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Droits de scolarité: quelle est la meilleure solution?

Des milliers de personnes se sont rassemblés le... (Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Des milliers de personnes se sont rassemblés le 22 août dernier pour manifester contre la hausse des droits de scolarité.

Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse

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La Presse

Le gouvernement Marois jongle avec plusieurs scénarios qui prévoient des augmentations de droits de scolarité variant de 2 à 3,5%, soit de 46 $ à 83 $ par année. Le gouvernement Charest avait prévu une hausse de 254 $ par année pendant sept ans. De son côté, la CAQ souhaite que quatre grandes universités puissent fixer leurs droits de scolarité et que, dans les autres universités, on module les droits de scolarité selon le domaine d'études. Que privilégiez-vous comme solution?

Guy Ferland

Professeur de philosophie au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse

VIVEMENT LA GRATUITÉ!

La gratuité à tous les niveaux scolaires demeurera toujours un projet de société noble et stimulant. Pour y parvenir, le chemin n'est pas simple. Plusieurs pays ont déjà atteint cet objectif sans pénaliser trop durement l'ensemble de la population. L'éducation est un bien commun dont tous les citoyens bénéficient, même si tout un chacun ne poursuit pas son parcours scolaire au-delà du secondaire. Proposer un accès libre de presque toutes les contraintes économiques à la connaissance aux plus méritants et aux plus travaillants constitue un idéal qui justifie quelques contributions supplémentaires de toute la population, en particulier des mieux nantis. Évidemment, dans le contexte économique actuel, cela ne se fera pas sans douleur et sans un grand courage politique. Seul Québec solidaire a proposé un cadre économique qui permettrait la gratuité scolaire. On a vu ce que cela a donné aux dernières élections. Proposons donc, graduellement, une diminution de la contribution des étudiants qui doivent gagner actuellement un minimum de 12 000 $ pour subvenir à leurs besoins essentiels. Ce qui a un impact sur la réussite de leurs études. Si l'éducation est la priorité des priorités des prochaines années pour un peuple, alors ayons l'audace d'abaisser les droits de scolarité et d'augmenter la contribution des grandes entreprises, des banques et des simples citoyens.

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Guy Breton

Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse

Guy Breton

Recteur de l'Université de Montréal

LA MODULATION A BIEN MEILLEUR GOÛT

Sur la question des droits de scolarité, le Québec est atypique, non parce que les droits y sont les plus bas en Amérique du Nord. Le Québec est atypique parce qu'il est le seul État nord-américain - et l'un des rares dans le monde occidental - qui exige les mêmes droits pour tous ses étudiants, quelles que soient la discipline ou l'université. La modulation des droits de scolarité est en effet la norme partout en Amérique du Nord. D'ailleurs, l'État québécois lui-même module, selon le coût des programmes : pour un étudiant inscrit au 3e cycle en médecine, une université reçoit du gouvernement un peu plus de 10 fois la somme qu'il reçoit pour un étudiant en administration ou en lettres. Pourquoi la formule ne s'appliquerait-elle pas également aux étudiants? Il faut se poser la question, d'autant plus que la réflexion sur le financement de nos universités se fait sur la base d'une comparaison des universités des autres provinces. Or, chaque fois que nous parlons des droits de scolarité ailleurs au Canada, nous prenons une moyenne. C'est trompeur : derrière cette moyenne, il existe une très grande variation selon que l'étudiant est inscrit en médecine dentaire ou en musique.

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Adrien Pouliot

Photo d'archives

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital 

AUX UNIVERSITÉS DE FIXER LEURS PRIX

Certains diront que l'éducation n'a pas prix. C'est malheureusement vrai.  Le mécanisme crucial de prix est absent de notre système d'éducation qui est un marché qui n'est pas différent de tout autre service.  Sans un tel mécanisme de marché, les ressources sont allouées par des bureaucrates.  Elles sont donc inévitablement mal allouées puisque les bureaucrates dépensent l'argent des autres pour le bénéfice de gens qui leur sont complètement étrangers.  Sans un marché concurrentiel, on ne peut pas en conséquence savoir quelle est la vraie valeur des services éducatifs qui sont offerts ni la vraie valeur de la prestation de travail des enseignants.  Si on créait un vrai marché des services éducatifs en laissant les universités fixer leurs prix, on ferait naître une saine concurrence, ce qui créerait de l'émulation, forcerait les universités à innover et à répondre aux besoins de leurs clients par toutes sortes de programmes mieux ciblés et plus pertinents et assurerait que les universités soient efficaces et qu'elles gèrent leurs opérations de façon à en offrir le plus possible à leurs clients.  Avec un système de prix transparents, les étudiants seraient mieux à même de comprendre le coût de leurs études et de juger si le temps et l'argent qu'ils investissent en vaut la chandelle.  Les étudiants méritants qui n'ont pas les moyens de s'offrir des études universitaires pourraient recevoir directement par l'État un bon d'étude représentant le montant requis pour qu'ils puissent se procurer de tels services.

Marc Simard

Professeur d'histoire au cégep Garneau à Québec

LES DÉS SONT PIPÉS

Ceux qui croient que le soi-disant sommet sur l'éducation va déboucher sur autre chose qu'une indexation modérée (basée sur l'IPC) des droits de scolarité dorment au gaz. Mme Marois a déjà exprimé sa préférence pour cette solution mi-chair mi-poisson, une sorte de gel déguisé en hausse. Le ministre Duchesne a amplement démontré son préjugé favorable aux étudiants et son désir de casser les recteurs. Les deux ont par ailleurs heureusement rejeté le principe de la gratuité, état des finances publiques oblige. Le psychodrame du printemps 2012 n'aura donc mené à rien : l'ASSÉ va tenter de mobiliser les étudiants pour une nouvelle ronde de grèves; les porte-parole de la FEUQ et de la FECQ vont hurler à l'appauvrissement des étudiants; les recteurs vont décrier cette solution qui ne pourra qu'affaiblir notre réseau universitaire et les chefs des partis de l'opposition vont déchirer leurs chemises tout en s'abstenant de renverser le gouvernement. Il n'y a pourtant qu'une solution permettant de sortir de cette crise sans fin : une hausse des droits de façon à ce que les étudiants paient en moyenne 17% du coût de leurs études; une modulation de ces droits en vertu des perspectives de gains futurs selon chaque programme et une adaptation du régime de prêts et bourses qui assurera qu'aucun étudiant ne sera refoulé à cause de son manque de moyens.

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Yolande Cohen

Yolande Cohen

Historienne à l'UQAM

LE PROBLÈME RESTE ENTIER

À l'approche du sommet sur l'éducation supérieure, des scénarios « réalistes » sur l'indexation des droits de scolarité émergent : doit-on les indexer au coût de la vie, à la capacité de payer des parents, ou en établissant un pourcentage à partir du coût réel des études et selon le domaine d'étude? Ce gouvernement ayant déjà promis qu'il n'augmenterait pas substantiellement ces frais, l'idée d'une indexation uniforme et d'un montant inférieur à celui proposé par le gouvernement Charest, est donc lancée.

Au même moment, voilà que resurgit la vieille idée d'une modulation des droits de scolarité selon l'excellence des établissements, proposée par la CAQ et entrevue aussi dans un éditorial de The Gazette. Oubliant l'investissement massif qui a été fait dans notre système universitaire durant ces 40 dernières années, ses promoteurs ignorent aussi que ce sont des professeurs, des chercheurs et des centres de recherche qui font l'excellence d'une université et que ceux-ci se retrouvent aujourd'hui dans toutes nos universités, sans exception. Dans un cas, la faible indexation des frais protège (tout en l'affaiblissant) un système public plus ou moins égalitaire où des contribuables déjà lourdement taxés payent une large partie de la note. Dans l'autre, il s'agit d'accentuer une hiérarchie plus ou moins facilement justifiable, entre les établissements, alors que leur financement est, lui, public. Dans les deux cas, on ne règle pas le problème du sous-financement des universités.

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO

PENSER PLUS GLOBALEMENT

Il me semble tout à fait raisonnable que les étudiants paient une plus grande part des coûts de leur formation, compte tenu du fait que pour les plus démunis, il y a un généreux système de prêts et bourses. À cet égard, l'indexation de leurs droits de scolarité me semble une charge insuffisante. Cela fait également du sens que les formations dont les coûts sont relativement élevés impliquent des frais additionnels si les projections de revenus pour ceux qui reçoivent avec succès de telles formations sont également relativement élevées.  Par contre, compte tenu des coûts élevés de la formation universitaire, il faut éviter d'envoyer à l'université des étudiants qui n'ont pas le talent pour recevoir avec succès une telle formation.  Il faut donc éviter d'avoir des standards trop bas dans les cégeps, dans les tests d'admission aux universités et durant le premier cycle universitaire. À travers tout notre système d'éducation, Il faut valoriser à la fois des standards élevés et la diversité des talents pour le travail manuel, technique, artistique, professionnel ou autre. Il faut mettre beaucoup plus d'emphase sur le besoin de développer les avantages comparatifs de chaque étudiant et sur l'importance de la complémentarité des talents dans nos sociétés développées.

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

UNE MODULATION ÉQUITABLE

Les universités québécoises ne sont pas toutes issues du même moule, et heureusement d'ailleurs. De même, les formations universitaires ne coûtent pas toutes la même chose. Ignorer ce fait revient à s'enfoncer la tête dans le sable. Moduler les droits de scolarité permet de prendre en compte cette réalité et éviter aux étudiants en sciences humaines de payer 40% du coût de leurs formations alors que les étudiants en sciences de la santé n'assument parfois que 10% de leurs coûts de formation, voire même parfois encore moins que cela. Les droits de scolarité sont égaux pour tous, mais sont très désavantageux pour certains. L'IEDM recommandait d'ailleurs la solution d'une modulation équitable dès 2008. Il faut aussi reconnaître que certaines universités se concentrent sur la formation et les services à offrir dans leur région. D'autres sont de plus en plus en concurrence avec les autres institutions de l'Amérique du Nord et du monde. Les deux missions sont importantes. Si les étudiants d'ici ne peuvent plus étudier dans une université de calibre mondial au Québec, alors leur accessibilité à une éducation de qualité s'en trouvera grandement affectée. Débarrassons-nous donc de cette inéquitable diktat voulant que les étudiants paient un prix uniforme peu importe leur programme de formation ou leur institution.

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Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'ÉNAP, à Québec

LAISSEZ FAIRE!

Il faudrait autoriser nos universités à déterminer elles-mêmes les droits de scolarité, et ce, en fonction de la demande pour leurs divers programmes de formation. Les droits de scolarité deviendraient en quelque sorte un indicateur de la valeur réelle de ces formations. Dans un tel scénario, les programmes prisés par les étudiants seront ceux qui offrent le meilleur ratio qualité-prix, ceux qui leur en donneront pour leur argent, ceux qui leur permettront de rentabiliser leur investissement par l'accession à un emploi qui valorise la formation qu'ils ont chèrement acquise. N'ayez crainte, nos étudiants savent ce qui est bon pour eux. Ils bouderont ces programmes douteux qui ne satisfont pas leurs attentes. Ils fuiront ces programmes qui ne mènent nulle part, sinon au chômage. Nous n'aurons plus besoin du bon jugement d'un ministre pour discriminer ce qui va ou ne va pas dans les universités québécoises. Les clientèles étudiantes s'en occuperont très bien.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

SABRER LES FOLLES DÉPENSES

Les universités, selon certains, sont sous-financées. Qu'en est-il au juste? S'il est vrai qu'elles manquent de fonds, ne faudrait-il pas s'attaquer en tout premier lieu à leurs extravagantes dépenses? Tout comme les réseaux de la santé et tout autre organisme géré par le gouvernement, les dépenses inutiles et superflues sont légion dans nos universités. Des dizaines de postes cadres, des avantages sociaux à faire pâlir le commun des mortels. Et de généreux, que dis-je, de très généreux comptes de dépenses. Et puis, évidemment, dans certains cas, résidence de fonction et limousine avec chauffeur. Tout cela sous prétexte de vouloir attirer les meilleurs? On nous sert toujours à nous, contribuables, depuis des dizaines d'années, la désormais célèbre phrase: «Il faut tenir compte de la capacité de payer des contribuables.» C'est drôle comme cette initiative ne s'applique qu'à vous et moi, et pas à ces hauts fonctionnaires qui vivent dans leur tour d'ivoire gracieusement offerte par nos élus! Plutôt que de couper dans le «gras», le PQ s'apprête à refiler la facture de l'incompétence gouvernementale, tous partis confondus, aux étudiants. Plus ça change et plus c'est pareil.

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

QUI FAIT DE L'ARGENT?

Si on considère que l'éducation est un service offert à la population comme on offre une coupe de cheveux ou un changement d'huile, ce serait alors normal que l'on indexe les droits de scolarité en fonction de l'inflation. Toutefois, je ne crois pas que l'éducation doit être considérée comme un bien de consommation « ordinaire ». C'est bien plus que ça. C'est, entre autres choses, la seule solution dont notre société dispose pour faire face au défi de la délocalisation des bons emplois. Ceci étant dit, on a depuis longtemps associé les longues études aux revenus supérieurs. À une certaine époque, c'était vrai. Aujourd'hui, ce l'est de moins en moins. Ceux qui « roulent » aujourd'hui, ceux qui peuvent se permettre d'aller au Centre Bell avec leurs enfants, ce ne sont ni des enseignants, ni des travailleurs sociaux ni des psychologues. On y rencontre beaucoup d'entrepreneurs, de travailleurs de la construction et d'agents immobiliers. Ce sont des métiers aussi valables que d'autres, mais plusieurs y font fortune alors que très peu d'années d'études sont nécessaires pour y accéder. Avant d'augmenter la charge liée aux droits de scolarité universitaires, il faudrait se demander qui fait vraiment de l'argent au Québec et ce sont ces gens-là qu'on devrait viser quand on cherche à regarnir les coffres de l'État.

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Philippe Faucher

Philippe Faucher

Professeur au département de science politique et chercheur associé au Centre d'études et recherches internationales de l'Université de Montréal

POURQUOI SUBVENTIONNER LES PROFESSIONS?

Les formations universitaires sont, pour l'essentiel, de natures professionnelles (ingénieurs, optométristes, vétérinaires). Ainsi, les étudiants reçoivent une formation qui doit leur permettre d'accéder au marché du travail dans des professions dont un grand nombre sont réglementées. Ceci signifie que ces formations sont soumises à des agréments périodiques, qui supposent un examen méticuleux des matières enseignées, de l'encadrement pédagogique, de la taille des groupes, des équipements disponibles, de leur qualité ainsi que celle des installations, en conformité avec les normes et pratiques des ordres professionnels appelés à sanctionner ces formations. C'est ainsi que les monopoles que sont les corporations professionnelles déterminent ultimement le coup des formations universitaires. C'est donc à leurs profits et à ceux de leurs futurs membres, que les subventions gouvernementales sont versées. Voilà pourquoi il me semble avisé de considérer très sérieusement la modulation des droits de scolarité selon les coûts de formation.

Gaétan Lafrance

Professeur honoraire à l'INRS-EMT

PASSÉISTE, LA RÉVOLUTION TRANQUILLE?

Il est fascinant de constater à quel point « l'utilisateur-payeur » plaît autant à François Legault, à Jean-François Lisée et même à des indignés portant le carré rouge. Moduler les droits de scolarité selon le coût du domaine d'études, voilà le remède équitable! En sous-entendu : a) plus les sciences sont dures et appliquées, plus les emplois seront stables et payants, b) les plus pauvres et ceux qui sont issus de parents sans études universitaires n'hésiteront pas à s'endetter davantage pour aller dans les facultés plus chères. Et pourquoi pas deux classes d'universités?

Quelques faits : les médecins du Québec sont parmi les meilleurs au monde parce que le premier critère en lice est le dossier du candidat, et non la capacité de payer de se parents. Le Québec est en déficit pour les diplômés en science et génie par rapport aux pays avancés. Mises à part quelques professions bénies, la précarité est la norme aussi pour les diplômés de science et génie, encore plus avec un doctorat. Pourquoi un étudiant en physique (ou en musique) paierait plus cher que celui de la très populaire science politique? Mais surtout, pourquoi donner un signal de société que l'accessibilité aux études universitaires est fonction du coût des études, mais pas de l'utilité de la profession par la suite?

Les pères de la Révolution tranquille avaient une idée toute simple : favoriser l'accessibilité maximale aux études supérieures, quelque soit le statut social de l'étudiant, quelque soit sa localisation géographique, quelque soit son futur métier. Car une société équilibrée est équitable autant pour les moins talentueux que pour l'élite. Et les universités à deux vitesses?Welcome to the sixties, au temps de la grande bataille des grandes universités pour empêcher la création de l'Université du Québec. M. Legault, saviez vous que l'université la plus performante au Canada en recherche, c'est l'INRS? Dans les petits pots, les meilleurs onguents?

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Commentaires (19)
    • Jean-Pierre Aubry est la voix du bon sens dans cette cacophonie idéologique et de lobbyiste étudiant et syndical.

    • Jean-Pierre Aubry est la voix du bon sens dans cette cacophonie idéologique et de lobbyiste étudiant et syndical.

    • Mr Aubry résume bien la voix de la raison et du bon sens dans cette cacophonie, d'idéologiste, de lobbyiste etudiants et syndical.

    • ON CROIRAIT QUE CE TEXTE DATE D,AUJOURDHUI,
      /// lORSQUE QUE LES PERES S,HABITUENT A LAISSER LES ENFANTS, LORSQUE LES FILS NE TIENNENT PLUS COMPTE DE LEUR PAROLES, LORSQUE LES MAITRES TREMBLENT DEVANT LEURS ELEVES ET PRÉFERENTLES FLATTER, LORSQUE FINALEMENT LES JEUNES MÉPRISENT LES LOIS PARCE QU,ILS NE RECONNAISSENT PLUS AU-DESSUS D,EUX L,AUTORITÉ DE RIEN ET DE PERSONNE, ALORS, C,EST LA, EN TOUTE BEAUTÉ ET EN TOUTE JEUNESSE, LE DÉBUT DE LA TYRANIE, ........, PLATON,La république, IIIe siecle av. J.-C.

    • D'accord avec M.J.P.Aubry,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,enfin un économiste réaliste, un qui pense a la santé des finances du quebec,,voir la dette du quebec, c,est un méchant cancer qui est tres long de la guérison,,facile de dire c,est gratuit quand on paie avez l,argent des autres,,,?????
      ,,CE QU,UNE PERSONNE RECOIT SANS AVOIR A TRAVAILLER,,UNE AUTRE PERSONNE,,DOIT TRAVAILLER SANS EN RECEVOIR LA RÉCOMPENSE,,,,,
      ,,LE GOUVERNEMENT NE PEUT DONNER QUELQUE CHOSE A QUELQU,UN SANS L,AVOIR ENLEVÉ A QUELQU,UN D,AUTRE AUPARAVANT,,??
      ,,AVIS; prenez grand soins de votre santé, on en a besoin pour payer les impots,

    • J'ai été étudiant universitaire pendant 7 années de ma vie et j'ai toujours eu en tête que je devais payer mes études. Pourquoi me direz-vous? Parce que je savais que si j'échouais un cours, cela affecterait mon budget. Alors, j'attachais une importance à mes études car je déboursais de l'argent, ce qui me motivait à réussir.
      Dans un même ordre d'idées, j'avais droit à des prêts et bourses. Je n'ai pas eu besoin d'utiliser tous les montants mis à ma disposition parce qu'avec cette somme d'argent, je payais mes études. En tout, je me suis endetté de 15 000 dollars et je paie encore cette investissement. J'avais aussi un emploi à temps partiel pour payer de quoi me loger, me nourrir, me vêtir et pour faire la fête. Pour un étudiant, faire un budget et le respecter est la clé de la réussite.
      J'ai même milité lors de la grève étudiante de 2005 où la hausse des frais de scolarité était égale à deux caisses de 24 bouteilles de bières. Je trouvais tellement absurde le fait que les étudiants refusaient de cotiser à leurs études que j'ai joint le rang des ancêtres du carré vert. Ce qui me désolait aussi, et qui me désole encore, c'est de constater que les gens utilisent les prêts et bourses ou leur salaire pour se gâter (cellulaire, Ipod, Laptop, voiture et même voyage dans le sud). Ces mêmes élèves revendiquent un gel des frais de scolarité pour continuer à se payer du luxe.
      Il doit y avoir une hausse des frais de scolarité mais avec une certaine modération. Il faut aussi restructurer nos universités afin de limoger les gens qui sont payé pour justifier leur emploi. Il faut aussi éliminer toutes les primes de départ aux cadres (tu te fais mettre à la porte! Fais comme tout le monde et va au bureau d'assurance-emploi!). Lorsq

    • Une réponse de Michel Seymour au gouvernement qui dit que la gratuité scolaire est trop chère à instaurer (il va bientôt sortir son livre Une idée de l'université) :
      https://www.facebook.com/notes/michel-seymour/le-sommet-de-léducation-supérieure-à-chacun-son-camp-de-base/10151206395800047

    • 29 janvier 2013
      Droit de scolarité modulé
      La coalition avenir Québec (CAQ) propose la modulation des droits de scolarité selon le domaine d'études. De ce fait un étudiant en sciences humaines paierait des droits moins élevés que celui en médecine.
      Il faut se rappeler que le Québec a fait le choix de rendre les études post-secondaires disponibles à tous car il ne faut pas que les étudiants potentiels aient la contrainte de liquidités dans leur décision d'entreprendre des études universitaires. Cette décision s'avère importante notamment si certains étudiants qui ont le talent requis pour l'obtention d'un diplôme ne s'inscrivent pas, seulement parce qu'ils n'en ont pas les moyens.
      Pourquoi discriminé dès le début car on sait pertinemment que les étuudiants ayant complété une formation universitaire payeront une plus grande part d'impôts puisqu'ils auront en moyenne un salaire plus élevé. La CAQ veut donc que les diplômés de certains programmes, en plus de payer des impôts plus élevés que la moyenne, paient des droits de scolarité plus élevés.
      Il est primordial que le Québec préserve ce droit acquis de facilité l'accessibilité aux études post-secondaires pour l'ensemble des jeunes de notre société.

    • Soluton1.: Que tous les citoyens paient les frais et que le étudiants ne paient rien! Je ne crois pas que ce soit la meilleur solution. Beaucoup de frais seront payé pour rien, ceux qui persistent et excellent a l'Université sont les étudiants motivé et décidé. Si tout est payé, nous allons payer pour plusieurs qui n'ont pas le potentiel et ce sont la classe moyenne qui va payer pour ceux qui auront de plus gros salaires, l'université est un investissement, décidé par chacun qui veux faire ces études.
      Solution 2.: Des frais plus élevé qu'ailleurs! Non je crois que nous allons nous priver d'étudiants qui ont le potentiel de faire des études.
      Solution 3.: Payer des frais comparables aux sociétés qui nous entourent et pour les moins nentis, avoir un bon programme de prêts et bourses pour permettre à ceux qui le veulent vraiment de faire leurs études.

    • Je suis un vieux dinosaure. Quand j'ai été admis à l'université, mon père était décédé. C'était l'époque où le conjoint assumait seul le soutien financier de la famille. Mon père ayant été malade toute sa vie à une époque où l'assurance maladie n'existait pas, nous ne possédions que l'essentiel. Il avait beau travaillé dur, les frais médicaux et hospitalier rongeaient à mesure les petits surplus.
      J'ai fait mes études, sans aucun soutien financier sauf les prêts et bourses, tout en vivant le deuil de mon père. On vivait à plusieurs dans un logement. Outre la nourriture, le coût des volumes et les frais de scolarité, il n'y avait pas de place à la fantaisie de quelque nature quelle soit. Les sorties se résumaient à des souper macaronis entre amis. Les priorités étaient : assisté aux cous, étudier et faire nos travaux. Vivre dans la simplicité, être animé d'une profonde détermination d'apprendre et de réussir dans un milieu universitaire demande de nombreux sacrifices mais je n'ai aucun regret, bien au contraire.
      Se dépasser par l'effort au quotidien, existe-t-il plus belle récompense ?
      Ces valeurs de dinosaure qui consistent à s'auto discipliner, à se priver de tout le superflus, à se consacrer entièrement à la réalisation d'un objectif et au travail bien fait apportent une satisfaction qu'aucun gadget jetable dernier cri ne peut apporter.
      On chéri davantage ce qui a exigé un investissement tant monétaire que personnel.
      Alors, regardons la réalité en face, cessons de ne blâmer que la gestion universitaire.
      Le diplôme universitaire ça se gagne en argent et en effort de la part de ceux qui y ont accès.
      Eh oui, les opposants ont utilisé tous les moyens possibles, au détriment d'une gestion responsable et j'inclus la commission Charbonneau qui ne les blanchit pas bien au contraire. Pas de hausses disaient-ils. 10 millions de coupure en recherche, c'est appauvrir l'avenir du Québec, une fois de plus.

    • On devrait lire : " Le secteur des métiers souffre cruellement de l'absence d'une main d'oeuvre hautement qualifiée. " G.L.

    • Le choix réside entre l'accessibilité idéale absolue(la gratuité) et l'équité.
      Les finances du Québec obligent le gouvernement à répartir ses ressources avec parcimonie sans délaisser les secteurs les plus fragiles.
      En gardant la participation étudiante au niveau de l'an dernier, Pauline Marois a choisi de ménager la chèvre et le chou.
      Bien sûr, la gestion administrative des universités est un élément du problème.
      Mais l'accès à l'enseignement supérieur devrait exiger de ses étudiants une participation financière adéquate que la profession à venir comblera rapidement.
      Pour les moins fortunés, des bourses liées à des examens d'acquisition et d'éventuels prêts justifiés, font partie des options à privilégier.
      L'université doit s'adresser en premier aux étudiants les plus doués. Trop d'étudiants n'ont pas les qualités requises et freinent la bonne marche de l'enseignement.
      Par ailleurs, le secteur des métiers souffre cruellement d'une main d'oeuvre hautement qualifiée. Le financement et l'administration des universités devrait-elle passer par une restructuration efficace de l'enseignement à tous les niveaux ? Georges LeSueur

    • Oui, Jean Charest avait la bonne solution, mais ses opposants voulaient gagner l'élection. À l'ère où tout s'estime à travers la lorgnette du nivellement par le bas, comment se surprendre que le savoir n'ait pas la cote. Il y a un moment déjà, un programme pour permettre aux femmes de revenir sur le marché du travail a été établi. Croyez-le ou pas, la seule note négative que les "évaluateurs" ont réussi à dénicher est que le taux de réussite était trop élevé. Selon les attentes, peu parmi cette clientèle, auraient dû réussir. En éducation, le même principe a prévalu lorsque l'on a normalisé les notes, institué la promotion automatique, les examens à rabais afin ne pas avoir à s'excuser d'avoir pensé excellence. L'enseignement supérieur est atteint du même virus... les pré requis en français et dans les autres matières ne sont pas toujours au rendez-vous. Qui a lu les opinions exprimées lors des manifestations des carrés rouges, n'a pas été estomaqué par les horreurs grammaticales et orthographiques. Un professeur connu du CEGEP disait: "Dans une classe, tu as un tiers assez fort, un tiers qui se débrouille, et un tiers qui n'a pas sa place. Ce n'est pas de l'analphabétisme, mais c'est pas loin. De l'illettrisme, oui, parce qu'ils n'ont aucune culture". À vouloir plaire aux carrés rouges, je considère que le ministre Pierre Duchesne contribue à tirer le savoir vers le bas.

    • L'objectif ultime du ministre Duchesne est de casser les recteurs d'université; à chaque fois qu'il parle d'eux, c'est d'un ton méprisant; sa condescendance n'a fait que s'accroître depuis qu'il est ministre (il l'était déjà pas mal comme journaliste!). Évidemment, c'est pas plus payant électoralement de raccoler les étudiants que les recteurs! Mais dans une société qui se tient debout, le discours que l'on entend présentement de la part de ce ministre est d'une aberration absolument incroyable. On a l'impression qu'on discute des prix chez Walmart!!!
      Le projet de souveraineté de ce gouvernement, son besoin de se constituer un bassin de votes, l'empêche de penser rationnellement. On ne construit pas une société en tentant de lui faire croire que son développement intellectuel n'a pas de valeur.
      Monsieur Duchesne mélange tout, parlant de recherche au CEGEP, alors qu'on sait très bien que ce sont vraiment des cas d'exception lorsque cela se produit, la mission du CEGEP étant de former des techniciens. Il met en doute des dizaines d'études sur le financement des universités parce qu'une d'entre elles, qui inclut les budgets de recherche comme s'ils étaient des budgets d'opération, fait son affaire et l'aide à arriver à ses fins.
      Tout ceci prouve fondamentalement qu'il n'y comprend rien, que les dés sont pipés et que tout son discours est programmé pour arriver à son objectif. On n'a pas besoin de s'en faire, ce sommet sur l'éducation n'est rien d'autre qu'une opération de relations publiques et qu'il n'écoutera personne puisque c'est bien cela qu'il fait depuis sa nomination.

    • Le problème des frais de scolarité. C'est un problème fondamental dans l'évolution d'une société. Le problème, il est très simple.
      On a juste, depuis des décennies, fait accroire aux Québécois que "TOUT DEVAIT ÊTRE GRATUIT". Pourtant, nous aurions du faire exactement le CONTRAIRE c'est-à-dire: Tout se paie dans la vie et tout doit se payer.
      Nous avons développé un système d'éducation, mais pas les valeurs morales qui vont avec. Un couple ont un ou deux enfants et voici ce qu'il font en Ontario et qu'ils ne font pas au Québec. Très jeune ils mettent de coté de l'argent pour les études de leurs rejetons (imaginez 100$ par semaine pendant 15 ans = 78 000$) amplement ce qui est nécessaire pour payer une bonne partie des frais de scolarité. Mais pour faire cela, ça prend une culture du savoir et ça nous ne l'avons malheureusement pas!

    • J'ai accroché sur cette phrase:
      "Quelques faits : les médecins du Québec sont parmi les meilleurs au monde parce que le premier critère en lice est le dossier du candidat, et non la capacité de payer de se parents."
      Si les médecins Québécois sont les meilleurs au monde, ils ont bien du mérite parce qu'ailleurs sur le net un professeur titulaire en administration de la santé, Paul Lamarche, nous dit que le système de santé du Québec "obtient un score total très près de celui de Terre-Neuve qui occupe la dernière place."
      Ça ne ressemble pas du tout à un fait cette affirmation mais à une prémisse fausse, basée sur rien ou sur un préjugé, pour nous amener vers une conclusion toute aussi fausse mais à laquelle M. Lafrance croit fermement comme au bon vieux temps de la révolution tranquille : "Pourquoi un étudiant en physique (...) paierait plus cher (...) et pourquoi donner un signal que l'accessibilité aux études universitaires est fonction du coût des études." Cette phrase sonne comme dans le temps ou on fumait de l'herbe comique d'ailleurs et dans le temps ou il était interdit d'interdire.
      Moi je pense que les temps changent et pas toujours pour le mieux. Dans le temps qu'on avait de l'argent à ne plus que savoir en faire on pouvait tranquillement étudier la fusion nucléaire à l'université ce qui n'a jamais rien donné de concret au Québec (J'ai été écouté une entevue de M.Lachance à la radio, par ailleurs très intéressante...) parce qu'on a maintenant à peine de l'argent pour faire un anneau de glace dans la ville de Québec alors que les Québécois qui ont étudié ça sont rendu au CERN en Europe. Mais dans ce temps-là probablement que j'étais moi-même dans un Projet d'initiatives locales à rien foutre de bon pour le pays moi non plus.
      Aujourd'hui c'est difficile pour tout le monde et il faut une justice entre les différents groupes de la société. Montez l'âge du droit de vote en même temps que les frais de scolarité, ça devrait régler le problème. ;)

    • Bien d'accord avec MBison et mlebel...Mme Marois a-t-elle manipulé les étudiants pour arriver ses fins? Poser la question, c'est un peu y répondre... Ce gouvernement se dirige vers une application de l'indexation, mais ce serait insuffisant à moyen terme pour avoir des universités de haut calibre! Aux professeurs qui sont pour la gratuité et qui ont dans certains cas appuyé les étudiants dans le non respect d'injonctions ordonnées par un tribunal (le respect de la justice étant une base fondamentale de notre démocratie), je leur demande alors d'accepter une diminution de salaire, de congés sabatiques payés par l'État, donc par nous les contribuables. Même chose aux syndicats, qui ont même puisé dans les sommes prélevées des cotisations de leurs membres, non pas pour défendre ceux-ci, mais pour soutenir quelque chose qui s'apparentait au chaos social. Pas édifiant! Former de jeunes adultes responsables dans notre société passe aussi l'intégration de valeurs fondamentales. Mme Marois pourrait aussi sabrer dans son ministère de la gouvernance souverainiste, au lieu de couper 124M$ aux universités sans compter qu'elle a aussi coupé $50M dans les hôpitaux...Si c'est ça le projet souverainiste...on repassera !!!!
      Les solutions donc: avoir le courage d'augmenter les frais de scolarité des étudiants, revoir les conditions de travail des enseignants; mettre en place une reddition de compte serrée et transparente de la gestion des universités; recentrer les CEGEPS uniquement sur la formation technique et remplacer la formation générale par une année de plus au secondaire et une année de plus au bacc universitaire; investir plus chez les jeunes enfants pour réduire le décrochage scolaire...il est là le véritable scandale !!! Mais eux ne font pas de bruit, pas de vandalisme, pas de menaces.... Et si on veut parler de la Suède, alors faut accepter que tout le monde paie plus de 60% d'impôt sur ses revenus. C'est loin d'ici où plus de 40% des contribuables ne paient pas d'impôt!

    • C'était Charest qui avait la bonne solution.
      Le PQ a joué de la petite politique avec les carrés rouges pour accéder au pouvoir avec les syndicats et associations etudiantes pour débarquer. Maintenant que Marois est au pouvoir, elle enlève sont carrer rouge et propose des augmentations ahahahhahahahahaa.
      Marois fait du court terme stratégique juste pour gagner des votes, le long terme a la Marois on a déjà vu que ç'a donné lorsqu'elle était ministre de la sante et envoyer en retraite de médecins et infirmières.
      Mike Bison

    • La meilleure solution? Je crois bien que c'est l'ancien gouvernement libéral qui avait la "meilleure" solution. Mais il l'a mal défendue et le tout a dégénéré. Le Québec avait fait le choix historique d'avoir des droits de scolarité assez faibles. Le principe sous-jacent était que l'étudiant devait contribuer à sa formation.
      Le système fonctionnait, avec aussi son appoint de prêts et bourses. On a foutu tout cela en l'air et maintenant c'est la foire d'empoigne. Et on parle comme si on voulait réinventer la roue! Tout cela est bien riducule. Voilà ce qui arrive quand le jugement collectif fout le camp. More to come!

      Michel Lebel
      Ancien professeur d'université

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