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Que pensez-vous des 100 premiers jours du gouvernement Marois?

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Évaluez les 100 premiers jours du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

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La Presse

Quelle est votre évaluation des 100 premiers jours du gouvernement Marois? D'après vous, quel est son meilleur coup, et sa plus grande erreur?

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec.

UN BON DÉPART

À moins d'exiger un parcours sans faute, on peut dire que le gouvernement Marois a connu un bon départ. La qualité des ministres choisis a surpris agréablement la plupart des observateurs, à la seule exception de Daniel Breton qui est déjà parti. Déjà, deux projets de loi importants ont été adoptés à l'unanimité. D'autres ont été déposés et généralement bien reçus. Le budget des deux prochaines années a été adopté en gardant l'objectif du déficit zéro et en augmentant légèrement la progressivité de notre système fiscal. La transition administrative s'est faite paisiblement, même si les changements de fonction ont été nombreux. Par contre, des erreurs qui auraient pu être évitées ont été commises, dont la nomination d'André Boisclair à la fonction publique. Mais elle a été corrigée rapidement: faute avouée est déjà à moitié pardonnée. Quant aux promesses électorales qui n'ont été que partiellement ou incomplètement réalisées, certains s'en désoleront et d'autres s'en réjouiront, car elles n'étaient pas toutes réalistes ou populaires. En somme, le gouvernement Marois est maintenant bien placé pour entreprendre en 2013 la deuxième phase de son court mandat. C'est sur cette phase qu'il sera ultimement jugé.

Robert Asselin

Directeur associé de l'École supérieure d'affaires publiques et internationales à l'Université d'Ottawa.

TRÈS MAUVAIS DÉPART

À mon avis, le gouvernement Marois connaît un très mauvais départ et il fait fausse route sur quelques grands dossiers qui auront une incidence majeure sur l'avenir du Québec. D'abord, il faut beaucoup de perspicacité pour dégager une vision économique de ce gouvernement. En quelques mois, on a multiplié les mauvais signaux. Frileux sur le plan du développement des ressources naturelles, mais très à l'aise à taxer davantage ceux qui paient déjà le plus d'impôts en Amérique du Nord, voilà un gouvernement qui n'a pas l'air trop à se préoccuper d'où viendra la création de la richesse. Encore plus dommageable est cette philosophie qui se dégage de ce gouvernement que la richesse est une faute, une anomalie dont on doit se sentir coupable, et cette obsession à tout vouloir niveler vers le bas. Qui plus est, en cédant aux carrés rouges, le gouvernement Marois est en train de faire un tort irréparable à nos universités, un pôle pourtant central de notre développement économique. En leur imposant des coupures rétroactives, on accentuera le sous-financement chronique dont elles souffraient déjà. Il ne faudra pas s'étonner si elle deviennent les enfants pauvres au pays, avec des conséquences tragiques pour le Québec. S'il y a bien un secteur dans lequel on devrait investir pour assurer notre avenir, c'est bien celui-là. À quoi bon se draper dans le dogme des droits de scolarité bas si cela a pour effet de diminuer la qualité de l'éducation et l'intensité de recherche qui conduit inéluctablement à l'innovation et à la compétitivité? Bref, c'est un bien mauvais départ!

Jana Havrankova... (Photo fournie par Jana Havrankova) - image 4.0

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Jana Havrankova

Photo fournie par Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue.

BREF ÉCLAT, LONGS ZIGZAGS

Après une brève ouverture glorieuse menée tambour battant - la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly 2, l'abolition du prêt à l'industrie de l'amiante et l'abrogation de la loi 12 limitant le droit de manifester -, la valse-hésitation s'est installée. D'abord, le gouvernement a rompu une promesse électorale : la taxe santé qui devait disparaître demeurera pour la majorité de la population. Tous les gouvernements renient leurs promesses, dira-t-on. Celui-ci ne devait-il pas gouverner « autrement »? Ensuite, ce gouvernement a montré qu'il aimait beaucoup taxer le passé : imposer rétroactivement les gains en capital et les dividendes (il a reculé là-dessus), imposer la taxe sur les vins et spiritueux achetés par les restaurateurs avant l'entrée en vigueur de la nouvelle taxe, obliger les universités à couper plus de 100 millions $ dans la présente année financière. Mais c'est l'intention d'assurer une carrière durable et profitable à André Boisclair qui a constitué le sommet des gaffes. Certains commentateurs font valoir que le gouvernement est à l'écoute de la population et modifie ses politiques en fonction de l'opinion publique. À l'occasion, cela se justifie, mais à répétition, ça sent l'improvisation ou le populisme, ou les deux.

Guy Ferland

Professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse.

ET VOGUE LA GALÈRE!

Hésiter, lancer des idées impromptues ou des ballons d'essai, revenir sur des décisions annoncées, renoncer à certains engagements idéologiques, faire des compromis avec les partis de l'opposition, ajuster ses politiques au contexte économique, avouer ses erreurs, etc. Est-ce cela, faire de la politique autrement? En tout cas, le gouvernement Marois navigue en eaux troubles depuis 100 jours. Tellement que certains analystes se demandent s'il y a un pilote à la barre du navire péquiste qui tangue parfois dangereusement. Peut-être que le meilleur coup et la plus grande erreur de Pauline Marois résident justement dans la manière de diriger de cette femme habituée aux négociations? Elle ne fait pas taire ses lieutenants, même si elle les rappelle à l'ordre de temps à autre. Elle s'adapte aux situations extrêmes d'un parti minoritaire dans un contexte économique difficile sans mener son embarcation vers des récifs trop risqués, tel l'iceberg de l'indépendance. Bref, après 100 jours, les contestataires traditionnels du PQ gardent une certaine réserve devant les manoeuvres de la première ministre et les partisans péquistes restent sur leur appétit de réformes majeures de la fiscalité ou de politiques gouvernementales. Une femme à la tête de la belle province mène la barque autrement. Et vogue la galère!

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Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'ENAP, à Québec.

EN DEMI-TEINTE

Cent jours après son accession au pouvoir, c'est l'heure d'un premier bilan pour le gouvernement Marois. Au départ, l'élection du Parti québécois a suscité beaucoup d'inquiétude : certaines se sont dissipées depuis, d'autres sont persistantes. En fait, le gouvernement Marois n'est pas facile à suivre. En gérant par essais et erreurs, il a parfois donné l'impression de ne pas avoir les compétences requises pour gérer le Québec. Nous avons donc eu droit à trois mois de politique en demi-teinte. Son meilleur coup? Avoir mis en veilleuse quelques engagements électoraux, tout en ayant le courage de maintenir le retour à l'équilibre budgétaire pour 2013-2014. Sa plus grande erreur aura été de prendre des décisions précipitées dans plusieurs dossiers, donnant trop souvent l'impression de ne pas savoir où il va. Si on peut attribuer ces erreurs de jeunesse à un gouvernement nouvellement élu, il est par contre difficile de pardonner au gouvernement Marois son copinage politique. La nomination discutable de Daniel Breton à l'Environnement et les parachutes dorés accordés à André Boisclair et Nicolas Girard risquent de faire un tort considérable à ce gouvernement qui promettait de laver plus blanc que blanc.

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Jean-Pierre Aubry

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO.

LA FIN DE LA RÉCRÉATION

La campagne électorale a été marquée par un manque de réalisme. Les quatre parties politiques qui ont fait élire des députés ont fait beaucoup de promesses souvent basées sur de l'information incomplète et même biaisée. Ils ont tous présenté des cadres financiers qui suggéraient un retour et un maintien de l'équilibre budgétaire qui ne seraient pas trop difficiles à réaliser  et qui seraient sans réduction de services. Tous ces partis n'avaient pas voulu tenir compte durant la campagne électorale du fait que la croissance économique ralentissait déjà par rapport aux prévisions contenues dans le dernier budget Bachand. La fin de la récréation n'a pas été sonnée dans les premiers jours de l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Mme Marois. Ce fut une erreur importante. Au contraire, on a voulu se lancer très rapidement dans la réalisation des promesses électorales malgré le ralentissement de la croissance et en ne tenant pas compte du fait que le gouvernement était minoritaire.  Le budget Marceau a sonné la fin de la récréation. On a enfin réalisé les contraintes impliquées par le ralentissement économique ainsi que la fragilité de la situation financière du gouvernement. Il a fallu renoncer, du moins pour un certain temps, à certaines promesses et même faire volte-face dans certains dossiers. Le «meilleur coup» du gouvernement Marois a été, selon moi, d'avoir adopter, après un mauvais départ, une approche beaucoup plus réaliste sur l'environnement économique et sur la capacité du gouvernement à maintenir les services offerts à la population. La prochaine étape sera de réaliser que le contrôle des dépenses publiques compatible avec le retour et le maintien de l'équilibre budgétaire ne pourra se faire sans réduction de services.

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Nestor Turcotte

Nestor Turcotte

Retraité de l'enseignement collégial.

IMPROVISATION ET INCOHÉRENCE

Le mot «bilan» a des origines italiennes. Il vient de «bilancio» qui signifie «balance». Si je regarde, le plus objectivement possible, le gouvernement élu le 4 septembre dernier, force m'est de constater que «ça ne balance pas» du tout. On ne compte plus les reculs de ce gouvernement, lui qui nous avait promis mer et monde dans sa plateforme électorale de septembre dernier. Ce gouvernement frise la fraude tellement il n'a pas respecté ses engagements : admission aux cégeps anglophones qui ne sera pas soumise à la loi 101, recul sur la taxe santé, recul sur les tarifs du bloc patrimonial d'Hydro-Québec, recul sur les redevances minières, etc. Seuls les étudiants et les carrés rouges reçoivent la grosse part du gâteau. Le gouvernement annonce des nouvelles places en garderie pour les enfants de 4 ans, mais pour l'an prochain...Prix de consolation : la loi 1 et l'autre sur le financement des partis politiques. Deux lois adoptées sans bruit... et à la sauvette. L'affaire Breton et l'affaire Boisclair ont démontré la faiblesse de jugement du nouveau chef d'État québécois. Ce matin, une autre affaire risque de faire couler beaucoup d'encre : l'affaire Nicolas Girard. Je laisse aux lecteurs le soin d'en discuter entre eux, autour de la dinde de Noël. Ces trois affaires ne peuvent que laisser l'électeur pantois. Bref, 100 jours d'improvisation; 100 jours d'incohérence; 100 jours de «je-sais-pas-trop-où-je-m'en-vais. Étonnement : le silence concerté de Parizeau et de Bernard Landry. L'ancien premier ministre Lucien Bouchard a bien sonné l'alarme. On n'a que très peu rapporté ses propos. Le Québec arrive au mur. Préparons-nous : ça va faire mal ! Visiblement, ce gouvernement est «débalancé». Il a beau faire un bilan, mais la balance penche davantage d'un côté. Des élections? Ça ne saurait tarder après la nomination du prochain chef libéral. Un bon ministre? Sylvain Gaudreault.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

PROMESSES NON TENUES

Le gouvernement péquiste ne m'a guère impressionné jusqu'à maintenant. Pauline Marois, en campagne électorale, promettait, entre autres choses, de gouverner autrement. Au cours des 100 premiers jours de son mandat, Mme Marois n'a pas été en mesure de nous démontrer comment elle compte changer la perception négative que la plupart d'entre nous avons envers toute la classe politique. En ne respectant pas plusieurs de ses promesses électorales, c'est plutôt le contraire qui s'est produit. Comme pour les libéraux de Jean Charest en 2003, le gouvernement du PQ a promis mer et monde. Mais une fois élu, il a découvert que le déficit laissé par le précédent gouvernement était, semble-t-il, plus important que prévu. Prenons comme exemple la promesse d'abolir la controversée taxe santé. Ce coup de marketing fabuleux a réussi, à lui seul, a aller chercher des dizaines de milliers de votes pour le gouvernement Marois. La double nomination d'André Boisclair est aussi un élément qui me laisse perplexe et me porte à croire que madame Marois est mal conseillée et a agi exactement comme tout gouvernement qui profite de son statut afin de nommer des amis du parti à des postes clés. Cynisme et méfiance sont encore et toujours au rendez-vous.

Mélanie Dugré... - image 10.0

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Mélanie Dugré

Mélanie Dugré

Avocate.

NOTE DE PASSAGE

Les péquistes ont connu un début de mandat fougueux et confus. Tous excités d'être enfin au pouvoir après une longue période de punition sur les bancs de l'opposition, les ministres se sont précipités, chacun leur tour, avec des annonces, certes enthousiastes et remplies de bonnes intentions, mais parfois mal ficelées et souffrant d'une logique déficiente, laissant ainsi une impression de cafouillage qui les a par moments obligés à reculer sur des engagements électoraux. Eux qui se sont offusqués à grands cris et à coups de poing sur la table des cas de copinage devenus légion chez les libéraux, ils ont eux-mêmes subtilement trempé le gros orteil dans cette soupe nauséabonde en offrant sur un plateau d'argent des postes bonbons à André Boisclair et Nicolas Marceau, affaiblissant leur crédibilité de vierges offensées. Le gouvernement Marois reste néanmoins déterminé à transmettre le message qu'il a les deux mains sur le volant et qu'il est apte à gouverner la province. Sa marge de manoeuvre est toutefois extrêmement mince en raison de son statut minoritaire et il est souvent condamné à louvoyer entre les divers obstacles pour atteindre ses objectifs, notamment en ce qui concerne le renforcement de la loi 101. Je qualifie donc ce bilan des 100 premiers jours d'étonnamment acceptable et attends impatiemment la suite des événements.

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Adrien Pouliot

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital.

PLUS DE MAUVAIS QUE DE BONS COUPS

Deux bons coups : on a conservé l'objectif du déficit zéro... bien que je doute fort que cet objectif ne soit atteint de façon durable. D'abord parce que le PQ ne veut pas vraiment réduire le rôle de l'État et ne veut pas déplaire à ses traditionnels alliés syndicaux, mais aussi parce que l'atteinte apparente du déficit zéro en 2013-2014 repose en grande partie sur le cadeau non récurrent de 2,2 milliards $ de M. Harper pour l'harmonisation de la TPS/TVQ.  Qu'arrivera-t-il en 2014-2015 quand cette manne cessera de tomber d'Ottawa? L'autre bon coup vient de la décision d'autoriser le vérificateur général à effectuer des vérifications d'optimisation auprès, notamment, d'Hydro-Québec.  Cette entreprise d'État monopolistique honteusement inefficace pourrait, selon Claude Garcia, générer au moins 2,1 milliards $ de plus de profits par année si ses opérations étaient aussi bien gérées qu'une entreprise privée. Les mauvais coups sont nombreux.  En plus de lois qui s'avéreront inefficaces ou carrément inutiles, ce sont les cafouillages et reculs trop nombreux pour énumérer ici qui surprennent par l'amateurisme de l'équipe en place.  Le clientélisme péquiste donne des haut-le-coeur et les nominations partisanes qui récompensent les ti-namis n'auront fait qu'accentuer le cynisme de l'électorat. Dieu merci, la situation minoritaire du PQ l'a forcé à diluer son programme électoral interventionniste et liberticide.

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Commentaires (18)
    • Madame "Chacha" ou madame Marois, pour les intimes, a évidemment beaucoup à apprendre dans son nouveau rôle de Première ministre. Le professieur Guy Ferland a mis les points sur les "i" et les barres sur les "T" en disant: "Hésiter, lancer des idées impromptues ou des ballons d'essai, revenir sur des décisions annoncées, renoncer à certains engagements idéologiques, faire des compromis avec les partis de l'opposition, ajuster ses politiques au contexte économique, avouer ses erreurs, etc. Est-ce cela, faire de la politique autrement? Par contre quand on est un partisan du PQ, comme M. Louis Bernard, lui nous indique sommairement que "c'est un bon départ" pour le PQ. On peut supposer que M. Bernard ne vit pas sur la même planète que M. Ferland et le reste du Québec.

    • Le commentaire de Louis Bernard est très drôle.
      F.Collin

    • Quelle tristesse.... On se croirait devant une classe de 1ère secondaire tous excités à l'idée de faire partie des grands. Ils improvisent, provoquent, et défient la population allant même à se moquer royalement de l'opinion des experts. Madame Marois joue à la Madame et s'amuse royalement avec les fous du roi. Devant tant de bêtise on se demande où sont donc les \'\'BELLES MÈRES''du parti.

    • Si Mme la Première Ministre était a la tête d'une entreprise, celle-ci serait certainement en faillite. Avant de prendre une décision on se doit de bien réfléchir aux implications, peser le pour et le contre, consulter ses experts. Une fois la décision arrêtée on vit avec. Ce gouvernement, qui devait être plus blanc que blanc, est aussi pire a date que celui qui l'a précédé. On est même rendu avec 2 présidents a l'AMT - WOW, on a de l'argent au Québec.

    • WOW Mmme Marois qui a defendue M.Lisee concernant son double salaire elle a encore une fois glisser Si on se souvient bien elle criait haut et fort concernant le salaire de Jean Charest ha oui seulement les membres de son partit on droit et quelques heures encore elle recule vite des election sa presse

    • Le plus désolant de tous les gestes posés par ce gouvernement demeure son manque de vision à long terme pour le Québec. Et c'est ce parti qui veut faire un pays du Québec. J'aurai cru qu'il serait orienté vers l'enrichissement collectif, une meilleure éducation etc. Les premiers faux pas du gouvernement ont déjà entraînés la fuite de milliards de dollars en capitaux hors Québec.
      Son ministre de l'éducation supérieur est le plus décevant du groupe. Il met en doute le sous financement de nos universités et il coupe même dans leur budget, après avoir encore gelé les frais de scolarité et bonifier le régime de prêts et bourses. Plus myope que cela, c'est impossible. Il suffit de regarder le classement de nos universités pour se rendre compte qu'elle ne sont pas concurrentielles sur la planète. Le savoir et la recherche sont nos seules façons d'être concurrentiels dans l'économie mondiale.

    • Le PQ c'est comme un cours de danse - Un pas en avant, un pas en arrière, on tourne en rond et on recommence!

    • Je trouve dommage que le PQ ait reculé sur le taux de taxation des riches ce qui a eu pour effet de reculer aussi sur la taxe santé, que voulez-vous les riches ont tellement crié fort avec les libéraux en avant... il peuvent bien accusé que Pauline a tout donné au carré rouge... En suite les libéraux ont fait tout une histoire avec André Boisclair, ce qu'il non pas crié c'est qu'il avait fait exactement la même chose avec John Parisella quelques années avant sauf que Boisclair lui n'a pas été mêlé au magouille de Parisella et les libéraux corrompu... Voila rien de magnifique mais rien non plus pour mettre le Québec dans trouble.

    • La bonne nouvelle de ces 100 premiers jours du gouvernement Marois : Ils n'ont pas tout fait ce qu'ils avaient annoncé... Ce n'aurait été que plus catastrophique... ILs voulaient imposer des taxes rétroactivement (et étaient les seuls à croire qu'ils en avaient parlé en campagne électorale), voulaient aussi nous imposer une soi disant gouvernance souverainiste avec leur idée farfelue de référendum populaire. Si par ailleurs on regarde ce qu'ils ont fait c'est pas joli non plus: Coupures drastiques dans les universités, annoncer le gel des frais de scolarités universitaires et en plus maintenir les bonifications des prêts et bourses et on dépense de l'argent pour un sommet pipé d'avance qui ne fera d'envenimer le conflit; nominations partisanes nombreuses (Boisclair avec un pont doré (mais ça on le dit pas), Nicolas Girard à l'AMT etc) et pour corriger l'erreur on crée une autre patente, un comité des sages (pas grave c'est nous qui payons) pour corriger l'absence de jugement; on martèle qu'il y aura 28 000 places en garderie de plus, pourtant d'ici 2015 ce sera plutôt 13 000 (qui étaient déjà prévues par le gouvernement précédent, mais ça on le dit pas); ils ont un rapport qui démontre que leur formule promise pour les redevances minières ne tient pas la route (mais ça on le dit pas); pour l'ex-ministre Breton, la première ministre savait ? ou savait pas? toujours pas clair; Ah oui c'est vrai, ils nous avaient promis la TRANSPARENCE ! Wow...déjà vu mieux. Le sondage La Presse donne 42% de satisfaction à ce gouvernement après 100 jours. C'est tout que ça mérite avec un bulletin chiffré ...42% !

    • Inutile de palabrer sur le sujet: un très mauvais départ. En particulier des manques de jugement évidents de la part de Mme Marois. Comme disent les Anglais: more to come ou ça ne fait que commencer! Loi 101 oblige!
      Michel Lebel

    • Trop drôles les frus de la politique..!

    • Difficile de concevoir plus mauvais départ. Promesses non-tenues, ignorance de la situation économique malgré que tous savaient que les hypothèses de croissance économique du budget n'étaient plus valables, concessions aux carrés rouges en plus du régime de prêts et bourses amélioré, ce gouvernement démontre rapidement son absence de vision à long terme pour le Québec. Difficile de croire que l'équilibre budgétaire sera atteint rapidement et de façon durable.
      Il n'agit pas non plus de façon différente, les cas Breton et Boisclair le démontrent bien. Mme Marois n'est pas à l'écoute des québécois, elle fait bien ce qu'elle veut, et elle recule lorsqu'elle se fait prendre en défaut.
      Et il y aura bientôt les discussions avec les universités. Déjà mal barré, avec un ministre qui s'entête inutilement, les universités ne pourront livrer les coupes rétroactives demandées. Ça sera amusant de voir le résultat du sommet, qui ne fera confirmer ce que tout le monde sait : il faut mieux financer les universités et il n'y a plus personne à taxer, qu'est-ce qu'on fait?
      Difficile de croire qu'autant d'incohérence soit perçu comme du progrès. On ne s'attaque pas aux racines du mal, on préfère fuir le mur qui approche rapidement, et on continue de nous faire croire que c'est la faute des autres.
      Une plus grande maturité est nécessaire pour gérer le Québec, et Mme Marois ne l'a pas démontré. Elle est mûre pour retourner à ses casseroles.
      Réal Lavoie

    • Ce nouveau gouvernement s'est mis au travail sans tarder et a tenu toutes les promesses qu'il était possible de tenir. Je trouve que nous sommes enfin informés en des mots simples et imagés par Marois, Lisée et Marceau surtout. Nous sommes également écoutés comme dans le cas de Boisclair où on a corrigé le tir avec modestie. La mouture de ce nouveau pouvoir est certainement beaucoup moins fertile pour la floraison du contrôle corporatif, de la corruption, des magouilles et des cachettes.
      Nous avons enfin espoir de sortir de l'obscurité et cela est encourageant. Beaucoup de libéraux ont suivi Jean Charest et ont quitté les postes de contrôle au niveau municipal surtout, lequel était libéral mur à mur à Montréal , Laval et autre de la couronne nord. Il y déja un bon nombre d'entrepreneurs en construction et ingénieurs et autres professionnels coincés ou neutralisés, tous de la même collusion. Le désir manifeste d'aller au fond de l'histoire Hydro-Québec Ile d'Anticosti.

    • Comparons avec ceci:
      Les 100 premiers jours du gouvernement Charest
      «IMMOBILISME, ÉPARPILLEMENT ET MESURES RÉCHAUFFÉES;
      AUTANT DE SIGNES D'UN GOUVERNEMENT USÉ ET SANS VISION»

      - MONIQUE RICHARD ET STÉPHANE BERGERON


      VARENNES, le 23 mars 2009 - Après avoir déclenché des élections dans un contexte économique qui s'annonçait difficile, le gouvernement Charest propose le pire des scénarios avec la présentation de son budget 2009-2010. C'est du moins le point de vue exprimé par les députés de Marguerite-d'Youville et de Verchères, madame Monique Richard et monsieur Stéphane Bergeron, lors d'une conférence de presse tenue le 23 mars dernier, afin de faire le point sur les 100 premiers jours du mandat. «En plus d'avoir accouché d'un plan de relance des plus chétifs, ce gouvernement sans imagination se révèle incapable d'identifier clairement les moyens qu'il entend prendre pour résorber l'énorme déficit budgétaire dans lequel il plonge le Québec», déplorent les deux députés du Parti Québécois.

      «Depuis le 8 décembre dernier, ont-ils poursuivi, le gouvernement Charest dort au gaz, travaille en amateur et n'assume pas le leadership auquel la population québécoise aurait été en droit de s'attendre de sa part. Après les déboires du CHUM, qui, depuis 2003, recule de deux pas chaque fois qu'il en fait un; après les tergiversations pour éviter de faire toute la lumière sur les pertes historiques à la Caisse de dépôt et de placement du Québec; après la nomination contestée de Michael Sabia à la tête de cette même institution; le gouvernement Charest rate de nouveau la cible avec son budget déficitaire, alors qu'il aurait notamment fallu des investissements majeurs en éducation pour lutter efficacement contre le décrochage scolaire, pour la formation de notre main-d'?uvre et pour améliorer la compétitivité de nos Cégeps et Universités.»

      Pour sa part, Monique Richard, nouvelle députée de Marguerite-D'Youville a pris rapidement le pouls de la circonscription et a agi très con

    • Tres décevant Pas mieux que les autres partis .Je ne pensais jamais voir le PQ
      Bon mes voeux des fetes a tous
      etre girouette comme Jean Charest le fut .

    • La dame est encore pâmée d'avoir obtenu le poste de première femme Première Ministre au Québec.
      Mais elle n'a obtenu qu'un mandat de gouvernement minoritaire malgré les hauts-cris que s'attiraient Jean Charest.
      Et depuis, elle danse sur un fil, tel un funambule qui doit tout accepter pour éviter la chute.
      Elle a du mettre de côté ses visées autonomistes et reculer sur la majorité de ses projets.
      Pauline Marois navigue dans un mince couloir bordé par les opposants qui la contrôlent.
      Néanmoins elle fait preuve d'une belle énergie et d'un bon-vouloir qui lui méritent le respect malgré des décisions hâtives de style "vieille politique". Georges LeSueur

    • jai trouvé Pauline recule un peux trop mais le parti québécois mieux que le parti libéral de ... je dit go go au parti québécois. heu va a voire toujours mon vote
      Dominic Leblanc

    • Un gouvernement d'improvisation totale .
      Mme Marois essaie de graisser la roue qui crie ,point à la ligne .
      Ceux qui ont crié le plus fort ? Les étudiants ..... et elle est à la veille de les mettre sur un ''payroll ''
      Avance , recule comme ce n'est possible , dépendant de quel coté vient le vent .
      Nominations rapides de ses ti-s-amis (son plus grand reproche au parti libéral )
      Son but: donner tout ce qu'elle peut à ceux qui brassent , faire renverser le gouvernement le plus rapidement possible , aller en élection en disant qu'elle a tout donné et espérer un gouvernement majoritaire . Voila le scénario à la ''occupation double''
      L'économie la-dedans ? Chez le diable ....
      Triste à voir ou on s'en va avec ça ........ Le pire , ce gouvernement à l'air d'être tout à fait content de lui .
      J'ai mal à mon Québec comme disait l'autre....
      André Doyon

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