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Le Québec doit-il exploiter ses ressources pour dépendre moins de la péréquation?

L'ex-ministre libéral Clément Gignac.... (Photos Le Soleil, Erick Labbé)

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L'ex-ministre libéral Clément Gignac.

Photos Le Soleil, Erick Labbé

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Selon l'économiste en chef et ancien ministre libéral Clément Gignac, le Québec ne pourra indéfiniment percevoir de la péréquation (grâce aux provinces de l'Ouest) sans exploiter lui-même ses propres richesses naturelles (mines et hydrocarbures) pour maintenir son niveau de vie. Êtes-vous d'accord avec lui?

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Karel Mayrand

Karel Mayrand

Directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

ARGUMENT SIMPLISTE

L'argument de M. Gignac est simpliste et crée une diversion des vraies problématiques. Le Québec exploite déjà ses ressources naturelles, dont l'hydroélectricité qui rapporte au-delà de 1 milliard par année au trésor public. L'exploitation des forêts coûtera cette année 389 millions de plus qu'elle ne rapporte au trésor public. Une fois déduites les subventions et investissements gouvernementaux, les revenus miniers nets sont de moins de 500 millions par année. Au prix actuel, les redevances d'une éventuelle exploitation gazière seraient très faibles. Quant au pétrole, l'exploitation commerciale demeure incertaine et les quantités inconnues. En outre, le pétrole et le gaz sont faibles créateurs d'emplois et ne génèreraient que peu de revenus indirects. Sur un budget de près de 73 milliards, les revenus directs tirés de l'exploitation des ressources naturelles rapportent moins de 3% des revenus gouvernementaux.  Même si ces revenus doublaient, le problème des finances publiques demeurerait entier. La richesse du Québec provient traditionnellement d'une économie diversifiée qui est présentement mise à mal par la hausse de 40% du dollar canadien en quelques années causée par le boom pétrolier. La péréquation reçue de l'Alberta permet de compenser en partie cette problématique.

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel

SOLUTION GAGNANT-GAGNANT

Le Québec est un bénéficiaire de la péréquation depuis la mise sur pied du programme en 1957. M. Gignac exprime le bon sens même en soulignant qu'on ne peut pas se complaire dans cette situation éternellement. Le Québec ne peut pas lever le nez sur l'exploitation des ressources naturelles d'un côté tout en empochant de l'autre côté l'argent venu des autres provinces qui font le choix inverse. Une embûche toutefois : la formule actuelle de la péréquation n'incite pas le Québec à développer ses ressources autant qu'elle le pourrait à cause de la « récupération fiscale » (clawbacks) qui intervient. À l'Institut économique de Montréal, nous avons d'ailleurs proposé le 29 mai 2012 une solution concrète, réaliste et « gagnant-gagnant » à ce sujet. En termes simples, il s'agirait de compenser durant quelques années le gouvernement du Québec pour la perte de revenus de péréquation si les ressources naturelles sont davantage exploitées. Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse ont d'ailleurs déjà conclu des ententes similaires dans le passé. Pour le Québec, il s'agirait d'une amélioration claire par rapport à la formule actuelle, c'est-à-dire une occasion d'augmenter ses revenus sans perte de péréquation. Pour les provinces qui paient de la péréquation, c'est un investissement rentable puisqu'il s'agit d'inciter le Québec à se développer de manière plus autonome, et ce sans par ailleurs augmenter d'un seul dollar leur niveau actuel de contribution.

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Louis Bernard

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec

RÉDUIRE LA CONSOMMATION ET AUGMENTER LA PRODUCTION

Il ne faut pas confondre la consommation et la production des hydrocarbures. Autant il est désirable d'en réduire la consommation, autant il est souhaitable d'en augmenter la production sur place. Et cela, aussi bien du point de vue de la protection de l'environnement que de celui des bénéfices économiques. Le pétrole et le gaz naturel resteront pour longtemps encore une nécessité de notre mode de vie. Ils sont actuellement produits à l'extérieur et importés, et il est évident que nous aurions de grands avantages à les produire chez nous. Nous épargnerions ainsi les coûts et la pollution engendrés par le transport, tout en améliorant notre balance des paiements. Nous pourrions également mieux règlementer les conditions de production en en limitant les dommages à l'environnement. Le Québec, qui est bien doté par la nature, a toujours été favorable à la mise en valeur de ses richesses naturelles: on n'a qu'à se rappeler la création de SOQUEM et de SOQUIP par René Lévesque. Qu'il doive le faire en respectant des critères stricts de protection de l'environnement, cela va de soi. Mais il serait dommage qu'un débat nécessaire vienne ternir la réputation du Québec comme une terre d'accueil pour les investissements dans les ressources, voire même le représenter comme réfractaire au développement. Ce n'est d'ailleurs pas le cas si on analyse de près les déclarations et les gestes du gouvernement Marois. En ce sens, la déclaration de l'ancien ministre Gignac est inutilement alarmiste et tirée par les cheveux. La situation qu'il évoque est peu susceptible de se produire.

Gaëtan Lafrance 

Professeur honoraire à l'INRS-EMT

LA TÊTE HAUTE

À terme, le développement accéléré de nos richesses naturelles ne permettra pas d'éliminer le transfert de péréquation venant des provinces riches. La part relative des secteurs minier et des hydrocarbures dans l'économie québécoise est de l'ordre de 1%. Rien à voir avec l'Alberta ou Terre-Neuve. Cela dit, il n'y a pas de mauvais emplois et le secteur primaire reste un symbole du développement du Québec moderne. Sans faire de miracles, l'exploitation des secteurs minier et des hydrocarbures permettra de réduire notre balance des paiements, diversifiera l'emploi principalement en région et sera un incubateur pour ceux qui préfèrent le manuel à l'intellectuel. Peu de régions dans le monde ont la chance d'avoir un sous-sol aussi riche. On peut comprendre la frustration des autres devant notre hésitation à ne pas l'exploiter.  Que l'on appelle ça une question d'éthique nationale et planétaire, ou un simple respect de la différence des aspirations en matière d'emplois, ce secteur des ressources ne doit pas être négligé. Et pour ceux qui rêvent de s'affranchir du pouvoir d'Ottawa, dites-vous qu'il vaut mieux être premier de classe qu'être celui qui quémande. À tout le moins, une attitude positive envers le développement de nos ressources est un signal non négligeable de la volonté d'être parmi l'élite. Une question d'orgueil et de fierté plutôt qu'économique.

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Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue

UNE FORME DE DÉPENDANCE

La péréquation, une idée généreuse à la base visant à redistribuer les revenus entre les provinces canadiennes pour permettre à tous les Canadiens de recevoir les services similaires, devient une source de malaise.  Elle pose des problèmes aussi bien pour ceux qui la perçoivent que pour ceux qui en fournissent les fonds. Si le Québec ne touchait pas la péréquation, évaluée à quelque 7 milliards par année, sans doute s'efforcerait-il à combler ce manque à gagner. Le Québec pourrait investir non seulement dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles, mais aussi dans les technologies, l'innovation, le tourisme, la culture, etc. Je crois que l'absence de péréquation aurait un effet de coup de fouet sur la créativité des Québécois. Pour leur part, les provinces qui fournissent les sous pour la péréquation, notamment l'Alberta, se plaignent que les Québécois se paient avec leur argent beaucoup de services dont elles-mêmes se passent. On omet de dire que si les Albertains ne bénéficient pas de garderies à 7 $ ou de généreux congés parentaux, il s'agit d'une décision idéologique, pas parce que le Québec prive la province des revenus.  Oui, il faudrait s'engager dans tous les chemins vers l'indépendance de la péréquation.

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Adrien Pouliot

Photo d'archives

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital 

DES QUESTIONS DE L'ALBERTA

Danielle Smith, chef du parti albertain Wildrose, expliquait en visite à Montréal que les citoyens de sa province n'étaient pas nécessairement contre le concept de la péréquation.  L'Alberta a elle-même bénéficié de l'aide des provinces canadiennes riches quand elle s'est jointe au reste du Canada au tournant du siècle dernier.  Mais l'objection que soulève Mme Smith au nom de ses électeurs est qu'au Québec du moins, ces sommes servent à payer pour des services que les Albertains ne se paient même pas : droits de scolarité dérisoires, congés parentaux très généreux, garderies étatisées, tarifs d'électricité artificiellement bas, etc.  À un certain point, « he who pays the piper calls the tune » et la musique risque d'arrêter quand les provinces riches demanderont plus d'imputabilité et de responsabilisation de la part des provinces « pauvres ».  Elles questionneront aussi le laxisme à exploiter les ressources naturelles par crainte de se faire « couper » la péréquation. Tout comme l'aide sociale ne doit pas encourager les bénéficiaires aptes au travail à ne pas se trouver un emploi de crainte de se faire couper leurs prestations, il faudra probablement modifier le programme de péréquation pour qu'il encourage les provinces pauvres à se sortir de leur état de dépendance, notamment en exploitant leurs ressources naturelles.

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO

PLANIFIER À LONG TERME

Pour maintenir le niveau de vie de ses citoyens et les services qu'il offre à ceux-ci, le gouvernement du Québec doit faciliter et encadrer le développement des richesses naturelles de son territoire.  Cependant cela doit être fait dans une perspective de développement durable. Il faut choisir le moment de lancer différents projets, la façon d'exploiter cette richesse et le rythme de production des divers projets.  Il faut aussi penser à maximiser la valeur ajoutée provenant de la transformation de nos richesses naturelles.  Par contre, il n'est pas question faire une course avec d'autres provinces ou d'autres pays pour maximiser le taux de croissance de son PIB ou de sa consommation.  Dans le cas des ressources non renouvelables, il faut penser à créer des fonds de réserve venant des revenus de leur exploitation pour payer à plus long terme des services futurs pour l'ensemble de la population.  Il faut aussi cesser d'avoir peur du changement; il faudra accepter de prendre certains risques, tout en éliminant des solutions trop risquées. Quand nos gouvernements auront-ils le leadership pour planifier de façon relativement globale sur un horizon plus long que quelques années ou que le présent cycle budgétaire?

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

FUIR LE MODÈLE ALBERTAIN

Le débat dont parle M. Gignac peut être ramené à une question fondamentale : jusqu'où sommes-nous prêts à détruire notre environnement pour faire de l'argent ? Vaut-il mieux briser un peu et gagner un peu ou tout saccager dans l'espoir de ramasser le gros lot ? Je vis dans un petit village patrimonial et le débat dont parle M. Gignac, notre municipalité doit y faire face. Les investisseurs reluquent chaque vieille maison dans l'espoir de la raser afin de construire des condos. Ces mêmes « développeurs » voient chaque terre agricole comme un espace n'ayant pas encore trouvé sa vocation (industrielle, commerciale ou résidentielle ?). Au niveau provincial, c'est le même problème. Les compagnies minières achètent des claims et revendiquent notre toundra comme si c'était un terrain de jeu inexploité. Les minières, quant à elles, se divisent notre sous-sol et prévoient forer le plus possible en espérant verser le moins possible de redevances. Quand ces compagnies auront fait la preuve qu'elles peuvent oeuvrer sans provoquer des gâchis immondes, peut-être seront elles mieux positionnées pour que l'opinion publique leur soit favorable. Toutefois, les minières qui pillent et qui s'en vont, tout autant que les pétrolières qui provoquent d'infâmes catastrophes, ne font rien pour calmer la grogne dans la population. Par ailleurs, puisque certaines provinces sont vraisemblablement tannées de verser de la péréquation, M. Gignac ne semble envisager qu'une solution : selon lui, notre « évolution » devrait aller dans le même sens que celle de l'Alberta. Pourquoi ne pas prendre le modèle québécois et l'exporter en Alberta ? S'il a peur pour l'avenir de ses enfants, c'est le modèle albertain qu'il faut craindre, pas celui du Québec.

Marc Simard

Professeur d'histoire au cégep Garneau, à Québec

BIENVENUE AU GRATISTAN

Les produits miniers et les hydrocarbures, c'est sale et polluant. C'est tiré du sous-sol, le domaine d'Héphaïstos, le dieu boiteux des métaux et de la métallurgie, rejeté par sa mère. C'est aussi là que se trouve le royaume d'Hadès, le dieu des morts, qui est forcé d'enlever Perséphone pour avoir une compagne dans cet univers sombre. C'est enfin l'endroit où les juifs et les chrétiens situent la géhenne, cet enfer où les damnés brûleront éternellement. Les Québécois, c'est bien connu, sont progressistes et écologistes. Ils refusent de corrompre leur eau avec l'exploitation des gaz de schistes et du pétrole, et ne veulent surtout pas que ces activités lucratives troublent leur tranquillité et maculent leur belle nature vierge. De plus, ils raffolent des gels, des moratoires et de la gratuité. Ils sont donc prêts à renoncer aux avantages de la société industrielle et à la qualité de la vie liée à celle-ci au nom de leurs principes. C'est pourquoi ils ne veulent rien avoir à faire avec des paiements de péréquation entachés par les sables bitumineux. Ils feront l'indépendance non seulement politique, mais totale, ne mangeant que des fruits et légumes bios et se chauffant à la biomasse ou grâce à leur éolienne personnelle, et profiteront de tarifs publics gelés à jamais. Leur pays de cocagne, nommé Gratistan, sera le paradis de la simplicité volontaire.

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François Bonnardel

François Bonnardel

Député de Granby

PROSPÉRITÉ ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Le Québec ne peut passer à côté du développement de ses ressources naturelles, mines, pétrole, gaz, etc. sans s'appauvrir considérablement alors que les autres provinces canadiennes font le choix de ce développement et s'enrichissent. L'incertitude politique actuelle quant à l'orientation voulue pour ce développement paralyse les investissements, nuit à la croissance et mine la crédibilité du Québec. Le message envoyé par le gouvernement péquiste est ambigu et fait fuir. De nos jours, les investisseurs sont bien au fait de la nécessité de l'acceptabilité sociale de leurs projets. Ils ont besoin d'un cadre réglementaire clair, précis et stable ainsi que  d'un régime de redevances,  un environnement fiscal concurrentiel afin de mener à bien les projets de développement. Car on peut faire du développement durable et être prospère, çà ne s'oppose pas. L'insécurité environnementale peut et doit être surmontée. La Coalition avenir Québec favorise le développement de nos ressources naturelles. Elle est prête à prendre  des participations, soutenir le risque mais aussi  à accompagner pour faire du développement durable. Soyons audacieux, relevons ces défis et donnons-nous les moyens de ce développement, notre avenir économique en dépens.

Jean Bottari 

Préposé aux bénéficiaires

NATIONALISATION

L'idéal pour le Québec serait en effet de percevoir plus de redevances sur ses richesses naturelles. Loin de moi l'idée de me qualifier d'expert en la matière, mais je crois que l'État québécois devrait nationaliser une partie importante de l'exploration minière et des hydrocarbures. Nous avons l'exemple parfait du fonctionnement et des redevances plus qu'importantes avec Hydro-Québec qui bon an mal an rapporte gros à l'État. Sans créer un tel monopole, le Québec pourrait étatiser une partie des industries privées créant ainsi une saine concurrence entre elle et les compagnie privées tout en maintenant des milliers d'emplois de qualité. La nationalisation demeure pour moi la meilleure façon de retirer le maximum de profits pour le Québec. Des sommes d'argent pouvant servir notamment en santé et en éducation où les besoins sont criants.

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Commentaires (10)
    • La péréquation est une mesure de répartition de la richesse entre les provinces dans la confédération. D'où que viennent les profits réalisés.
      Cependant, l'exploitation pétrolière, source de profit, ne doit pas être gaspillée.
      Réalisons que si l'énergie du pétrole est remplaçable dans un court avenir pour le transport routier, ferroviaire ou marin, il ne l'est pas (pas encore !!) pour l'aviation.
      Et qu'en conséquence on devrait envisager de réserver prioritairement l'essence au transport aérien d'ici les vingt prochaines années.
      Ne pas réfléchir à cette question est faire preuve de courte vue.
      Pomper l'or noir sans retenue c'est oublier que les réserves ne sont pas inépuisables.
      Georges LeSueur

    • Il me semble que la question de la péréquation n'est pas si importante en comparaison des problèmes qu'engendreront la fin des énergies fossiles à bon marché. Les découvertes d'or noir sont toujours plus ténues les unes que les autres et toujours plus difficiles à exploiter. Nous vivons à l'époque du Peak pétrolier. Ne nous y méprenons pas! Dans 200 ans, les historiens désigneront notre époque de cette façon. Une action concertée est nécessaire et pour ce faire, nous devons recadrer l'ensemble des débats qui font rage actuellement. Par exemple, au Québec, il me semble très à propos d'exploiter les énergies fossiles, ainsi que l'ensemble de nos ressources naturelles dont nous disposons, si cela se fait dans des conditions qui respectent l'environnement et la santé des citoyens et si la majeure partie des revenus que l'État retire cette exploitation est consacrée à nous sortir de l'emprise des énergies fossiles. Tout doit être repensé en fonction de cette problématique. Je ne suis certes pas le premier à en parler, mais il me semble que le débat est névralgique, sinon incontournable contrairement, selon moi, à la question de la péréquation.
      Maxime Poulin

    • Mr Clément Gignac soulève un point incontestable.
      La péréquation venant d'ailleurs, en l'occurence de l'exploitation de leur sous-sol, n'est pas sans nuire à l'environnement des Albertains.
      Toute province bénéficiaire, et particulièrement le Québec, ne peut refuser d'envisager d'exploiter ses propres ressources naturelles polluantes (pour les ménager avec l'environnement) et continuer d'encaisser sans scrupules ladite péréquation pour privilégier un service (l'éducation) que l'Alberta ne s'offre pas.
      Bien sûr le Québec ne lésine pas dans la production hydro-électrique et dans l'exploitation forestière. La solution éolienne est aussi dans l'air, si on peut dire !
      Mais en toute justice, les inconvénients provoqués par l'exploitation des sables bitumineux et autres puits pétroliers sub-aquatiques, sont aussi une responsabilité environnementale partagée par toutes les provinces et particulièrement par celles qui bénéficient de la péréquation.
      Les provinces sont donc toutes solidaires dans les prises de décision engageant tant les ressources naturelles que l'environnement. Georges LeSueur

    • Pardonnez mon sarcasme ici....mais le Québec d'aujourd'hui c'est: gauche, droite nationaliste, droite circonstantielle, syndicaliste, souverainiste, fédéraliste, artiste pôete engagé, écologiste....aucun expert n'est vu comme crédible...et la tendence qui se dégage: nous sommes les plus taxés et les plus endetté...je ne crois pas que le Québec s'ait ce qu'il doit ou va faire, et vive les carés rouges!

    • -Première question qui vient à l'esprit du citoyen Lambda :
      Est-ce que c'est payant ou pas la préquation et la fédération ? -Évidemment il y a des documents qui se contredisent sur le net là-dessus :
      http://www.vigile.net/Le-grand-mythe-de-la-perequation
      Jacques Noël
      Vigile
      ou
      http://www.lesaffaires.com/archives/generale/le-quebec-depend-de-plus-en-plus-d-ottawa-financierement/548106
      J-P Gagné
      Les Affaires
      Documents que le citoyen lambda que je suis survolera rapidement parce qu'il en a vu tellement des politiciens mettre en surbrillance un chiffre d'une année, d'un secteur particulier, dans un contexte particulier et laisser tomber le tableau d'ensemble que ça l'a dégouté des chiffres à vie.
      -Deuxième question du citoyen lambda et accro internet poussé par le besoin quand même de se faire une opinion par lui-même sur l'appartenance à une fédération :
      Et pour ne pas perdre la face sur un forum?
      Il vaut mieux se réfugier donc dans les généralités et les sentiments que d'affronter des économistes question chiffre. Un économiste me mettrait en petits morceaux question chiffre mais personne ne peut nier mon sentiment, il s'agit juste d'en trouver un honorable et de le défendre envers et contre tout.
      Question subsidiaire : Quel sera ce sentiment ? J-F Lisée me le fournit ce matin dans un discours qui revient souvent dans sa bouche : "Regardez comme je suis beau" avec différentes variantes ce matin c'est "Regardez comme le Québécois que je suis est beau question solidarité et évidemment que le Canadien est laid."
      Moi, coté solidarité, je voulais juste être solidaire avec mon ami Alain qui part de jonquière pour aller recevoir sa chimio à Montréal pour dire qu'avant d'aller exploiter les ressources naturelles dans les régions, faites que les médicaments s'y rendent mais c'est c'est pas le sujet.
      -Troisième et dernière question : la vôtre
      oui bien sûr ! Devenir riche Québécois n'a qu'un seul but : aider les pauvres Canadiens. Vive la solidarité Québécoise !

    • La question est mal posée. Est-ce que le Québec peut ne pas exploiter ses ressources ? Exemple, s'il ne fait rien dans le Golfe du St-Laurent et en Gaspésie, Terre-Neuve siphonnera le pétrole québécois.
      Un, si le Québec n'accepte pas le pétrole canadien, il devra à court terme dire adieu aux $8 milliards qu'il reçoit en péréquation. L'Alberta devra faire des coupures pour boucler son budget, ses citoyens n'accepteront plus cette situation.
      Deux, le Québec doit profiter de la situation problématique de l'Ontario pour augmenter ses ventes d'électricité à cette province et ajouter une 2e ligne par le nord (Témiscamingue) et faire des alliances avec Terre-Neuve.
      Trois, exploiter le pétrole du Qébec et utiliser le pétrole canadien ne veut pas dire de ne pas exiger une exploitation plus écologique. C'est ce que le Québec devrait faire. On a besoin de pétrole c'est clair et net, il faut exiger une diminution de l'empreinte écologique.

    • L absence d un cadre de développement durable pour nos ressources non renouvelable est a moyen terme catastrophique. Alberta paye pour un developpement a la va vite avec un dette annonce de 6 milliard.

      La péréquation montre l échec du fédéralisme comme système de développement économique. Est-ce normal que le Québec doit avoir encore besoin de ce revenu ?
      Marc andre

    • Tellement des faussetés dans ces textes d'experts!
      1) Les provinces ne paient pas de péréquation. L'Alberta ne paie pas une cenne noire de péréquation
      2) La péréquation est payée par Ottawa. 15G, à peine 5% du budget du gouvernement. Moins que la Défense (21G)
      3) Le Québec recoit 7.5G de péréquation. Ce n'est pas de l'argent du Canada, c'est de l'argent emprunté puisque'Ottawa a un déficit de 20G
      4) Le Québec recoit la moitié de la péréquation. Mais à peine 15% des 21G de la Défense. A peine 11% des 4G en pêcheries. A peine 9% des 9G en Affaires indiennes. A peine 11% des 7G en agriculture. En plus le Québec doit payer plus de 20% du service de la dette (35G) service pour lequel les Québécois retirent rien, absolument rien
      Voilà pour le grand mythe de la péréquation

    • Un petit rajout pour mentionner que la somme à recevoir du programme de péréquation ne dépendra pas juste des revenus des ressources naturelles. Le formule de péréquation est aussi basée sur des facteurs fiscaux. En considérant, le revenu moyen par habitant et l'entrée de revenus de l'État québécois, on peut penser qu'on se retrouvera au mon point si on exploite ou on n'exploite pas les ressources naturelles. Il faut absolument diversifier notre économie en lien avec notre ressource naturelle la plus importante, notre réseau hydraulique.
      F.Benoit

    • Dans vingt ans, il y aura un système d'alimentation de recharge électrique par induction sur la plupart des véhicules automobiles et ceux des transports en commun. Ce système sera encore plus performant que les projets actuels qui sont toujours au stade embryonnaire.
      Plus j'y pense et plus je crois qu'il n'est pas nécessaire d'exploiter comme des "sauvages" nos ressources naturelles, en particulier les hydrocarbures. La demande ne fera que décroitre dans les prochaines années, les prix seront à la baisse et l'offre sera finalement moindre.
      La filière énergétique de l'avenir, c'est l'électricité. Mais pour faire un coup d'argent vite fait, je dirais qu'il faut exploiter à fond la caisse nos ressources pour répondre à la demande intérieure de la province et se servir des retombées pour investir dans des entreprises aux répercussions économiques importantes.
      Par ailleurs, il faudrait créer un fonds spécial à la Caisse de dépôt et placement du Québec, comme celui de la Norvège, afin d'aider de nouvelles entreprises prometteuses. Pour ceux qui voudraient appliquer cela sur la dette, je dirais que ça ne servira pas à grand chose puisqu'il faudra réinvestir massivement dans de significatives transformations de nos artères routiers. En économie, pour réduire l'importance d'une dette publique, il faut miser sur la croissance de l'économie afin d'engendrer plus de revenus. Il n'y a pas d'autre recette qui fonctionne autant que la croissance.
      On peut toujours enlever de la soupe du chaudron (réduire la dette) mais cela ne changera rien au goût de la soupe (économie). Je miserais plus sur l'ajout d'épices. (Plan de croissance détaillé par de l'investissement public et privé)
      L'exploitation de nos ressources naturelles n'aura que très peu d'impact sur notre PIB et les revenus pour l'État ne seront pas au rendez-vous. Juste voir l'Alberta se démerder comme le diable dans l'eau bénite pour essayer de se trouver des acheteurs pour son pétrole. Restons prudents!
      F.Benoit

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