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Doit-on accorder le droit de grève aux étudiants?

Le droit de grève permettrait légalement aux étudiants... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le droit de grève permettrait légalement aux étudiants d'empêcher leurs confrères d'assister à leurs cours.

Photo: Sylvain Mayer

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La Presse

Le ministre Pierre Duchesne songe à accorder le droit de grève aux étudiants, ce qui leur permettrait légalement d'empêcher leurs confrères d'assister à leurs cours. Êtes-vous d'accord?

Marc Simard

Professeur d'histoire au cégep Garneau à Québec.

ENCADRER LA DÉMOCRATIE ÉTUDIANTE

Le ministre Duchesne propose qu'on accorde le droit de grève aux associations étudiantes.  Malgré son parti pris avoué pour les grévistes du «printemps érable», on ne peut que l'appuyer s'il ne vise pas seulement à donner à quelques agitateurs une arme de plus dans leur lutte contre la société libérale et l'État de droit. Le mouvement des carrés rouges a fait ressortir des caractéristiques intolérables de la «démocratie» étudiante au Québec : la prise de contrôle de plusieurs exécutifs étudiants par des militants ayant des agendas cachés, des assemblées «paquetées» tenues dans des salles trop petites, l'intimidation des opposants à la grève, des accrocs flagrants aux procédures et des décomptes de votes douteux pour ne pas dire frauduleux. Il est donc souhaitable de leur accorder le droit de grève (et même de piquetage) à condition qu'il soit assorti d'autres mesures visant à garantir que les décisions prises pas leurs assemblées soient réellement démocratiques. Le gouvernement devra donc imposer aux assemblées étudiante de tenir un scrutin électronique, assorti d'un quorum (50% des membres?), pour tout vote de grève et de reconsidérer obligatoirement ce vote tous les 7 à 10 jours. Aucune de ces conditions n'empêche les étudiants qui le veulent de tenir un débat de vive voix. Elles assureront toutefois que leurs décisions sont légales, ce qui empêchera la «judiciarisation» du conflit, et rendront la tâche plus difficile aux anarchistes et aux séditieux de tout acabit.

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Michel Kelly-Gagnon

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal. Il s'exprime à titre personnel.

DE LA FOLIE FURIEUSE!

Cette idée relève du délire pur et simple. Déjà que les étudiants québécois sérieux et studieux ont été pris en otages le printemps dernier par le système actuel; et voilà qu'on se propose de rendre leur vie encore plus infernale et de mettre à risque leurs études, voire même leur avenir. Une grève, selon le Petit Larousse, est la «cessation collective et concertée du travail décidée par des salariés». Or, les étudiants ne sont pas des salariés. Point à la ligne. Qui plus est, même dans un contexte de travail, de plus en plus de juridictions en Amérique du Nord applique le principe de la liberté de choix par laquelle chaque travailleur peut prendre la décision individuelle de refuser de cesser ou non sa prestation de travail. Je m'exprime ici non pas en tant que président de quoi que ce soit, mais simplement en tant que citoyen profondément indigné de voir à l'oeuvre cette clique de politiciens qui méprisent (ou ignorent totalement) les principes de la liberté et le bon sens le plus élémentaire.

Guy Ferland

Professeur de philosophie au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse.

PAS DES ENFANTS

Le mot enfant provient du mot infans, « celui qui ne parle pas ». En refusant le droit de grève aux étudiants, on veut les rabaisser à leur rôle d'enfants d'école. Pourtant, dans les faits, le droit de grève des étudiants québécois a toujours été reconnu, sauf lors du dernier conflit opposant les associations étudiantes au gouvernement libéral. Ce dernier a utilisé le mot boycottage pour enlever implicitement le droit de grève aux associations étudiantes. Dorénavant, voter une grève à majorité en assemblée étudiante équivaudrait à vouloir bloquer les portes d'une institution d'enseignement aux étudiants qui veulent continuer d'assister à leurs cours. Ultimement, c'est la reconnaissance des votes majoritaires des assemblées étudiantes qui est remise en cause par le simple mot boycottage. On associe ainsi une grève, c'est-à-dire un « arrêt volontaire d'une activité par une personne, un groupe qui veut attirer l'attention sur une situation, sur ses revendications », à un boycottage, autrement dit à un « refus de prendre part à quelque chose. » On voit, d'après la définition même des termes, qu'il y a eu un détournement de sens de la part du gouvernement libéral dans ce conflit. Le PQ veut simplement rétablir la justice en reconnaissant ce droit qui permet aux étudiants d'avoir leurs mots à dire en éducation.

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Paul-Daniel Muller

Paul Daniel Muller

Économiste.

DES TRAVAILLEURS INTELLECTUELS?

L'idée de reconnaître légalement un droit de grève aux étudiants procède d'une conception de l'étudiant qui le définit comme un « jeune travailleur intellectuel », au service futur de la société. Ainsi, une grève étudiante priverait la société du fruit du labeur intellectuel des étudiants grévistes. Mais quelle est la valeur de ce labeur? Nous avons vu, à l'occasion du conflit étudiant du printemps dernier, que les départements et facultés universitaires qui ont voté pour la grève ne sont pas ceux dont les diplômés trouvent le plus facilement du travail dans leur discipline et gagnent les meilleurs revenus une fois diplômés. Les étudiants dans ces disciplines-là ont généralement rejeté la grève. Par leurs choix, ils commenceront leur carrière un peu plus vite que les étudiants grévistes; ils contribueront aussi un peu plus, par leurs taxes et impôts, à financer les services publics. Par leur vote pour ou contre la grève, les étudiants ont ainsi eux-mêmes révélé la véritable valeur qu'ils accordaient à leur propre éducation eu égard à son coût. Si l'on devait transposer au monde de l'éducation la logique du monde du travail, il faudrait alors davantage moduler l'offre de programmes selon la demande exprimée sur le marché du travail. Parions que les porteurs du carré rouge, pas plus que les profs qui les ont appuyés, ne sont pas prêts à assumer cette logique.

Pierre Simard

Professeur à l'ENAP, à Québec.

LE CITOYEN SE MEURT...

Les carrés rouges sont au pouvoir. Le temps presse, les gouvernements minoritaires sont fragiles. Vite! Changeons la loi pour accorder aux associations étudiantes le droit de grève. Légiférons pour empêcher les ignobles étudiants qui veulent étudier d'assister à leurs cours. Mais comment faire lorsque le port du carré rouge nous a enlevé toute forme de crédibilité? Faisons un grand sommet sur l'éducation! Les sommets socio-économiques ont toujours bien servi les visées collectivistes du PQ. Rien de mieux qu'une bonne discussion sous l'égide des syndicats et des associations étudiantes pour reprendre le contrôle de nos universités et annihiler les velléités individualistes des étudiants. Consolidons le monopole des groupes de pression sur le bien public. Réhabilitons la tyrannie des droits collectifs. Soyons progressistes. Ouste la Constitution, la Charte des droits et libertés et l'État qui protège vos droits individuels. Mettons fin aux injonctions de la cour et aux tristes condamnations pour outrage au tribunal de nos icônes de la pensée collectiviste. Le Québécois n'aurait jamais dû exister individuellement, c'est une dérive néolibérale. Le citoyen se meurt... vive les carrés rouges.

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Nestor Turcotte

Nestor Turcotte

Retraité de l'enseignement collégial

UN MINISTRE IRRESPONSABLE

Donner le droit de grève aux étudiants est absurde. C'est comme donner le droit à quelqu'un de dilapider l'argent que tu lui donnes pour régler une affaire importante. Si le ministre donne le droit de grève aux étudiants, il doit, du même coup, leur enlever les bourses et les prêts que la société leur donne. Celle-ci, fort généreuse, et pas encore assez selon l'ASSE, doit cesser d'aider des gens qui se permettraient d'utiliser les fonds publics qu'ils reçoivent, à d'autres fins pour lesquelles elles sont versées. Il y des limites à détourner l'argent des impôts d'une société. Car, la grève est un moyen barbare de régler un conflit. Elle est catastrophique. Elle l'est pour ceux qui la font et pour ceux qui la subissent. Au moyen âge, une grève des transports était sans conséquence. Ils étaient pratiquement inexistants. De nos jours, une grève dans le transport en commun paralyse toute une société. Une grève des éboueurs au 13e siècle était sans conséquence. Quelques pourceaux de plus dans les rues. Une grève des éboueurs de nos jours, c'est la santé publique qui est mise en danger. Par quoi remplacer la grève? Par l'arbitrage obligatoire. Chaque partie pourrait défendre sa cause, non pas avec des pancartes, des bris de vitrines, des slogans haineux, mais par des arguments. Par la raison et non par la force.

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Adrien Pouliot

Adrien Pouliot

Président et chef de direction de Draco Capital.

UNE FICTION

Les étudiants vont clamer que leur droit de grève étudiante découle directement du droit de liberté d'expression et du mandat de représentation qu'octroie la loi aux associations étudiantes québécoises et non pas d'une disposition législative du code du travail.  Je suis d'accord avec eux!  Ils devraient avoir le droit de ne pas assister à leurs cours!  Mais je m'objecte à ce qu'ils obtiennent le « droit collectif » d'empêcher d'autres étudiants de franchir leur « ligne de piquetage ».  Leur plaidoyer sera de la musique aux oreilles des socialistes québécois qui n'hésitent pas à bafouer les droits individuels au nom des « droits collectifs ».  Or, ces « droits collectifs» sont une fiction.  Tout droit est un droit individuel.  Les collectivités ne peuvent pas posséder plus de droits que ceux des individus qui les composent.  Pour obtenir ce « droit collectif » de bloquer les cours, les carrés rouges veulent nécessairement le droit de nier aux étudiants leur droit individuel d'acquérir et de recevoir les services éducatifs auprès des établissements.  Ils justifieront ce « droit collectif » en invoquant les dispositions « anti-scabs » québécoises.  Si les syndicats ont ce droit collectif d'empêcher des travailleurs de travailler, pourquoi les syndicats étudiants n'auraient pas le droit collectif d'empêcher des étudiants d'étudier?

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

ET QUOI ENCORE?

Lors du dernier conflit opposant les étudiants au gouvernement Charest, j'ai appuyé sans réserve les grévistes. Bien qu'ils n'avaient pas le droit reconnu par la loi de faire la grève, les étudiants et leurs associations respectives ont mobilisé comme jamais leurs troupes, mais aussi et surtout, ils ont réussi à rallier à leur cause l'opinion publique. Le droit de grève tel que nous le connaissons s'applique aux travailleurs comme prévu par le Code du travail du Québec. Le ministre Duchesne semble vouloir étendre ce droit aux étudiants du Québec. Bien que je considère ce droit comme étant digne d'une société civilisée et défenderesse de la liberté d'expression et d'association, je ne suis pas d'accord avec le ministre. Comme ils l'ont démontré durant des mois, les étudiants peuvent sans doute user d'imagination afin de faire pression sur tout gouvernement qui ne daigne pas les écouter. D'autant plus que leur cause attire la sympathie du public en général et bien évidemment des partis d'opposition et des grandes - et non moins influentes - centrales syndicales.

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec.

UNE IDÉE SAUGRENUE

Donner le droit de grève aux étudiants pour que ceux-ci puissent empêcher leurs collègues et amis de poursuivre leurs études est l'idée la plus saugrenue qui soit. Les étudiants paient pour étudier et s'ils veulent faire connaître leur point de vue en manifestant, cette décision leur appartient et ils n'ont pas besoin du droit de grève pour s'exécuter. Ils devront, par ailleurs, assumer pleinement les conséquences de leurs gestes. Il est à se demander pourquoi le gouvernement jongle avec une telle idée, si ce n'est pour mieux encadrer le mouvement étudiant, pour éviter les débordements tumultueux  que nous avons connus lors de notre printemps érable. Il est évident que la dernière crise estudiantine a souffert d'un manque flagrant de contrôle de la part du gouvernement  libéral d'alors qui a dû, pour contrôler la situation, adopter le projet de loi 78. La suite des évènements fera sans doute partie de notre folklore. Je suis surpris que le gouvernement de Mme Marois puisse même songer  à légiférer pour accorder le droit de grève aux étudiants. Dans l'éventualité où il donnerait suite à cette idée loufoque, il est à espérer qu'il obligera également les étudiants à respecter les services essentiels. Ainsi, la boucle sera bouclée.

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Commentaires (37)
    • Oui, si c'est pour exprimer une opinion dans le calme. Non, si c'est pour que cela coûte aux contribuables (vandalisme, heures sup des policiers)
      S. Muller

    • Difficile de croire que l'on se pose la question au niveau du ministre Duchesne. Pourquoi offrir le droit de grève aux étudiants, alors que la société tout entière leur offre l'éducation aux coûts les plus bas de toute l'Amérique du Nord. Les étudiants sont des bénéficiaires de service, des clients exigeants, mais ce ne sont pas des travailleurs. La réponse c'est non, pas de syndicat. Mais plus de transparence de la part des associations étudiantes et la démonstration de l'utilité des cotisations pour ceux qui désirent étudier, pas ceux qui boycottent les cours.
      Un ministre bien naïf qui sonde l'opinion sans se rappeler que plus de 60% de la population ne partageait pas les visées du mouvement étudiant, du stuff de junior comme disait Guy Carbonneau!
      Réal Lavoie

    • La simple idée de considérer accorder un droit de grève à des étudiants est en soi ridicule. L'analogie avec le monde du travail est fallacieuse, de toute évidence. J'espère que des juristes compétents se pencheront sur la question, et je compte sur les partis d'opposition pour surveiller le sommet sur l'éducation. La priorité est de protéger les droits des étudiants sérieux de façon plus efficace.
      Une solution indirecte à ce problème serait de 1) rendre plus stricts les critères d'admission universitaires, en instaurant des tests (à l'exemple du SAT, ou du GRE aux cycles supérieurs) et des seuils de réussite minimaux, et 2) rendre les programmes de sciences sociales plus rigoureux, en y incluant une formation obligatoire en mathématiques et en logique formelle. Indirectement, ces mesures élimineraient la plupart des étudiants qui songent à faire des "grèves".
      Une autre solution consisterait à donner la liberté d'association (en théorie garantie par la Charte canadienne des droits et libertés) aux étudiants, de façon à ce qu'ils puissent choisir une association en fonction de leurs préférences réelles. À l'heure actuelle, un principe de type "formule Rand" est en vigueur, contraignant les étudiants à cotiser à des associations centralisées et parasitées par des activistes. Une fois la Charte respectée, les associations "grévistes" se retrouveraient avec une minorité insignifiante de membres, et les autres étudiants seraient protégés par des associations qui défendent réellement leurs intérêts.
      A. Lafrance-Prudhomme

    • NON
      Après ça, ils vont vouloir être payés pour aller étudier!!

    • Accorder un droit de lock-out, voilà la véritable aberration. Le fait de grève existe déjà, accorder et encadrer la grève ne serait que la résultante logique. Par contre, le lock-out est une absurdité totale. Le lock-out sert à contraindre un groupe d'accepter une offre de la part des dirigeants. Or on se demande bien comment une université ou un collège pourraient bien forcer des étudiants à accepter une proposition des administrations ( ex. hausse des droits scolaires ) en les privant de cours. C'est un contresens. On aboutit aux mêmes résultats que la grève. Faire un lock-out lorsque les étudiants sont déjà en grève est aussi ridicule. Croire qu'on épargnerait sur les salaires des employés, en déclarant un lock-out, c'est être ignorant des lois du travail puisque les travailleurs syndiqués et les établissements d'enseignements sont régis par leurs conventions collectives qui relève du code du Travail.

    • DOIT DE GREVE,,JE DEMANDE LE DROIT DE GREVE DES PERSONNES RETRAITÉ, POUR ARRETE DE PAYER DE L,IMPOT, ARRETE DE PAYER DES TAXES A TOUS LES NIVEAUX,
      C,EST RENDU AU QUEBEC ON FAIT DES ROUTES AVEC DES POTEAUX D,HYDRO DANS LE CENTRE DE LA ROUTE, ON DEVRAIS FAIRE PAYER LA RÉPARATION AU RESPONSABLE DE SE PROJET,;; A ST-JEAN SUR RICHELIEU SUR LA PREMIER AVENUE ON A REFAIT LE TROTOIR AVEC DES POTEAUX DANS LE CENTRE DU TROTOIR QUI VAS PAYER VOUS PENSER; CA PRENDS DES GENS IRRESPONSABLE ET INCOMPÉTENT D,AVOIR FAIT SE GENRE DE TRAVAUX
      AU MINISTRE QUI PARLE DE DONNER LE DROIT DE GREVE AUX ÉTUDIANTS,POURQUOI NE PAS LEUR DONNER VOTRE MINISTÉRE A DIRIGER;; BONNE SANTÉ A TOUS,....

    • Quelle aberration que cette idée du ministre Duchesne d'accorder le droit de grève aux étudiants!
      L'éditorial de M. Pratte, ce vendredi soulève la nécessité d'une réflexion majeure de la part du gouvernement péquiste avant de s'aventurer dans cette avenue périlleuse ayant pour effet d'accorder le droit de grève aux étudiants.
      Ce droit est effectivement reconnu habituellement aux travailleurs. Qui plus est, le recours à la grève est aussi généralement balisé dans des conventions collectives. La contrepartie existe aussi, l'employeur peut selon certaines règles, recourir au lock out. Si jamais ce gouvernement cède une fois de plus aux étudiants en accordant le droit de grève, il est à espérer qu'il attribuera aux CEGEP et Universités la possibilité de décréter un lock out. Au moins ainsi les contribuables que nous sommes n'auraient à payer pour ces paralysies difficilement justifiables. Le recours à la grève est fort bien balisé dans le domaine du droit du travail. On parle alors d'interruption du travail. Cette activité étant liée à divers mécanismes de résolutions de confilits tels que la médiation ou l'arbitrage. Or, comme le mentionne M. Pratte, nous nous trouvons ici dans un tout autre univers.
      Il s'en trouve néamoins, qui trouve l'idée intéressante, comme l'indique les propos de M. Ferland, professeur au CEGEP Lionel-Groulx. Celui-ci parle de "détournement de sens", pourtant il se gêne pas pour détourner allégrement le sens du mot "grève". Dans la définition qu'il présente, il réfère davantage au sens que prend le mot grève, par exemple dans la grève de la faim, d'une personne pour attirer l'attention sur une revendication. Or, lorsqu'une personne exerce la grève de la faim, elle n'oblige d'aucune façon les autres personnes à en faire autant, ni à être privées de services qu'elle désirent. Inquiétant qu'un professeur de CEGEP s'enfonce ainsi dans un parcours à forte odeur de démagogie. Le mot "boycott" n'a rien d'infantilisant et respecte le choix de chacun.

    • Si le le ministre Duchesne accorde le droit de grève aux étudiants, est-ce qu'il accordera du même coup le droit de Lock-Out aux universités???????

    • Présentement, les étudiants ont le droit de tout citoyen, celui de manifester paisiblement. Cela veut dire qu'ils peuvent dire de façon paisible qu'ils ne sont pas d'accord sur tel ou tel sujet. Un étudiant de cet âge n'est pas obligé de fréquenter l'école non plus. Nous avons vu jusqu'ou sont prêt a aller certaines associations pour faire plier le gouvernement duement élu par nous tous en passant. Je crois que les tribunaux ont toujours concidéré que la manifestation paisible; sans menaces, sans harcellement, sans méfaits, sans violence, sans lancer des pierres sans casser des vitrines etc. est admise mais lorsque le crime est utilisé, cela rend innaceptable les émeutes et troubles sociaux qui en découle. Ne nous mettons pas en position de vulnérabilité face à certains extrêmistes comme nous avons tous été témoin au Québec dernièrement.

    • Moi, est-ce que je peux faire une grève de contribuables?

    • Bonjour! Il n'y a pas de mot pour décrire le rédicule d'un tel argument. Il n'y a qu'a observer la machoire descendu la bêtise humaine à nos portes....je devrais dire dans nos rues!
      J.R. Georges

    • Accorder le droit de grève aux étudiants? On veut rigoler, quoi? Comme proposition ridicule, c'est dur à battre! Enfin depuis ce printemps stupidement dit "érable", le jugement semble avoir foutu le camp chez plusieurs. Molière ou Ionesco se marraient devant pareille ineptie. Mais les Hommes ont le magnifique don de toujours en créer d'autres(inepties)! Ainsi va la vie!
      Michel Lebel

    • Je ne comprends plus rien...les étudiants avec un droit de grève Haaaaaaaaaal'étudiant va à l'école dans une bâtisse payée par nos impôts..pas les siens.Ce n'est pas un droit acquis....mais c'est un privilège qu'on lui accorde

    • On dit que ce n'était pas une grève puisque les étudiants ne sont pas salariés. Je suis porté à croire que le Parti québécois va offrir un salaire aux étudiants. Comme cela, ils pourront faire une vraie grève. Misère.

    • J'invite tous ceux qui craignent les futurs dérapages des mouvements étudiants québécois à explorer les programmes des institutions collégiales et universitaires francophones hors Québec. J'ai la forte impression que vous serez bien accueillis dans la mesure ou saurez vous intégrer et contribuer à un espace francophone en milieu minoritaire et cela viendra renforcer la qualité des programmes qui sont offerts et potentiellement nos collectivités francophones hors Québec. Nous avons hâte de vous voir chez nous.

    • M. Jean-Guy Desmarais,
      Mes remarques ne visaient qu'à dénoncer la démagogie d'un média voulant faire passer l'opinion des ténors de la droite néolibérale (voire libertarienne!) pour "l'opinion des experts". Ou comment faire passer pour "objectif" (l'appel à l'autorité des "experts") une panoplie de vues politiques dont le choix n'a absolument rien d'objectif.
      Serait-il juste de tenir un débat sur l'environnement en y invitant les PDG de Petrolia ou de Stornoway, tout en clâmant du même souffle que cette discussion est "objective"?
      L'objectivité se construit au sein d'un juste débat d'idées, non dans le cadre d'une présentation fallacieuse, de sophismes et de tromperies. Comment peut-on ne pas soupçonner que les dires de la droite politique ne visent nullement l'intérêt de la majorité lorsqu'il y a désinformation flagrante? Ou, mis en termes simples : pourquoi nous présenterait-on autant de vues politiquement intéressées (i.e. celles de l'IEDM, organismes des plus intéressé s'il en est!) si l'on visait à juste titre l'intérêt de la majorité des citoyens?

    • @M. Kelly-gagnon,
      je suis totalement en accord avec vos propos. Lorsque j'ai entendu ce gouvernement qui jongle avec l'idée du droit de grève pour les étudiants, j'ai trouvé cela complètement ahurissant et comme vous dites de la folie furieuse.
      On veut accorder à ces enfants roi tous ce qu'il demande. Cette génération ne comprends pas qu'il faut travail dur pour obtenir un statut dans la société. Non ils ont trop été habitué à tous avoir en pleurnichant un peu ou en faisant une crise à leur parents.
      Je commence à avoir hâte au prochaine élection. Il faut sortir ce gouvernement minable de Québec au plus sacrant

    • Les étudiants, que je sache, ne sont pas des salariés syndiqués. Ils ne sont pas payés pour étudier. Ils ne gagnent aucun salaire. Ils ne peuvent en aucun cas revendiquer un supposé droit de grève. Ils onde au grépeuvent contester mais pas appeler leur contestation une grève. Ils jouent sur les mots et ce faisant ils manquent de franchise. Qu'on leur tienne tête, un point et c'est tout. Nous en avons tous assez de ces enfants rois qui font suer tout le monde au gré de leurs caprices.

    • @Guy Ferland
      Vous êtes le seul qui traite vraiment du sujet et de façon intelligente parmi les neuf élites qui se sont prononcées sur le sujet.
      @Marc Simard
      Vous avez réussi à noyer le poisson. Les allusions partisanes, les conditions inimaginables pour assurer un vote supposément démacratique ne trompent personne. Vous êtes le meilleur parmi les pires. C'est toujours ça.
      @Adrien Pouliot
      Vous méritez, et de loin, le prix citron. Votre traitement des droits individuels face aux droits collectifs est une vraie "perle" de manque de logique. Serait-ce dans un but de sésinformation ? Pourquoi souriez-vous ?

    • @actarus23 "Larousse définir le boycott comme étant la cessation volontaire de toute relation avec un individu, un groupe, un État, en signe de représailles et la grève comme étant la cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles dont l'employeur a connaissance. "
      Au dela de la définition des termes par Larousse, le code du travail du Québec a préséance sur l'encadrement législatif des boycott ou des grèves. Une grève de la faim de quiconque n'a pas même même signification et les mêmes conséquences pour les usagers d'IGA... je peux continuer d'avoir accès à mon supermarché même si mon troisième voisin fait la grève de la faim parce qu'un organisme quelconque le contrarie dans ses prétentions d'avoir le droit absolu de dicter ses règles d'accès.
      "Considérant que, les grèves étudiantes existent depuis au moins les années '60", rien n'oblige de les perpétuer... il en est aussi de la corruption qui existe depuis plus longtemps encore. Un droit doit être défini par une loi, non pas par une pratique même "éternelle".

    • Non, non, non. C'est une totale aberration. Faire la grève d'un service qui m'est donné pour pas cher et forcer les autres prestataires de ce service à en être privés... On aura tout vu! Et même de poser la question me fait dresser les cheveux sur la tête. La naïveté complaisante du passé ne peut plus durer.

    • Un problème de définition.
      Larousse définir le boycott comme étant la cessation volontaire de toute relation avec un individu, un groupe, un État, en signe de représailles et la grève comme étant la cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles dont l'employeur a connaissance.
      Considérant que, les grèves étudiantes existent depuis au moins les années '60 (connaissance populaire). Que par les actions et le but recherché de ceux-ci ils ne veulent pas couper les ponts, mais bien appuyer des revendications et faire changer les choses. Qu'en faisant un arrêt des cours, ils sont bien conscient qu'ils auront des conséquences comme le report à l'accès au marché du travail ($).
      Que la définition du boycott s'applique aussi bien à des employés qui font une grève qu'aux étudiants et qu'il y a des d'expressions courantes où le mot grève est utilisé pour exprimer une cessation (grève de la faim, grèce sociale) dans le même optique. Je crois que nous devons tout simplement réviser la définition de grève pour ne plus qu'elle fasse référence à une relation employé-employeur, puisqu'elle est, vraisemblebment, historiquement fausse.
      Jean-François Paquette,
      Professeur électronique industrielle

    • Comment peut-on accorder le droit de grève quand les étudiants paient pour un service??? Ce gouvernement est entièrement irresponsable et de nombreux analystes ont déjà prouvé son accointance avec les syndicats: le droit de grève... n'importe quoi!!!
      Je suis très déçue de ce ministre que je croyais avoir la tête sur les épaules et à la première occasion, il nous prouve qu'il est une poule pas de tête...
      Le gouvernement actuel ne prend pas ses responsabilités, il dirige pour la minorité la plus tapageuse sans se soucier de la majorité....
      F. Vézina

    • Réponse simple: oui
      J'ai été 5 ans dans les CA/CE des associations étudiantes universitaire. Connaissant bien les loi auquel sont soumise les associations étudiantes légalement constitué, ce qui n'est pas le cas de la majorité des petites association étudiantes au Québec, principalement celle du collégiale, je sais que les associations étudiantes ont exactement les mêmes devoir et obligations envers leurs étudiants membres que les syndicats envers les leurs, mais sans leur donner d'arme de défense. Une grève doit toujours être approuvé par une majorité des membres de l'association, comme c'est le cas pour les syndicats. Les quorum et les fonctionnements des AG sont déjà régis par la loi, sauf pour les associations étudiantes non reconnu. Le fait de permettre au association d'avoir le droit légale de grève, vas permettre à l'état de réglementer ce qui l'entoure afin d'empêcher à nouveau la dérive qui a été constater dans certaine association cette automne. J'aimerais rappeller à tous que des dérives ont été constaté cette automne seulement dans des quelques associations membres de la CLASSE (LASSÉ est légalement constitué, à ma connaissance), la classe et plusieurs de ses associations membre n'était pas des associations légalement constitué et il ne représente qu'une infine minorité des étudiants du Québec. Les autres groupes ont toujours parlé et négocier dans le respect. Cette nouvelle loi ne risque que d'encourager les bonne pratiques présente dans la majorité des associations étudiantes du Québec.

    • « L'opinion des experts » Mon ?il ! J'ai jamais lu autant de crottes de bique, dans un journal qui se veut sérieux. Ces prétendus experts ont pris plus de temps à écrire leurs textes qu'à réfléchir sur le sujet. Si on veut l'opinion de vrais experts c'est ceci qu'il faut lire : http://www.gedel.org/file/download/droit_de_greve_etudiant_brunelle,_lampron,_roussel_ws68946776.pdf

    • Cette idée est bonne, mais dans ce cas, il faudrait assurément encadrer davantage ce droit de grève comme en obligeant la tenue d'un vote secret. De plus, il faudrait très certainement imposer un taux de participation minimal comme... 60% et qu'il faut 60% des votes pour que la grève passe. Bien entendu, les bourses et les prêts doivent être coupés sinon ce n'est pas très conséquent.
      Ce ne sont que des pistes d'idées, mais je crois qu'il est possible de légaliser le droit de vote des étudiants si on y travaille.

    • Le principe d'une grève c'est un rapport de force entre deux parties, une qui paie, l'autre qui travaille pour gagner sa paie.
      Les travailleurs qui font une grève prennent un risque financier important, souvent capital pour eux.
      Les étudiants n'ont aucune conséquence (voire des avantages pour cette dernière grève puisqu'ils gardent le beurre et l'argent du beurre). De plus avec les exemptions dont ils profitent ils paient moins d'impôts que les retraités du privé qui pourtant ne sont pas favorisés par l'État eux.
      Si une majorité avait voté pour la grève démocratiquement, cela aurait été un autre débat. Mais là il y avait plus de parents, de syndicalistes, d'artistes et de politiciens en mal d'être vus que d'étudiants. La majorité des étudiants du Québec était contre, mais ne voulaient pas être intimidés par les militants extrémistes lors de votes à l'africaine à main levée et se sont abstenus ou mieux, ont continué à étudier et se sont cherché des boulot d'été. De plus la concentration de ces extrémistes, (bien menés par même, faut le faire, un syndicat ontarien) était dans la région de Montréal, les régions,
      Les facultés en grève étaient pour la plupart celles où les étudiants vont sortir avec un diplôme et vont grossir les rangs des subventionnés de toutes sortes.
      Pendant ce temps, les jeunes travailleurs qui sont des bons manuels vaillants mais pas des intellos, paient pour que les autres fassent de la casse, paient pour réparer la casse et les frais qui en découlent, avec bien entendu tous les autres pourvoyeurs d'argent de l'État, les bons payeurs d'impôts et de taxes, qu'ils gagnent 20 k ou 200 k.
      Passer des Lois pour des minorités semble le sport préféré des politiciens. Peuvent-ils un peu se mettre au niveau du simple civil et regarder avec d'autres yeux que ceux des personnes riches qui sont déconnectées de la vie de tout les jours !

    • @Andre Giguere "Ca n'as pas changé la crise d'ados."
      Et ça va s'éterniser pour ceux qui n'ont pas été éduqués au sens des responsabilités. Pourquoi cesser de trépigner, de revendiquer quand ç'est payant au centuple... Si, au premier trou dans le mur pour "exprimer" leur sacrée expression, ils avaient dû le réparer à leur compte plutôt que de refiler la facture aux membres de la famille qui s'échinent au travail, je suis certaine que, quelques années plus tard, leur discours sur leurs droits absolus seraient différents et il serait assorti du sens des responsabilités.
      En pourrissant "leurs enfants de la rue", nos élus au pouvoir font un tord considérable à l'éducation, celle qui est faite de savoir-vivre et de savoir-être dans toute société civilisée. Pendant la campagne électorale, j'entends encore Mme Marois dire, avec une condescendance émouvante, qu'elle va prendre soin de nos enfants, de nos ainés, de nos êtres fragilisés... Pour ceux qui ont cette responsabilité, mieux vaut ne pas laisser tomber la serviette car ça augure pour le désastre.

    • On peut voir de deux façons se problème; on fait comme les libéraux et on suspend toute les lois civils pour le bien de quelques-uns ou on encadre le droit de grève avec tout ce que celà comporte: perte des prêts et bourse, arrestation légal avec casier judiciaire etc. Des grèves il en a toujours eu faut juste encadrer pour rendre plus difficile le choix d'une minorité d'étudiant à diriger la majorité. Donc une association national des étudiants des cégep et universitaires doit être mis sur pieds pour que chaque vote étudiant de toute les classes d'études soit pris en compte... Alors les grève de l'an passé seront chose du passé.

    • M. Champagne, on reconnait bien dans vos propos l'intransigeance et le mépris qui ont caractérisé le milieu étudiant le printemps dernier envers tous ceux qui n'avaient pas la même opinion. Ou bien vous marchez dans nos traces, ou bien fermez-la. Et c'est une fiction de l'esprit d'affirmer que la situation dans laquelle le Québec s'est retrouvée l'été dernier avait pour cause l'affirmation du gouvernement faisant état qu'il ne s'agissait pas d'une "grève", mais d'un "boycott". C'était beaucoup plus l'usure d'un gouvernement usé qui n'était plus à l'écoute de tous ses citoyens, et pas seulement des étudiants.

    • J'exige un droit de grève pour les malades ! On fera comme les étudiants qui ne vont plus guérir de leur ignorance dans les écoles tant qu'on abaissera pas la franchise sur les médicaments. On veut être payé en bisous pour prendre nos pilules et avoir des jaquettes décentes quand on va à l'hôpital.
      Et leur nourriture dégueulasse on en veut plus ! On va piqueter en face de la Maison Michel Sarrazin, vous allez voir ce que vous allez voir !
      Sérieux, c'est quoi ce gouvernement incestueux ? On dit que gouverner c'est prévoir et je rajouterais que c'est prévoir gouverner demain aussi. Là ce que nous dit en résumer c'est que bientôt ça va être les étudiants qui vont décider s'ils vont en classe ou pas. Les travailleurs d'usine et de bureaux eux vont devoir leur payer des profs, des salles de cours au cas ou ces gens si importants décident une journée d'hiver, ou il fait froid moyennement et qu'ils n'ont rien d'autre à faire, d'en profiter pour aller faire un tour à leur école ?
      On dirait qu'ils atteignent tous leur niveaux d'incompétence en même temps dans le gouvernement Marois !

    • Peut être que les choses ont changé pendant que j'étais parti du Québec (parce que c'est seulement au Québec que on pense à donné un droit de grève à des étudiants) mais pour avoir un droit de grève, faillait-il pas travailler et avoir un salaire?

    • Il est illusoire de penser qu'il n'y aura plus de grève dans les CÉGEP et les universités. Donc il faut encadrer les grèves pour réduire la violence et non penser à les éliminer. La situation des CÉGEP et des universités est différente. Les universités sont divisées en facultés et les étudiants y sont plus âgés. En autant que le déclenchement d'une grève et que le retour en classe soient bien encadrés, les diverses facultés peuvent rester en grève aussi longtemps qu'elles le veulent sans problèmes. Les gens contrent la grève n'ont qu'à aller voter. En démocratie, il faut en général se plier à la volonté de la majorité. Le problème est dans les CÉGEP qui sont constitués de personnes très jeunes qui suivent des programmes très différents. Le printemps érable a démontré que la situation n'était pas vraiment différente de ce que j'ai vécu au CÉGEP St-Laurent quand j'étais jeune. Des votes de grève pris à la toute fin d'une réunion quand il ne reste que les militants de l'Association Étudiante. Des réunions interminables durant lesquelles les procédures sont utilisées pour épuiser les participants. Des grèves sont déclenchés pour avoir des congés et dont on n'est plus capables d'arrêter. Un encadrement très strict du fonctionnement des Associations Étudiantes est requis pour éviter les abus que l'on a vu ce printemps.

    • Ca n'as pas changé la crise d'ados. Crise d'indépendance, de révolte contre l'autorité sous toute ses formes sauf la leur et surtout durant ce changement on veut s'imposer au
      détriment de ceux qui sont plus raisonnables. Un tant soit peu anti-démocratique.
      J'étais un bolé et je fut repoussé par les éleves dissipés qui voulaient etre grands avant
      leur temps.

    • 1. Marc Simard : google nous apprend qu'il a critiqué "le mouvement étudiant québécois qui se bat contre la hausse des frais de scolarité et pour ce faire, il reprend des idées du courant libertarien".
      2. Michel Kelly-Gagnon : PDG de l'IEDM, mais l'auteur "s'exprime à titre personnel". Une chance!
      3. Guy Ferland : ce cher prof de philo nous disait, déjà en mai, d'abandonner face au PLQ.
      4. Paul Daniel Muller : un deuxième sbire de l'IEDM.
      5. Pierre Simard : de la grosse droite de l'ENAP, pour faire changement.
      6. Nestor Turcotte : un ancien prof de philo dont on a supprimé la page (autodidacte) wikipédia pour "auto-promotion" éhontée.
      7. Adrien Pouliot : ancien président du CA de l'IEDM, ancien député de l'ADQ. Décidément, l'IEDM semble être appréciée de la famille Desmarais!
      8. Jean Bottari : préposé aux bénéficiaires (!) - considère que même si le droit de grève étudiante est "digne d'une société civilisée et défenderesse de la liberté d'expression", il n'est pas d'accord. Et point à la ligne - faudrait surtout pas justifier nos propos!
      9. Jean Gouin : ...

    • Bien qu'en théorie, ce parti veut nous faire croire qu'il gère pour tous les québécois, en pratique, la majorité parmi nous ne se sent pas concerné par ses prises de position: les idées burlesques prolifèrent à une vitesse inimaginable si bien que le sentiment de vivre sur deux planètes s'intensifie. Je suis surprise et déçue que ce nouveau dérapage vienne du ministre Pierre Duchesne.

    • Non. Ceux qui veulent continuer à etudier leur ne devrait pas être forcer a perdre leurs cours pour plaire à des activistes continuels.
      Autre en plus, Pauline veut punir les CEGEP Anglais qui n'ont pas fait la grève en menaçant rentrer la Loi 101 aux CEGEP.
      Les francophones qui veulent apprendre et veulent fuir les activistes du Cegep Du Vieux seront doublement pénalisé par Marois.
      Mike Bison

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