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Devrait-on encourager le forage pétrolier en Gaspésie?

La foreuse de Pétrolia est installée sur le... (Photothèque Le Soleil)

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La foreuse de Pétrolia est installée sur le site du futur forage Haldimand n° 4, à Gaspé.

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La Presse

Devrait-on autoriser le forage d'un puits de pétrole par l'entreprise Pétrolia en Gaspésie? Le Québec a-t-il avantage à encourager l'exploitation de la filière pétrolière?

Pierre-Olivier Pineau 

Professeur agrégé à HEC Montréal et spécialiste en politiques énergétiques

PLUS DE COHÉRENCE

Il ne faut certainement pas encourager l'exploitation de la filière pétrolière : toutes formes de subvention pour la production d'énergie devraient être abolies, surtout pour les énergies non renouvelables. Par contre, il est déplorable que nous tolérions dans notre société deux types d'incohérences : (1) accorder des permis d'exploration et des permis environnementaux provinciaux, pour ensuite laisser une municipalité (qui, dans le cas de Pétrolia, a largement été consultée et préparée) mettre des entraves ponctuelles et imprévisibles; (2) afficher une grande sensibilité quant à la production d'hydrocarbures, mais ne pas adopter de mesures ambitieuses pour réduire la consommation d'hydrocarbures. S'il est urgent de réduire la consommation de pétrole, Pétrolia agit de manière légitime et son activité n'aura aucune incidence notable sur notre usage du pétrole. Il est donc vain de s'en prendre à elle, alors que le problème se situe en amont : dans notre cadre réglementaire et nos habitudes de consommation énergétique.

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Louis Bernard

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec

C'EST QUÉBEC QUI DOIT FIXER LES RÈGLES

Il y a plusieurs décennies, le Québec a légiféré pour réserver au domaine public la propriété des ressources minières et pétrolières de son sol et de son sous-sol. Ce sont des richesses collectives qui appartiennent non pas au propriétaire du lot de surface, mais à tous les Québécois, et il nous revient de déterminer collectivement comment elles seront exploitées au bénéfice de tous. La présence de richesses minières a déjà fait la fortune de plusieurs régions de Québec, notamment en Abitibi et sur la Côte-Nord. On a maintenant des indices sérieux qu'il y aurait de grandes quantités de pétrole en Gaspésie et sur l'Île d'Anticosti. C'est une excellente nouvelle pour l'avenir du Québec. Quel pays ne se réjouirait pas de la présence de pétrole chez lui? Nous pourrons ainsi remplacer par du pétrole québécois celui que nous importons déjà de l'étranger, épargnant ainsi les coûts de transports, la pollution qui s'y rattache et les répercussions sur notre balance des paiements. Il est donc dans l'intérêt public de permettre l'exploitation de cette ressource. Il n'appartient pas à une municipalité particulière, représentant les propriétaires locaux, d'établir les règles de cette exploitation: au besoin, les propriétaires lésés pourront être expropriés ou dédommagés. Seul le gouvernement du Québec est en mesure de fixer les règles d'une exploitation durable de cette ressource, dans le respect de l'environnement et en fonction de l'intérêt général de tous les Québécois.

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Adrien Pouliot

Photo d'archives

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital 

PAS D'ARGENT PUBLIC

L'État devrait enlever les barrières à l'entrée des entreprises qui veulent investir au Québec dans quelque domaine que ce soit et encourager l'investissement en général, notamment en réduisant l'impôt payé par ceux qui risquent leurs épargnes pour créer de la richesse.  Il en va de même pour les entreprises qui veulent exploiter la filière pétrolière au Québec.  Par contre, il ne faut pas subventionner cette activité très risquée, ni demander à Investissement Québec d'y investir l'argent durement gagné par les contribuables, et il ne faut surtout pas que l'État force la Caisse de dépôt à investir nos rentes futures dans ces projets spéculatifs.  Rappelons que le prix des actions de telles entreprises, comme les québécoises Junex, Gastem et Corridor Ressources, varient grandement.  Elles ont par exemple chuté de près de 90% depuis 3 ans! Les revenus de l'État sont déjà très exposés aux fluctuations du prix des matières premières et du pétrole puisqu'il retire des impôts, taxes et redevances substantiels de ces entreprises, de leurs employés et de leurs fournisseurs. Une exposition accrue à ces risques par la voie d'investissements directs est fort imprudente et pourrait exacerber l'impact d'un effondrement inévitable des cours des matières premières et du pétrole sur les finances du Québec.

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Philippe Faucher

Philippe Faucher 

Professeur au département de science politique et chercheur associé au Centre d'études et recherches internationales de l'Université de Montréal

LE PÉTROLE EN OTAGE

La Ville de Gaspé a redéfini à l'échelle du territoire le frileux «pas dans ma cour». Il est désormais interdit de forer à  moins de 2 km d'un puits de surface et à moins de 10 km d'une rivière. Encore une fois, des élus invoquent le recours opportuniste à la précaution pour se constituer à peu de frais une notoriété électoralement rentable. On devient ministre pour moins que ça !  Par ailleurs, la population est inquiète. Ce n'est pas en faisant intervenir les tribunaux que l'on rétablira la confiance. Un nouveau cadre réglementaire est indispensable. Comme je l'ai déjà mentionné dans La Presse, il faut s'assurer que les régions et municipalités où se réalise l'extraction en retirent des bénéfices tangibles. Les entreprises doivent respecter les milieux naturels et les contrats contenir des clauses portant sur la remise en état des lieux suite à l'exploitation. L'adhésion populaire sera plus forte si une part des revenus est consacrée au soutien aux énergies propres. Finalement l'industrie des hydrocarbures devra s'engager à compenser, sur l'ensemble du cycle de production, pour les émissions de GES. Le respect de ces quatre conditions participe à la dimension durable de l'accommodement visant à accroître notre autonomie énergétique.

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Paul-Daniel Muller

Paul Daniel Muller

Économiste

MENACE À NOTRE QUÉBEC ASSISTÉ!

Il faut absolument bloquer ce projet ! S'il se réalisait, le Québec deviendrait un producteur de l'infâme substance. Nous diminuerions le déficit de notre balance commerciale interprovinciale, qui résulte notamment de l'importation d'hydrocarbures de l'Ouest canadien. Pis, nous perdrions notre supériorité morale qui nous autorise à faire la leçon à l'Alberta, avec ses sables bitumineux, tout en bénéficiant de la péréquation tirée en grande partie de sa richesse pétrolière. Si nous produisions du pétrole au Québec, cela réduirait le sentiment d'urgence qui motive l'électrification des transports. Cette industrie naissance, mais déjà lourdement subventionnée à grands coups de « volonté politique », subirait un revers. Avec un investissement par une pétrolière québécoise, détenue en partie par Investissement Québec, nous ne pourrions plus si facilement associer l'industrie pétrolière aux multinationales et la détester en bloc. La pauvre Gaspésie deviendrait un peu plus autonome, un peu moins dépendante des aides de toutes sortes financées par les contribuables des autres régions du Québec et du Canada. Péril à l'horizon pour tous les consultants, fonctionnaires, politiciens et organismes de développement économique à trois lettres qui s'échinent, à grand coup de subventions (des « contributions non remboursables » dans la novlangue), à faire venir en Gaspésie des entreprises qui s'établiraient naturellement ailleurs. Non, vraiment, ce projet doit à être bloqué : il menace trop notre confort moral et la routine du Québec assisté.

Gaëtan Lafrance 

Professeur honoraire à l'INRS-EMT

L'ETHICAL QUÉBEC

En référence au livre Ethical Oil de l'Albertain Ezra Levant, le Québec serait-il éthique en n'exploitant pas son pétrole ? Compte tenu de mes écrits sur l'après-pétrole, je serais porté à dire que c'est un faux débat au Québec. Si un pétrole éthique existe, n'est-ce pas celui que l'on doit garder en terre le plus longtemps possible et n'extraire que pour les usages essentiels, avec la plus grande précaution? Or le Québec a les moyens de réduire sa dépendance envers le pétrole. Mais le fait de réduire la consommation n'enlève pas aux Québécois leur devoir moral de participer à l'effort planétaire de fournir les sources d'énergie les moins polluantes, si tel est le cas. Produire chez soi de l'aluminium et du magnésium à partir de renouvelables plutôt qu'en Chine a une valeur environnementale. Consommer localement évite les risques écologiques lors du transport, pourquoi le kilomètre alimentaire est un credo accepté, mais pas la production pétrolière et gazière? Si produire du pétrole chez nous a moins d'impact environnemental que celui issu des sables bitumineux, où est l'éthique de ne rien faire? Cela dit, quatre conditions préalables sont nécessaires pour que le Québec ait une attitude éthique dans ce secteur : a) avoir une politique musclée d'autosuffisance énergétique, b) impliquer l'état, c) résoudre la loi des mines, d) favoriser la connaissance. À l'ère des grandes compressions, encore plus drastiques au ministère des Ressources, rien n'indique que l'efficacité énergétique et l'expertise dans les ministères ne soient bonifiées dans l'horizon prévisible. Pour la loi des mines, au lieu de séparer le problème, le Parti québécois s'entêtera-t-il encore à débattre des redevances, la voie royale pour brouiller les cartes ? Pour la connaissance, il est intéressant de constater que le suivi scientifique indépendant soit une initiative de Pétrolia. Un gouvernement étique? À suivre.

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Jean Baillargeon

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Jean Baillargeon

Expert-conseil en communication stratégique et en gestion d'enjeux

RECRÉER UNE SOCIÉTÉ PUBLIQUE

J'ai déjà été consultant pour le secteur minier et ce que détestaient les entreprises, c'était d'avoir à affronter des règlements qui se contredisent tant au niveau municipal, que provincial ou fédéral. Lorsque deux règlements se confrontent ou s'annulent, l'intérêt public est mal desservi. Dans le cas de la municipalité de Gaspé face à l'entreprise Pétrolia, on peut comprendre les citoyens d'être nerveux et de s'opposer au projet d'exploration pétrolière, cela fait partie du volet d'acceptabilité sociale d'un projet. Le gouvernement du Québec a le devoir de clarifier rapidement les règles du jeu afin de moderniser autant les lois d'exploration minière que gazière ou pétrolière au Québec. Par ailleurs, après la dissolution des défuntes SOQUIP et SOQUEM, il serait temps de recréer une nouvelle société publique gouvernementale, une Société des ressources naturelles québécoises (SORENAQ), dont la mission serait non seulement de veiller au développent harmonieux de nos ressources naturelles sur notre territoire, mais aussi de conseiller les élus municipaux et provinciaux sur les enjeux de cette industrie au Québec. La SORENAQ nous permettrait de réinvestir collectivement dans le savoir-faire de l'industrie de l'exploration et de l'exploitation minière et pétrolière en intégrant comme partenaire les municipalités du Québec. Tout ceci, afin de partager l'expertise retrouvée, et ce, dans le respect des communautés locales.

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Khalid Adnane

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Khalid Adnane

Économiste à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke 

DES DÉTAILS, VRAIMENT?

Encore une fois, on assiste à cet éternel dilemme opposant développement économique et protection de l'environnement. D'un côté, Pétrolia, une compagnie québécoise qui convoite l'exploitation d'une ressource stratégique dans la région de Gaspé.  De l'autre, la population locale qui s'inquiète et qui aimerait bien être rassurée quant aux conséquences de cette exploitation sur son environnement, en l'occurrence, son eau potable. Pendant ce temps-là, que dit le gouvernement? Qu'il faut « arrêter de parler pour parler, et que ce qui bloque dans cette affaire, ce sont «des détails, des perceptions ». Vraiment? Pour une région qui a un besoin criant de projets de développement économique, la décision de bloquer le projet de Pétrolia est loin d'être un détail, ça relève plutôt de l'audace. La Ville de Gaspé et ses citoyens sont conscients de l'envergure de ce projet et de ses retombées économiques potentielles sur la région (et sur le Québec). Ce qu'ils demandent, c'est un engagement efficace de leur gouvernement afin de trouver une solution qui, tout en permettant à Pétrolia d'exercer ses droits d'exploitation (et par le fait même, dynamiser l'économie régionale), offrira plus de garanties sur la protection et la sauvegarde de leur environnement. C'est loin d'être des détails!

Michel Kelly-Gagnon 

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

POUR INVERSER L'EXODE

D'entrée de jeu, rappelons que le gouvernement a déjà donné son aval au projet en juin dernier. « Devrait-on autoriser le forage? » soulève la question de ce « on » abstrait. Qui d'autre doit encore autoriser le projet? Et pourquoi les règles semblent-elles toujours changer en plein milieu de partie? Le Québec souffre de « vetocratie » : chaque élu, chaque lobby, chaque résidant du coin possède implicitement un droit de veto. La présence de pétrole au Québec, d'une valeur pouvant atteindre 400 milliards de dollars, a pourtant de quoi réjouir. Pour la Gaspésie, c'est une occasion d'inverser pour de bon l'exode des dernières années, et de se développer sans dépendre de Québec, qui plus est. On ne parle pas ici d'expropriations, ni même de fracturation hydraulique, puisqu'il s'agit d'un forage conventionnel. Même sur le plan environnemental, l'INRS assurera le suivi des faibles risques. Le gouvernement a pour rôle d'établir des règles claires et prévisibles sur les redevances, sur la protection de l'environnement, sur les consultations préalables à un projet, etc. Ensuite, comme le dit le ministre Pierre Duchesne à propos de son Sommet, on aimerait avoir l'unanimité, mais un consensus suffit pour aller de l'avant.

Stéphane Lévesque

Enseignant en français au secondaire à L'Assomption

PLUSIEURS VOLETS

C'est une question à plusieurs volets. Premièrement, est-ce que l'entreprise Pétrolia représente la meilleure option pour l'exploitation de ce gisement ? Il faudrait s'assurer de l'expertise dont dispose cette compagnie, particulièrement au niveau du respect des normes environnementales, car c'est sur ce point précis que les opposants au projet s'acharneront sans doute. Deuxièmement, quand on dit « en Gaspésie », parle-t-on d'une exploitation sur terre ou dans le Saint-Laurent ? L'exploitation d'un gisement exige l'installation d'infrastructures nécessaires au transport du pétrole, or l'économie de la Gaspésie repose en grande partie sur le tourisme. Conséquemment, il faudrait s'assurer au préalable, par des études d'impact sérieuses et indépendantes, que les gains réalisés par l'exploitation de la ressource pétrolière n'engendreraient pas des pertes trop significatives au niveau touristique. Troisièmement, puisque le Québec désire relancer ses régions, comment pourrait-on justifier qu'on investisse massivement dans l'industrie minière grâce au Plan Nord sans investir dans l'extraction du pétrole gaspésien ? On sait que l'industrie de la pêche, un des moteurs économiques de la Gaspésie, souffre. Alors, si on revitalise le Nord qui vivait des forêts, pourquoi ne pas aider l'Est qui vivait de la pêche? Si on mettait ce projet sur pied en évitant l'embauche de travailleurs « fly in / fly out », ce serait une bonne façon de rendre moins indigeste la réforme de l'assurance-emploi que le gouvernement Harper vient de forcer dans la gorge des travailleurs de cette région.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

NATIONALISATION

À la suite des analyses rigoureuses sur l'impact environnemental d'un futur puits, et seulement si la preuve est faite que l'écosystème ne sera pas affecté négativement, le gouvernement du Québec devrait procéder au forage. Je dis bien le gouvernement, et non pas l'entreprise privée. Il est clair selon plusieurs experts que le sous-sol québécois regorge de ressources potentielles. Or, plutôt que facturer de ridicules redevances aux compagnies privées, pourquoi ne pas simplement nationaliser l'exploitation des industries du pétrole et des gaz de schiste? Ainsi, tel Hydro-Québec, chaque cent de profit viendrait grossir les coffres de l'État qui, comme nous le savons tous, en a grandement besoin. Il faudra que le gouvernement fasse preuve d'un grand courage afin d'affronter le lobby de ces multinationales assoiffées de profits. En fin de compte, nous en seront tous gagnants. Création de milliers d'emplois de qualité et profits seront au rendez-vous. Il serait intéressant de connaître l'opinion du public sur une éventuelle nationalisation.

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Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'ÉNAP, à Québec

LES AGITATEURS D'ÉPOUVANTE

Au Québec, on trouve toujours une raison valable pour retarder un projet visant l'exploitation de nos ressources pétrolières et gazières. On préfère appliquer le principe de précaution et se vautrer dans l'immobilisme. Si un projet présente des effets potentiellement néfastes, il faut immédiatement l'arrêter. Comme si on pouvait éliminer tous les risques associés à une quelconque activité; comme si décourager l'exploitation de la filière pétrolière était la garantie d'un développement durable. Le Québec précautionneux condamne nos promoteurs à être l'otage des groupes de pression. Les agitateurs d'épouvante ont même ainsi réussi à élever au rang de « choix de société » la protection de leurs dadas et privilèges. Il serait peut-être temps que le Québec sorte de sa torpeur et prenne conscience que notre immobilisme présente aussi un risque : celui de s'enliser dans la pauvreté.

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Karel Mayrand

Karel Mayrand

Directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

PRÉCAUTIONS À PRENDRE

Des réserves potentielles de pétrole ont été identifiées au Québec dans le golfe Saint-Laurent, en Gaspésie et à Anticosti. Certains affirment prématurément que le Québec possède des milliards de barils de pétrole commercialisables et qu'il faut se lancer tête baissée dans l'exploitation pétrolière. Nous avons la chance de pouvoir prendre le temps de faire les choses comme il faut, puisque ce pétrole demeurera sous terre et que son prix ne fera qu'augmenter au cours des prochaines années. Avant de se lancer dans l'exploration pétrolière sur notre territoire, il convient de s'assurer que cette activité se fera selon les plus hauts standards de sécurité et de protection de l'environnement, et que cette filière énergétique évitera la précipitation qui a entaché la filière du gaz de schiste. Il faut en outre assurer qu'un cadre réglementaire adéquat est en place et que l'acceptabilité sociale de cette activité est assurée. Il faut également présenter un plan qui assurera l'atteinte des objectifs de lutte aux changements climatiques du Québec malgré le développement d'une industrie pétrolière. Les réserves de pétrole du Québec appartiennent à tous les Québécois. C'est à eux de déterminer comment elles doivent être exploitées, dans leur intérêt et celui des prochaines générations.

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Commentaires (25)
    • Quand on élit un gouvernement composé partiellement de membres de groupes de pressions, il gouverne pour ceux-ci, leur réélection étant la base de toute action. Les intérêts supérieurs du Québec passent en second lieu. Nous avons donc élu un gouvernement anti-tout, pour satisfaire tous les revendicateurs alarmistes déconnectés de toutes sortes de soi disant besoins écologistes, gauchistes ou utopistes. Faisons un sondge pour connaître la position de la majorité au sujet du pétrole, vous verrez ce que les québecois en pensent. Je parierais beaucoup sur le résultat qui serait fortement en faveur de l'exploitation de notre pétrole. Le Québec serait le seul endroit au monde où l'exploitation pétrolière serait néfaste. On a longtemps rit des newfies, c'est maintenant leur tour. Gouverner, c'est prendre soin de notre économie, c'est prendre soin de la population. Pour y parvenir, il fautt cesser d'emprunter pour payer l'épicerie et développer notre potentiel pour dégager l'argent nécessaire au bien être du peuple, pas juste des écolos, des socialistes et des anti-tout.


    • @gadur
      28 janvier 2013
      21h37
      Si vous aviez le moindrement, ne serais-ce qu'un base minimale de connaissances scientifiques (comme moi) vous sauriez les choses suivantes:
      1) Les consensus en sciences (lire recherche) ça n'existe pas...Tout est constamment remis en question!
      2) Il est impossible qu'une augmentation de 30 ppm en CO2 (Il y a 380 ppm de CO2 et 15 000 ppm d'eau) génère des augmentations de température de 2 - 4 oC dans l'atmosphère terrestre comme le prétend le GIEC.

    • Hum ... 3 personnes rattachées à l'Institut Économique de Montréal pour nous parler pétrole! 25% des intervenants provenant d'un institut dont beaucoup critiquent le radicalisme p/r à l'enjeu du réchauffement climatique! Ça fait vraiment pas sérieux, ça fait organe de propagande.
      Dois-je rappeler ici que l'Institut Économique de Montréal nie le consensus scientifique face aux réchauffements climatiques et s'oppose quasi-systématiquement à toutes actions pour agir sur ce dossier ? A-t-on besoin d'entendre ce genre d'irresponsables exprimer leur avis irrationnels sur le pétrole. Tant qu'à laisser ce genre de radicaux écrire en si grand nombre, avez-vous contacté le parti communiste pour qu'il puisse nous entretenir de ses vues également?
      Pour les lecteurs, voici les intervenants qu'il ne vaut plus la peine de lire quand on touche de près ou de loin à tout ce qui a trait au pétrole, à l'environnement ou à l'enjeu du réchauffement climatique. À ranger dans la catégorie Radical avec un gros R sur ces sujets:
      Paul Daniel Muller - président de l'Institut économique de Montréal de 2006 à 2008.
      Michel Kelly-Gagnon - président de l'Institut économique de Montréal de 1999 à 2006.
      Adrien Pouliot - président du conseil d'administration de l'IEDM de 1999 à 2007
      À bon entendeur ...
      On parle de guignols qui nient le réchauffement climatique, on peut quand même se passer de l'avis de tels radicaux sur une question aussi cruciale pour le Québec, non?


    • @rexie
      28 janvier 2013
      01h22

      "Les arbres noyés ont fini de dégager du méthane depuis des décennies et l'auraient fait de toutes façons à leur mort naturelle."
      La décomposition du bois dans ces eaux froides est considérablement ralentie!
      En passant, juste au Saguenay Lac St-Jean il y a 375 barrages...presque tous en bétons!
      Vous n'êtes pas capable de vous mettre dans la tête qu'il y a toujours un prix à payer pour n'importe quoi ...même pour l'hydroélectricité!

    • ENFIN UN PROF RÉALISTE,,,JE SUIS D,ACCORD AVEC MONSIEUR PIERRE SIMARD, IL FAUT DÉVELOPPER NOS RESSOURCES POUR CRÉER DE L,EMPLOIE, SI ON VEUX RÉUSSIER A PAYER NOTRE DETTE,, ET A GARDER NOS LOIS SOCIALES QUI A DATE EST ÉNORME,, EXEMPLE LE SYSTHEME DE SANTÉ BIENTOT 50 % du budget de la province;;;;;;;C,EST ÉNORME,
      ET SANS FIN,,,,,,,,,,,,ALORS LES PAYEURS D,IMPOT, DEMEURER EN SANTÉ SI VOUS VOULEZ CONTINUER A NOURRIR LA VACHE A LAIT DU QUEBEC QUI N,A PLUS DE FOND,,,,BIENTOT ON DIRAS,,,,,,,,,,,,LA GRECE DIRAS NOUS SOMMES PAS SEUL MAINTENANT LE QUEBEC NOUS A REJOINT,,,,,, BELLE AVENIR,,,,,,,,,

    • Il y a toujours un combat idéologique entre les verts et les promoteurs.
      La question est de savoir de quel côté penche objectivement la solution souhaitable.
      Et là, les connaissances éclairées des faits donne la direction à prendre.
      Si on a vu, avec le gaz de schiste, des abus perpétrés par des forages gaziers en zone urbaine, on sait aussi que ce n'est pas demain qu'on pourra se passer de pétrole.
      La prospection en Gaspésie doit nous informer sur l'importance, la nature et la localisation des gisements. Et si l'exploitation est très viable, on ne pourra s'y objecter, BAP à l'appui. Dans cette éventualité, les résidents affectés devront être relocalisés et indemnisés équitablement.
      La voiture électrique fiable, à grand rayon d'action et économique ne sera sans doute pas au point avant 25 ans. Et ces tenants de l'électricité pour tout sont les mêmes qui s'opposent au nucléaire et à la multiplication des champs d'éoliennes géantes.
      Tout le monde est pour la vertu et la protection de l'environnement, mais rares sont ceux qui troqueront leur voiture pour une bicyclette par souci de préservation. Et l'aviation ne pourra se passer de pétrole.
      Une décision doit se faire en toute lucidité. Notre rôle se résume à donner une opinion.
      Et en dernier ressort, c'est notre gouvernement, nos élus, qui trancheront.
      Georges LeSueur

    • Je suis totalement contre les projets de forage en milieu ubain. C\'est assez de venir ruiner la quiétude des gens, de faire baisser les valeurs des propriétés. Nous avons le droit en tant que citoyen de jouir des nos actifs et d\'être protégé contre ces compagnies qui ruinent tout alentour d\'eux. Il est temps que nos gouvernements nous protège en légiférant des lois interdisant toute exploitaton ou forage en milieu urbain.

    • @pager
      Les arbres noyés ont fini de dégager du méthane depuis des décennies et l'auraient fait de toutes façons à leur mort naturelle. Un barrage hydro-électriques est une épine dans le pied des pétrolières et votre propagande n'y changera rien.
      Si on vous donne le choix entre une voiture au pétrole et une voiture au pétrole, laquelle prendrez-vous?
      Coudonc, trouvez de meilleures raisons que ça de continuer à s'empoisonner au pétrole!

    • @Pager
      ah. Les merveilleux BS vert. Vous devez prouver que vous avez raison, sinon, c'est NOUS qui avons raisons.
      Si vous aviez lu mon commentaire plutôt que de vous en servir comme outil de propagande, vous auriez compris le béton n'est pas utilisé pour la construction des BARRAGES.
      "Seule les bâtiments (centrale, évacuateurs) sont faite de béton"
      En quoi voulez-vous construire les bâtiments devant héberger des turbines et supporter des tonnes de charges? En papier? En bois?
      Vous me faites rires. J'ai une voiture. Comme des milliers de travailleurs québécois et comme la majorité des 'inuits' aussi. Mais bon, c'est vrai que pour vous, si les blancs font de la pêche commercial, alors par extension, les innus ne se nourrissaient EXCLUSIVEMENT que de poissons... Et surtout ceux de Chibougamau, le Chissasibi ou de grande baleine. Ah c'est vrai, CES TERRITOIRES N'ONT PAS ÉTÉ INONDÉ. Mais bon, pour vous, les petits clans indiens qui ont été déplacé autour de la Grande équivaut à la TOTALITÉ du peuple autochtones de la Baie-James.
      Alors Mr Pager, retourner à vos études.

    • Cette question n'a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. L'extrémité des deux camps brouille tout esprit critique. En Gaspésie, le travail se fait rare, surtout durant la période hivernale. De plus, notre cher gouvernement fédéral coupe dans l'assurance-chômage. L'exploitation du pétrole permettrait aux habitants de la région d'avoir des emplois et de développer plusieurs secteurs économiques parallèles.
      Il faut faire attention à ceux et celles qui s'enlisent dans une pente fatale où l'industrie détruirait le beau paysage gaspésien et ruinerait le mode de vie de ses habitants. Les Gaspésiens resteront, même avec le pétrole, les gens les plus hospitaliers que je connaisse.
      Et pour une fois, le gouvernement devra mettre ses culottes et imposer des règles de constructions strictes afin d'éliminer tous les risques de catastrophes écologique à cause d'infrastructures de qualité douteuse. Il faudra aussi que les dites compagnies pétrolières soient imposées de façon à ce que les profits contribues au développement de la Gaspésie, en premier, et du reste du Québec, en deuxième.
      Bref, il ne faut pas reculer devant des projets qui enrichissent le Québec.


    • @pbusque
      27 janvier 2013
      12h37
      C'est vous qui êtes mal informé. Essayer de nous dire que le béton n'a pas été utilisé et que les Inuit n'ont pas été obligé de cesser leur pêche....Et que les arbres qui pourrissent lentement sous l'eau ne dégagent pas de Méthane..
      En passant, j'imagine que vous n'avez pas de voiture!!

    • @Pager
      Utiliser Manic-5 comme exemple comparatif à l'entièreté du complexe hydroélectrique du Québec reflète un manque flagrant de recherche et sonne plus comme de la propagande que d'autre chose. Vous vous abaisser à vos amis conservateurs.
      La majorité des barrages au Québec sont fait de matériaux TERREUX: sable, roche, MORAINE. La majorité des DIGUES sont aussi fait de ces matériaux.
      Seule les bâtiments (centrale, évacuateurs) sont faite de béton. L'exception est bien sur Manic-5 et autre PETITE centrale sur la Manic due au manque de matériaux locaux (on ne peut pas fabriquer de la moraine, il faut la creuser).
      Alors, votre obsessions sur le 'béton', revenez-en.
      Quant aux changements climatiques, et la pêche, je ne peux qu'en rire. Bien due des masses d'eau permet de CONTRÔLER les échanges thermiques, il faudrait un OCÉAN pour que les effets s'en fasse ressentir plus loin que 10 km autour de la masse d'eau.
      Quand j'avais 10 ans, je passais l'Halloween à Radisson sous 1 pied de neige. Maintenant, on est chanceux s'il neige en décembre. Et étrangement, il n'y a pas eu plus de 'réservoir' de créer depuis.
      Propagande anti hydroélectricité... Ces gens sont aussi pire que la propagande pro-pétrole.
      Quant au sujet principale, le pétrole en Gaspésie, si les revenues en vaut la chandelle, alors oui. Mais si les revenus sont plus bas que le cout nécessaire pour réparer un désastre quelconque, alors non. Il faut que le gisement en vaille la peine. Mais bon, on sais que notre cher gouvernement à VENDU à rabais les bons gisements et à laisser les gisements non rentable au peuple...
      P Busque

    • @Pager
      La pollution dont vous parlez est limitée dans le temps et amortie, littéralement complètement engloutie par la pérennité des barrages qui une fois achevés, fournissent de l'énergie propre pratiquement sans frais pour un siècle et plus!
      Les "immenses étendues d'eau" dont vous parlez ne sont qu'un lac de plus sur des milliers. Regardez Google Maps pour vous convaincre de la relative "minusculosité" des bassins hydro-électriques.
      Les hydrocarbures par contre polluent tout le temps, constamment, à grands frais et dangers, depuis l'extraction , le transport, le rafinage, la distribution et surtout jusqu'à son utilisation qui dégagent de multiples poisons
      Sans parler des prix faramineux que nous sommes obligés de payer.
      L'électricité est distribuée instantanément, sécuritairement, silencieusement, et son utilisation ne laisse aucun résidu de quelque nature que ce soit.
      .
      La seule raison pour laquelle nous consommons des hydrocarbures, c'est que le cartel mondial séculaire nous y force et étouffe les alternatives.
      .
      Les éoliennes familiales et les tuiles solaires sont des ressources infiniment renouvelables et ne pourraient pas être détenues par ces cartels.
      .
      Il est urgent de mettre nos culottes et de bannir les hydrocarbures comme source d'énergie car on est en train de s'auto-détruire par la main-mise d'une poignée de dominants.


    • @rexie
      26 janvier 2013
      18h07
      Vous croyez vraiment que l'hydroélectricité est non polluante. Petites nouvelles pour vous. Lors de la construction de nos immenses barrages:
      1) Il a fallu utiliser des millions de tonnes de béton. Or, l'industrie du béton est une des plus polluante qui soit. Utilisation du charbon pour la calcination qui contient du soufre et donc du SO2.
      2) Il a fallu noyer des dizaines de kilomètres carrés de forêt. Cela a provoqué la libération de nombreux métaux lourds (que les arbres ont la fâcheuse habitude de concentrer) tel le mercure, le plomb...Ça a littéralement empoisonné les étendues d'eau à un point tel que les Inuits ont du cesser de pêcher.
      3) Le fait de noyer ces arbres a permis la libération de méthane (décomposition) qui est un puissant gaz à effet de serre.
      4) Ne pas oublier les changements climatiques que ces immenses étendues d'eau ont provoqué!
      Je ne peux croire que la Gaspésie va se priver de telles rentrées d'argent que représente le pétrole. C'est bien Québécois que d'embarquer dans n'importe lesquelles niaiseries!

    • La droi-droite vante toujours la "création de richesse"... pour de vrai?!? Bin kin! Les entrepreneurs capitalistes et leurs actionnaires sont des altruistes qui adorent répartir la richesse, tout le monde sait ça!

      Depuis ma jeunesse, j'ai toujours appris que les compagnies, ça vient, ça se fait subventionner, ça paye pas (ou si peu) d'impôts, ça vole nos ressources, pis ça sacre leur camp.
      De l'argent qui va rester? combien ? en pourcentage des profits indécents des pétrolières, combien reste ici ? .0001 % ? Et si on compte les subventions, paradis fiscaux, et autres congés d'impôts on paye combien pour se faire empoisonner à ces multinationales?
      Les économistes vendus nous crient à tous vents que les hydro-carbures, c'est la richesse... alors comment se fait-il que nous ayons tant de peine à savoir les montants des redevances? Ou même s'il y en a au bout du compte?
      On peut facilement vivre sans pétrole, il suffit de couilles politiques car les technologies vraiment vertes sont légions.
      Une toiture solaire par maison, des nouvelles tuiles à nanotubes, peu dispendieuses, légères, ultra minces et flexibles. Ça c'est un beau projet créateur de richesses d'énergie gratuite, d'emplois, de savoir-faire et d'autonomie!
      Et puis c'est propre propre propre!
      Hydro-Québec nage dans les surplus? Qu'attendons-nous pour les utiliser?!?
      C'est la fin du monde à petit feu que nous sommes en train de nous infliger en perpétuant notre utilisation des hydro-carbures. Nommez-moi un seul secteur de consommation de masse où on ne pourrait pas s'en passer à part les avions gros porteurs... il existe même des piles Lithium-eau, au moins 5 fois plus puissantes que les piles conventionnelles, qui se rechargent... à l'eau! Idéal pour faire fonctionner les bateaux. Où est-il le monorail électrique? Le moteur-roue sabordé par André Caillé... etc

    • Ceux qui sont pour cette sur exploitation inutile n'aiment tout simplement pas leurs enfants ou bien il n'en ont pas.Mes enfants (dans la trentaine)ont des enfants(3) et ils sont contre ce développement quitte à vivre plus pauvrement.Je crois les avoir bien éduquer.

    • La Gaspésie est présentement un poids pour le Québec. TOUTES les opportunités de développement et d'enrichissement collectives doivent être tenté pour la remettre sur pied à l'intérieur des règles de développement en vigueur. Pétrolia a toute les autorisations nécessaires. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
      Il y a quand même des limites à avoir le beurre et l'argent du beurre. Et de plus, il est beaucoup plus éthique d'utiliser le pétrole local que d'en importer avec les risques que cela comporte particulièrement en ce qui a trait au transport.
      Ce n'est pas demain la veille q'on pourra se passer du pétrole.
      gogauche.blogspot.ca

    • Pétrolia n'a de Québécois que son président et sa fille.
      http://www.vigile.net/Speculation-et-democratie-le-cas

    • Les hydrocarbures sont TOUS des poisons pour nous, la faune, la flore et le climat. Les cartels pushers des énergies fossiles sont les seuls qui en veulent.
      .
      L'ÉLECTRICITÉ du SOLEIL, du VENT et de l'EAU est propre, instantanée, gratuite et éternellement renouvelable. Une éolienne familiale silencieuse et une toiture solaire pour tout le monde! Quel beau projet collectif enrichissant !
      .
      Quel choix difficile pour nos élus sous influences !

    • Bonne idée, on exproprie la Colline et on déplace ses occupants au Nord, là où Jean Charest a déjà envoyé nos étudiants!

    • Aux cabochons ici présent qui pensent à tort qu'on est contre le développement économique. On a rien contre mais de là à aller creuser à moins de 1 500 pieds des maisons il y a toujours bien des limites!
      Me semble que je la trouverais bien drôle si on trouvais un gisement pétrolifère au milieu de l'île de Montréal ou sous la Colline Parlementaire voir ce que vous diriez!

    • J'ai beaucoup d'admiration pour les bâtisseurs, les innovateurs qu'ils soient Beaucerons, de l'Abitibi ou d'ailleurs. J'ai confiance en M.Proulx, je suis actionnaire de Pétrolia. Je suis aussi déçu que lui de l'attitude hypocrite du duo Marois-Ouellette. La population gaspésienne s'est prononcé et souhaite demeurer, comme disait Voltaire, quelques arpents de neige...

    • Faudrait cesser de parler des deux côté de la bouche.Soit nous diminuons et cessons notre dépendance aux énergies fossiles soit nous développons celles-ci pour se détruire plus rapidement.

    • Ce que les tenants de l'exploitation pétrolière oublient de mentionner ici, c'est que les réserves trouvées à Gaspé ne sont pas celles de le péninsule arabique. Ça fait plusieurs décennies que l'existence du pétrole à Gaspé est connue mais jusqu'à récemment, la rentabilité de son exploitation a toujours posé problème.
      La réserve pétrolière dont il est ici question à Gaspé est modeste (environ 8 millions de baril alors que la consommation annuelle du Québec est supérieure à 100 millions ). Il n'est donc pas question ici d'inverser la balance commerciale négative du Québec comme le laisse entendre certains économistes.
      Quant aux redevances, son exploitation rapporterait peu aux coffres québécois en raison de l'actuelle Loi sur les mines (à un ratio entre 10 et 20% sur les ventes totales, je prévois 120 M$ et ce, échelonné sur de nombreuses années ( 8M de baril x 100$ x 15%)). Le nombre d'emplois engragé serait fort modeste pour une pipe-line de cette envergure. Enfin, les profits seraient versés à une entreprise privée dont les actionnaires et les propriétaires ne vont certainement pas s'amuser à dépenser localement. Si le Québec ou les Gaspésiens dorment sur une mine d'or, cette or n'est pas pour eux.
      Compte-tenu des risques ( le puit borde une rivière à saumon - dont l'exploitation est lucrative d'ailleurs - qui alimente en eau potable la ville de Gaspé) et des créneaux économiques actuellement développés à Gaspé( énergie éolienne, tourisme sportif, mariculture), il ne faut pas s'étonner si la population s'y oppose. Le maire n'a pas imposé une règlementation restrictive par opportunisme mais parce qu'il est lui-même de Gaspé et à même de constater que, sans précautions ou sans bénéfice pour la population, il n'y aucune raison de se laisser embêter par Petrolia.
      Quand au prétrole, il ne sera jamais trop tard pour l'exploiter selon nos propres voeux dans 50, 100 ou 200 ans et non selon les voeux d'un groupe d'investisseurs privés.
      Félix Houde, Gaspé

    • Ce n'est pas demain que nous pourrons vivre sans pétrole. Actuellement nous expatrions des millards de dollars en achetant notre pétrole de l'étranger. Argent qui sort du Québec et du Canada. Soit nous autorisons le renversement de l'oléoduc de Sarnia vers Montréal(au moins l'argent restera au Canada et nous en bénéficierons par la peréquation), soit nous exploitons nos propres gisements et récupérons des redevances.
      L'immobilisme et le pas dans ma cours ne profiterons a personne et pendant ce temps, le Québec et ses citoyens s'appauvrissent.

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