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Doit-on accorder le droit de grève aux étudiants?

Des étudiants manifestent à Montréal au printemps 2012.... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

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Des étudiants manifestent à Montréal au printemps 2012.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

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La Presse

Le gouvernement Marois devrait-il formellement accorder le droit de grève au étudiants?

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Louis Bernard

Louis Bernard 

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec

RECONNAÎTRE, C'EST RÉGLEMENTER

Dans le domaine des relations de travail, la grève a été exercée par les ouvriers comme un pouvoir avant d'être reconnue comme un droit. La suspension concertée du travail (la grève) et la mise à pied collective des employés (le lock-out) ont été des pratiques fréquemment utilisées, longtemps avant de devenir des droits reconnus par la loi. C'est pour «civiliser» l'exercice de ces pratiques qu'un peu partout dans le monde, le législateur est intervenu pour l'encadrer et en règlementer la mise en oeuvre. Dans le monde de l'éducation,  l'existence d'associations étudiantes est reconnue officiellement, celles-ci jouissent même, en vertu de la loi, de la cotisation obligatoire de leurs membres et le boycott des cours est une pratique qui a cours depuis plusieurs décennies. La question qui se pose est de savoir si ce droit de grève doit être reconnu et règlementé. Car il ne saurait y avoir de reconnaissance légale sans réglementation. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle? Il n'est pas certain que les associations étudiantes accepteraient volontiers une intervention de l'État dans la conduite interne de leurs affaires, en échange de la reconnaissance d'un droit qu'elles exercent déjà dans les faits. Par ailleurs, les désordres que nous avons connus récemment ont beaucoup d'autres causes que la simple non-reconnaissance du droit de grève des étudiants. Une règlementation faciliterait sans doute la tâche des juges, qui sont toujours mal à l'aise dans un flou juridique, mais elle aurait peu d'effet sur la paix sociale. Un projet de loi sur le sujet pourrait être déposé et soumis à la discussion publique. Mais il faudrait voir s'il y a un consensus social avant de l'adopter.

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Yolande Cohen

Yolande Cohen

Historienne à l'UQAM 

PAS NÉCESSAIRE

Il serait tentant pour le gouvernement Marois de poursuivre sa politique démagogique à l'endroit des mouvements étudiants en leur conférant un droit de grève formel, habituellement limité aux seules relations d'emploi; ce qui n'est pas le cas des étudiants qui, au contraire, payent pour leur éducation. Cet engagement répondrait à la volonté de certaines associations étudiantes de considérer les étudiants comme des jeunes travailleurs, et consoliderait l'emprise d'un syndicalisme étudiant, à la française (la référence à la Charte de Grenoble en est un des éléments). 

Toutefois, on est en Amérique du Nord, et le droit de grève est très précisément encadré et règlementé; ce qui ne fait pas l'affaire de tous, y compris dans le mouvement étudiant, qui est très divisé à cet égard aussi. Ayant analysé l'histoire des mouvements étudiants européens au XXe siècle, je peux dire que si le syndicalisme étudiant structure durablement ce milieu et lui confère une certaine pérennité, les mouvements étudiants n'ont pas eu besoin d'avoir un droit de grève pour faire des grèves et exprimer leurs points de vue. À ce titre, ils se rapprochent plus d'un mouvement de jeunesse que du mouvement ouvrier.

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

POUR EXPRIMER UN RAS-LE-BOL

Le droit de grève pour les étudiants, c'est le droit de se priver eux-mêmes d'un service qu'ils ont choisi de recevoir. C'est le droit d'exprimer un ras-le-bol tout en sachant que leur début de carrière en sera retardé. Dans le domaine de l'enseignement post-secondaire, on se déchire la chemise depuis des lustres à propos du financement. Toutefois, c'est de la qualité dont il faudrait davantage parler : la qualité de l'enseignement, la qualité de la recherche, la qualité des services offerts dans les établissements et, surtout, la qualité des diplômés. Quand des multinationales comme Google engagent des chefs 5 étoiles pour que leurs employés soient chouchoutés à l'heure du lunch, on les trouve progressistes et intelligents. On rend les horaires flexibles, on engage des décorateurs pour les lieux de travail, on encourage les employés à faire des siestes dans l'après-midi. Le but est simple : on exige la qualité et on met tout en oeuvre pour l'obtenir. Pour l'enseignement post-secondaire au Québec, on fait le contraire. On coupe dans les conditions de travail des profs, on coupe dans la recherche, on coupe des services et on voudrait empêcher que les étudiants se plaignent ? Si on veut former des universitaires de qualité, il faut laisser les premiers concernés exprimer leur mécontentement, par la grève ou autrement, quand ils se rendent compte que leur formation est amputée de sa qualité, donc de sa valeur.

Michel Kelly-Gagnon 

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

NON, QUESTION DE JUSTICE

Soyons clairs: les étudiants qui souhaitent boycotter leurs cours disposent déjà de l'entière liberté de le faire. Personne ne va jamais les amener en classe de force. Ce que veulent les promoteurs de la reconnaissance du «droit de grève» pour les étudiants c'est, en fait, d'obtenir par voie législative ce que les tribunaux ne leurs ont pas accordés l'an dernier, à savoir le pouvoir de forcer les étudiants qui ne souhaitent pas boycotter leurs cours à le faire quand même. Au contraire, les tribunaux québécois ont explicitement reconnus que les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études ont absolument le droit de le faire et que les forces de l'ordre et les institutions d'enseignement se doivent collaborer au respect et à la protection de ce droit. Refuser ce fumeux «droit de grève pour étudiants» est une question de justice fondamentale, mais relève aussi du bon sens élémentaire.

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Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue

DROIT À ENCADRER

II ne sert à rien d'interdire aux étudiants de faire la grève : ils la feront quand même. Il faut plutôt encadrer ce droit pour éviter des abus. Il ne sert à rien non plus d'argumenter que la grève des étudiants ne constitue pas une « vraie » grève, mais un boycottage des cours. Selon le Petit Robert, la grève réfère à « l'arrêt volontaire et collectif des activités, par revendication ou protestation ». Donc, les étudiants ont bel et bien fait la grève en 2012. Toutefois, dans certaines facultés, la décision « collective » semblait manipulée par un noyau dur des protestataires;  certains opposants ont été intimidés. Ainsi, je proposerais d'accorder le droit de grève aux associations des étudiants à condition que le déclenchement de celle-ci soit soumis au vote secret de l'assemblée et qu'un quorum de 50 % + 1 soit respecté. Cela encouragerait tous à se présenter aux assemblées et donnerait plus de poids démocratique à une éventuelle grève, tout en diminuant le risque de contestation judiciaire. Aussi, pendant une grève étudiante prolongée, les professeurs devraient être mis en lock-out par les établissements, comme c'est la prérogative de l'employeur lors de la grève des salariés.

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Adrien Pouliot

Photo d'archives

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital 

MARCHÉ POLITIQUE

Les étudiants consommateurs qui ne sont pas satisfaits du prix demandé pour les services éducatifs offerts peuvent faire la « grève » avec leurs pieds en allant magasiner ailleurs.  Sauf qu'au Québec, les prix ne sont pas déterminés par le marché, mais par des diktats de politiciens.  Pour «négocier» les prix, les étudiants doivent donc faire jouer leur pouvoir politique plutôt que leur pouvoir économique.  L'objectif est simple : faire adopter une loi «anti-scab» qui empêchera, par le pouvoir coercitif de l'État, ces carrés verts de traverser la ligne de « boycottage ».  Les associations étudiantes (jouissant d'un monopole de représentation de tous les étudiants, qu'ils le veuillent ou non) augmenteront ainsi par la violence (c'est-à-dire en violant les droits des carrés verts) leur rapport de force politique pour arriver à leurs fins.  En échange de cette restriction aux droits individuels des étudiants et d'un fardeau fiscal plus élevé sur le contribuable silencieux et soumis, les politiciens espèrent acheter le vote et l'appui de leur bruyante « clientèle » étudiante aux prochaines élections.  Le marché économique se transforme ainsi en marché politique.  Les associations étudiantes et le PQ vont-elles déclarer « marché conclu »?  Si oui, espérons que les tribunaux renverseront ce pacte liberticide.

Jean Bottari 

Préposé aux bénéficiaires

PAS DE DROIT DE GRÈVE

Je ne crois pas que le fait d'accorder le droit de grève de façon formelle aux étudiants puisse régler le conflit qui perdure depuis trop longtemps déjà. De plus, comment, sinon par l'adoption d'une nouvelle loi, le gouvernement pourrait-il accorder le droit de grève aux étudiants et de surcroit le droit de décréter un lock-out aux administrateurs? Il ne faut pas oublier que Mme Marois est à la tête d'un gouvernement minoritaire. Je lui souhaite bonne chance si elle songe à faire adopter une telle loi! Le Code du travail, de par son titre, ne s'applique qu'aux personnes exerçant un emploi. L'étudiant ne peut être considéré comme étant un travailleur au sens du Code du travail du Québec. Ce que veulent les associations étudiantes, je crois, avant même le droit de faire la grève, c'est la possibilité d'avoir un dialogue respectueux avec le gouvernement et êtres traitées comme des vis-à-vis. Toutes les options, incluant la gratuité doivent être discutées. Sans quoi ce sera l'impasse et le printemps érable se répétera.

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Commentaires (26)
    • La démocratie et les décision des associations étudiantes ont par le passé toujours été respectés par les gouvernements jusqu'a ce que Jean Charest commença a faire de la sémantique et tenta de diviser les forces étudiantes pour mieux régner il faut croire. Il ne s'agissait pas d'un droit de grève mais bien le respect d'une convention établie par l'histoire des mouvements étudiants. Alors que faisons nous aujourd'hui. Le fait de ne pas reconnaitre le droit de grève va-t'elle empêcher les associations étudiantes d'aller en grève? Les évènements du printemps dernier semble donner la réponse à cette question. Comme le disait un intervenant plus haut,le droit de grève ça ne se donne pas, ça se prend. Alors si il n'y a pas de moyens (Ceux qui encouragent la répression par la force peuvent retourner dans les années 40 si il veulent) pour empêcher les grèves étudiantes ne serait-il pas judicieux de les encadrer? d'établir des règles clair quant aux assemblés et les votes de grèves? Je crois que l'intérêt publique nous poussent de plus en plus vers cette option.
      F.Ménard

    • Mon vrai problème avec la grève ou boycotte (dans ce cas des synonymes) c'est que la majeure partie de l'argent qu'ils jettent par les fenêtres ne leur appartient pas, un travailleur reçoit de l'argent, eux paient pour pas y aller c'est un non sens...donc ils font la grêve sur mon dos sans que je n'ai rien a dire...là est la différence avec les travailleurs, et elle est très grosse.
      La grève ou boycotte aurait pu se faire sans manquer de respect au contribuable qui ont payer une session sans qu'elle n'est lieu, et de façon rotative ou en dehors des cours, histoire de continuer leurs études.
      Non au droit de grève, et je souhaite de tout coeur que si la situation se répete, les policiers appliquent la lois et les procédures judiciaire et/ou reglements municipaux et que les fautifs soient prosécutés.
      Si toutes lois enfreintes avaient été appliquées ce printemps dernier,tel que la loi le prescrit pour toute les autres citoyens de notre belle province, les conséquences auraient probablement empêché la greve de durer si longtemps...
      Je le répète JE NE DÉSIRE PAS DONNER LE DROIT AUX ÉTUDIANTS DE DÉPENSER MON ARGENT À PRENDRE DES MARCHES DE SANTÉ PENDANT LES HEURES DE COURS ET BLOQUER LE TRAFIC POUR QUE JE NE PUISSE PAS ALLER TRAVAILLER À TEMPS POUR PAYER LEURS ÉTUDES..
      Le manque de respect ça suffit...Les non étudiants avons des droits aussi.

    • À lire certaines personnes sur ce blogue, ils font fi des lois et réglements qui nous dirigent. Les étudiants n\'ont pas le droit de grève, quand ils sortent, ils le font sans repères et sans oblogations des parties adverses.
      Le printemps derniers, si les universités et cegeps avaient mis au chômage les professeurs, je ne crois qu\'ils y en auraient eu autant dans le chemin avec le carré rouge et une casserolle, et possiblement que les étudiants n\'ayant pas leurs mentors auraient réfléchi un peu plus, car on l\'a vu sur les écrans de télé, des professeurs affrontant les forces policières dans des bousculades aux portes des universités et cegeps fermés.

    • Plusieurs individus qui ont pris paroles sur cette tribune font mention qu'il serait préférable de mieux encadrer les associations étudiantes. Ils mentionnent que cet encadrement devrait se traduire par une hausse du taux de participation ou une mise en commun des différentes facultés universitaires. Ce que je dois comprendre de desdites solutions c'est qu'il est préférable de se fier à une majorité absente qu'à une minorité présente ? Ce que je dois en comprendre c'est que la paraisse devrait l'emporter sur l'acharnement ? Il semble manifeste que les résultats des votes en faveur d'une grève générale illimitée ne résultaient pas d'un travail de manipulation ou d'intimidation comme le laisse entendre les partisans de l'excuse facile.
      Ce n'est pas les gens qui sortaient dans la rue qui souhaitaient avoir des journées de congés supplémentaires pour alléger leur session. Ce n'est pas les gens qui se levaient tous les matins pour maintenir les lignes de piquetage qui faisait la grâce matinée. Non ! C'est les gens contre la grève qui profitaient des journées «off» d'école pour travailler de manière rémunérée. C'est les «anti grévistes» qui se pavanaient sur les terrasses du centre-ville lorsqu'un vote en assemblée générale avait lieu.
      Faites le simple exercice de flanquer une assemblée générale un lundi à 8h et prenez le temps d'observer la composition des membres. Lorsque les statistiques de votre rendez-vous hebdomadaire seront disponibles, attardez-vous au taux de participation. Sans être bookmaker j'avantagerais le coté de grévistes à 100 contre 1. Faites le même exercice un mercredi après-midi et cette fois-là je ne miserais pas un rond.
      J'étais au c?ur de ce qui était qualifié de crise. J'étais, il y a peu de mois, un étudiant universitaire à temps plein. Ce que je retiens de ce marasme social ce n'est pas les questions politiques ou juridiques. Ce n'est pas non plus les actes de violences ou les incalculables marches pacifiques. Ce que je retiens le plus de

    • J'ai oublié de signer
      Guillaume Lahaie

    • Plusieurs personnes soutiennent que les étudiant-e-s qui veulent faire la grève n'ont qu'à boycotter leur cours - personne ne les forcera à étudier malgré eux - mais qu'ils et elles devraient laisser les étudiant-e-s "sérieux" et "sérieuses" assister librement à leur cours.
      Je me dit pourquoi s'arrêter en si bon chemin?
      Les employé-e-s qui veulent signifier leur insatisfaction devraient être libres de boycotter leur emploi - personne ne les forcera à travailler malgré eux et elles - par contre pourquoi permettrait-on à ces personnes de priver de revenu leurs collègues qui veulent continue à travailler?

    • Non, certainement pas. Le droit de grève est affaire de négociation, pas de contestation. Il est vrai que l'on a appelé "grève" le mouvement du printemps érable, moi le premier, pour des raisons politiques, ce qui est en soi une contradiction.
      Dans les faits ce mouvement a été le résultat de trois gouvernements Charest basés sur l'omerta, l'étouffement et la volonté de laisser pourrir les crises pour créer le désengagement de la chose politique. On l'a nettement vu avec la commission Bouchard-Taylor entre autres.
      Quand les mots sont inutiles, reste la colère. Après Occupons, les étudiants auxquels se sont joints les parents et leurs casseroles. C'est probablement parce que cette soupape de sécurité, une colère relativement calme étant donné les mots d'ordre qu'ont certainement reçus les forces policières, que nous n'avons pas connu d'épisode plus sanglant.
      Le droit de grève reste un droit, ce qui est peu. Le droit à la colère devient parfois un devoir. Le premier ne primera jamais sur le second.
      Au passage, pour ceux qui disent que tout ceci fut affaire des facultés "sôciales": les médecins et ingénieurs sont sortis pour donner leur appui, et sont ensuite retournés profiter de cours dont ils savent qu'il ne payent pas le dixième des coûts. Les facultés sociales ne coûtent rien, ou presque, par étudiant.
      Ce sont les vaches à lait qui sont restées dans la rue, eh oui, pour défendre ceux qui sont retournés sur les bancs.
      Je conseille à M. Pouliot de payer le plein prix de ses études, i.e. un minimum de 100,000$ avant intérêts, à son université avant de retourner à ses ébats de droite populiste. De sa poche évidemment, y a des limites à être bébé gâté.

    • Le penseur consommateur et camarade Adrien Pouliot démontre encore son élégance de sa méconnaissance du monde de l éducation . Aller vous voir ailleurs....vous qui ne respectez pas la loi du marche puisque ailleurs le prix de sa scolarité est payé dans sa réel valeur...le ailleurs n est pas nommer...cohérence sa proposition
      À suivre votre logique le professeur devrait être se transformer en vendeur ......vivre c'est vendre un air connu et d abolir dans le même geste le ministère de l éducation ! Etre citoyen n est plus nécessaire aujourd'hui hui penser c est consommé

    • Prenez la peine de lire la définition du mot grève dans le dictionnaire et vous comprendrez que c'est non sur toute la ligne. Tout comme accordé le droit de vote a 16 ans.

    • J'approuve totalement les propos de M. Michel Kelly-Gagnon entre autre lorsqu'il précise que les étudiants n'ont aucune obligation d'assister aux cours.
      Leur donner le droit de grève est leur donner le pouvoir d'empêcher les étudiants qui souhaitent assister à leurs cours de s'y présenter.
      Question de justice effectivement surtout lorsque l'on porte atteinte aux droits d'autrui comme ce serait le cas.
      Ils ont le droit de manifester à leur guise mais non d'empêcher quiconque a payé pour un service de le recevoir.
      D'ailleurs je questionne la légitimité des associations étudiantes de même tenir des votes de grève.
      Elles ne possèdent pas ce pouvoir.

    • J'aurais tendance à dire qu'un droit, ça se mérite. J'aime bien l'idée qu'une grève générale illimitée devrait être votée par TOUTES les facultés, pas juste sciences politique et humaine. Et qu'un pourcentage minimum soit exigé pour la participation au vote. On parle beaucoup des droits mais pas beaucoup des devoirs je trouve...

    • Non! Absolument pas ! On parle de grève dans un contexte de relation de travail. Néanmoins la preuve est faite avec le chaos du printemps dernier, qu'il faudrait mieux encadrer les règles de fonctionnement des associations étudiantes qui pouvaient manipuler allègrement les assemblées... Un vote secret par internet serait plus démocratique de un. De deux, l'adhésion à une association étudiante devrait être facultative et non pas obligatoire. La formule Rand ne s'applique pas du tout dans cette sphère.

    • va pour le droit de grève, mais à condition qu'il y ait au moins un taux 60% de participation au assemblées. en ce moment il n'y a moins de 10% des étudiants qui votent. Ce n'est pas représentatif de la majorité. De plus, le vote devrait se faire dans toutes les facultés, pas seulement à la facultés des sciences humaines ou de arts et lettres. Et que dites vous de la méthode de calcul des votes à mains levées ? Moins de 10 % de participants ce n'est pas assez, un recomptage par des partisants de l'Assé inacceptable.... dans ce cas,le droit de grève devrait être interdit ou du moins un vote de grève annulé.

    • Faut bien être au Québec avec le PQ pour entendre une pareille demande...Le droit de grève c'est lorsque des travailleurs ne s'entendent pas avec l'employeur. Il y a un contrat de travail et une responsabilité de part et d'autre. Un devoir fournir une prestation de travail et l'autre le paiement pour le travail rendu.

    • Tout à fait d'accord avec votre opinion Mme Jana Havrankova.

    • Tout à fait d'accord avec ça et avec les autres autre causes pour lesquelles M. Pierre Duroseau milite soit le droit pour les pilotes d'avion de couper les moteurs en phase de décollage, le droit pour les enfants de faire la grève de la faim au début de l'adolescence sans oublier celui si important pour la femme enceinte de fumer et de boire dès le premier mois de grossesse.
      Ce gars est un rappel vivant que l'abus de militantisme peut, comme l'abus d'alcool, affecter grandement notre capacité de jugement et que ce n'est pas parce qu'on s'appelle Duchesne qu'on ne peut pas céder au premier vent venu.

    • Il est heureux de voir ici, qu'un patron (Adrien Pouliot) ait pu voir dans LAFEE, cette loi qui accrédite les associations étudiantes, « un monopole de représentation de tous les étudiants, qu'ils le veuillent ou non ». Car, dans une des multiples injonctions émises par la Cour Supérieur, l'honorable juge Jean-François Émond n'a rien vu du tout. En effet, sous sa plume on peut lire ceci :
      [28] Elle fonde sa position sur la Loi sur l'accréditation et le financement des associations d'élèves ou d'étudiants qui, selon elle, accorderait aux associations étudiantes un monopole de représentation pour tous les étudiants membres.
      [29] Cette position est, dans l'état actuel du droit, sans fondement.
      [30] L'ASETAP confond le monopole de représentation, si monopole de
      représentation il y a, avec le monopole du travail ....
      On peut donc s'interroger sur la valeur de ce jugement.
      Quant à la déclaration de notre indécrottable expert de l'IEDM à savoir : « les
      tribunaux québécois ont explicitement reconnus que les étudiants qui souhaitent
      poursuivre leurs études ont absolument le droit de le faire et que les forces de l'ordre et les institutions d'enseignement se doivent collaborer au respect et à la protection de ce droit. Refuser ce fumeux «droit de grève pour étudiants» est une question de justice fondamentale, mais relève aussi du bon sens élémentaire. ». Un autre juge de la Cour Supérieur, l'honorable Marc-André Blanchard, plus perspicace que celui cité plus haut, a déclaré dans son jugement : « il existe à l'égard de l'Association générale des étudiants et des étudiantes du Cégep de Lanaudière, l'exercice d'un droit constitutionnel ou quasi-constitutionnel en l'occurrence le droit à la liberté d'expression qui s'oppose à un droit qui bien qu'extrêmement important ne ne constitue pas un droit
      constitutionnel ou un droit quasi-constitutionnel; ». Alors, monsieur Kelly-Gagnon, le droit de grève, est-ce encore aussi « fumeux » ?

    • Euh...un droit de grève, on ne le donne pas. On le prend, tout simplement!!!

    • Selon moi non, car les associations étudiantes abusent avec leurs manifestations constantes. Une manifestation pour ci, une autre pour cela, comme des enfants rois, quand ça ne faits pas leur affaire, ils bloquent le chemin. Selon le nouveau ministre de l'éducation la dernière grève a coûté 90 millions $ aux contribuables. Je trouve cela grave et cela doit cesser. On pourrait faire payer les étudiants pour chaque journée de grève, peut-être comprendraient-ils ?
      Il faut trouver des manières plus constructives de manifester son mécontentement. De plus, personne n'est obligé d'aller à l'Université, et l'université n'est pas le seul endroit où l'on peut apprendre des choses, ce n'est pas un passage obligé, en lisant en voyageant, en parlant avec les gens, on peut apprendre beaucoup plus... De plus, dans le marché du travail actuel, un diplômé avec un DEP sera bien souvent plus utile qu'un diplômé en histoire, donc ce n'est pas vrai que les diplômés universitaires sont inestimables et bla, bla, bla. Il y a bien d'autres gens inestimables (fermiers, infirmiers, etc) et ils ne bloquent pas les rues tous les jours.

    • Ce serait une absurdité! Notre code du travail encadre ce droit pour les salariés et ce serait un précédent que d'inclure les utilisateurs d'un service dans la catégorie de gens pouvant faire la grève. Imaginez un petit groupe de gens faisant la grève de tout autre service et imposant à la majorité des portes fermées par quelques piqueteurs zélés... Le gouvernement pourrait encadrer l'exercice de la démocratie dans ces associations car l'instrumentation qu'ils ont reçu semblait souvent inadéquate sur des points importants tels que le quorum, le vote secret, les bulletins de vote. Un leadeur d'une association doit représenter tous les membres, pas seulement ceux qui suivent les directives parachutés d'en haut... une décision de groupe doit venir du groupe et non du CA. Il pourrait aussi y avoir des règles pour les autres syndicats afin de les obliger à consulter leurs membres sur leur façon d'utiliser les cotisations de ceux-ci à des fins autres que leurs intérêts. Cela vaut aussi pour les engagements politiques ou idéologiques qu'ils prennent à titre syndical... il serait normale qu'ils ne décide pas, en mon nom, au nom de leurs membres de tout implication s'ils ne sont ni concernée, ni en accord. Comment peuvent-ils savoir la position de leurs membres s'ils ne les consultent pas?

    • Non
      Quoi! Mais on est dans l'irréel, le cyber espace? On parle d'étudiant, de f?tus dans la société. Ils ont le cordon ombilicale encore relié! La mère réclame le droit d'avorté; peut-on décider si on FLUSH l'étudiant qui n'accepte pas ses études? Invraisemblable! je fais la CHARITÉ à ce bonhomme et il fait la "grève". Il a d'abord le devoir de réussir et devenir un membre actif de la société; alors il peut agir dans cette société. Socialement l'étudiant devrait être un mineur et dépendant de celle-ci.
      Allo! comment l'apprenti pilote va EXIGER la route à suivre du navire?

    • Essai de commentaires

    • NON, NON et NON. Les problèmes n'en finiront plus et les plus sérieux s'en iront étudier ailleurs: d'autres provinces ou d'autres pays car cela devient de plus en plus populaire d'étudier dans un autre pays. La plupart de ceux qui ont été dans rue était bien plus pour s'amuser, faire fâcher, les policiers et faire du grabuge. J'en connais qui n'étaient même pas étudiants et qui se donnaient rendez-vous en disant " On va avoir du fun, ce soir!!!" Trouvez les responsables de ces manifestations et vous serez surpris. De toute façon, ceux qui étaient pour avant, réalisent que ce n'est pas possible de leur accorder leurs demandes car ils ont le gros bout du bâton (comme on dit) et n'ont pas fini d'en demander plus. Pour mettre la cerise sur le sundae: suggestion de la supposé GrandE PremièrE MinistreE du Québecque.. accorder le vote aux 16 ans... Foutaise.

    • La question n'est pas si on doit accorder le droit de grève aux étudiants, ils l'ont déjà.
      La question est doit-on l'encadrer pour éviter qu'une minorité rédige des règles qui permettent de déclencher une grève avec peu de gens et d'exiger beaucoup de gens pour l'arrêter ainsi que d'avoir des règles qui empêchent de demander une assemblée rapidement.
      Daniel Legault

    • Le droit de grève des étudiants était reconnu de facto par les différents gouvernements passés jusqu'au printemps 2012 où le gouvernement de Jean Charest s'est mis à faire de la sémantique démagogique. Je dis oui à la reconnaissance du droit de grève qui va permettre d'encadrer un peu plus les discussions futurs entre le gouvernement et les étudiants.

    • Une autre balloune populiste de notre incompétent ministre de l'Enseignement supérieur. Plus ridicule que cela, tu meurs! Passons!

      Michel Lebel

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