j'ai travaillé, un apprenti se faisait crié après à partir de 7:00 jusqu'à 15:00 tout les jours parce il avait été absent un avant midi, ce manège a duré 3 semaines sans que personne ne l'aide ou n'intervienne, il a du se trouver une autre entreprise chez qui aller travailler
      Les 12 congés fériés annuel ... Inclue dans leur salaire horaire de 30$, donc si ils ne travaillent pas 1920 heures par an, ils perdent une ou plusieurs journées fériées ... C'est au pro rata
      Les heures sup. ... La majorité des employeurs que j'ai côtoyé ne paye pas le temps double, même pas temps et demi. À la place, ils mettent les heures en banque et les payent lorsque les semaines ne sont pas complète ... De plus si le travailleur "bitch" pour les travaux en dehors des heures normales de travail, il devient un paria qui sera "clairé" le plus vite possible ET le premier
      Aucun congé de maladie, absent = pas payé. De plus, absent = mal vu, indépendamment de la raison ...
      J'ai 1-2 blessés par semaine, par année 2-3 gravement "avec séquelles permanente", pas eu de mort depuis que je fait le métier présentr, mais en ai côtoyer 2 depuis que je travaille dans le domaine (20 ans) (suit --->)

    • La démocratie c'est le pouvoir au peuple. Quand la première ministre ne s'occupe que des avantages d'un groupe de travailleurs, ce n'est plus de la démocratie, c'est de la collusion avec le syndicat. Est-ce que le peuple est satisfait tant que ça du secteur de la construction dont on a su qu'il y avait eu toutes sortes de façon de le voler ?
      C'est comme les étudiants, est-ce que le peuple voulait vraiment donner de l'argent aux fils de riches qui vont à l'université ?
      Le PQ est ouvert à tous les intérêts particuliers pour ramasser des votes pour un éventuel référendum, s'il réussit à partir une chicane avec Ottawa. En fait, avec le PQ c'est bar ouvert pour tout le monde sauf pour les gens sur le b.s. pour lesquels on coupe l'essentiel et les malades dans les hôpitaux et les C.H.S.L.D qui eux ne sont pas en mesure de se faire entendre et la seule chose qu'on leur réserve c'est un formulaire pour demander de mourir.
      Tout travail mérite salaire et 2% ne semble pas une augmentation exagéré, sauf lorsqu'on a volé 30% année après année mais ça est-ce que les travailleurs sur les chantiers étaient conscients de ça, voyaient des choses sans en parler ?...
      Il n'y a pas comme de plan autre avec ce gouvernement que la souveraineté. Il y aurait un équilibre dans la société qu'on perds de vue parce qu'il faut parfois savoir s'opposer aux intérêts privés même si peut être impopulaire.
      L'image de Madame Marois la plus parlante c'est sa déclaration sur la petite fédération de soccer. Pour moi, c'était la démagogie à son comble, et c'est de cette manière qu'on arrive à des conflits sociaux lorsqu'on encourage les pires comportements qui soient.

      Denis Mercier

    • "C'est toujours le même principe, les travailleurs sont plus nombreux que les patrons et c'est plus facile de leur céder à eux."
      Oui...c'est ca, la democratie.....

    • @C_Morgan
      Exactement mon point de vue. Dapres toi, tes parents ont-ils manqué tes anniversaires par choix ou par obligation? Par obligation j'ose espérer et si je te disais que mon syndicat concillie ma vie famille/travail en s'interposant entre moi et mes patrons, ca ne serait pas bon?
      Les travailleurs de la santé n'ont pas des semaines de travail de 40 heures en general je crois, ma voisine est infirmière et elle travaille 9 jours en ligne et ensuite 3 jours de conge en ligne..evidemment qu'elle va travailler le samedi...c'est hors contexte.
      Ne t'en fais pas, j'en ramene du travail à la maison, je ne suis plus que travailleur, je suis contremaitre donc j'ai tous les meetins, les "plans tel que construits", la planification d'equipe pour le lendemain à faire à la maison.. ca ne m'effraie pas, c'est compris dans le deal.
      Pour les déménageurs et les autres du type commerce de detail, le marché est à son fort la fin de semaine, c'est pas un secret. Rona fait pas ses journées 15% le lundi hein? ca va avec. Ces gens sont tres rarement syndiqués en plus, donc personne ne se bat pour eux.
      Et pour a sécurité d'emploi, SVP, je crois que nous sommes probablement les plus à risque, alors svp... change d'argument, c'est ridicule. Tu ne sais pas de quoi tu parles.

    • Bravo à l'Assemblée nationale qui vient de s'entendre sur la loi spéciale...syndicats et patrons auront le temps de se parler!
      l.gagnon

    • Beaucoup de commentaires et préjugés contradictoires. J'y ajoute le mien !
      Un salarié sera toujours limité par l'évaluation des tâches de sa job et des conditions du marché. Dans ce cas, un salarié sera toujours comparé aux autres secteurs.
      Il est évident que les heures payées en double sont parfois l'occasion d'abus.
      La mauvaise réputation du secteur de la construction (syndicats et entrepreneurs) s'est renforcée lors des travaux du stade olympique où tous ont profité des circonstances.
      Taillibert, pris comme bouc émissaire n'y était pour rien !
      Ne nous étonnons pas que bien des citoyens en gardent un souvenir amer et tenace, sachant qu'ils ont payé la note en double sinon en triple !
      Pour sortir du lot et se démarquer, il faut être un professionnel ou un entrepreneur (pas obligatoirement dans la construction !) et le réaliser assez tôt si possible. À condition d'en avoir l'audace, les qualités de base et un minimum de chance.
      Le salarié sera toujours dépendant d'un patron et d'un syndicat. Et il y aurait avantage à éviter la loi spéciale dans le secteur de la construction, quitte à prendre entente pour une période raccourcie.
      Des négociations ça se prépare ! Il ne faut pas attendre l'affrontement !
      On perd du temps et les travaux majeurs en attente nuisent à la santé de la province. G.L.

    • Je manque totalement de courage de lire les quelques commentaires sur la grève.
      L'intervention du premier Stéphane Lévesque me décourage totalement. Pleins de préjugés, il ne sait pas de quoi il parle. Plusieurs hommes qui travaillent sur la construction sont diplômés du collège et de l'Université. Les années difficiles d'une génération de trouver du travail avec leurs diplômes conjugué avec les obligations familiales en ont incité plusieurs à prendre le chemin de la construction. Je lui conseille fortement d'aller passer un journée sur un chantier a travaillé plié pendant 8h00 à attacher de la broche avec le bruit des machines, le soleil qui tape sur la tête ou le froid qui gèle l'hiver, sans compter le risque d'un accident. Après sa journée, il reviendra écrire son commentaire. Pourquoi tant d'indignations vis-à-vis les salaires? Combien le salaire chez Rio-Tinto, chez Bombardier, chez GM? est-ce qu'ils sont tellement plus diplômé?
      En ce qui concerne l'intimidation, je ne sais pas ou madame Laplante là puisé? mais elle n'a pas été faire du piquetage évidement.

    • @Evil_Brocoli : Qu'y a-t-il de si extravagant à travailler le samedi?
      Les vendeurs dans les commerces travaillent le samedi et même le dimanche. De nombreux médecins, chirurgiens et infirmières travaillent la fin de semaine. En ce moment, des centaines de déménageurs travaillent la fin de semaine. Moi-même, à titre de traductrice, il m'arrive de rapporter du travail à la maison le soir et la fin de semaine. La plupart des gens que je viens de nommer ont des enfants et font des sacrifices sur la vie de famille. Je parle en connaissance de cause : mes deux parents travaillaient souvent le soir et la fin de semaine; ils ont manqué certains de nos anniversaires, certains Noëls et certains jours de l'An.
      Chers travailleurs de la construction, bienvenue dans le monde de Monsieur et Madame Tout-le-Monde, où l'emploi n'est pas garanti et où il faut chercher l'ouvrage là où il se trouve.

    • Madame Marois fait partie d'une collusion avec les syndicats. Elle accorde les demandes au syndicat mais ne les accorde pas aux patrons. C'est toujours le même principe, les travailleurs sont plus nombreux que les patrons et c'est plus facile de leur céder à eux.
      Quant à Couillard, sa position n'est guère mieux, une couleuvre qui suit une autre couleuvre. Il y a juste Legault à mon avis qui a un langage un peu vertical et logique avec le payeur de taxes québécois.
      Madame Marois n'est pas déçu d'avoir à faire une loi spéciale contrairement à ce qu'elle dit, c'est ce qu'elle voulait depuis le début parce que le P.Q. est proche des syndicats, elle voulait répandre ses largesses comme toujours sur ses amis. Si ce n'avait pas été le cas, elle les aurait laisser s'organiser tout seul, ce sont des adultes responsables plus qu'elle entk.

    • La loi spéciale vient d'être annoncée.
      Marois vient d'enfoncer un autre clou dans le cercueil du PQ.
      Excellente décision madame!

    • Ce qui coute chers cest la collusion entre entrepreneur et non pas le cout de la main doeuvre qui est le meme partout en amerique du nord

    • Moi ce que j'aime avec le syndicat, c'est qu'il n'y voit pas de problème à demander une hausse du pouvoir d'achat!! 12% d'augmentation sur 4 ans!! Quand on sait que la plus part des contrats du commercial et industrielle sont payés à même nos poches. Il faut être hypocrite, bébé gâté, déconnecté ou nommé-les pour demander une tel hausse dans une situation économique aussi moribonde.
      Quand on sait aussi que les coûts de cette grève anti-démocratique sont payés à même nos poches. Raisons de plus pour fesser fort, une baisse du pouvoir d'achat dans la construction s'impose. Pour qu'il reconnecte avec la réalité du monde ordinaire.

    • Non seulement je ne voudrais jamais travailler dans la construction, mais j'aimerais mieux être sur le BS plutôt que de travailler pour un syndicat. Ceux qui se plaigne que c'est dure la construction je ne vous plain en rien vous avez choisi se métier faite avec soyez conséquent. Pour se qui est du Québec on n'a pas choix d'adhérer à un syndicat ou pas si ces pouceux crayon sont dans la boite pas moyen de les mettre dehors à moins de fermer la boite et encore... Les syndicats sont la plaies du Québec on le voie très bien dans la fonction publique avec leur avantage qui sont entrain de ruiner les contribuable... Vous avez beau dire que le secteur de la construction est privé mais c'est quand même les citoyens qui vous paient avec leur achat qu'ils font aux entreprise pour lequel vous travaillé. Je peux vous dire que les citoyens sont tanné de payer vos maison 30% de plus que ce qu'ils valent. P.S. @ R. Lamanque les infirmières et prof gagne des salaire plus que résonable, regarde comment l'éducation et les hôpitaux sont... J'espère que tu n'est pas si aveugle que ça...

    • @dantealigeri
      Le cancer du quebec, c'est les opinions toutes faites sans arguments.

    • La contruction c est le cancer du Québec!!!!

    • Eh ben...vous voyez c'est la dernière fois que j'intervient sur ce site. On a coupé plus de la moitié de mon envoi précèdent. Cela déplaisait à vos amis.
      MERCI

    • C'est à ce demander si les gens que la Presse à choisie s'étaient tous consulter pour dire n'importe quoi...! Des gens qui crache du venin sans avoir AUCUNE ESPÈCE D'IDÉE DE QUOI ILS PARLENT. Débutons avec le professeur, le travail au noir: ma belle s?ur est enseignante et travaille toute l'été dans une boutique payé comptant. Mon voisin est mécano dans un gros concessionaire de la rive nord et travaille tous les week-end dans son garage payé comptant. Un ami policier de la SQ "gère" la sécurité dans un bar à l'occasion et je crois pas qu'il déclare ses gains. On continue? Je cesse de vous accabler, je crois que vous avez largement été ridiculisé. Le monsieur du patronat, devrait prendre acte du jugement C.S.C 2001 R. c. Advance cutting

    • @CharlesVatanen
      Très bien dit, c'est pareil pour moi j'en ai sué un coup en tant qu'apprenti à me taper les colères des "vieux" (ceux qui comprennent le mot savent TRES bien de quoi je parle). J'ai 10 ans de métier et je ne sais meme plus combien d'apprentis ne sont meme pas passes au travers de la première semaine tellement il faisait chaud (ou froid...lequel est pire hein..?). Décharger à la main des camions, souvent 70000 livres et plus de materiel, pour ensuite monter tout ca dans les escaliers.
      Le taux de réussite est vraiment pas aussi reluisant que l'on pense. À prevue, dans mon métier, nous ne sommes qu'environ 1000, apprentis et compagnons confondus pour toute la province. Pourtant...c'est si payant! Inexplicable....?

    • A ceux qui pensent se réorienter dans la construction parce que c'est facile et bien payé a pas faire grand chose:
      De ma promotion de 21 électriciens sortis de mon école il y a 10 ans, seul 2 sont encore actifs dans la profession. TOUT les autres ont décroché. Dureté du travail, précarité d'emploi, douleurs physiques, stress, obligation de rendement, .. .comme quoi, assit derrière son bureau, l'idée que l'on se fait d'un métier est souvent loin de la réalité que l'on me peut pleinement appréciée qu'en chaussant les bottines du travailleur pendant quelques temps.
      Ceux qui ont survécu méritent amplement mon respect et leurs salaires (a part quelques bozos, mais tout le monde dans sa profession en connait, et de toute façon avec le temps ils finissent par être éliminés par les boss ).

    • Ouff Mr. Lévesque, votre commentaire sent l'envie!
      Comme je l'ai dit à plusieurs déjà, venez profiter de nos super bonnes conditions, la construction est ouverte à tous...
      Mais la réalité est autre, le roulement est élevé et ce malgré nos nombreux avantages ( fondés sur des ignorances pour la plupart ).
      Pourquoi?
      Il faut y être pour comprendre, venez tenter votre chance, vous ne tiendrez plus ce discours c'est sûr!
      "On leur démontre qu'on peut faire la belle vie sans études"... humm, la belle vie vraiment, c'est décent oui, mais la belle vie? En tout cas, on ne fait pas la belle vie sans travailler, faut quand même le souligner!
      Pour tous les autres qui s'indignent de l'intimidation, c'est vrai, ce n'est pas beau, mais il ne faut pas oublier qu'elle est patronale aussi. Te faire payer toutes tes heures travaillées n'est pas automatique dans la construction.

    • C'est un épisode de la vie politique et économique du Québec, ou l'on voit la première ministre s'activer dès les premiers jours pour régler un conflit qui se serait régler sans elle. Je crois que les représentants syndicaux sont des gens responsables qui se seraient faire dire de toute façon après deux ou trois semaines de conflits par les gars que les sommes perdues en salaire ne pourraient jamais être reprises avec une éventuelle augmentation bonifiée de 2%.
      J'aurais aimé que le chef du parti Libéral, demande à la chef du parti "ensemble vide" Québécois si elle prévoyait toujours une pertubation de 5 ans dans l'économie du Québec et si oui pourquoi s'énerver et parler de loi spéciale pour une perturbation qui n'était pas destinée à durer plus que 3 semaines dès le départ.
      Philippe Couillard m'apparait pour le coup comme un genre de "Ewok" barbu. Les ewoks ce sont les petits oursons dans le film "la guerre des étoiles" qui se défendent avec de petites lances émoussées alors que les autres ont des armes modernes et super-puissantes. C'est peut-être pas inutile de lui rappeler que le cri de guerre de Marois c'est "on va donner de la M... au parti Libéral" Alors quand il le peut, il devrait faire pareil et rappeler que c'est le marché qui décide pas le gouvernement.
      Quand les gens vont quitter le Québec à cause de l'incertitude économique causé par le parti Québécois, que les maisons vont se vendre à perte et que la construction de nouvelles maisons va être un souvenir, ça va être un peu tard pour parler d'économie Libérale, du jeu de l'offre
      et de la demande et du fait que "Le libéralisme économique s'oppose au contrôle par l'Etat des moyens de production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie".
      Marois n'agit que pour Marois et pour la publicité vers Marois et Couillard agit en boy scout et devrait prendre des leçons de boxe de Trudeau.

    • Juste un dernier mot a dire pour ceux et celle qui trouve que les syndicats nuissent au Québec , quand vous irer a l'hôpital et que votre infirmière gagnera 15$ l,heure ne vous plaignez pas du service et lorsque votre enseignant gagnera 15$de l'heure ne vous demandez pas pourquoi il ne s'occupe pas de votre enfant et lors que votre toit coulera et que la personne qui le répare gagne 15$ de l'heure ne le fais pas comme il faut et bien dite vous j'ai pas payer cher au moins mais vous allez toujours payer les meme taxes le gaz ne baissera pas l'électriciter non plus pis meme si on gagnais moins cher comme en 80 vous payerai pas vos maison moins cher il vont toujours trouver une raison pour vous faire payer comme le bois est plus cher ou n'importe quoi vous allez toujours payer plus cher quoi qu'il arrive pensez y

    • Juste un mot pour Stéphane t'a pas encore été assez à l'école pour moi ,viens avec moi un mois cette hiver pis tu me dira si on est trop payer , encore mieu le mois de juillet sans viens , vient faire un mois sur un toit pas d'air climatiser , facile de parler quand on pousse un crayon

    • L'un des principaux enjeux est celui de la mobilité de la main d'?uvre. Actuellement, un entrepreneur travaillant sur un chantier en région peut importer de Montréal ou de Québec 50% de sa main d'?uvre. L'Association de la Construction du Québec (ACQ) qui représente la partie patronale, appuyée en cela par le conseil du patronat, souhaite maintenant imposer son désir d'importer en région 80% de la main d'?uvre requise...
      Trouvez-vous normal que les différents syndicats de construction soient seuls à défendre les travailleurs des régions ????
      Le travail, c'est vital pour les travailleurs des régions. Pas de travail, pas de village, pas d'école, plus de jeunesse, plus d'avenir...
      Les règles de la mobilité de la main d'?uvre régies par ces mêmes entrepreneurs si souvent vus devant la commission Charbonneau ????
      Voyons Québec ! Réveilles-toi ! Que l'on veuille fermer les villes et villages des régions du Québec, c'est un tout autre débat; un débat de société qui mérite que tous les Québécois soient consultés et aient droit de parole...
      En attendant, les syndiqués de la construction, toujours en grève, sont les seuls à défendre et protéger le travail en région.... C'est tout simplement invraisemblable !

    • Le sport numéro un des Québécois, parlez au travers son chapeau. Pour débuter monsieur l'universitaire: ma conjointe travaille à l'UdM depuis plus de 30 années et comme elle me dit souvent: "Beaucoup d'éducation, pas beaucoup de savoir vivre". Si le domaine de la construction vous intéresse, il y a pénurie dans plusieurs métiers. Bon, c'est évident que lors de vos prochaines rencontres entre gens "instruit" remarquez le réflexe que soulève ce secteur. Foglia à écrit un bon papier sur ce sujet il y a pas si longtemps. Je m'étonne (c'est sarcastique) de voir que La grosse Presse n'est pas donné la parole à d'autre type d'intervenant que ceux du milieu patronal ou des affaires.

    • J'aimerais bien entendre une personne syndiquée se prononcer contre les avantages que ca lui apporte d'être en association avec des dizaines voire des milliers de travailleurs et travailleuses comme lui.. J'ai comme un vague sentiment que les anti-syndicalistes qui pronent le travail le samedi sont soit des proprietaries de PME qui empochent directement des profits, soit des gens qui se le font imposer ou des gens qui choissisent leur emploi devant leur famille..J'ai aussi l'impression que les gens qui font partie de la 2e catégorie aimeraient bien avoir leurs fin de semaine mais qu'il n'en ont pas la possibilité mais qu'ils vont jamais l'avouer.
      @M. Lesvesque:
      Donc pour vous on gagne trop, on a trop d'avantages, un trop gros fond de pension, de trop bonnes assurance?
      Merci à notre syndicat pour tout ca, je ne m'en remettrais certainement pas au capitalisme féroce des companies pour m'assurer une qualité de vie.
      J'aimerais bien voir la regroupement non officiel des employés de McDonald non syndiqués vous critiquer, vous et votre "gros" salaire de prof, vos "conges payés d'été" (qui n'en sont pas je sais, mais que voulez vous, c'est de ca que ca a l'air) etc.
      On est tous le prolétaire de quelqu'un.. et quand "mes" prolétaires refusent de voir le contribuable et travailleur derriere tout ca, ca m'énerve.

    • Mécanicien en protection incendie en grève, c'est moi. Je ne suis pas dupe mais je semble remarquer que plusieurs dénoncent la puissance de nos syndicats et je vous l'accorde. Il faut avoir un certain levier pour faire bouger les choses, les syndicats nous assurent des conditions de travail remarquables et je les en remercie. Je n'ai aucun doute sur le fait que mon patron me payerait beaucoup moins si n'y avait pas ce mur, ce syndicat pour le dissuader. Ca me désole de voir la population en general ne pas supporter les grévistes. Dans la GRANDE majorité des cas, on ne parle pas de fonds publics mais bien de fonds privés, Réduire les conditions de travail de 175000 travailleurs (et familles...) ne va seulement que rendre ces gens plus pauvres. Ceux qui croient que le coût de leur maison ou du service qu'il se payent va descendre avec nos salaires, vous devez aussi croire au pere noel, les entrepreneurs vont seulement empocher la difference.
      Si l'argument "vous etes trop payés" est le seul que vous puissiez me donner, je vous invite à un changement de carriere, étant donné que c'est si payant. Je croise des gens, je jase et je devrais me sentir mal de ne pas vouloir travailler le samedi? D'avoir un bon fond de pension? Je suis mécanicien en protection incendie de 3e generation et mon père et mon grand-père etaient au milieu de ce conflit dans les années 70 quand "l'union est rentrée" comme ils disent. Ils se sont battus, et ils ont payé pour nos conditions de travail, alors c'est pas demain qu'on va y renoncer. Je mets au défi quiquonce n'a pas de fond de pension et de conditions de les refuser, sous pretexte qu'il en aurait trop.

    • Le gouvernement doit accorder les recours contre les syndicat pour les particuliers et compagnies qui perdent de l'argent dû à leur grève d'enfant gâté. Les contribuables de Québec devront débourser 20 millions a cause des syndicats alors qu'on retourne les chercher dans les poches des syndicats et de leurs membres pour non respect des échéances. Tous les citoyens qui cumules les retards sur leurs maisons et qui vont payer les frais d'hotêl , entreposage etc devraient pouvoir actionné ces mêmes syndicats. Mais avant qu'un gouvernement se tienne debout et le permette des lunes vont passer. Un citoyen non syndiqué et fière de ne pas l'être.

    • @emmapaul.
      Je suis en grève et j'ai décidé de faire confiance a mon syndicat pour me représenter. Depuis que je travail dans la construction et que je suis donc syndiqué, mes conditions de travail et ma rémunération se sont améliorées. Je ne sais pas quelles sont vos connaissances du milieux de la construction. Si votre seul source d'information sont les oui-dire, merci de ne pas émettre d'avis paternalistes. Il est évident qu'au Québec, les salariés syndiques ont de meilleurs conditions que les non syndiques. Bien sure les syndicats ne sont pas parfait mais qu'est ce qui est parfait: le gouvernement, les municipalités, l'église, les banques?
      Ps: en début de semaine, j'ai fait du piquetage devant des chantiers qui continuaient a travailler malgré l'avis de grève et je peu témoigner que je n'ai pas vu de violence. Les grévistes ont été averti de ne pas faire de grabuge. A part quelques fortes tètes dont les média se sont régalés, je trouve qu'au nombre de grévistes et de chantier visités, les syndiqués se sont très bien comportés et aucune manif n'a dégénérée.
      Bonne fête a tous les québécois et québécoises qui ont le c?ur a l'ouvrage, et a ceux qui sacrifient quelques heures de travail pour défendre leurs conditions.

    • Quel dommage qu'il faille que ces travailleurs se laissent berner par leur syndicat. Il faut bien se l'avouer, le syndicat, quel qu'il soit, ne protège plus l'ouvrier, il l'exploite. C'est bien connu lorsque cette grève sera réglée, peu importe comment, les cotisations syndicales augmenteront. Il faut bien que ces pauvres dirigeants syndicaux se paient et puissent investir dans de luxueux immeubles où eux seront bien confortables et bien rénumérés pendant que les travailleurs sueront sang et eau pour enrichir leur syndicat.
      Pour avoir vécu une grève de sept (7) mois, il y a de cela plusieurs années, nous pouvons vous assurer que pas un gréviste n'a jamais réussi à reprendre le dessus sur les pertes monétaires subies. Et que dire des désaccords que cela provoque entre parents et amis...
      Il faudrait peut-être qu'on réfléchisse un peu pour trouver une formule où les travailleurs seraient vraiment protégés, aidés. Je crois qu'il est possible de revenir à une forme de syndicalisme qui aide les travailleurs.
      Pour enfin répondre à la question du jour ? Si on pense à toutes les personnes qui subissent cette grève, je crois qu'un gouvernement responsable doit voir à ce que le travail reprenne sur les chantiers de construction, autant pour le bien des travailleurs de la construction que pour celui de tous ceux qui subissent cet arrêt de travail.
      Bonne Fête à tous nos bons Québecois(es) qui ont toujours le coeur à l'ouvrage et ne méritent pas de se faire traiter de la sorte.

    • je vous approuve PHIL0023

    • À mouf : vous dite que votre salaire est répartie sur 12mois, les gens de la construction leur vacances ne sont pas payé soyez informé, ils recevoient 13% de leur salaire, mais payé de leurs pochesé. À monsieur Lévesque, j'aimerais bien vous voir habiter a l'extérieur dehors en permenance en recevant votre salaire, mais si vous voulez une maison c'est des travailleurs de la construction qui peuvent vous l'offrir. À chacun son métier, le 35K par année est ridicule j'en convient je suis moi-même sur la construction, mais le calcul de monsieur Lévesque est faut car nous travaillons 48 semaine par année et calculé les gens qui travaillent saisonnier et calculer les apprenti que certian commence a 17$ de l'heure et non 30$

    • Quand le gouvernement du Québec n'a pas fait fait respecter sa loi lors du printemps des étudiants il est aujourd'hui bien mal placé pour refaire une qui ne sera pas non plus respecté car il y a eu un précédent avec les carré rouge. POURQUOI PAULINE PREMIERE NE VA PAS MANIFESTER AVEC LES BOYS DE LA CONSTRUCTION ELLE POURRAIT TAPÉ DU MARTEAU AU LIEU DE LA CASSEROLE

    • Pour Mouf, désolé mais je connais très bien le métier d'enseignant... je n'ai jamais dit que c'était un métier de rêve et je connais bien l'état actuel des écoles... mon commentaires visait les mois de congés bien mérités...mais notre emploi est assuré...contrairement aux travailleurs de la construction que du jour au lendemain ils peuvent se retrouver sans emploi...
      je sais que nous travaillons beaucoup à la maison, correction , planification etc.... je n'ai jamais dit le contraire ... mon message s'adressait pour les travailleurs de la construction et NON POUR DÉBATTRE NOS CONDITIONS D'ENSEIGNANTS! Pour moi le message de Monsieur Lévesque est un manque de respect pour les travailleurs de la construction!

    • M. Lévesque, mon commentaire sera en deux parties. Je trouve absolument décourageant de lire votre commentaire ce matin. Mon mari est électricien, nous avons deux enfants, je possède un diplôme d'études universitaires graduées. Probablement que vous gagneriez aussi 60K par année si vous travailliez 12 mois par années, 40h/semaine comme professeur. Et oui, la plupart des travailleurs de la construction ont un DEP, mais oubliez-vous qu'ils ont 4 années de formation à faire sur le terrain et ce, à salaire moindre? Une formation sur le terrain est AUSSI une formation, pas nécessaire d'être assis 8h par jour pendant 4 ans dans une salle de classe pour apprendre un métier. Avez-vous pensé aux conditions dans lesquelles ils travaillent, froids, chaleurs, dangers, et que beaucoup d'entre-eux ne pourront plus travailler à 50 ans car brisés physiquement par toutes ces années de dur labeur. Saviez-vous que la plupart des employeurs de la construction ne permettent AUCUNE conciliation travail-famille? Un travailleur qui arrive en retard ou qui prend une journée de congé pour s'occuper de son enfant malade sera considéré comme étant "non fiable" et risque de perdre son emploi à tout moment. Pensez au parent monoparental, s'il n'a pas de support de son entourage, ou met-il ses enfants quand il commence à travailler à 6h tous les matins. Les travailleurs de la construction n'ont aucune stabilité d'emploi et la plupart du temps, sont avertis le jeudi qu'ils perdent leur emploi le vendredi et ce, plusieurs fois par année. C'est pour cette raison que le salaire moyen dans la construction est de 35K.
      Et vous parlez des vacances. Deux semaines l'été, deux semaines l'hiver, c'est très bien, j'en conviens. La plupart des travailleurs de la construction de mon entourage arrivent aux vacances en rampant...savez-vous ce que c'est de travailler physiquement? De monter 5 étages à pied avec des rouleaux de fils sur chaque épaule sous pression?

    • (2e partie de mon commentaire à M. Levesque)
      Je ne pense pas que la raison du taux élevé de décrochage des garçons soit due aux bonnes conditions de travail des métiers de la construction. Comme professeur, j'espère que vous avez constaté que le problème était beaucoup plus complexe et était souvent relié au milieu familial et scolaire. Grâce votre commentaire rabaissant, qui est, je le pense, une insulte à l'intelligence de tout travailleur de la construction et à celle de leur entourage, je suis motivée plus que jamais à changer l'opinion des gens qui pensent comme vous. J'ai toujours cru que les québécois voulaient faire avancer la société et nous sommes reconnus de par la monde pour notre belle qualité de vie. Plusieurs générations se sont battues pour en arriver à ces conditions...pourquoi reculer?
      J'attends impatiemment votre réplique, je n'ai vu aucun argument valable dans votre commentaire.

    • Mon commentaire s'adresse particulièrement à Geny1982 et aux autres qui semblent savoir ce qu'est la profession d'enseignant. Avant d'écrire certaines énormités, il faudrait se renseigner. Ceci dit, cela ne veut pas dire que j'endosse les commentaires de M. Lévesque.
      Voici certaines rectifications:
      Primo: Nous avons durant l'été 1 mois et 3 semaines de congé qui ne sont pas payés. Notre salaire d'enseignant est réparti sur 12 mois mais nous ne sommes payés que pour les dix mois de travail. Soit dit en passant, les 2 semaines de congé de Noël ainsi que les vacances d'été sont payés par le 1/200 que notre commission scolaire nous enlève à chaque paie. Les frais des avantages sociaux qui se divisent en 3 catégories se situent entre 23 et 70$ par période de paie pour une personne.
      Secundo: Certaines écoles sont mal entretenues, si bien qu'on en retrouve avec des plafonds contenant de l'amiante, des champignons sur certains murs ou des fenêtres qui n'ouvrent plus. Sans compter la chaleur qui peut être accablante les chaudes journées de l'automne ainsi que celles du printemps. Pourtant rare sont les personnes qui osent en parler!
      Tertio: Nous travaillons quotidiennement avec des humains, certains plus démunis que d'autres. À certains moment dans une journée, nous pouvons être enseignant, psychologue, infirmière, psychoéducatrice, nutritionniste et surtout maman ou papa car nos élèves sont de plus en plus "pockés" par la vie, le milieu familial et j'en passe. Et c'est sans compter que nous devons communiquer avec des parents rois qui élèvent des enfants rois.
      Quarto: Vous ne voulez même pas savoir combien gagne un enseignant après les heures de corrections surtout en période d'examens, les corrections soirs et fin de semaine et j'en passe!
      J'arrêterai l'énumération de nos différentes conditions de travail car le but n'est pas de faire pitié, loin de là! Avant d'écrire des énormités sur les enseignants, il serait apprécié de se renseigner.

    • Le gros problème dans la construction se ne sont pas les travailleur mais les syndicats! Les travailleurs font se que leurs syndicats exigent, donc une loi spécial va ramener les travailleurs au travail mais ne règlera pas le problème à la source. La seul façon de faire est de casser les syndicats, mais au Québec oublié ça pas un gouvernement voudra se mouillé pour ramener un équilibre dans un secteur ou corruption, anarchie, placement syndical etc est le quotidien de quelques privilégiés grassement payé. Je ne sais pas s'ils savent que nous sommes dans une période dure et que TOUS doivent faire un effort.

    • mon commentaire est pour Stéphane Lévesque, Enseignant en français au secondaire à L'Assomption
      excusez moi mais pour etre enseignant vous avez 2 MOIS garanties plus deux semaines a noel ... étant moi même enseignante je ne dis pas cela parce que je suis jalouse et ce n'est vraiment pas pour chialer.... oui mon conjoint fais 60 000 par annee mais ou bout de la ligne il lui revient seulement la moitié....
      et quand vous dites qu'ils ne vont pas au cegep ou à l'université ca ne fait pas des personnes moins brillantes que vous .... ils sont tout aussi instruit que vous et peut-être même plus.... désolé mais votre commentaire est choquant même déplacé.... c'est des gens comme vous qui porte des jugements comme cela... qui font décroché les jeunes à ne pas se diriger dans ces domaines là et pourtant sans eux on ferait dur! et avez vous passez au risque du metier???????
      désolé mais c'est très choquant de lire ce genre de commentaires la ... allez passer une journée sur un chantier a -40C ou a 35C avec humidex en travaillant physiquement ...

      avant de juger informez vous donc !

    • un: dans les faits, le salaire n'a que rarement rapport avec le niveau d'étude.

      deux: les jaloux peuvent venir travailler dans la construction. C'est ce que j'ai fait a 38 ans insatisfait de mon emploi en administration, je suis allé suivre a mes frais un cour en électricité. C'était il y a dix ans. Je suis maintenant compagnon.

      trois: est-vous sérieux quand vous pensez que vos impôt seraient moins élevés si on était moins payé. Trop naïf. On est pas des fonctionnaires, je suis payé par le client de mon boss, Arcelor mittal actuellement.
      Et les maisons neuves ne seraient pas moins chers parce qu'aussitôt nos salaires diminués, les prix de matériaux augmenteraient et au total le client paierait le même prix.

      quatre: un électricien reçoit brut 34 de l'heure mais le client paie 90 parce que le boss doit payer toute sorte d'organismes parasites. Des économies a faire ici?

      cinq: dans l'ouest c'est moins règlementé mais la construction y est plus couteuse ( 38$ pour un électricien).

    • C'est quand même formidable de se faire dire par un prof que les conditions de travail des travailleurs de la construction sont formidablement extraordinaires! Monsieur Lévesque, l'universitaire oublie (ou s'aveugle volontairement) que le travail est saisonnier et rare sont ceux qui travaillent 48 semaines par année. Les travailleurs de la construction n'ont AUCUNE sécurité d'emploi, les conditions de travail sont difficiles et exigeantes. Sur un chantier résidentiel par exemple, le travail doit être fait toujours plus vite. Les demandes syndicales sont légitimes et comme disait la chanson ''united we stand, divided we fall''.

    • La commission Charbonneau est entrain de faire la preuve que ce qui coûte le plus cher au Québécois ce n'est surtout pas le fait que nos femmes et hommes de métier sont syndiqués.
      Regardez du côté des chemises blanches...

    • Le rapport de force dans la grève n'est pas entre les syndiqué et employeurs, mais entre syndiqué et client. Ceux qui perdent le plus d'argent, c'est les clients, pas les entrepreneurs. Et même pour les pénalité de retard les grèves sont exclues, donc rien pour les poussé à négocier comme dans le cas d'une usine qui stop la production en grève.
      Si ça s'allonge, des projets important dans des usine seront annulés ou retardé, certaines usine ne pouvant moderniser leurs installation vont fermées. Les travailleurs qui vont perdre leur job devrait se la fermé et laissé les employeurs et syndiqués réglé ça?
      Peut-importe le fond du conflit, que les travaux reprennent et qu'ils négocient. Avez-vous seulement une idée de l'impact économique, en industrie, de ne faire aucun projet ni travaux de maintenance pendants les arrêt de production d'été? Ça pourrait carrément mettre l'économie en récession si la grève dure. Ce n'est plus un simple conflit privé.

    • Il n'y a rien qui justifierait une loi spéciale. On entend dire que c'est 15% de l'économie et que c'est important, o.k. masi c'est 15% d'une économie encore libéral, on est pas dans un pays communiste à ce que je sache. alors...
      En plus, c'est plus sain que ce soit les gars eux-mêmes qui se disent qu'ils ne veulent pas perdre leurs grosses payes trop longtemps que s'ils commencent à s'imaginer qu'ils ne sont pas libres et que le gouvernement les oblige à ceci ou à cela.
      Je n'ai pas aimé la réaction de Couillard sur ce coup-là, comme disait Falardeau, la liberté c'est pas juste une marque de yogourt.
      En plus, si le gouvernement intervient après 1 semaine ou 2 dans un conflit privé, ça va susciter des attentes, lorsque l'ami Péladeau aura à faire face à une grève, les gens vont crier à deux poids deux mesures.

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