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Aide sociale: compressions justifiées du gouvernement Marois?

Agnès Maltais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité... (Photo Fred Chartrand, La Presse Canadienne)

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Agnès Maltais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Photo Fred Chartrand, La Presse Canadienne

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Approuvez-vous la décision du gouvernement Marois de faire des compressions dans l'aide sociale qui touchent particulièrement les prestataires de 55 à 58 ans et les parents de jeunes enfants? Son attitude s'apparente-t-elle à celle du gouvernement Harper dans sa réforme de l'assurance-emploi?

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Jean Baillargeon

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Jean Baillargeon

Expert-conseil en communication stratégique et en gestion d'enjeux

L'EFFET BOOMERANG

Je suis d'accord avec les mesures adoptées par le gouvernement québécois pour les prestataires d'aide sociale aptes au travail. Le problème à l'origine du mauvais accueil des mesures proposées par la ministre de la Solidarité découle de la conjoncture défavorable. Cette annonce arrive à un très mauvais moment, surtout après les compressions du fédéral dans le programme d'assurance-emploi. Mme Maltais perd maintenant toute crédibilité en critiquant les coupes fédérales, puisqu'elle utilise la même recette, pour les mêmes raisons, soit les contraintes budgétaires et les abus de certains prestataires. En communication, on appelle cela « l'effet boomerang ». Le contexte a fait en sorte que le message de la ministre ne passe pas, même s'il s'agit de bonnes mesures, mais malheureusement prises dans un mauvais contexte. L'aide sociale est une mesure temporaire de dernier recours, c'est pourquoi les mesures de retour au travail sont à prioriser, car elles servent à briser l'isolement de personnes démunies. Pour réussir, l'accompagnement ne doit pas seulement être monétaire, il doit aussi être sociétal. Mme Maltais devrait créer un « effet miroir » et se poser certaines questions fondamentales avant d'adopter des mesures coercitives. Pourquoi les grands employeurs et les syndicats ne s'entendent-ils pas pour offrir un certain nombre de postes de travail journalier à des assistés sociaux peu qualifiés?  Pourquoi acceptons-nous encore des milliers de jeunes assistés sociaux avec des diplômes universitaires? Pourquoi le gouvernement du Québec ne crée-t-il pas un service civil afin de combler les milliers de postes disponibles?

Francine Laplante

Femme d'affaires

COUPEZ AILLEURS !

Cette décision du gouvernement Marois est difficile à suivre, à comprendre et surtout à accepter. Je n'arrive pas à croire qu'un gouvernement n'a pas d'autre endroit à couper avant de s'attaquer à cette classe de société! On a pourtant mille exemples de gras dans lequel on pourrait couper : les grandes rencontres inutiles de réflexion, les voyages de déplacement plus que douteux des fonctionnaires et ministres, les comités sur des enjeux créés de toute pièce, les indemnités de départ trop généreuses, les paradis fiscaux... Le nerf de la guerre ne se trouve pas dans l'aide sociale et ce n'est pas là que nous allons faire les économies substantielles qui permettraient de rétablir les finances publiques. Je trouve indécent de s'en prendre encore une fois aux plus vulnérables comme ces personnes de 55 à 58 ans qui ont généralement trimé dur toute leur vie et qui ne voudraient pas avoir à attendre un chèque de dernier recours pour subvenir à leurs besoins. Et les familles avec de jeunes enfants qui doivent vivre avec une moyenne de 750 $ par mois! Est-ce que nos ministres ont une idée de ce que cela veut dire? Quand on a des enfants à nourrir et à éduquer, ce n'est pas vivre, mais uniquement survivre! Nous voulons une société éduquée, des jeunes allumés, des aînés heureux, autonomes et moins malades, et pourtant nous nous attaquons directement à ces classes vulnérables pour générer tout au plus des économies de bouts de chandelle comparativement à bien d'autres mesures qui pourraient être mises en place. On peut bien reprocher ce que l'on veut au gouvernement Harper, mais il n'a pas essayé de nous passer sa réforme de l'assurance-emploi en catimini un vendredi après-midi. Plus que jamais, je remets en doute la capacité de notre gouvernement de réaliser à quel point il y a des gens vulnérables et dans le besoin, alors que les banques alimentaires ne fournissent pas à la demande, les enfants ne mangent pas à leur faim, les organismes communautaires sont débordés... Lorsqu'on n'a aucun souci à payer son loyer et son épicerie comme Mme la première ministre et Mme la ministre, peut-être qu'on ne peut pas comprendre à quel point ça fait mal d'avoir le ventre vide et le coeur dépourvu d'espoir de s'en sortir.

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Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue

OÙ SONT LES EMPLOIS ?

Le gouvernement péquiste a houspillé le gouvernement fédéral pour le manque « d'études d'impact » concernant les modifications brutales à l'assurance-emploi. Presque simultanément, comme pour ne pas être en reste, le gouvernement du Québec sort du son chapeau des changements au régime d'aide sociale, sans études d'impact, très discrètement, pour ne pas dire en catimini.  Les buts des compressions : diminuer les dépenses, encourager l'emploi, contrer la dépendance envers l'État. Comme si de telles mesures devaient créer automatiquement des emplois! Où se trouvent-ils, ces emplois?  Où sont les études d'impact? À quel point est-il vrai que beaucoup de prestataires de l'assurance emploi et de l'aide sociale ne cherchent pas l'emploi puisque l'État pourvoit à leurs besoins? Bien entendu, les travailleurs qui se lèvent le matin, bravent les intempéries, subissent les aléas de la circulation et des humeurs de leurs supérieurs se demandent à juste titre pourquoi ils paieraient pour des paresseux. Bien sûr, il est important de traquer la fraude et l'indolence, mais pourquoi faire porter l'odieux à certains groupes de prestataires? Il y a gros à parier que selon sa coutume maintenant bien rodée, le gouvernement péquiste reculera. La question fondamentale de l'employabilité des prestataires d'aide sociale restera sans réponse.

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Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'ÉNAP, à Québec

LES ARISTOCRATES DE LA SOLIDARITÉ

Rationaliser les dépenses publiques en incitant les bénéficiaires de l'aide sociale à intégrer le marché du travail n'a rien de déraisonnable. Toutefois, au Québec, toutes les solutions concrètes et réalistes à un problème public sont assimilées à un assaut contre le sacro-saint modèle québécois. Tout ce qui n'est pas synonyme de compassion universelle, d'amour ou d'altruisme, n'est que de vulgaires considérations matérialistes mues par une idéologie néolibérale. De toute évidence, les seules réformes acceptables par les aristocrates québécois de la solidarité sont celles qui alourdissent le fardeau fiscal des citoyens ou celles qui favorisent une hausse de la taxation des riches. Dire que la semaine dernière, la réforme de l'assurance-emploi par le gouvernement Harper était une raison suffisante pour se séparer du Canada. On se sépare de qui, maintenant?

Marc Simard

Professeur d'histoire au cégep Garneau à Québec

LES INTOUCHABLES

Un des principes fondamentaux en administration publique veut que les gouvernements soient les fiduciaires des impôts collectés et qu'ils les gèrent au mieux de leurs connaissances et de leurs capacités, au bénéfice de l'ensemble de la collectivité. Certains rétorqueront que ce principe a été mis à mal dans plusieurs administrations, comme nous le révèle la commission Charbonneau, mais cela ne l'invalide pas. Or, il semble que ce principe ne s'applique pas à certaines personnes ou dans certaines parties du territoire, comme l'illustre l'actualité de ces dernières semaines. Selon le discours des opposants aux réformes de l'assurance-emploi et de l'aide sociale, les chômeurs, les assistés sociaux et certaines régions bénéficieraient à vie et en dépit des contraintes financières et des changements économiques et sociaux de droits et de privilèges intangibles. Malgré la crise des finances publiques et l'évolution du marché de l'emploi, modifier ces lois dans tout autre sens que pour les «bonifier» serait un sacrilège. Les gens en général travaillent désormais plus longtemps, mais appliquer cette règle aux assistés sociaux de 55 à 58 ans serait une profanation. Obliger les bénéficiaires de l'assurance-emploi à ne plus considérer celle-ci comme un complément automatique à leur travail saisonnier un outrage. Tout gouvernement qui ne respecte pas ce dogme s'expose à la hargne et à la vindicte des manifestants enrôlés et véhiculés par les permanents syndicaux et les travailleurs sociaux qui défendent ainsi leur satrapie.

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Nestor Turcotte

Nestor Turcotte

Retraité de l'enseignement collégial

PLUS SOURNOIS

Agnès Maltais, flanquée du ministre délégué du Tourisme Pascal Bérubé, est allée à Ottawa critiquer les compressions sauvages aux plus démunis de l'assurance-emploi décrétées par le gouvernement conservateur. Alors qu'elle s'offusquait devant les médias avec son confrère péquiste, elle a oublié, volontairement ou involontairement, qu'elle avait la même médecine dans ses cartons pour certaines personnes touchées par l'aide sociale au Québec. Elle a fait cela le plus sérieusement du monde, et son confrère député de Matane, n'a pas bronché d'un pouce. Ce gouvernement minoritaire nous avait promis de faire autrement que tous les autres gouvernements précédents. À le regarder aller depuis septembre 2012, non seulement il ne fait pas autrement, il fait comme les autres et, de plus, il procède de façon plus sournoise. L'annonce de la ministre Maltais a été faite pendant que les parlementaires de Québec étaient en relâche, pensant ainsi ne pas créer trop de remous, ne pas inquiéter les gens concernés et surtout ne pas susciter les questions de l'Opposition. Il est fort à parier que lors de la prochaine période de questions, la ministre sera sur la sellette. Elle devra essayer d'expliquer pourquoi elle condamne ce qui se passe dans le parlement canadien, alors qu'elle s'apprête à appliquer la même médecine dans son propre parlement. Le gouvernement a tout donné aux étudiants. Clientèle captive oblige. Il se doit de trouver l'argent que les étudiants ne veulent pas donner spontanément et faire ainsi leur juste part. Ce sont encore les plus mal pris qui devront payer.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

MAUVAISE CIBLE

Le gouvernement aurait dû annoncer ces compressions, et non pas tenter de les passer en catimini. En agissant de la sorte, Agnès Maltais n'a plus aucune crédibilité lorsqu'elle tente de défendre notre point de vue concernant la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement Harper. En visant principalement les personnes de 55 à 58 ans et les parents de jeunes enfants, Mme Maltais se trompe de cible. Elle devrait plutôt tenter d'identifier et encourager le retour sur le marché du travail des jeunes prestataires vivant seuls en santé, aptes au travail qui retirent des prestations sans raisons apparentes et justifiées. Mme Maltais devrait demander à ses subalternes ayant rédigé cette réforme de la reformuler afin qu'elle soit adaptée à la réalité et au fait que l'aide sociale est devenue pour certains une tradition familiale qui se transmet de père en fils.

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

HARPER PLUS CAVALIER

Bien que l'assurance-emploi et l'aide sociale visent le même but, c'est-à-dire d'éviter la grande pauvreté, ces deux programmes diffèrent par leur mode de financement. Les bénéficiaires de l'assurance-emploi cotisent obligatoirement au programme ; ils retirent donc des prestations d'un fonds auquel ils ont contribué. L'aide sociale est, quant à elle, financée grâce aux impôts de ceux qui en paient. C'est donc dire que les assistés sociaux ne contribuent pas au fonds dont ils bénéficient. L'attitude de M. Harper est en conséquence beaucoup plus cavalière que celle de Marois puisque c'est plus difficilement justifiable de couper les vivres à ceux qui ont contribué à une assurance que de le faire à ceux qui attendent l'aide des autres sans fournir quoi que ce soit au système dont ils profitent. En ce qui a trait aux compressions proprement dites, je crois que le fait de laisser les bénéficiaires de l'aide sociale disposer à leur guise de l'entièreté de la somme qu'on leur verse ne plaide pas en leur faveur. En effet, dans l'opinion publique, on entend beaucoup parler du fait que certains assistés sociaux se paient des luxes qui n'ont rien à voir avec des biens de première nécessité. Dans un tel contexte, je comprends les honnêtes travailleurs d'être d'accord avec ces nouvelles coupures : ils n'en peuvent plus de voir des assistés sociaux vivre plus aisément que ceux qui travaillent au salaire minimum, et cela en restant chez eux à attendre que le chèque arrive.

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO

CONTRAINTE BUDGÉTAIRE ET CHOIX DIFFICILES

Compte tenu de la contrainte budgétaire qu'ils se sont imposée, les gouvernements Harper et Marois doivent faire des coupes budgétaires. Cet exercice est toujours difficile. Il faut définir des priorités et tenter de couper où cela fait le moins mal. Les deux gouvernements tentent également de prendre des mesures pour réduire à plus long terme l'impact du vieillissement de la population en augmentant la disponibilité des travailleurs pour les emplois. Dans ces deux dossiers (aide sociale et assurance-emploi), les deux gouvernements prennent des mesures similaires, à savoir un resserrement des conditions d'éligibilité. Les messages des deux gouvernements, conçus par leurs spécialistes en communication, sont également très similaires : «On coupe dans les transferts que vous recevez pour que vous ayez plus de revenus dans le futur.» Une autre similarité est le fait que les deux gouvernements n'ont pas rendu public des études d'impact des mesures prises. La différence entre ces deux gouvernements vient surtout des raisons qui les ont poussés à s'imposer une contrainte budgétaire. Pour le gouvernement Marois, ces raisons semblent reliées à la faible croissance  économique et au désir d'avoir une bonne crédibilité dans les marchés financiers. Pour le gouvernement Harper,  ces raisons seraient davantage reliées à un choix de réduire la taille du gouvernement. On a donné beaucoup de réductions de taxes et impôts, remplaçant ainsi un surplus structurel par un déficit structurel. Le besoin de retourner à l'équilibre budgétaire n'est qu'une conséquence de cette stratégie.

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Adrien Pouliot

Photo d'archives

Adrien Pouliot

Chef du Parti conservateur du Québec et président et chef de direction de Draco Capital

DEUX COMBATS DIFFÉRENTS

Les prestataires d'assurance-emploi ont toujours été tenus d'effectuer une recherche d'emploi raisonnable et d'accepter toute offre d'emploi convenable. La réforme proposée par le gouvernement fédéral vise à faire prendre conscience aux prestataires fréquents de leurs responsabilités quant à la recherche et à l'acceptation d'un emploi. Ainsi, à compter de la septième semaine de sa période de prestations, le prestataire fréquent (qui a été au chômage plus de 15 mois au cours des 5 dernières années) doit élargir sa recherche d'emploi pour inclure tout travail pour lequel il est qualifié et dont le salaire correspond à au moins 70% de son salaire antérieur. La réforme de M. Harper n'a pas pour but d'appauvrir le prestataire. Contrairement au mythe entretenu par ceux qui refusent de protéger les intérêts du travailleurs cotisant au régime d'assurance-emploi, le prestataire doit être en meilleure situation financière en acceptant l'emploi plutôt qu'en recevant des prestations régulières d'assurance-emploi - sinon il n'est pas obligé d'accepter l'emploi.  La réforme de l'aide sociale de Mme Marois, elle, a pour but de bêtement réduire les dépenses publiques de 20 millions $, supposément en attendant que la ministre Maltais n'annonce de nouveaux programmes.  Deux combats bien différents.

Étienne Boudou-Laforce

Candidat à la maîtrise en service social à l'Université de Sherbrooke

DÉPLORABLE

La décision du gouvernement Marois de faire des compressions dans l'aide sociale attriste profondément. Prétendre vouloir combattre les inégalités sociales qui prévalent dans la société, mais s'attaquer aux citoyens en situation de pauvreté et au tissu social est des plus incohérents et déplorables. Tous s'entendent pour dire qu'il est souhaitable d'avoir plus de travailleurs actifs et moins d'assistés sociaux, mais ce n'est pas en coupant l'aide aux plus démunis qu'on permettra à ces derniers de trouver plus rapidement le chemin du marché du travail. Quelle vision simpliste. Une infime partie de ces derniers pourront - un temps - bénéficier de l'allocation supplémentaire prévue par le gouvernement visant la réinsertion professionnelle. Les autres ne verront que leur chèque d'aide sociale réduit drastiquement. Par contre, les frais en loyer, électricité, nourriture et vêtement, eux, demeureront. La ministre Maltais devrait essayer l'exercice de vivre un seul mois avec 604 $ dans ses poches afin de constater à quoi sont confrontés les personnes touchant l'aide social. Mme Maltais souhaite briser le «cycle de la pauvreté, très bien, mais pourquoi n'avoir pas tenté de s'attaquer à l'analphabétisme

grandissant et au peu d'accès au logement adéquat et accessible ? Couper dans l'aide sociale est simplement nuisible.

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Commentaires (39)
    • Ceci est vraiment pas très fort de la part de nos politicien. Avant de couper des gens dans le besoin ( des gens pauvre ) ils pourraient couper dans le gaspillage.

    • Je suis en accord avec le projet de la ministre.
      E.Paradis

    • L'Aide sociale, c'est comme une prime d'assurance que les Québécois paient pour s'assurer d'une certaine forme de paix sociale. Vous avez vu, dès qu'on a voulu fouiller un peu dans les goussets des étudiants (des gens bien souvent aussi pauvres que les assistés sociaux) plusieurs extravagants, mais aussi des étudiants et des non nantis se ont mis à se promener dans les rues dans un tintamarre qui rendait la chose anxiogène pour tous. Il faut donner l'argent nécessaire à la subsistance des pauvres et les aider pour qu'ils se sortent de ce pétrin, si c'est possible. Mais on ne doit pas obliger tout le monde chez les « BS » à porter une chemise 18 de collet pour tous et punir ceux à qui la chemise ne va pas. On pourrait peut-être, par exemple, leur accorder des primes d'encouragement du genre : une prime si tu ne fumes plus, une prime si tu vas en thérapie pour ton alcoolisme ou pour cesser de prendre de la drogue, une prime si tu retournes sur le marché du travail, une prime si tu retournes en classe et le reste. Mais couper, surtout en hypocrite comme les péquistes veulent le faire, c'est malhonnête, sans-c?ur et, sur les bords, cruel, même barbare.
      PAC

    • ject: ces équipes d'intervention psychosociale ne sauraient travailler avec un épée de Damoclès leur ordonnant de cesser tout traitement au bout d'un "maximum- Maltais" de 90 jours.
      Date: Mon, 11 Mar 2013 10:34:22 -0400
      Bonjour,
      Madame Maltais a annoncé qu'un maximum de 90 jours serait désormais autorisé pour les thérapies fermées en centres de dépendances.Au-delà de ce temps alloué, il n'y aurait plus de financement.
      La toxicomanie est une problématique qu'on ne caser dans une série de formulaires ou de jours de calendrier.
      J'ai coordonné un projet visant la prévention du brassage des petits bébés.
      Entre 1996 et l'an 2000, il y avait eu une augmentation de 300% ( C'est bien trois cents pour cent) d'augmentation du nombre de cas selon l'Höpital Ste Justine. Cette triste statistique ne s'est pas améliorée depuis.
      Or, dans la majorité des cas relevés, la consommation de drogues était un facteur récurant.
      Pire, lorsqu'il y avait consommation ,il y avait, : aggravation des gestes de violence et de négligence , et hélas, il y a eu ainsi des morts de bébés et des séquelles graves pour d'autres...
      Les centres de dépendances font un travail essentiel auprès des futurs parents et aussi auprès des parents "poqués" . En les accueillant même avec leurs bambins et leurs enfants pendant une période de six mois, ils les aident à plusieurs niveaux.
      Ces parents ne souffrent pas seulement de leur dépendance:
      ils souffrent de toute leur "vie":
      Ils ont parfois cumulé des chaos et des souffrances depuis leurs enfances, de leurs adolescences ,et depuis le début de leur vie d'adulte et cela envahit vraiment leur quotidien...
      Prendre décision d'aller dans un centre fermé pour guérir , est un acte de courage, parfois fragile...
      Mais l'équipe l'appuiera et l'aidera dans sa volonté de guérir "sa vie".
      J'ai pu constater la renaissance de certains parents aidés par ces centres.
      Mais,ces équipes d'intervention psychosociale ne sauraient travailler avec un épée de Damoclès l

    • Personnellement je crois qu'il faudrait obliger les "aptes" à donner une preuve de bénévolat dans un organisme communautaire pour recevoir le chèque d'aide sociale en main propre. Ceci les obligerait a garder alerte le reflexe de se trouver un emploi.

    • @Chtaboutte!4h02
      "Vivement les coupes aux BS!! C'est pas normal que des gens passent leur vie la-dessus, c'est une mesure d'aide temporaire." Monsieur j'avais les mêmes propos que vous envers les assistées sociaux mais un jour je fus contraint d'utiliser ce secours de dernière ligne. Alors ma perception a changé. Pour en sortir j'ai étudié pour obtenir un B.A.A., envoyé plus de 700 Cv. Je continu à chercher un emploi et espérer une vie meilleure. Je vous souhaite de ne pas subir les mêmes épreuves que moi pour changer de discours.
      1-Fraudeurs à l'assistance sociale : J'ai toujours déclaré tous mes revenus avec les grands inconvénients que cela comporte. Oui vous devez emplir une quantité de documents prouvant vos revenus. Beaucoup de mes connaissances préfèrent ne pas déclarer de revenu à l'aide sociale pour éviter les tracasseries administratives.
      2- Les emplois disponibles pour les 55 ans et plus : Un gros 15 heures par semaine au Wallmarde. (Les commerces offrent beaucoup de travail à temps partiel pour économiser sur les frais marginaux.)Avec ce merveilleux revenu vous ne gagniez pas assez d'argent pour vous passer de l'assistance sociale.
      3- Ma prédiction : La résultante de tous le processus de compression sera plus de fonctionnaires plus de tracas pour les contribuables et une supposé économie qui se transformera en perte.
      Christian
      Sherbrooke

    • Le gouvernement semble appliquer le principe simpliste du ministre Marceau : « Tout le monde doit faire sa part ». Il y en a dont la part est inversement proportionnelle aux revenus annuels qu'ils ou elles touchent. Si l'État a besoin d'argent, il aurait pu augmenter de 2 points de plus l'impôt des personnes dont les revenus sont de 200 000$ et davantage au lieu d'enlever le pain de la bouche à des gens qui ont de la difficulté à subvenir à leurs besoins essentiels. Déjà que la taxe santé, qu'on avait promis d'abolir, touche inéquitablement petit-es salarié-es et gens à hauts revenus. Par souci de solidarité sociale, on pourrait aussi abolir les primes de toutes sortes versées aux haut-fonctionnaires, cadres et dirigeants dans tous les domaines relevant de l'État - primes que toutes et tous les contribuables paient - ainsi que toutes les réductions fiscales inimaginables offertes à ceux qui ont les moyens de s'en prévaloir. Cette mesure permettrait d'accroître et non de réduire l'aide aux citoyennes et citoyens qui en ont besoin.
      Mais ce n'est pas la voie empruntée par le gouvernement : les femmes, les moins nantis, les gens qui ont des problèmes de santé (dépendance par toxicomanie, par exemple), ce n'est pas sa priorité. Ce gouvernement, comme le précédent, a une vision de la société axée sur l'économie à tout prix, les lois du marché, la réduction des dépenses, le déficit zéro et tutti quanti susceptible de plaire au monde des affaires. La vision péquiste de l'avenir est une vision néolibérale, qui veut plaire aux puissants de ce monde, se montrer à la hauteur de leurs attentes et de leur reconnaissance, même si pour cela il faut écraser les plus pauvres, les moins chanceux et chanceuses de la société.
      Et dire que le PQ, quand il était dans l'opposition, poussait des hauts cris devant les Libéraux qui menaçaient - au moins ouvertement, eux - de réduire les programmes sociaux et l'aide aux moins nantis.
      http://sisyphe.org/spip.php?article4382

    • Et ce fameux gouvernement continue de s'enfarger de plus bel . Il est tellement facile de ''varger'' sur les plus démunis(qui n'ont même pas les moyens de manifester )...pour redonner aux plus bruyants par exemple . . Je gage que si Mme Marois était dans l'opposition , elle irait taper sur les chaudrons avec les assistés sociaux pour contester. Allez voir les prises de position de Mme Marois lorsqu'elle était dans l'opposition , lorsqu'un ministre libéral a voulu toucher aux assistés sociaux .
      Je comprends qu'il n'y a pas si longtemps la grosse mode c'était de critiquer après tout sur ce que le gouvernement libéral osait faire mais avec le gouvernement actuel , c'est déja la mode de critiquer après leur façon de faire plutot improvisée . Je me demande si on n'aurait pas été mieux servi avec la CAQ .
      Comme le dit si bien Stéphane Laporte : ''Le PQ a avancé l'heure hier et songe à la reculer aujourd'hui.''

    • C'est un début, ca prend du courage politique pour faire le vrai ménage, et je ne m'attendais pas à ca de la part du PQ, mais ils sont le parti qui peut le faire, car ils seront un peu ménagé par les lobbys du statu quo et du 'social' qui leur sont d'habitude aquis....

    • La critique est facile mais l'art est difficile dit le proverbe. Il n'y a pas de mystère :
      Le PQ doit récupérer ailleurs ce qu'il a accordé aux étudiants d'une part, plus les sommes supplémentaires pour payer les factures de voirie gonflées par la corruption.
      Sans parler des sommes en Santé, grugées par les salaires abusifs de professionnels et cies pharmaceutiques.

      Pour aider à la vigueur de la province il faut améliorer le revenu provincial. Pour cela il faut travailler plus et mieux. Et arrêter de lui demander plus qu'elle ne peut donner.
      En réalité on fait tous le contraire.
      Bien sûr, il y a des profiteurs de tout acabit et à tous les niveaux de la société. On dénigre le voisin. Mais chacun a sa petite -ou grosse part- à faire.
      Le secteur de l'emploi a besoin de travailleurs compétents et consciencieux dans maints domaines. Pas nécessairement des universitaires.
      Si on "s'y mettait", il y aurait moins d'insatisfaits. Et le ministère n'aurait pas à faire de regrettables coupures dans l'aide sociale. Georges LeSueur

    • Je vais répliquer par de simples questions.Savez vous le niveau de scolarité de ces gens?connaissez vous leurs états de santé?Que savez vous de la qualité de vie des travailleurs a faible revenue?Quel sont leurs probabilités d'amélioré leurs sort réellement? Quels services leurs sont accessibles avec un revenu d'emploi de 10$/h?Savez vous quel condition physique ou mental il faut pour obtenir un aide de dernier recours avec contrainte sévère ou temporaire? Combien d'emploi sont vraiment offert pour un individu aux forces physique ou psychique précaire? Savez vous ou va notre budget réellement? Pourquoi notre budget et nos dépense ne sont pas afficher clairement avec transparence pour que l'information soit accessible a tout contribuable de voir a quoi ils contribuent? Etes vous vraiment fière d'être québécois? Est-ce vraiment une bonne contribution aux générations a venir de mettre l'emphase sur la consommation de biens ayant une courte durée de vie? Etes vous fière de regarder les plus démunies a la loupe pendant que des femmes en tailleur et des hommes a cravates nous volent encore plus que les pauvres?Encore faut-il regarder le nombre de plainte aux employeurs faites
      a l'organisme au bas de l'échelle qui défend les faibles salariés ,que savez vous vraiment ?Je pense que c'est une guéguerre de pauvre aveugle.Des diplômés ignorant biens des chose de la vie réelle.Le nombre d'emplois précaires prend de l'avant .Pour des gens sans trop de poids sur le curriculum , sans une santé de plomb il vaut parfois mieux un tu l'as que deux tu l'auras .Personnellement je n'en suis pas encore rendu la mais franchement on manque de créativité avec ces solutions.Je ne suis pas fière du tout.Je suggère qu'il y ait une ouverture vers des emplois flexible pour la qualités de vie .Des taches adaptés aux léger handicap des gens plus âgés et des semaines de 30 heures.La maladie coûte plus cher que 20 millions. cesser de mettre le focus sur la consommation.

    • Les plus démunis ont autant droit aux richesses de notre pays que les mieux nantis.
      La plus- value et les richesses naturelles appartiennent à tous les citoyens également et leur redistribution doit être équitable envers tous et chacun.
      Le REVENU DE CITOYENNETÉ permettrait justement, de façon fort efficace, de faire cette redistribution. Nous avons tous droit à une part égale de nos richesses. Les plus faibles parmi nous ont aussi ce droit. Ce n'est pas de la charité dont ils ont besoin, mais bien plutôt le respect de leurs droits.

    • La question n'est pas la cible des coupures. Bien sûr, l'aide sociale, c'est une zone fragile mais s'il y a des abus, des accros, des cas de fraude et autres, pourquoi pas? Nos finances publiques sont en piteux état et tout doit être fait pour protéger les bases essentielles. Quoique géré de façon très amateur, je n'ai pas de problème avec le projet Maltais mais je souhaite que le PQ s'attaque avec autant de volonté aux autres abus, accros et cas de fraude et autres. Vous savez quoi, les pires sont de l'intérieur de la fonction publique. Les abus de droit et de pouvoir dont eux qui exercent des pouvoirs coercitifs, les accros au statu quo dont la plupart des représentants syndicaux et hauts gestionnaires, la fraude des heures payées non-travaillées et des gestionnaires de travaux publics corrompus. En termes de priorité, je mettrais mes gros canons contre la corruption et le gaspillage interne et mon tire-pois contre l'aide sociale.

    • @Stéphane Lévesque

      "HARPER PLUS CAVALIER"
      Ce sont principalement les employeurs qui contribuent à l'assurance emploie. Qui croyez vous vont voir principalement leurs cotisations augmenter (Une forme d'impôt) lorsque la caisse sera à sec?...Si je ne me trompe pas, celle-ci est déjà largement déficitaire présentement. Sans compter que beaucoup de gens paient des primes d'assurance sans jamais en toucher un sou!
      J'en ai raz-le-bol d'entendre que la caisse d'assurance emploie appartient à tous et que donc tous peuvent y piger à leur gré (même frauder au besoin)...Beau ti raisonnement Québécois!

    • Sommes-nous dans une société capitaliste de surconsommation? Je pense que oui! Et pour que cette société fonctionne, il faut absolument consommer pour créer de l'emploi, financer l'État grâce à nos taxes et pour atteindre une forme quelconque de bonheur. Oui, je le concède, certaines familles se paient du luxe avec leurs prestations d'assistance sociale; mais est-ce une raison de se plaindre qu'ils se les paient grâce à nos impôts? Non! Et faudrait-il couper leurs prestations pour autant? Je ne le pense pas non plus.
      La problématique des coupures du gouvernement péquiste, c'est qu'on s'attaque à la majorité de prestataires qui ont besoin de cette aide pour punir la minorité des gens qui fraudent le système. Pourtant, les fraudeurs de l'assistance sociale volent-ils plus d'argent que la totalité des primes données aux recteurs, aux dirigeants de la caisse de dépôts et de placements, aux politiciens démissionnaires, aux chefs d'entreprises qui cachent leur argent dans les paradis fiscaux? Encore une fois, je pense que la réponse à cette question est simple à trouver.
      Bref, ce sont les pauvres qui écopent parce qu'ils n'ont aucune tribune pour se défendre. La seule chose qu'ils demandent, car je viens de ce milieu, c'est la création d'emplois bien rémunérés pour faire quelque chose de leur peau.
      Toutefois, il est vrai que faire des coupures est beaucoup plus facile que de créer de l'emploi!!
      Merci!

    • Et c'est ce gouvernement qui voulait payer 2 salaires à vie à André Boisclair?

    • Sur le FOND, nous sommes (presque) tous POUR que chaque être humain contribue au bon fonctionnement de la société, de la meilleure façon possible. Nous sommes aussi (presque) tous d'accord avec le fait que le travail rémunéré est une forme de contribution importante.
      Or, je dis que nous sommes "PRESQUE" tous d'accord pour donner de la valeur à chaque être humain, car je commence à douter des intentions véritables de nos élus. Sur quoi s'appuient Mme Maltais et M. Harper pour justifier la PERTINENCE de leur coupures dans les programmes d'aide social et d'assurance-emploi? Nous n'avons toujours aucune étude sérieuse ou explication cohérente à cet effet. "Les assistés sociaux abusent du système", diront certains. "Les chômeurs sont paresseux", diront d'autres. Sur quoi se basent ces jugements? Des faits authentiques ou des préjugés tenaces?
      Depuis quelques mois, j'écoute un nouveau show de télé-réalité: La Commission Charbonneau. J'y ai appris, preuves à l'appui, que les "abuseurs" du système sont partout. Les riches, les bien habillés, les beaux parleurs et les gens dans des positions sociales en "haut de l'échelle" abusent et mentent eux aussi...
      Voulons-nous vraiment aider les assistés sociaux à mieux contribuer à la société ou certains décideurs voudraient-ils seulement polariser davantage les inégalités dans notre société? Quand je vois comment le dossier de l'assistance social est géré, je ne peux que me questionner sur l'intégrité de nos élus et leurs FONDements...

    • Encore une fois les pequistes agissent de maniêre sournoise et hypocrite! Un désastre que ce gouvernement. La situation est critique au Québec, nous nous dirigeons vers un mur!
      Vite des élections car rien ne va plus. J'ai l'impression qu'ils veulent détruire le Québec pour mieux attaquer le Fédéral et ainsi promouvoir la souveraineté! Ils sont dangereux
      et tellement hypocrites qu'il nous faudra être vigilants. Ils excellent toujours a blâmer et critiquer les autres, méchante "gang" de losers!

    • Sauver 20 petits millions sur le dos des plus démunis, c'est irresponsable. Chambouler la vie de gens de 55 et 56 ans, le plus souvent inapte au travail pour cause de maladies, blessures et autres, c'est irresponsable. Ce sont pour beaucoup des gens vulnérables. Ceux-ci n'iront pas manifester dans les rues. Heureusement qu'il y a des associations pour les représenter. Oubliez les BS de la télésérie Les Bougons. Je suis déçu du Partie Québéçois dans ce dossier. Je m'en rappellerai. On coupe et on réfléchie ensuite. Inciter avec de BONS programmes incitatifs le retour à l'emploi pour ceux qui le peuvent, jeunes et moins jeunes, ce qui n'est pas actuellement, me semble plus bénéfique que couper. Imaginez-vous faire de la recherche d'emploi avec en poche $604 par mois. Payer le transport, la paperasse, la recherche etc. Votre priorité est de survivre. Pas beaucoup mieux avec $733 par mois. Ce qui est de mon cas. J'ai de l'aide sociale depuis quelques années. J'ai 55 ans, j'ai de l'arthrose assez avancée qui m'empêche de travailler dans bien des domaines. Prendre les transports en commun est un défi. Je veux travailler mais... Est-ce qu'on va m'obliger à le faire? Le $733 par mois n'est pas un luxe. Beaucoup de gens qui liront cette opinion ne sont pas à l'abris de devenir un jour bénéficiaire de l'aide sociale. Bonne journée, je retourne à ma bière et à mes chips dans mon condo tout en pensant à Mme Maltais et M. Harper.

    • Je mets au défi Agnès Maltais de nous montrer les études traçant le portrait réel des usagers de l'aide sociale. Ces études n'existent tout simplement pas. Son gouvernement ne fait qu'agir sur des préjugés populaires, des idées reçues et reste englué dans une réponse simpliste à des situations complexes. Cela est cohérent avec sa vision idéaliste du monde.
      Ce qui va se produire probablement avec ces coupures, c'est le transfert de nombreux usagers vers le Ministère de la Santé, car à $580 par mois (chèque de base), il ne faut pas se leurrer, si on est pas malade, on le devient facilement et vite.

    • «Aide sociale: le PQ fait ce qu'il dénonçait en 2010»
      Pourtant c\'était pas bon en 2010, la Maltais a proposé deux des trois scénarios que le ministre Hamad avait proposé, en fin de compte, c\'était pas si pire que ça pour que le pq reprenne quasi intégralement.

    • À Stéphane Lévesque,
      Connaissez-vous de cette chanson qui s'appelle "Les mensonges d'un père à son fils" ?
      "Tu verras...
      Les amis ne meurent pas
      Les enfants ne vous quittent pas
      Les femmes ne s'en vont pas"
      Je vous demande ça parce que je serais curieux de connaitre votre vision de la vie en général. Il peut arriver toutes sortes de choses dans la vie vous savez. D'après la photo, vous êtes encore jeune, vous n'avez pas tout vu.
      vous n'avez pas tout vu, et à mon point de vue, qui n'est toujours que celui d'un libéral j'en conviens, vous ne semblez pas disposé à respecter la liberté et la personne qui reçoit des sommes du gouvernement.
      Comment pouvez-vous parler sérieusement de "l'entièreté" de la somme ? Comme je vous fais assez crédit pour penser que vous ne voulez pas dire que cette somme est importante, je crois plutôt que vous voulez administrer leur chèque en tout ou en partie...
      Vous préconisez une forme de tutelle donc... Ne seriez-vous pas dans une forme de déformation professionnelle là ?
      Peut-être voyez-vous la société comme une classe d'enfants turbulents ? Vous semblez manquer d'imagination quant aux motifs qui fait qu'une personne puisse se retrouver sur cette forme d'aide de derniers recours or la vie n'est pas toujours comme décrite par le père menteur de la chanson, vous le saviez bien.
      Denis Mercier

    • À M. Aubry,

      Selon moi,c'est difficile à croire que couper 15 ou 20 millions dans l'aide aux personnes en difficulté va amener de grands sourires dans les agences de notation au sujet du Québec, alors que ces gens ne semblent pas avoir sourcillé lorsque le même gouvernement s'est privé de revenus de 1 milliard avec l'histoire de l'impôt sur la santé. Le plus probable c'est qu'ils ont d'autres chats à fouetter sur la planète que de s'occuper de peanuts comme ça.
      Quant à la faiblesse de la croissance économique, c'est étrange que le gouvernement Marois dans d'autres dossiers ne la prévoit pas du tout. Pour les universités par exemple, ce qu'on entend c'est que gouvernement va réinvestir en masse dans pas grand temps, juste passé les prochaines élections je suppose et ça va être un réinvestissement de mots et de promesses en réalité mais ça...
      Madame Marois en portant le carré rouge a laissé croire à bien des étudiants que le Québec pouvait se permettre la gratuité mais là elle ne peut pas trouver 15 millions pour les assistés sociaux !? Ça ne se peut pas. Ce costume financier que Marois vend au Québec est taillé sur mesure pour les besoins du PQ mais pas du Québec au complet. Marois est comme le vendeur d'habits qui ramasse une poignée de matériel dans votre dos pour dire que ça vous va comme un gant.

    • Qui va bénéficier le plus du retour au travail des assistés sociaux ? Les entreprises prospères. Elles vont voir leur production augmenter à cause des nouveaux employés. Et ces mêmes employés vont avoir un pouvoir d'achat accru, ce qui représente des bénéfices de plus pour les compagnies. Il ne faut pas oublier que les entreprises bénéficient d'une panoplie de crédits d'impôt assez impressionnante. Je le sais, car j'ai voulu partir ma compagnie. Sans compter que les entreprises auront plus d'argent dans leur poche, car les nouveaux salariés paieront eux aussi des impôts. Au lieu d'avoir 40% des gens qui n'en paient pas, ce sera peut-être 10%. Cet argent, les compagnies n'auront pas à le payer. Il faudrait cependant que les élus veillent à ce que nos produits se vendent davantage dans les autres pays, puisque notre marché est petit.
      Donc, ce devrait être le privé et Emploi-Québec qui offrent un éventail de services aux pauvres afin de les aider à s'en sortir, car ce sont eux qui ont de l'argent. Ça pourrait se faire dans un plan quinquennal. Au fur et à mesure que certains se trouveront un travail, l'argent de leurs impôts servira à aider d'autres démunis.
      Quand je pense à un éventail de services, c'est à ceci :
      1) penser à regrouper les pauvres selon leur champ de compétences et les aider à partir ensemble leur entreprise ;
      2) leur donner la formation qui leur manque pour partir leur entreprise ;
      3) embaucher des pauvres pour qu'ils orientent les autres assistés sociaux vers des services existants ou à créer (formation scolaire, liste d'employeurs qui cherchent des employés, troc, échange de coupons-rabais, cuisines collectives, livre écrit par des démunis qui sillonnent la ville ou l'Internet à la recherche des endroits où on offre des aubaines, échange de services, etc.) ;
      Etc.
      Et peut-être mettre sur pied une loto-pauvreté quelques semaines par an ou un téléthon pour aider les moins nantis. Avez-vous d'autres idées

    • Je voudrais répondre à M. Stéphane Lévesque qui a écrit: "les assistés sociaux ne contribuent pas au fonds dont ils bénéficient".
      La plupart des assistés sociaux ont travaillé et payer des impôts avant de tomber sur l'aide sociale. J'imagine que la plupart des retraités de 65 ans et plus, ne payent plus d'impôts eux non plus ... si tel est le cas, est-ce que Harper a le droit de les faire crever eux aussi ?

    • Encore une fois, on remarque de façon évidente, la totale incohérence du Parti Québécois de Pauline Marois. On se sert des étudiants au printemps, ensuite on ferme le couvercle sur la marmite pour laquelle on a alimenté le feu et on impose ce qu'on veut, en essayant en plus de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ensuite on déchire sa chemise sur la place publique et on s'attaque aux décisions de Harper.... En s'imaginant que le bon peuple québécois ne remarquera pas que de façon sournoise, voire hypocrite, que ce gouvernement procède de la même façon et s'attaque de façon éhontée aux plus vulnérables de notre société! C'est bas ... Or, pendant que Mmes Marois et Maltais vont couper 15M$ aux plus faibles, on augmente à 24M$ le budget des incompétents zélés qui s'attaquent à cacher le mot Pasta d'un menu, l'appellation WC sur une porte de toilettes de restaurant...Non mais, ça frise le ridicule. Ils coupent dans l'éducation, dans les hôpitaux, dans la recherche. Maudit beau projet de pays.... Et svp Mme Marois arrêtez de nous dire que c'est la faute des Libéraux, on vous croit plus. Ce gouvernement multiplie les décisions incohérentes, essaie de camoufler ses décisions et va continuer à dépenser en pseudo-chantiers et sommets.... Ben tanné....

    • Chtaboutte 06 mars 2013 14h02
      « Vivement les coupes aux BS!! C'est pas normal que des gens passent leur vie la-dessus, c'est une mesure d'aide temporaire. »
      Archi-faux! C'est une mesure contre l'indigence, une aide de dernier recours! D'ailleurs, à 600 piastres / mois, à Montréal, que peut-on faire de plus, que de survivre! L'aide temporaire est et l'a été toujours l'assurance chômage.
      Est-ce que c'est si difficile de comprendre ce que les chiffres veulent dire? Bien sûr que c'est plus facile de gueuler par égoïsme et envie!
      Mais ces difficultés, la gueule et l'envie sont l'apanage de l'individu pas tellement humain et évolué!

    • Mais pour répondre plus directement à la question posée (compression justifiée ?) je dirais que :
      1- oui il y a autre part où il y aurait aussi des compression à faire ;
      2- mais en ce qui concerne la «solidarité sociale» je proposerais plutôt un «transfert» de l'argent plutôt que des «compressions».
      Je m'explique brièvement : le budget total pourrait rester grosso modo le même la seule chose c'est que je donnerais davantage aux gens qui ont des «contraintes sévères à l'emploi». Je n'ai pas de problème avec cela.
      Toutefois, pour y arriver, je ne permettrais en aucun cas à quelqu'un qui n'a pas de telles contraintes de pouvoir bénéficier de l'aide sociale disons plus de 3 ans dans sa vie. Pas question d'avoir de «plan de carrière» en ce sens. Passé ce délai après il faudra accepter le boulot qui se présente et...ce sera pas facile, je comprends, mais ce n'est pas à la société à supporter cet individu toute ta vie. Sers-toi de ces trois ans pour te former le plus possible, sinon...basta.

    • S'il y a tant de gens qui font appel aux banques alimentaires, c'est parce qu'ils n'ont pas les moyens d'aller à l'épicerie. Il y en a même qui ne peuvent payer le 5 dollars qu'on leur demande pour en profiter une fois par mois. Le loyer avale un gros pourcentage du chèque.
      Il y en a plusieurs qui doivent choisir entre payer le téléphone et l'électricité. Et bien souvent, la privation amène la maladie.
      Alors, comment peuvent-ils se chercher du travail décent dans ces conditions ? C'est de la chance. Ou de l'exploitation, car certains employeurs véreux en profitent. Plusieurs abandonnent, surtout ceux qui n'ont pas une grande scolarité, qui sont au chômage depuis longtemps, qui sont malades, qui n'ont pas de soutien familial ou qui sont refusés parce qu'ils sont trop vieux.
      Ça coûte cher, dénicher un job, alors qu'il n'y en a même pas assez pour les choses de base.
      Quand on est déjà dans le rouge et qu'il ne reste plus rien, on coupe où ?
      Or, la ministre leur brise les ailes encore plus et exige d'eux de faire encore plus de miracles déjà impossibles pour plusieurs !!!
      Au contraire, elle devrait les aider à être embauchés et quand le premier chèque de paie arrive, c'est le salaire qui prend la place des prestations.
      Si les gens manifestent, c'est pour qu'elle arrête de mettre la charrue avant les boeufs, à mon avis.
      Je ne pense pas que des gens sains d'esprit veulent absolument être pauvres. Et dire qu'il y a des enfants innocents qui vont écoper avec ces décisions !
      Ça me renverse de voir qu'on a élu des incompétents pareils, complètement déconnectés de la réalité. Ils devraient tous faire l'expérience de l'émission Naufragés des villes.
      Le but est louable, mais la façon d'y arriver n'a pas de bon sens.

    • @ Denis825 :
      Je comprends votre point de vue et effectivement de la politique politicienne c'est ce qui me rebute le plus de la politique au sens noble du terme.
      Mais pour ce qui est de voilà 30 ans, si effectivement il est difficile de prévoir les budgets à long terme, le «choc démographique» était hautement prévisible et, donc, normalement, des gestes et des prévisions auraient dû être faits en vue de s'y préparer minimalement. Au lieu de quoi on a géré à courte vue et nous voilà non seulement endettés mais les besoin$ vont en augmentant.
      Ça peut pas fonctionner.

    • Vivement les coupes aux BS!! C'est pas normal que des gens passent leur vie la-dessus, c'est une mesure d'aide temporaire. Oui, il y a des gens qu ne sont pas apte au travail et qui ont besoin de ce genre d'aide à vie, mais ils sont en minorité. Peut-être que si on fait le ménage adéquatement, en ciblant les bonnes personnes, nous serons en mesure d'aider encore plus les gens qui en ont réellement besoin. C'est pas normal qu'une personne inapte au travail ne puisse pas recevoir un montant significativement plus gros que quelqu'un apte au travail. Vivement le retour des inspecteurs en plus grand nombre et avec plus de mordant pour les abuseurs du système.

    • À genmar73
      Peu importe ce qui s'est passé voici 30 ans, personne ne peut prévoir un budget de gouvernement sur une période comme ça. Moi je parle des récentes décisions de Madame Marois, l'amie des jeunes qui portent un carré rouge. Elle sème pour l'avenir semble-t-il, et les vieux ne font pas partie de cet avenir.
      Vous parlez de carte de crédit et c'est tout ce que Madame Marois connait de l'argent, oubliez les budgets et les cadres financiers. C'est elle qui dépense et les autres s'arrangent pour payer.
      Et pour qui ou pourquoi Madame Marois dépense-t-elle d'après vous en ce court temps que nous avons entre deux élections ? Poser la question c'est y répondre.
      Les gens sur l'assistance social et ceux à petit salaire ont profiter du passage du gouvernement avec une philosophie libéral mais regarder maintenant ce qui revient dans les commentaires, on est plus sûr de vouloir donner "toute" cette aide de dernier recours aux gens. On dirait même que l'esclavage va revenir au Québec et qu'il y a des chances qu'on les laisse mourir s'ils refusent de travailler.
      Ce gouvernement n'a qu'un but gagner les prochaines élections et ce ne sont pas les vieux qui vont l'y aider, d'ou coupures pour les vieux et masse d'argent vers sa clientèle. Un gouvernement, un peuple, un chef ! comme disait l'autre.

    • Ministre de l'emploi et de la" solidarité sociale". Quelle farce!

    • @ Denis825 10h57 :
      La chose qu'il ne faut pas oublier là-dedans c'est que le vieillissement démographique est prévisible depuis...depuis plus de trente ans...et les jeunes adultes de voilà maintenant 30 ans (les 55 ans et plus auxquels vous faites référence) n'ont visiblement pas assez payé pour que les avantages d'alors demeurent viables à long terme pour l'ensemble de la société en général mais aussi, et sourtout, pour eux-mêmes maintenant qu'ils sont/seront de plus en plus à en avoir besoin de ces services...
      Bref, pour une histoire courte, le solde de la carte de crédit du Québec à explosé dans les dernières décennies, elle est pleine actuellement et là il faudrait payer encore plus parce qu'il n'y a pas eu de planification de faite alors qu'elle était criante de nécessité durant toute cette période ? (la cigale...quelqu'un ?)
      Alors, en ce qui me concerne, il y a bien un groupe de la population qui «pile sur le tube à oxygène» au Québec comme vous dites mais ce ne sont pas «les jeunes»...

    • 100% d'accord avec Jean Bottari qui écrit :
      "Mme Maltais se trompe de cible. Elle devrait plutôt tenter d'identifier et encourager le retour sur le marché du travail des jeunes prestataires vivant seuls en santé, aptes au travail qui retirent des prestations sans raisons apparentes et justifiées."
      Oui, ils se trompent de cible. Encore une fois, le PQ fait dans l'improvisation totale. Mais où trouver l'argent dit-on? Pour commencer, augmentons donc les frais des garderies publiques qui sont à un montant dérisoire par jour! On pourrait facilement commencer par ça. Elles nous coûtent une fortune mais la bande à Pauline ne veut pas toucher y toucher. Franchement, qu'est-ce qu'on a pour 7$ aujourd'hui? C'est d'un ridicule consommé. Vivement dehors, cette bande de pleutres accomplis.

    • Ceux qui sont apte à l'emploi et qui ne font aucun effort, préférant se laisser vivre par les impôts des autres devraient être forcé à participer régulièrement à des corvées publiques, sous peine de voir diminuer le montant de leur chèque.
      Par exemple, à Montréal, il ne faut pas se le cacher, la ville est salle. On pourrait demander aux assistés sociaux aptes au travail de participer régulièrement à des corvées de nettoyage, on leur donne un bout de rue ou de parc à nettoyer, et si le nettoyage n'est pas fait, déduction sur le chèque.
      Un autre élément qui pourrait en inciter plusieurs à travailler : Un permis pour pouvoir acheter de l'alcool. Les débit de boisson doivent déjà demander une carte pour vendre de l'alcool. Au lieu de n'importe quelle pièce d'identité, un permis valide du gouvernement devrait être requis. Ce permis unique et sécurisée (avec puce) permettrait d'empêcher efficacement la vente aux mineurs, et plus de permettre de faire payer les coûts de santé liés à l'alcool aux buveurs. Avec ce système implanté, l'accès à l'alcool serait très difficile sans ce permis.
      Ainsi, il serait possible de mettre comme condition pour conserver ce permis, d'être en recherche d'emploi si on est sur l'aide social et apte au travail.

    • Compressions non justifiées, pour cette classe de la société, venant du PQ. Même pas de niveau Compressions 101. Si le ministre responsable du trésor manque d'idées pour savoir où faire les bonnes compressions qu'il fasse appel à vos lecteurs.....et assurez-vs avant, d'agrandir votre boite à message !

    • À quoi ça a servi de se dépêcher de couper une taxe de $200 sur la santé si c'est pour enlever la nourriture de la bouche des gens par après ?
      Est-ce que c'est une société à votre goût, celle ou on encourage les jeunes à piler sur le tube d'oxygène qui retient les gens de 55 ans et plus à la vie ( les services sociaux et de santé) ?

      Moi ça me débecte aurait dit Léo Ferré.

    • Je crois qu'il serait préférable de couper les prestations à ceux qui sont aptes à travailler et qui ne font aucun effort pour se trouver un emploi. Également on devrait pénaliser ceux qui travaillent au noir et qui arondissent leur fin de mois avec les prestations sociales. Première mesure que je suggère qu'ils viennent chercher leurs chèques en main propre. S'ils sont dans l'impossibilité de se présenter les enquêteurs pourraient leur livrer en main propre et profiter de l'occasion pour mettre leurs dossiers à jour.

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