| Commenter Commentaires (15)

Devrait-on accepter les enfants des immigrants illégaux à l'école?

Yolande Cohen (Photo Associated Press)

Agrandir

Photo Associated Press

Partager

Yolande Cohen... - image 1.0

Agrandir

Yolande Cohen

Yolande Cohen

Historienne à l'UQAM

UN REFUS CHOQUANT

L'immigration illégale est une réalité avec laquelle le pays d'immigration que nous sommes doit compter. Les règles et les procédures administratives qui permettent de régulariser la présence d'illégaux au Canada sont tatillonnes et malgré les grands discours humanitaires dont on se réclame, il vaut mieux avoir des papiers en règle quand on est immigrant, ici comme ailleurs. C'est un des paradoxes de l'ouverture affichée par les États providence que d'avoir créé des catégories de sans-papiers, dont le sort est le plus souvent fixé par une décision administrative et anonyme. On retrouve partout dans le monde occidental ces catégories de sans-droits, qui ne comptent que sur les regroupements caritatifs pour faire entendre leur cause; car vivant cachés, ils ne peuvent le faire. Au Québec, où ils sont en petit nombre à cause de lois d'immigration sévères, leur présence suscite malgré tout émotion et indignation. Certes, tous les immigrants doivent se soumettre aux lois du pays où ils se trouvent. Mais l'on sait aussi que les considérations économiques sont devenues déterminantes dans le fait de quitter son pays d'origine. En particulier, l'amélioration du sort des enfants est considérée par les parents migrants comme une des raisons de leur départ. Peut-être serait-il temps de prendre en considération ces motivations pour sélectionner nos immigrants? C'est pourquoi, le fait d'apprendre que près d'un millier d'enfants sans-papiers ne puisse avoir accès à nos écoles est tellement choquant. N'ont-ils pas droit aux protections garanties par des conventions internationales, dont nous sommes signataires? L'effritement des politiques publiques depuis plusieurs décennies est le contexte dans lequel ce droit leur est actuellement dénié. Il est urgent de réparer cette « erreur administrative » en leur donnant accès à nos écoles, en attendant de trouver le juste milieu entre une ouverture tout azimut et une immigration sélective selon des critères peut-être devenus désuets.

Pierre Simard... - image 2.0

Agrandir

Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'ÉNAP, à Québec

NE PAS AVANTAGER LES CLANDESTINS

J'aimerais bien faire étalage de compassion et m'apitoyer sur le sort des immigrants illégaux, mais ma réponse est NON! Ce n'est pas que je sois contre l'immigration, au contraire. C'est seulement que je suis un partisan de l'insertion totale des immigrants; de ceux qui viennent chez nous avec l'idée de respecter nos lois et d'y travailler pour se tailler une place au soleil. Or, un pays comme le Canada ou une province comme le Québec n'ont pas à récompenser les nouveaux arrivants qui font fi des procédures d'immigration. C'est vrai que nos immigrants doivent parfois faire face à de longues périodes d'attente : il faudrait sans doute s'y attaquer. Toutefois, dans la mesure où le nombre d'immigrants qu'on accueille est limité, accepter les immigrants illégaux et leur reconnaître le droit à l'éducation équivaut à privilégier les clandestins au détriment de ceux qui respectent nos règles du jeu. Autoriser aujourd'hui les illégaux à fréquenter l'école, c'est les autoriser demain à bénéficier de l'aide sociale, des services de santé gratuits, des garderies subventionnées; des services payés par des contribuables qui, eux, respectent la loi. Avant d'ouvrir nos frontières aux immigrants illégaux, il faudrait peut-être se rappeler qu'un pays sans frontières et sans loi, ce n'est pas un pays.

Jana Havrankova... (Photo fournie par Jana Havrankova) - image 3.0

Agrandir

Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue

RECETTE POUR LA DÉLINQUANCE

Exclure de l'école les enfants dont les parents ne possèdent pas de statut légal au Québec s'avère nocif non seulement pour ces enfants, mais aussi pour la société québécoise.  Quoi de plus propice à l'éclosion de la délinquance que de priver un jeune de l'école! En plus de gaspiller des années importantes pour l'apprentissage scolaire et social, l'enfant dispose du temps, de trop de temps, pour songer à son avenir bouché par manque de formation. Le développement de sa personnalité sera perturbé par l'insuffisance de contact avec ses pairs, d'autant plus qu'il se trouve dans une famille elle-même au bord de l'exclusion. Il se repliera naturellement vers sa communauté contribuant à la création des ghettos. Après quelques années vécues ainsi, bonne chance de l'intégrer à l'ensemble de la société! Vous objectez que ses parents se sont installés au Québec illégalement? Oui, certains sont de « faux réfugiés »; ils cherchaient une meilleure vie pour eux-mêmes et pour leur progéniture. On peut comprendre cela. Et non, le Canada ne peut pas absorber toute la misère du monde. Alors, que les autorités d'immigration procèdent rapidement pour expulser les « illégaux »! Les enfants ne devraient pas souffrir des agissements de leurs parents. Ils devraient être obligés d'aller à l'école.

Francine Laplante

Femme d'affaires

UN DROIT ET UN DEVOIR

Peut-on une fois pour toutes mettre les enfants au coeur de nos préoccupations? Peut-on se concentrer simplement sur le bien-être des enfants en favorisant le plus possible leur intégration et en minimisant tous les effets secondaires que peut engendrer le simple fait d'être un immigrant illégal? Derrière chacune des décisions administratives, il y a un être humain, et dans ce cas-ci, des enfants. Comment peut-on douter de l'urgence de régulariser cette problématique? Que fait-on des droits fondamentaux des enfants? Pensez-vous que ces parents ont décidé d'immigrer ici par pur plaisir? Leur situation n'est-elle pas suffisamment dramatique, sans en ajouter encore et encore? À mon avis, encore une fois on ne cible pas la bonne question. Combien y a-t-il de criminels immigrés qui croupissent dans nos prisons, qui profitent de nos systèmes et que nous tolérons malgré tout même s'ils coutent une fortune à l'État? Un enfant, peu importe sa couleur, sa nationalité ou son statut social, a le droit à l'éducation, c'est même de notre devoir de lui offrir ce qu'il y a de mieux. Mais que vaut un enfant dans notre société aujourd'hui? Décidément, pas grand-chose!

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

DÉLAIS TROP LONGS

Si on se questionne sur la possibilité, pour les enfants d'immigrants illégaux, de fréquenter une école que ses parents n'ont pas contribué à financer, on doit aussi s'interroger sur leur droit d'être traité par les intervenants de la santé lorsqu'ils sont malades. On doit se demander s'ils peuvent circuler sur nos routes et s'ils ont droit d'être protégés par la DPJ. Ces services, il faut s'en rappeler, les Québécois se les payent collectivement. Ceci étant dit, bien qu'il soit relativement facile de verser dans un certain isolationnisme (par les Québécois, pour les Québécois... ), il ne faut pas non plus être bonasse. On sait que le système « tout inclus » du Québec est attrayant et que l'absence de contrôle représente souvent une porte grande ouverte pour bien des gens mal pris venant d'ailleurs. Toutefois, le réel problème, c'est la longueur des délais pour les demandes d'immigration ou de statut de réfugiés. Si on traitait les demandes dans des délais raisonnables, disons une semaine, on éviterait d'avoir à faire face à une question tendancieuse du genre de celle qui est posée aujourd'hui. Doit-on laisser un enfant végéter seul dans un appartement pendant que ses parents travaillent ou devrions-nous l'envoyer dans une école où il n'a pas le droit d'aller ? On ne devrait pas avoir à se poser cette question. « Madame, monsieur, les enfants, bienvenue au Canada. Voici un logement provisoire. Veuillez vous y installer temporairement. D'ici une semaine, vous saurez si vous pouvez rester ou si vous devez repartir. Merci. Au prochain ... »

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

UN PEU PLUS D'HUMANISME

Avant même de condamner notre réseau scolaire et son fonctionnement en ce qui concerne les enfants d'immigrants illégaux, nous devrions nous interroger en tant que société. Si un père et une mère de famille choisissent de fuir par tous les moyens leur pays d'origine, n'est-il pas raisonnable de croire que leur vie et celle de leurs enfants puissent être en danger? Une fois cette réflexion faite et les exilés installés au Québec, la société démocratique et civilisée que nos avons bâtie devrait s'assurer que ces enfants «sans papiers» aient les mêmes droits que ceux nés au Québec. De plus, Immigration Canada devrait tenir compte des nombreux sacrifices que font ces immigrants pour ne pas retourner dans ce pays qui, selon eux, les persécute et menace leur vie et celle de leurs enfants. Un peu plus d'humanisme serait le bienvenu dans nos nombreux tribunaux administratifs.

Jean Baillargeon... (Photo) - image 7.0

Agrandir

Jean Baillargeon

Photo

Jean Baillargeon

Expert-conseil en communication stratégique et en gestion d'enjeux

Priorité à l'intégration civique et culturelle

Je suis favorable à l'accueil dans nos écoles des enfants d'immigrants illégaux, car cela favorisera leur intégration dans la société québécoise. Quant à leurs parents, je suis partisan pour qu'on leur accorde un statut particulier temporaire, afin qu'ils suivent des cours de français et s'intègrent au marché du travail. On pourrait dans une période transitoire leur imposer un service civil obligatoire pour régulariser leur statut de citoyens à part entière. Cela leur éviterait la crainte de l'expulsion automatique, crainte qui les dissuade à  envoyer leurs enfants à l'école. En ayant un statut légal temporaire, ces enfants pourront ainsi commencer à avoir une vie normale et se faire des amis à l'école. Ils leurs seront plus facile de connaître la culture québécoise et les règles de fonctionnement de notre société. Sinon, nous serons complices comme société, de l'exploitation et de la marginalisation d'enfants et d'adultes sans droits ni responsabilité. Il se développera alors une culture de vie au noir, et tout le monde y perdra, en premier lieu l'État qui ne pourra percevoir ses impôts et surtout le manque de main-d'oeuvre dans certains secteurs d'activité. La priorité absolue doit être l'intégration civique et culturelle des enfants et de leurs parents.

Partager

publicité

Commentaires (15)
    • Si vous voulez qu'ils apprennent le français, laissez les aller a l'école.
      Il ne faut pas punir les enfants pour les choix de leurs parents.

    • Peu importe leur statut, les enfants doivent avoir le droit à l'éducation. Ne pas leur permettre de fréquenter l'école c'est de contrevenir à la Déclaration des droits des enfants de l'ONU en ne respectant pas les articles:
      2- Le droit aux moyens de se développer d'une manière normale et équilibrée.
      et
      7- Le droit à une éducation gratuite et à des loisirs.

    • Premièrement: ce n'est pas le choix d'un enfant d'être illégal ou non. Cela relève des parents, ou du tuteur, selon le cas. Deuxièmement: si l'enfant garde le souvenir d'avoir été bien reçu et bien traité, et lorsqu'il arrivera en âge de comprendre les bienfaits d'une bonne instruction, il a beaucoup plus de chances de devenir un actif pour la société plutôt qu'un insecte nuisible.
      Il serait trop facile, voire lâche, de priver un enfant "illégal" d'une bonne instruction, sous prétexte que cela fait parti de la peine encourue pour les parents d'être entrés illégalement au pays. L'enfant n'a pas à être pris en otage dans un litige de "grands".
      Selon moi, tout enfant à droit à l'instruction; cela fait parti de ses premiers pas vers la dignité humaine.
      Mario, de Ville Saguenay

    • Je vous avais dit ceci, il y a de cela une semaine. Non, mais vraiment non. On nous dit étant en dette constamment et on continue à mettre toute sorte de bienfait pour cette société québécoise, et ceci en venant constamment "fouiller" dans mes poches. Société, cessez donc d'être trop humanitaire et peut être vous la fermez. Raté pour la plupart de vous. Étant jeune je voulais demeurer célibataire et sans enfant et cette objectif a été atteinte et je me rends compte que ceci n'a donné un rien puisque je paie pour tout le monde. La nuit est faite pour dormir. Nous sommes 6 milliard et vous vous vantez de cela. Vous êtes en train et de manger et de détruire la planète Christ d'épais de société.

    • faut les eduquer...pas en faire des delinquants quand meme

    • Monsieur Sera,
      Votre première ministre vient justement de parler de solidarité entre les Québécois de souche et ceux qui ne le sont pas comme valeur québécoise à la télé. Elle a dit ça dans un flot d'autres belles paroles et idées comme on pouvait s'y attendre.
      Or dans la solidarité avec quelqu'un il faut, selon une définition que je prends sur internet "se comporter comme si on était directement confronté au problème de l'autre" sinon c'est l'avenir du groupe qui est compromis.
      Pour être responsable vis-à-vis le comportement religieux d'une personne, je crois qu'il faut laisser vivre à cette personne sa croyance et ne pas tout le temps revenir avec "sa" religion qui serait la meilleure, la seule vraie etc. Pour lui, c'est sa réponse au problème existentiel qui nous est commun mais auquel on apporte une réponse différente
      C'est d'ailleurs ça que nos grandes théories pédagogiques enseignent me semble-t-il.
      Ce jeune avait avec lui ce qui vous a paru comme une arme blanche mais que d'autres ont jugé comme un objet traditionnel et religieux normal dans sa religion. Si un catholique se retrouvait dans un pays qui ne connait cette religion, les gens trouverait que se promener avec la représentation d'un instrument de torture avec le supplicié encore dessus relève de la maladie mentale. Ça prendrait probablement les gens les plus sages de ce pays pour empêcher la meute d'enfermer dans une cellule un tel fou.
      Je crois qu'il commence a y avoir un écart qui se remarque entre les vraies valeurs québécoises et ce que le parti québécois pense que sont les valeurs québécoises. Ce n'est pas vrai que les Québécois sont chicaniers ou qu'ils sont si épeurés des différences qu'il faut qu'ils se regroupent pour se défendre des méchants arabes comme le dit le PQ par la bouche de Benhabib, ou des méchants anglais comme le dit le PQ quand il sort ses lois racistes.
      Il y a une partie ou l'on se fait contaminer par la pensée française sur ces questions.
      Denis Mercier

    • @denis825
      "Même les petits, on sait jamais... ils peuvent avoir des petits couteaux, au quel cas, il faudrait s'accrocher au grillage de l'école et vociférer notre haine au petit étranger avec un kirpan"
      Est-ce que tu aimerais que tous les Québécois de Souche aient le droit d'amener des couteaux à l'école? Ou est-ce que ce sont seulement certaines personnes qui ont ce droit?
      J'ai comme l'impression que si les Québécois de Souche se promenaient avec des couteaux, tu serais le premier à t'en plaindre.
      Denis Marchand-Lavigne

    • "Un enfant, peu importe sa couleur, sa nationalité ou son statut social, a le droit à l'éducation, c'est même de notre devoir de lui offrir ce qu'il y a de mieux. Mais que vaut un enfant dans notre société aujourd'hui? Décidément, pas grand-chose!"
      Je suis tout à fait d'accord avec vous Madame Laplante et avec M. Bottari, entre autres, pour honorer notre devoir d'humanité mais vous savez qu'ici au Québec, les gens ne sont pas tous égaux. Il y a ceux qui peuvent servir les plans des séparatistes et les autres.
      Ceux qui peuvent servir les plans des séparatistes présentement sont essentiellement les jeunes parce qu'ils ont moins d'expérience des discours politiques et de leur fourberie.
      Par exemple, beaucoup de jeunes "de souche" en France ont voté pour Marine Le Pen qui avec eux a atteint des records en nombres de votes exprimés pour son parti parce que cette catégorie de votants, s'inquiètent de trouver un emploi.
      Alors vous pensez sérieusement que le PQ va se boucher les yeux sur ce phénomène ?! C'est la même famille politique ! C'est la même cible d'électeurs, c'est la droite dure ! Qui a dit que le PQ c'était la gauche ? Qui le prétend encore ? Ils ont coupés les gens âgées sur le b.s. le mois passé.
      Ça ne s'appelle pas parti socialiste, ça s'appelle parti Québécois. Ce parti peut-être n'importe ou sur l'échiquier politique. Madame Maltais le mois prochain peut aussi bien nous sortir une politique de préférence nationale (de l'ump, parti de droite en France) que d'inspiration talibane en coupant encore dans l'enseignement supérieure. C'est selon ce que ces gens pensent qui aidera l'idée de souveraineté.
      On était habitué à une certaine subtilité de leur part mais là, on voit que toute subtilité a disparue, on voit qu'ils y vont à fond avec la carte nationaliste. Le "nous" de Parizeau ne sera plus que la petite bière bientôt. Dans ce contexte, les réfugiés illégaux seraient mieux de déménager en Ontario tout de suite. On est trop petits ici.

    • Décourageant de lire les propos de M. Baillargeon!
      Faudrait lui expliquer que le Québec a des politiques d'immigration extrêmement favorables.
      Le Québec accueille deux fois plus d'immigrants per capita que les USA et le Québec offre une gamme complète de programmes sociaux aux nouveaux arrivants, ce que les Américains n'accordent pas.
      Ceux qui ne se qualifient pas sont des illégaux. Des gens qui n'ont pas d'affaire ici. Des gens qui ont été rejetés par le système, après de multiples appels (certains cas de revendicateurs de réfugiés peuvent s'étirer sur 4-5 ans coutant plus de 50k aux contribuables) n'ont aucun droit ici et devraient etre expulsés muni militari.
      jp

    • Dans cette histoire, les dindons de la farce sont les immigrants qui respectent les lois. Ils doivent suivre un processus souvent compliqué et répondre à plein de questions. Ils doivent respecter certains critères.
      Si on retire ces conditions, il y aura une vague humaine vers le Québec, qui a déjà toutes les misères du monde à intégrer ceux qui arrivent déjà.
      Cela fait des années que je fréquente le site bladi.net, où de nombreux immigrants Marocais échangent sur leur parcours d'immigrant.
      Le plus simple pour eux serait de briser la loi et d'ensuite en appeler à l'humanisme.
      Denis Marchand-Lavigne

    • Oui, tous les enfants ont droit à l'éducation, peu importe leur statut politique...et ils ont droit aussi aux soins de santé et à la protection de l'État, là où ils demeurent. La notion d'immigrant illégal est un concept d'ailleurs fort ridicule. On est immigrant tout court quand on arrive dans un pays dans le but de s'y installer pour des raisons politiques, religieuses ou économiques, et c'est au pays d'accueil à décider de l'acceptation ou non de cet immigrant. Cela a toujours été ainsi, même pour nous. Quand nos ancêtres sont venus ici au Canada, c'était pour l'une de ces raisons. Heureusement que les autochtones qui y vivaient n'avaient pas cette notion d'immigrant illégal...quoique les Blancs n'ont jamais respecté les lois (us et coutumes)autochtones; c'est ainsi qu'ils ont pu "coloniser" (une sorte d'immigration forcée) tout ce qu'on appelait le nouveau continent...un ptit peu aux Portugais, beaucoup aux Espagnols, énormément aux Anglais et le reste aux Français...

    • NON à l'éducation aux illégaux. Pourquoi leur permettrait-on de profiter de services spéciaux (orthopedagogie, psychologues...) alors que ces services sont déjà insuffisants pour nos enfants "légaux" inscrits dans nos écoles?
      Avec une société de plus en plus "malade", nous avons un besoin criantd'aide pédagogique et psychologique. Or l'aide financière reçue du Ministère est NETTEMENT insuffisante. On vit présentement "l'intégration sauvage", qui s'est insidieusement incrustée dans nos écoles. On a de plus en plus d'enfants, qui auraient besoin d'être dans une classe spéciale, avec des spécialistes qui pourraient répondre à leurs besoins, intégrés dans nos classes. Nous ne sommes pas formés pour répondre à leurs besoins. En bout de ligne, ce sont les enfants "normaux", sans trop de problèmes, qui écopent. Ils ne reçoivent PAS l'enseignement auquel ils ont droit!!!
      Après 35 ans dans l'enseignement, je pourrais en écrire tout un roman! Je quitte ce milieu déçue et inquiète de l'avenir pour mes collègues.

    • Je suis d'accord avec Pierre Simard.
      Sinon foutons en l'air les frontières, ouvrons les portes toutes grandes à tout le monde et surtout, remboursons ceux qui payent des milliers de dollars et qui patientent de longues années avant d'entrer ici en toute légalité.
      On se démerdera avec les problèmes le temps venu, comme la France et les autres pays qui ont aux prises avec des tas d'illégaux dont ils ont perdu le nombre et le contrôle. Et surtout, on est riches: payons pour tout ce beau monde!
      Non à l'immigration illégale, non à l'immigration imposée. Quand on entre ici illégalement, ça montre juste le respect qu'on a envers la société chez qui on s'impose et la mauvaise intention d'obéir aux lois qu'on a
      NON.
      Dominique Lavoie

    • Avec les nationalistes extrêmes comme Le Pen en France ou Bock Coté au Québec, il faut avoir peur des autres qui ne sont pas comme nous.
      Même les petits, on sait jamais... ils peuvent avoir des petits couteaux, au quel cas, il faudrait s'accrocher au grillage de l'école et vociférer notre haine au petit étranger avec un kirpan.
      Ils peuvent avoir des petits bombes peut-être. j'ai entendu une histoire de t-shirt à la radio française à ce sujet à peine croyable. Le petit avait eu un t-shirt en cadeau avec écrit dessus "Je suis une bombe" et ses ancêtres n'étaient pas Gaulois.
      Ici, selon Bock Coté entk :
      "soit la citoyenneté veut dire quelque chose, et elle est associée à des droits et privilèges qui distinguent finalement les citoyens de ceux qui ne le sont pas, soit elle ne veut rien dire."
      Faut pas jouer avec ça ! c'est sérieux la souveraineté et la citoyenneté. On va devenir citoyen québécois souverain en refoulant les enfants des étrangers vers leur chambre ou vers la rue un à la fois. Tout un programme ! en attendant on vit encore au Canada qui a signé une convention internationale sur le droit des enfants qui inclut le droit à l'éducation :
      article 28
      1. Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation..."
      http://www2.ohchr.org/french/law/crc.htm
      C'est comme le geste de couper les b.s. de plus de 55 ans, c'est comme se cacher derrière les lois des villes pour empêcher le monde de s'exprimer, c'est comme faire mettre du tape sur le "hold" du téléphone dans un restaurant. ...etc
      Ça se peux-tu que des séparatistes ait engagé les Québécois dans une nouvelle version d'un film connu qui va s'appeler "Chéri j'ai rapetissé les Québécois !" et qu'on ne soit pas au courant
      Denis Mercier

    • Oui, il est très important d'intégrer les enfants du primaires et du secondaire jusqu'à ce que leur situation soit réglée. Il faut s'assurer qu'ils aient un carnet de santé montrant qu'ils ont reçu les mêmes vaccins que les autres. Je travaille dans le monde de l'enseignement et des alertes à la turberculose, par exemple, il y en a et je trouve que l'on en est venu à réagir beaucoup moins efficacement au problème. Je suis persuadée qu'il y a beaucoup plus d'étudiants illégaux qu'on veut bien nous le dire. Faire payer des frais de scolarité élevés mène rapidement à un système d'école privée à l'intérieur du système public et à toutes les injustices et nanigances qui viennent avec cela. Toutefois, on ne peut supporter plus longtemps une population qui nourrit l'économie du cash et ne paie pas d'impôts. La situation dégénère quand ces élèves arrivent au cégep où ils sont aguerris et sont loin de longer les murs, muselés par la honte. Au contraire!

Commenter cet article

Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.

Nous vous invitons à commenter les articles suivants:

Veuilez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box
la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer