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Quelles sont vos attentes pour le Sommet sur l'enseignement supérieur?

Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur.... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur.

Photo Alain Roberge, La Presse

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Quelles sont vos attentes pour le Sommet sur l'enseignement supérieur qui aura lieu lundi et mardi? Comment le gouvernement Marois peut-il en faire un succès?

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Joelle Dupont

Joëlle Dupont

Étudiante en sciences humaines au cégep de Lanaudière

OÙ EST L'AUDACE?

Peu de mots peuvent décrire ma déception face à la direction que prend ce sommet, mais surtout mon incrédulité! Car de prime abord, un seul constat me saute aux yeux : aucune des positions exprimées dans les médias, qu'elle soit présentée en ou hors sommet, ne me paraît acceptable! Le gel, la gratuité, l'indexation, la hausse, ou la modulation par programme : voilà les seules propositions débattues. On admet qu'aucune n'est parfaite et on tente de trouver le pis-aller. Comme si l'éventail des possibles s'arrêtait là! Comme si elle n'existait pas, la solution parfaite! Où est l'audace? Où est l'innovation? La créativité? Les idées? Proposition 1 : des droits de scolarité modulés selon le revenu familial (calcul semblable à celui utilisé pour les prêts et bourses, appliqué au calcul des droits de scolarité). Proposition 2 : maintenir les droits de scolarité très bas (en les indexant au salaire minimum, que gagne la grande majorité des étudiants), en échange de quoi le diplômé s'engage à travailler au Québec durant les cinq années suivant son entrée sur le marché du travail, et durant lesquels il paye un «impôt spécial» supplémentaire de 1% à 2% sur sa tranche de revenu annuel excédant 20 000$. Des idées, des idées, il y en a des tas! Qu'on cherche, qu'on creuse un peu!

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

CUL-DE-SAC

Mes attentes ne sont sûrement pas celles que souhaitent les organisateurs de ce Sommet. Je m'attends à des manifestations bruyantes et probablement à quelques arrestations musclées. Je m'attends à ce que des points de vues irréconciliables soient présentés, de part et d'autre, de sorte que le Sommet prendra fin sans consensus. Je m'attends aussi à ce que le résultat des discussions ne plaise vraiment à personne, ce qui engendrera une certaine grogne dans la population. On s'entend déjà pour dire que la « solution » sera mi-figue, mi raisin. On ne s'engagera pas vers la gratuité totale et on ne rejoindra pas non plus la moyenne canadienne en ce qui a trait aux droits de scolarité universitaires. Selon moi, on tentera de déplaire à peu près également à tout le monde. Après le Sommet, les gens de droite, le patronat en tête, traiteront Mme Marois et M. Duchesne de mous, de marionnettes des syndicats, de pleutres à plat-ventre devant de jeunes irresponsables et trop gâtés. Les gens de gauche, L'ASSÉ en tête, traiteront Mme Marois et M. Duchesne de vire-capot, de marionnettes du patronat et de traîtres qui refusent aux jeunes le droit d'étudier sans trop s'endetter. Je ne vois aucune avenue qui puisse faire de ce sommet un succès.

Gaëtan Lafrance

Professeur honoraire à l'INRS-EMT

SOIGNER L'ABCÈS

Dés le départ, j'ai eu l'occasion de dire que le processus était trop expéditif. L'occasion était magnifique de discuter de la pertinence des orientations que les universités ont choisies dans les dernières décennies. Mais les discussions ont beaucoup tourné autour des droits de scolarité, de l'accessibilité des étudiants au premier cycle et du sous-financement possible des universités. Le système universitaire est complexe et on aurait eu intérêt à mieux l'expliquer. Par exemple, tout un pan de la vocation universitaire est resté dans l'ombre médiatique : c'est celui de la recherche et de la formation des étudiants au niveau de la maîtrise et du doctorat. Dans plusieurs départements, l'énergie productive des professeurs réguliers est désormais assignée essentiellement à la recherche. Et l'expansion des universités passe d'abord et avant tout par la création de laboratoires prestigieux. Aucune discussion sur le financement universitaire ou sur la gouvernance ne tiendra la route si on n'inclut pas le très important poste de la recherche. Cela dit, je crois que cet exercice aura eu le mérite de crever l'abcès, de démystifier les pratiques de la tour d'ivoire. Dans un contexte où le déficit zéro occupe tout l'espace politique de ce gouvernement, la meilleure stratégie consiste à reprendre chacun des points importants avec les acteurs concernés. Les Assises sur la recherche sont un exemple.

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Raymond Gravel

Raymond Gravel 

Prêtre dans le diocèse de Joliette

UNE PARTICIPATION ESSENTIELLE

Je crois que ce Sommet sur l'éducation supérieure ne peut régler tous les problèmes, mais je suis persuadé que ce peut être un exercice pour permettre aux personnes concernées par l'éducation de se rencontrer. Personnellement, je suis pour la gratuité scolaire, mais je sais également que dans la conjoncture actuelle, nous sommes loin de la coupe aux lèvres. Ça ne veut pas dire qu'on doive boycotter ce sommet; ça veut dire qu'il faut en parler. Je suis un peu déçu de l'attitude de certaines associations étudiantes qui refusent de participer à ce sommet parce qu'elles ne peuvent obtenir ce qu'elles demandent. Dans la vie, il y a un temps pour contester et manifester, et il y a un temps pour participer et construire... Je crois que nous en sommes rendus là. Le gouvernement du Parti québécois est de bonne foi en matière d'éducation. Comme il est minoritaire, il ne peut tout faire. Il faut l'aider et lui faire confiance. Nous ne pouvons nous permettre de vivre un autre printemps érable. Il faut garder à l'esprit l'objectif de la gratuité, mais prenons le temps de la réaliser. Comme le dit bien le dicton : laissons au temps, le temps de faire son temps!

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

L'ÉCHEC DU MUR À MUR

Le Sommet sur l'enseignement supérieur oppose différents groupes organisés aux intérêts divergents. Ces groupes ont abondamment pris position dans l'espace public, ce qui leur laisse peu de marge de manoeuvre pour accepter autre chose que ce qu'ils réclament. Bref, le gouvernement pourra difficilement trouver un terrain d'entente qui convienne à tous sur le plan du financement des universités et des droits de scolarité. Mais pourquoi tente-t-on encore de trouver une solution mur à mur? Les universités sont diverses, les régions du Québec ont leurs spécificités, les étudiants ont des besoins variés. Les groupes qui prendront la parole ne représentent qu'une partie des opinions multiples et nuancées de leurs membres. La clé du succès serait de respecter le principe de subsidiarité et de laisser plus de liberté aux universités dans la fixation de plusieurs éléments clés, dont les droits de scolarité. Toutes n'ont pas les mêmes priorités et ne répondent pas aux mêmes besoins. Chaque université tiendra ses débats internes selon sa réalité, pour concilier sa mission aux attentes de sa clientèle. Voilà une avenue élégante de respecter chacun en s'évitant un psychodrame national. Le Sommet devrait fixer le cadre général de ces discussions internes, et non fixer un moule unique pour tous.

Jana Havrankova... (Photo fournie par Jana Havrankova) - image 6.0

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Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue

MONTER L'ÉVEREST EN UNE JOURNÉE ET DEMIE

Dans une allocution durant les rencontres préparatoires au sommet, le ministre Duchesne a dit que « la réflexion devra faire une place à l'action ». Cette réflexion sera-t-elle assez aboutie après un sommet aussi bref pour conduire à des actions bien avisées? Le programme du Sommet s'avère trop ambitieux. Comment peut-on espérer discuter des sujets aussi complexes que la qualité de l'enseignement, l'accessibilité et la participation aux études supérieures, la gouvernance et le financement des universités, la contribution des établissements et de la recherche au développement du Québec et arriver à des solutions réalisables? Tout cela en présence de plus de 300 personnes représentant de nombreux organismes et en une journée et demie. Le sommet risque se transformer en volcan tant « les partenaires » ne sont pas sur la même longueur d'onde. Par exemple, les associations étudiantes et les recteurs expriment des points de vue très divergents sur le financement. Si quelque consensus se dégage, tant mieux, mais il est utopique de penser que tous les thèmes, ou même la majorité, l'atteindront. Pour éviter les déceptions trop amères, les critiques, voire des moqueries et demeurer crédible, le gouvernement devrait saisir les éventuels consensus, mais surtout élaborer un canevas pour des discussions futures.

Guy Ferland

Professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse

SOMMET OU MASCARADE?

La population a raison d'être sceptique à propos du Sommet sur l'enseignement supérieur qui se déroulera pendant deux journées seulement. C'est court pour discuter de tous les enjeux importants qui seront mis sur la table : financement des universités, qualité de l'enseignement, frais de scolarité, accessibilité aux études supérieures, etc.. Comment peut-on prétendre sérieusement, même après quelques journées de préparation en vue du Sommet, faire le tour de la question en si peu de temps? Il s'agit pourtant de l'avenir économique et culturel de notre société et du rôle que le Québec pourra jouer sur la scène internationale. On dirait bien que les dés sont pipés et que les décisions sont déjà prises par le gouvernement qui veut seulement les faire entériner par l'ensemble des acteurs du milieu de l'enseignement supérieur. Dans ce contexte, les étudiants, les recteurs et les syndicats ont raison d'être réticents à se présenter à ces journées de relations publiques. Puisque l'ensemble du budget de l'éducation ne sera pas majoré pour tenir compte des nouveaux défis qui incombent à l'enseignement supérieur, il y aura forcément des gagnants et des perdants. S'agit-il vraiment d'un sommet où tout est sur la table ou d'une mascarade orchestrée pour faire avaler des pilules difficiles à digérer par certains intervenants du monde de l'enseignement supérieur? C'est pourquoi je n'attends rien de bon de ce sommet.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

FAIRE PREUVE DE COURAGE

Nombreuses ont été les consultations publiques et les sommets par le passé. Celui-ci axé sur l'éducation supérieure nous laissera t-il sur notre faim comme plusieurs autres? Certes, nous devons laisser la chance au coureur avant de juger. L'intention est bonne mais les élus se laisseront-ils influencer comme c'est souvent le cas par les décideurs du milieu, ou écouteront-ils les étudiants? Le financement public des universités sera probablement l'un des enjeux centraux de cette discussion. Or, le gouvernement Marois fera t-il comme bien d'autres l'ont fait avant lui, c'est-à-dire faire la sourde oreille aux moyens proposés par les associations étudiantes afin de faire des économies substantielles dans les frais de gestion? Des dizaines de millions pourraient ainsi être économisés et réinvestit en services directs aux étudiants. Mais encore faudra t-il que le gouvernement fasse preuve de courage afin d'en arriver là. Courage dont je doute de la part de ce gouvernement.

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Yolande Cohen

Yolande Cohen

Historienne à l'UQAM

LA QUADRATURE DU CERCLE

Si le Sommet sur l'enseignement supérieur ne peut pas ignorer les revendications du mouvement étudiant, le gouvernement Marois se doit de répondre aux attentes, souvent contradictoires, de la population. La quadrature du cercle. L'absence de l'ASSÉ du Sommet, bien que prévisible, constitue déjà un premier échec à la stratégie bonne-ententiste avancée par le gouvernement Marois depuis son élection. D'aucuns pensent donc qu'en l'absence de la fraction la plus radicale du mouvement étudiant, le compromis tant espéré sera plus facile à réaliser. Rien n'est moins sûr. Alors que les manifestations du mécontentement étudiant se poursuivent, les questions cruciales qui secouent le monde universitaire ne seront pas pour autant abordées au Sommet. D'ailleurs, toute l'attention se focalise sur les questions du mode de financement des universités (capacité de payer des contribuables, des étudiants eux-mêmes, modulation selon les programmes, hiérarchisation des universités entre elles), de gouvernance et de démocratie étudiante, alors que le problème majeur est celui de savoir quelle conception de l'université on se fait aujourd'hui. Aussi, la mesure du succès est-elle fort relative : pour le gouvernement minoritaire de Mme Marois, il suffit que le Sommet ait lieu.

Jean Baillargeon... (Photo) - image 10.0

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Jean Baillargeon

Photo

Jean Baillargeon

Expert-conseil en communication stratégique et en gestion d'enjeux

UN DÉBUT ET NON UNE FIN

Le Sommet sur l'enseignement supérieur doit être le début d'une réflexion et non une fin en soi pour l'avenir de nos universités. Mme Marois a l'humilité et le sens de l'écoute, je sais qu'elle trouvera des compromis sur de nombreux problèmes de l'enseignement supérieur, à savoir le manque de professeurs, l'absence de concertation entre les universités et le problème de financement à court et moyen terme. Je suis déçu de constater le manque d'imagination des solutions proposées jusqu'à maintenant. Tout se passe comme si ce sommet était celui de la défense des intérêts corporatistes de chacun des groupes représentés qui travaillent chacun en silos. Aucun groupe ne semble défendre la qualité de la formation actuelle et le rôle important que jouent les universités dans l'avancement de la société québécoise. La mission universitaire est passée sous le tapis au profit de savoir qui à court terme doit payer pour étudier à l'université. Sur cette question, je suis partisan d'une approche modulée, gratuité scolaire engagée pour les étudiants qui s'impliquent dans leurs communautés, indexation et gel dans les programmes de formation peu coûteux et augmentation de ceux qui sont dispendieux et qui apportent un bon revenu à la sortie de l'université. Espérons que ce débat continuera malgré tout après le Sommet...

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Commentaires (28)
    • Voila, le Blablagate est terminé. Mme Marois et M Duchesne semblent être les seuls à croire que c'est une réussite . L'indexation , avions-nous besoin d'un sommet pour cela ? L'annonce de chantiers à venir éventuellement pour encore discuter au lieu de prendre des décisions , c'est ça la réussite ? La manifestation , c'est une autre preuve de la réussite ? Ce ne serait pas plutot un ''show'' de boucane avec le vent dans la face ?
      Il manquerait juste que les deux oppositions embarquent avec les manifestants et fassent comme l'honorable député de QS ..... et si on ajoutait les chaudrons à cela , ce serait complet .
      Depuis l'élection du PQ , les mines ne savent plus ou donner de la tête , les chantiers de construction sont en attente ,les universités sont en furie , les étudiants jouent toujours aux enfants gatés et je ne crois pas que ça va mieux dans la santé ......et on ne sait pas si on va avoir droit à une pasta à l'avenir ....
      Croyez-vous sincèrement que ça va mieux au Québec depuis les élections ?

    • De l'improvisation du commencement à la fin. Aucune créativité comme le déplorait Joelle Dupont.

    • Après le Printemps érable, les manifestations, les pseudo-grèves, les véritables farces du précédent gouvernement, on n'a toujours pas répondu à (ni même posé) la question la plus fondamentale: - Quel genre de système d'enseignement voulons-nous? Deux visions s'affrontent, à savoir le système qui forme des citoyens et celui qui forme des travailleurs. Ce sont encore une fois les mêmes tendances gauche-droite, syndicale-patronale, socialiste-capitaliste qui s'affrontent. Le champ de bataille a changé mais les combats demeurent les mêmes. Tant que cette question ne sera pas tranchée, tous les sommets seront inutiles.
      Pour ma part, je crois fermement que former des citoyens devrait être la mission de l'école secondaire, du collégial à la limite mais certainement pas celle de l'université.
      Les temps ont changé. Les gens ne vivent plus dans la même ville ou la même province toute leur vie. L'éducation, tout comme le reste, est devenue une question de bussiness. On ne va pas à l'université seulement pour s'appanouir intellectuellement, on y va pour améliorer son sort, pour ramasser les meilleurs emplois, pour avoir une carrière internationale et c'est très bien ainsi. L'éducation n'est plus un droit ou même un devoir envers la Nation qui nous a vue naître, c'est un investissement envers notre propre avenir. Certains diront que c'est une vision égocentrique. Certes mais c'est aussi une vision réaliste.
      Pour en revenir au Sommet et plus particulièrement aux revendications des étudiants, je crois que ceux-ci manquent la cible, peut-être volontairement. Si leurs préoccupations étaient vraiment de favoriser l'ACCES à l'université, alors leur message serait axé sur les prêts et bourses, de même que sur la qualité de l'enseignement. À vrai dire,je crois que les étudiants cherchent simplement à tirer profit de la faiblesse du gouvenement pour ne pas EUX avoir à souffrir d'une augmentation inévitable des frais de scolarité. Comme le disait Louis XV: Après moi le déluge!

    • "Dans mon temps", nous n'avions pas la gratuité et nous avons réussi à étudier. Non, je ne viens pas d'une famille riche; mon père n'a jamais gagné $10,000 par année. Il y avait aussi moins d'étudiants qui avaient des voitures; dans les stationnements, il y avait toujours des places libres. Nous avons appris qu'il fallait travailler pour réussir. Peut-être que les étudiants d'aujourd'hui (en tout cas les revendicateurs) ont oublié ça. Tout ce que j'avais en finissant l'université étaient des dettes, mais, avec les années, je les ai remboursées. Pourquoi un sommet sur l'éducation?

    • Faut dire que le gouvernement précédent (libéral de J.C.) n'avait pas mis la barre très haute. Déclaration unilatérale d'une hausse des droits de scolarité qu'ils savaient inadmissible. Répondre par la force policière à toute opposition étudiante. Ne manquait plus que de demander à Harper de faire intervenir l'armée pour continuer de détériorer le climat. Toute cette merde provocatrice libérale n'a demandé que quelques minutes de réflexion unilatérale. Et on ose reprocher au processus actuel de ne durer que deux jours. Quel manque de jugement.

    • Gaspillage d'argent du contribuable au lieu de réparer les écoles du primaire qui sont en piètre états foules de moisissure.

    • Pourquoi se soucier de l'accessibilité universitaire alors qu'on fait peut de cas de la persévérance scolaire à tous les niveaux et de la qualité et de la viabilité de l'enseignement supérieur. Dans certaines facultés, ça fait pitié et il y a un manque de relève du corps professoral. J'ai parfois l'impression de perde mon temps à l'université...
      Rendre gratuit ne changera rien à l'accessibilité dans la mesure où les élèves qui ont besoin d'un coup de pouce pour se rendre à l'université ne le reçoivent pas. Je travaille au primaire. Mes photocopies sont comptées et il n'y a pas suffisament de service de soutien à l'apprentissage pour les élèves qui en ont besoin. Ça c'est de la justice sociale de s'assurer que tous aient des bases potables pour naviguer dans la société d'aujourd'hui. Rendre gratuit c'est favoriser une élite "intellectuelle" et amoindrir la qualité du service offert dans les universités tandis qu'appuyer adéquatement les étudiants qui ont l'intérêt et le potentiel là ça devient intéressant. Malheureusement, le sommet risque de tourner en rond.
      Enseignante au primaire et étudiante aux études graduées

    • Si mes parents me disaient: "On t'amène en voyage deux jours. On a l'intention de s'arrêter voir 34 villes, comprendre un peu mieux leur histoire, leurs attraits, ce qui compte pour ces habitants...Désolés, mais on ne peut pas rester plus longtemps. On a pas le temps. Et de toute façon, on a pas assez d'argent...Il y a tant à faire en ce moment... Alors, dépêche-toi..."
      Avec quelles attentes partiriez-vous en voyage, vous?

    • Absolument aucune attente, le gouvernement sera fidèle ce qu'il démontre depuis septembre.

    • @grenieremeri
      Votre commeentaire démontre un sens de l'humour particulièrement prononcé...définitivement à se tordre de rire !!

    • Le PQ sait très bien maintenant que le gouvernement précédent avait raison d'augmenter les frais de scolarité mais comme ils ont pris parti pour les étudiants (avec leur carré rouge) dans le seul but de battre les libéraux , ils doivent aujourd'hui faire un ''show'' de boucane pour camoufler leur erreur .Tout les gens , le moindrement sérieux , ne sont pas contre la gratuité , que se soit en santé en éducation etc ...mais ils savent aussi que ce n'est pas possible .Alors pourquoi faire accroire ?? Pour du maudit capital politique .....
      On a le mafiagate (avec la commission Charbonneau) on a le pastagate (avec une gang de zélé) et on aura le BlaBlagate avec ce sommet . On s'en reparlera après l'événement.

    • Le ministre Duchesne ainsi que sa première ministre sont des personnes supérieurement
      intelligents et bien au fait des enjeux, je ne peut qu'être hautement positif qu'en au règlement
      de ce très gros dossier.
      Réjean Grenier.

    • Mes attentes sont très basses.
      On entend parler à tous les jours du Sommet sur l'Éducation, mais le sujet qui revient , toujours le même, les coûts de l'éducation universitaire et qui devrait les payer.
      On n'entend guère parler de formation des maîtres et de valorisation de la profession, de décrochage scolaire et des moyens pour le contrer, de la valeur des formations autres qu'universitaire pour la société, de l'utilité d'investir dans d'autres moyens que le béton pour parvenir à une diffusion accrue de la connaissance et à une accessibilité plus grande à ce fameux savoir.
      Au fameux sommet, on parlera de gratuité, d'indexation, du niveau de sous-financement des universités, de la plomberie du système surtout, en oubliant celui qui alimente le système, celui qui apporte de l'eau dans les tuyaux, le bien-nommé contribuable, le fameux porteur d'eau si cher à l'imaginaire québécois.
      On parlera bien sûr du droit des étudiants à l'éducation, du droit de grève des étudiants, mais l'on n'abordera pas les responsabilités des étudiants à se faire former aux frais de la société, à savoir, prendre les moyens nécessaires pour réussir dans les temps prescrits, et ce sans créer d'entraves inutiles au fonctionnement ordonné d'une société.
      On ne parlera pas de la pertinence de la formation universitaire, du nombre idéal de diplômés dont la société a besoin, des spécialités qui offrent de meilleurs chances de succès, de sélection des étudiants, que non. Ce serait beaucoup trop près du néo-libéralisme, et pourtant, en Finlande....
      Ce sommet ne servira pas à grand chose, sauf à faire de la politique aux frais des contribuables, qui eux ne sont pas invités et qui ne seront représentés par personne.
      On souhaite une remise en cause, mais on évite tous les sujets importants, faudrait surtout pas faire une révolution.
      Réal Lavoie

    • Ce sommet est une stupidité comme seul ce gouvernement sait en faire. Une journée et demie pour aborder à peu près tous les problèmes actuels du monde de l'éducation, c'est complètement idiot. Un sommet de plusieurs mois n'aurait pas suffit. En soustrayant les formalités, présentations et autres blabla inutiles, on peut raisonnablement dire que les 34 groupes invités se partagerons environ 16 heures de discussion, soit un peu plus de 28 minutes chacun. D'accord, donnons la chance aux coureurs mais il devront courir très vite.

    • Déjà en octobre dernier on pouvait encore envisager d'aborder cette question de l'avenir de l'enseignement supérieure dans la perspective d'une réforme plus profonde et certainement plus prometteuse. Cette lettre d'opinion publiée dans ce journal (2012/10/28) pour appuyer cette avenue toujours pertinente.
      "La proposition de la Fédération québécoise des professeurs d'universités demandant la tenue d'états généraux sur les universités est bien inspirée. En effet, il importe au gouvernement de revoir non seulement la question du financement de nos établissements universitaires, mais aussi celle de leur mission. Et pourquoi ne pas en profiter aussi pour faire l'exercice d'une réflexion plus large en abordant une des questions majeures occultées lors des états généraux de 1996, soit celle de notre modèle d'enseignement supérieur global (incluant les cégeps et les universités)? Négliger de prendre en compte les coûts de chacune des composantes de ce modèle unique serait un exercice inconsistant puisque dans les faits, les organisations qui le composent sont interdépendantes et oeuvrent à une même tâche, soit la formation technique et professionnelle. C'est dans cette perspective que devrait se poser la question de la véritable gouvernance: une approche permettant de définir les coûts relativement aux bénéfices. Cette vision impose de procéder à l'évaluation des programmes en fonction de leurs résultats actuels (qui sont bien documentés dans le cas des cégeps, mais beaucoup moins dans le cas des facultés universitaires) et d'établir les objectifs attendus. Une telle démarche n'est envisageable que dans le cadre d'états généraux. Le gouvernement s'étant engagé à tenir un sommet sur l'éducation avec les limites que l'on y connaît, ce sommet risque de décevoir. On y verra des groupes d'intérêt cherchant à légitimer leurs positions sans pour autant établir la vérité sur les forces et faiblesses de ce système singulier et unique en son genre.
      Claude Poulin, Québec

    • Mme Marois est une maman et comme telle elle va tout donner à tous, pas d'augmentation des frais aux étudiants en promettant la gratuité pour plus tard, la hausse du financement des Universités, la hausse du financement de la recherche etc. Puis elle se félicitera d'avoir écouté tout le monde qui sera heureux. Mais à quel prix....

    • Bis à tous ces commentaires. À mes yeux, c'est Mme Marois qui a fait que la contestation d'un certain nombre de groupes d'étudiants au printemps 2012 a dégénéré en crise. Ce sommet fait partie des bonbons donnés aux étudiants pour obtenir leur vote.

    • On réunit 34 groupes pendant 2 jours sur le financement des études à l'université, et on ose appeler ça un Sommet sur l'éducation. En réalité, c'est le Sommet de l'incompétence.

    • Je n'ai aucune attente! À quoi devrais-je m'attendre d'un gouvernement qui a une dette envers une minorité d'extrémistes?

    • Une mascarade! Les extrêmistes vous l'ont répété; PAS QUESTION DE NEGOCIER, ON VEUX QUE CE SOIT LES AUTRES QUI PAIENT. Nous avons affaire à un gouvernement faible et sans ressource devant les menaces a répétition de la part d'un petit groupe d'extrêmistes.

    • Lettre ouverte

      J'en ai assez! Assez de voir tous ces gens de la gauche être si généreux avec mon argent. Quand je les entends exiger la gratuité scolaire au niveau universitaire au nom de l'accessibilité pour tous tout en sachant que plus de 70% de ces étudiants universitaires sont dans les faits, des enfants d'universitaires et donc d'enfants de riches, je ne peux m'empêcher de penser que cette attitude parasitaire au possible est une très grande insulte à ma pauvre intelligence de sous fifre qui n'a jamais fréquenté ces hautes sphère du savoir mais qui y a par contre beaucoup contribué par mes impôt sans jamais y avoir accès, non pas par envie ou talent mais bien parce que je n'ai jamais eu ce modèle à suivre de la part de mes propres parents, ce qui est l'inverse de cette vaste majorité d'étudiant universitaire d'aujourd'hui et de toujours et de toutes les sociétés occidentale au moins si ce n'est de toute la planète et ce pour toute l'histoire de l'humanité. Se servir de cette excuse (l'accessibilité pour tous) comme argument pour nous convaincre du bienfait de payer les études de cette classe prévilégié de citoyen est une grave injustice sociale. Si c'est gens de la gauche sont si soucieux de l'accessibilité pour tous aux études supérieures, ce à quoi je croix au plus haut point, Pourquoi ne concentrent-ils pas leurs énergie du coté du modèle positif à fournir aux jeunes enfants entre 6 et 12 ans environs? Là où se décide véritablement le choix éventuel d'un cheminement vers les hautes études? Pourquoi se gargarises-t-ils de lutte à la pauvreté tout en ne faisant aucun efforts dans ce sens? Tous ces organismes (ces fameux groupes sociaux)d'aide au plus démunis qui ne fournissent aucun exemple ou modèle de succès relié aux études supérieurs pour compenser la faiblesse des parents de ces enfant défavorisés mais qui se maintiennent allègrement en vie grâce aux subventions qui les font vivre tout en ne faisant que fournir les soins de bases à ces plus démunis co

    • Quelles sont vos attentes pour le Sommet sur l'enseignement supérieur?
      Avec tout ce qu'on en lit et entend de la part de tous les côtés, ma réponse à votre question se résume en quelques mots:
      BLA BLA BLA
      RIEN NIL NADA

    • Je n'attends absolument rien de ce sommet qui est une frai farce. La dernière en date de ce gouvernement de clowns.

    • On parlera pas de contingentement. C\'est pour ça que j\'attends rien de rien de ce sommet. On devrait parler de ce qui presse en éducation, le manque de travailleurs dans les métiers , ceux qui font réellement rouler l\'économie :
      http://affaires.lapresse.ca/economie/transports/201302/22/01-4624277-le-conference-board-prevoit-une-penurie-de-camionneurs.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers

    • Je m'attends au pire, c'est-à-dire que Marois recule encore. Je pense que ça va un peu avec les sondages et que ceux-ci ne sont pas si bons que ça pour elle de ce temps-là.
      Elle est arrivée au pouvoir par la peau des dents avec l'aide d'extrémistes, et pour elle, elle s'en fiche de la bonne gestion, de la justice envers les contribuables et toutes ces notions-là maintenant, elle est en opération de survie car elle a en ligne de mire la prochaine élection.
      Il serait logique selon ce scénario, qu'elle crée un momentum en se faisant applaudir des bébés-varans pour qu'ils la reportent vers le pouvoir.

    • Un sommet doit d'abord se concentrer sur la formation académique selon les recommandations du ministre de l'Éducation et des recteurs.
      Le mouvement étudiant peut suggérer des demandes, mais son rôle est avant tout celui d'observateur. Lui laisser imposer ses règles, c'est mettre la charrue devant les boeufs.
      En devenant PM. Mme Marois l'a compris en abandonnant les idéaux de son carré rouge.
      Le financement appartient au gouvernement selon le bilan vérifié des universités.

      Ce sommet est plus ou moins déjà ficelé. Sa seule raison d'être est de paraître effectuer une négociation ouverte et objective. Mais toutes les avenues sont bouchées.
      Du moins, c'est ce que je perçois de loin, en observateur non impliqué. Georges LeSueur

    • Les recteurs ont été beaucoup trop absents de ce débat et devraient défendre leurs priorités becs et ongles au risque de se faire plumer comme les alouettes d'un certaine chanson mieux connue. Ce qui n'aiderait la cause de personne au bout du compte.

    • Ce Sommet est bien mal préparé. La bisbille est très présente. Je ne m'attends à aucun miracle, d'autant que je ne crois pas à la formule de Sommets. Et encore plus pour un Sommet sur l'enseignement supérieur, domaine particulièrement complexe. Une ''commission Parent 2" aurait été de mise. Mais le gouvernement se sent obligé de retourner l'ascenseur aux carrés rouges! On ne peut récolter que ce que l'on sème!
      Michel Lebel

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