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Quel gouvernement faudrait-il élire le 4 septembre?

Qui mérite de diriger le Québec? Le Parti... (Archives AFP)

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Qui mérite de diriger le Québec? Le Parti québécois, la Coalition avenir Québec ou le Parti libéral?

Archives AFP

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La Presse

Guy Ferland

Professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse.

LE PQ MINORITAIRE ET LA BALANCE DU POUVOIR À QS

Après plus de neuf ans au pouvoir, le temps a fait son oeuvre pour le Parti libéral du Québec et un changement de gouvernement serait salutaire. Mais il ne s'agit pas de changer pour changer. Un tournant majeur est nécessaire pour envisager d'autres avenues que celles proposées par le PLQ et les conservateurs à Ottawa. Toutefois, aucun parti ne se semble se démarquer et aucun chef ne gagne la faveur populaire de l'électorat. On semble vouloir élire le moins mauvais parti politique et le moins désagréable des chefs. À ce compte, un gouvernement dirigé pour la première fois par une femme pourrait apporter un vent de fraîcheur après un printemps chaud et un été torride. De plus, si le PQ était minoritaire, avec la balance du pouvoir à Québec solidaire, cela permettrait au gouvernement de prendre un virage plus à gauche sans tomber dans l'instabilité d'un référendum précipité par une pétition signée par 15% de la population. Il y aurait ainsi un véritable changement dans les orientations du gouvernement et les femmes auraient davantage de pouvoir avec Pauline Marois et Françoise David à la tête d'une coalition formée par le Parti québécois minoritaire et Québec solidaire détenant la balance du pouvoir.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

MINORITAIRE CAQ

En temps normal, je crois préférable d'avoir un gouvernement majoritaire. Mais avec les trois grands partis en lice qui n'ont que quelques points de pourcentage de différence, selon les plus récents sondages, il est plausible de penser qu'un gouvernement minoritaire pourrait être élu. La soif du changement, l'usure du Parti libéral ainsi que les orientations discutables et changeantes du PQ sont autant de facteurs qui peuvent, d'ici la fin de la campagne électorale, influencer la décision des nombreux électeurs indécis. Si la tendance se maintient, je prévois l'élection d'un gouvernement minoritaire dirigé par François Legault. Le chef de la CAQ pourra ainsi démontrer, comme il le prétend, à quel point il veut gouverner pour tous les Québécois, en ayant le PQ comme opposition officielle. Parions que si tel est le cas, le prochain scrutin ne sera pas très loin. M. Legault pourra déclencher une élection à sa guise en s'appuyant sur la popularité de ses réalisations parmi l'électorat. Mais il reste encore quelques jours avant que nous allions aux urnes et tout peut encore arriver.

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Adrien Pouliot

Adrien Pouliot

Président de Draco Capital.

MINORITAIRE LIBÉRAL

On peut bien vouloir du «changement», mais il faut savoir quoi mettre à la place.  La gouvernance souverainiste de Mme Marois nous ramènerait dans des chicanes référendaires et constitutionnelles économiquement déstabilisantes dont la grande majorité des Québécois ne veulent pas.  De son côté, M. Legault, tout en promettant un ménage, propose de « mieux » dépenser l'argent qu'il espère épargner plutôt que de le retourner aux contribuables ou de réduire la dette pour effectuer une vraie cure minceur.  Il serait ainsi le premier politicien depuis 40 ans à être capable de bien gérer notre pieuvre tentaculaire étatique.  Les libéraux, dont le bilan est peu reluisant, ont le plan économique le moins pire, mais qui ne mène pas à une réduction notable de la taille de l'État.  Comment choisir parmi ces trois maux?  Un gouvernement minoritaire formé par le moins pire d'entre eux aurait peut-être l'avantage de menotter l'Assemblée nationale et de ralentir la croissance du Léviathan étatique.  Dans ce sens, un gouvernement libéral minoritaire soutenu par les caquistes n'aurait d'autre choix, poussé par les conclusions de la commission Charbonneau, de nettoyer la corruption et, encouragé par M. Legault, pourrait entreprendre les réformes de notre appareil gouvernemental que M. Charest a abandonné faute de courage et d'appui dans la population et à l'Assemblée Nationale.

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Philippe Faucher

Philippe Faucher

Professeur au département de science politique et chercheur associé au Centre d'études et recherches internationales de l'Université de Montréal.

RETOUR À LA PRUDENCE

Un gouvernement minoritaire est l'issue la plus probable et la plus souhaitable des élections du 4 septembre. C'est l'image de notre désarroi. Convoquée dans l'urgence, cette consultation, bien qu'annoncée et attendue, donne une forte impression d'improvisation. Les programmes des principaux partis se contredisent et manifestent une absence préoccupante de projet rassembleur. L'électorat a perdu ses repères : indépendance contre fédéralisme, social-démocratie contre collectivisme ; la dette, l'environnement ou les garderies ? Tout se mélange dans une surenchère démagogique (à l'exception de Madame David, laquelle sereinement se contente de promettre la lune). Trop d'enjeux divisent et on ne sait pas ce que l'on veut. Des exemples? On ne peut pas à la fois proposer un moratoire sur le gaz de schiste et le pétrole (virtuel), proposer d'augmenter les redevances sur les ressources naturelles et s'opposer à toute hausse des tarifs d'électricité. Augmenter le nombre de patients par médecins ne réduira pas le temps d'attente dans les urgences. La pensée comptable se heurte à la pensée magique. L'incompréhension demeure totale. Un gouvernement minoritaire imposera une trêve de prudence. Les partis devront se mettre à l'écoute de la population, renouveler leur leadership, et faire preuve de cohérence dans leurs engagements. Tous les partis nous disent : « C'est moi ou le chaos ! ». Les électeurs avec sagesse, parce qu'ils n'aiment pas être bousculés, répondent: « Alors ce ne sera personne ! » Rendez-vous dans deux ans.

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Nestor Turcotte

Nestor Turcotte

Retraité de l'enseignement collégial.

UN GOUVERNEMENT RESPONSABLE

Les Québécois doivent être réalistes. Les finances de la province sont catastrophiques. Les responsables? Les deux vieux partis : libéral et péquiste. Le Québec vit avec de l'argent emprunté et qui plus est, il gaspille à gauche et à droite. Qui plus est, il est mal administré ou il est trop administré. Le PLQ semble être pour le moment hors course. S'il était réélu, mettrait-il tous ses efforts à redresser la situation? Économiquement, il n'a pas fait pire que d'autres gouvernements. Il a même fait mieux. L'odeur de corruption flottant dans l'air, il semble qu'il ne peut reprendre, haut la main, le pouvoir. Le PQ est un parti qui a troqué son programme par soif du pouvoir et nage dans le flou artistique (dixit Jacques Parizeau). Sa démarche référendaire est boiteuse. Et le plan pour l'indépendance demeure inconnu. S'il y en un ! Les nombreuses contradictions de Pauline Marois pendant la campagne me font douter de sa compétence pour occuper le poste de premier ministre. Minoritaire, avec indulgence ! La CAQ représente un renouveau politique. Elle abandonne le clivage fédéraliste-souverainiste. Sa réforme annonce de grands vents. Aura-t-elle le courage d'opérer ces grandes métamorphoses dans les structures étatiques? Il faudrait bien que quelqu'un s'y attelle un jour. Pour ce faire, la CAQ doit obtenir l'appui de la majorité des citoyens. Sinon, la CAQ minoritaire ne pourra pas avancer. Mon souhait : un gouvernement faiblement majoritaire et qui aura le courage de réaliser les transformations promises. Sinon, à quoi peuvent bien servir les élections?

Donald Riendeau.... (Photo fournie par Donald Riendeau) - image 6.0

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Donald Riendeau.

Photo fournie par Donald Riendeau

Donald Riendeau

Avocat et conseiller en éthique.

FAIRE DE LA POLITIQUE DIFFÉREMMENT

Jean-Claude Deschênes, mandarin de l'État, me disait récemment de manière imagée que la politique était l'alternative à la bataille de ruelle... Malheureusement, depuis quelques années, la politique pendant et après les élections est devenue une bataille de ruelle où l'intérêt des partis prime celui des citoyens. Il est souhaitable que le futur gouvernement minoritaire, le cas échéant, évite de se comporter avec arrogance comme roi et maître. Le système électoral n'est pas un chèque en blanc pendant cinq ans, ce n'est que le début. Il devra se souvenir que seulement 30-35% des électeurs ont voté pour lui et qu'il doit servir tous les Québécois. Quant à eux, les partis d'opposition devront résister à la tentation de mettre systématiquement des bâtons dans les roues du parti au pouvoir dans le seul objectif d'être élu, plongeant ainsi le Québec dans l'immobilisme. Le Québec a beaucoup évolué depuis quelques années devenant moins naïf, plus critique et davantage sensible aux comportements non éthiques. Au lendemain des élections, nous aurons tous un rôle de « chien de garde » de l'intérêt de tous les Québécois. Citoyens, journalistes et spécialistes devront ramener à l'ordre les élus au pouvoir et dans l'opposition lors de comportements déviants et leur rappeler qu'ils sont là pour nous servir et non pour se servir.

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Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue.

MINORITAIRE ET COOPÉRATIF

Nous avons vu ce qu'ont apporté « les mains sur le volant » accordées aux libéraux en 2008 : de multiples décisions irréfléchies, une arrogance sans fin, un manque de respect pour la démocratie parlementaire. Un gouvernement majoritaire, même s'il n'est majoritaire que « grâce » à notre système électoral uninominal à un tour désuet, pense que tout lui est permis. L'actuel gouvernement libéral a accédé à sa « majorité » par le vote de 42 % des votants. Comme seulement 57 % des électeurs se sont présentés aux urnes, ce gouvernement « majoritaire » n'a été élu que par 24 % des citoyens. Même si un parti s'empare de la majorité des sièges le 4 septembre, il parait douteux qu'il obtiendra la majorité des votes. Cela devrait lui indiquer qu'une coopération entre les élus des divers partis s'impose, peu importe le parti au pouvoir. Des coalitions ponctuelles basées sur les enjeux précis devront voir le jour. Par exemple : un médecin de famille pour tous. Tout le monde est d'accord. Il convient alors de discuter rationnellement, des faits à l'appui, comment atteindre ce but. Chers parlementaires, renoncez à la politique politicienne antagoniste et gaspilleuse des énergies! Est-ce trop vous demander de coopérer dans l'intérêt du bien commun?

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec.

MINORITAIRE PQ

Il y a une nette différence entre le parti que j'aimerais voir au pouvoir et celui souhaitable pour l'instant. Mais, quel qu'il soit, ce devrait être un gouvernement minoritaire. Actuellement, aucun des partis aptes à former le prochain gouvernement ne mérite la majorité pour gouverner à sa guise. Nous avons assisté tout au long de cette campagne à une valse des promesses où tout un chacun pouvait y trouver son compte, notamment en santé et sur le plan social. Mais de là à croire que ces promesses seront réalisées, il y a un fossé qui sera difficile à franchir, car le nouveau gouvernement devra vraisemblablement modifier ses priorités, lorsqu'il prendra connaissance des grands dossiers laissés en friche. C'est sur le plan économique que j'ai été le plus déçu. Nous vivons une situation économique vacillante et, à voir les milliards que l'on nous a promis, je trouve que cela ne fait pas sérieux. Il aurait été plus sage de s'engager fermement à ne plus faire de déficit annuel, plutôt que de nourrir notre dette à long terme, et de trouver des moyens pour réduire celle-ci sur un horizon de vingt ans, comme l'a si bien fait la Saskatchewan. Nous avons besoin de changements. Les libéraux ont péché par excès de confiance, les péquistes remettent la question référendaire à l'ordre du jour et les caquistes représentent un intérêt certain, mais auront-ils le souffle nécessaire pour rallier le fil d'arrivée bon premier. Les derniers jours de la campagne nous le diront. Entre-temps, les péquistes bénéficient d'un léger avantage.

Francine Laplante

Femme d'affaires.

MINORITAIRE: RÉSIGNONS-NOUS

Je fais encore partie de ces indécis qui ont une peur viscérale de se tromper. Je n'arrive pas à arrêter de façon définitive mon choix puisque chaque jour, je suis un peu plus découragée que la veille du choix qui s'offre à moi. Aucun des partis en lice ne reflète mes valeurs et mes convictions. Ceci étant dit, je crois que même si nous avons grand besoin d'un solide gouvernement majoritaire pour remettre de l'ordre dans ce bordel, nous allons devoir vivre avec un gouvernement minoritaire du PQ,confronté à l'opposition officielle de la CAQ, le tout accompagné de quelques survivants du PLQ et de la présence encore solidaire de M. Khadir!  Je me résigne malgré moi au fait que tout sera à recommencer dans 18 mois! Décourageant, vous dites?

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Commentaires (9)
    • La campagne électorale qui se termine me dicte clairement dans quelle direction je me dois d'aller: Jean Charest n'a eu aucun contenu sauf des phrases vide de sens comme Nous c'est la loi et l'ordre, Pauline c'est la rue ou encore Mpnsieur Legault n'est pas fiable, pour moi il aurait fallu qu'il me donne des arguments solides démontrant que son gouvernement est honnête et qu'il cesse de blâmés les autres de leurs actions des 15 dernières années, Pauline Marois aurait dû me démontrer qu'en empêchant un Québécois de faire son CEGEP en anglais et en obligeant un immigrant à prendre ses cours en français n'est pas en train de créer une société Québécoise unilingue francophone versus des immigrants multilingues donc des Québécois de souche encore complètement dominés dû à leurs incompétences, finalement je voterai pour la CAQ, car malgré plusieurs maladresses, François Legault a solidement démontré que ça prend du changement et il promet d'en faire, on sait tous qu'il ne réussira pas tout ce qu'il a promis mais c'est la seule direction à prendre
      Jacques Létourneau

    • Je n'ai aucune intention (ou aucun désir) de manger un oeuf à la «caque», préparé par le trio plutôt conflictuel des Duchesneau, Barrette et, comment déjà, ah oui! Legault. Le coquin (et non pas «caquin) que je suis, sans l'ombre d'un doute, préfère la coque ou le coq (au vin, si possible).
      Aussi, comme le gouvernement Charest donne l'impression d'être en phase terminale, comme il l'a bien mérité (tout comme le gouvernement de son ami Sarkozy-Desmarais), j'ai déjà voté par anticipation (je suis partiellement invalide) pour QS dans le comté de Mont-Royal où les David et Khadir ne sont pas les préférés ou les bienvenus.
      Mon voeu: que le PQ gagne (comme le veut le contestable mais tenace principe de l'alternance) et que s'il est minoritaire, il le sera (sauf «conflagration» imprévue) de manière ouverte et non dogmatique, en gagnant, si nécessaire, l'appui de Québec Solidaire ou des autres partis.
      Ce qui est prédominant, c'est que les Québécois mériteraient un système électoral moins injuste et capable de tenir compte, dans la mesure du possible, de la très grande diversité des électeurs québécois.
      Enfin, qui vivra verra (encore une fois)!
      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias (et vieux «rhinocéros»)
      Je n'ai aucune intention (ou aucun désir) de manger un oeuf à la «caque», préparé par le trio plutôt conflictuel des Duchesneau, Barrette et, comment déjà, ah oui! Legault. Le coquin (et non pas «caquin) que je suis, sans l'ombre d'un doute, préfère la coque ou le coq (au vin, si possible).
      Aussi, comme le gouvernement Charest donne l'impression d'être en phase terminale, comme il l'a bien mérité (tout comme le gouvernement de son ami Sarkozy-Desmarais), j'ai déjà voté par anticipation (je suis partiellement invalide) pour QS dans le comté de Mont-Royal où les David et Khadir ne sont pas les préférés ou les bienvenus.
      Mon voeu: que le PQ gagne (comme le veut le contestable mais tenace principe de l'alternance) et que s'il est minoritaire, il le sera (sauf «conflagration» imprévue) de manière ouverte et non dogmatique, en gagnant, si nécessaire, l'appui de Québec Solidaire ou des autres partis.
      Ce qui est prédominant, c'est que les Québécois mériteraient un système électoral moins injuste et capable de tenir compte, dans la mesure du possible, de la très grande diversité des électeurs québécois.

      Enfin, qui vivra verra (encore une fois)!
      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias (et vieux «rhinocéros»)


    • Il n'y a pas des tas de possibilités. Le parti libéral est corrompu, usé par près de 10 ans de pouvoir, tout gouvernement après ce temps doit être renouvellé de fond en comble (nos voisins du Sud l'ont compris depuis longtemps, eux qui limitent le nombre de mandats d'un Président à deux périodes de quatre ans). Juste pour cela, Jean Charest ne doit pas être réélu, ni majoritaire, ni minoritaire.
      Nous avons deux solutions de remplacement. Une qui ne tient pas la route, un parti d'hommes d'affaires qui veut gouverner en comptables, avec un chef condescendant et paternaliste qui se fout éperdument que ses solutions ne valent rien et nous enverraient droit dans le mur, non mais lisez la lettre de ces pharmaciens qui expliquent les conséquences désastreuses de ce que veut faire la CAQ, ça tout seul ça devrait vous convaincre. Un programme qui veut détruire les structures sans se préoccuper du fait qu'à long terme ça ne sauvera pas une cenne. Un parti qui s'illusionne en disant qu'il ne sera pas nécessaire de parler constitution. Un chef qui modifie son discours au gré du vent et de ce que les gens semblent vouloir entendre. Un chef qui ne collaborera avec un gouvernement minoritaire d'un autre parti que s'il accepte de défendre ses propres dossiers à sa façon, comme s'il avait gagné. Que ceux qui espèrent un gouvernement minoritaire perdent leurs illusions: François Legault dit depuis des jours qu'il nous renverra en élections non dans 24 mois, mais dans sept ou huit mois, dans cette situation.
      Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'amour avec les gouvernements minoritaires? On peut très bien ne pas contrôler un gouvernement minoritaire, regardez les Conservateurs au Fédéral. Oui, ils sont pires maintenant, mais leur entreprise de destruction du Canada, ils l'ont amorcée en gouvernement minoritaire, et l'opposition n'a pu faire grand chose. En outre, désolée de briser vos illusions, mais la case "gouvernement minoritaire" n'existe pas sur les bulletins de vote. Un gouvernement minoritaire est un accident, pas un but.
      Il faut un gouvernement majoritaire du PQ. N'ayez pas peur des référendums. Jamais Pauline Marois n'en déclanchera un avec le pourcentage d'appui actuel à la souveraineté, et elle n'acceptera jamais que les référendums d'initiative populaires lui dictent sa conduite. Elle se concentrera à former un bon gouvernement. Elle est entourée d'une excellente équipe. Le PQ a donné certains des meilleurs gouvernements du Québec. Le choix n'est pas difficile.

    • À moins d'un revirement politique majeur, une bonne partie des électeurs progressistes et fédéralistes risquent de voter dans une direction qui va nettement à l'encontre de leurs valeurs. Cela peut s'expliquer par bien des raisons : la fatigue politique, l'attrait du changement et la volonté de mettre un terme à la corruption et au gaspillage étatique. Mail il y a aussi une raison d'un autre ordre, et c'est celle qui résulte d'une stratégie savamment orchestrée par les oppositions au gouvernement durant son dernier mandat. En effet, en associant ad nauseam le nom de Jean Charest à tous les maux du monde politique, en insinuant jour après jour par des allégations malveillantes qu'il avait partie liée à des organisations mafieuses, ces oppositions ont finalement réussi à instiller le mépris dans l'esprit de ces électeurs jusqu'à faire de lui l'incarnation d'un personnage politique maléfique qu'ils auraient mauvaise conscience d'élire. Et ce, tout en étant profondément convaincus que le bilan de son administration est parfaitement défendable. Cette stratégie aurait donc ainsi l'effet psychologique voulu par les adversaires : celui d'enfermer ces électeurs libéraux dans une sorte de prison mentale fabriquée par ces artifices. Cette catégorie d'électeurs conscients de cette position équivoque ou qui se définissent dans les sondages comme indécis se retrouvent devant un sérieux défi : celui de se déprogrammer afin de retrouver leur liberté de voter en accord avec leurs valeurs politiques profondes. Claude Poulin Québec

    • Avec le grabuge qu'il y a encore pour la rentrée scolaire, je crois que monsieur Charest est celui qui peut ramener l'ordre chez nous. Il semble être le seul, avec son gouvernement, à être capable de tenir tête aux syndicats. Il faut bien se souvenir que ce sont les syndicats qui ont engendré le cahot en se servant de nos jeunes. Ces étudiants, pour la plupart, sont de bonne foi mais ils se sont laissés séduire par des aînés mal intentionnés.
      Et quoi qu'on en dise, si nous nous comparons, nous, les québecois, ne sommes pas si mal nantis. Malgré la crise économique qui sévit un peu partout dans le monde, nous nous en sommes assez bien sortis. Quand on se compare, on se console.
      Pour moi, quand j'entends «Les grands Justiciers», la CAQ, ça me fait un peu peur, ils sont beaucoup trop parfaits pour moi. Ils feraient leur possible qui ne serait probablement pas mieux que le PLQ.
      De deux maux, je choisis le moindre celui que je connais. Quant au PQ, je suis tellement «tannée» d'entendre parler de séparation. Sommes-nous si mal d'être des québecois, canadiens ? Pas moi, je suis heureuse de faire partie de ce beau pays aux multiples cultures qu'est le Canada et j'espère que la majorité «dite silencieuse» permettra de déjouer les pronostics des sondeurs... Qui dit sondage dit souvent question biaisée... Emma Paul

    • À mon avis, un gouvernement minoritaire serait à souhaiter. Après cette campagne des chefs, il faut que l'expérience soit au rendez-vous. M. Charest a cette étoffe de chef qui se tient debout, ne craint pas l'adversité et peut prendre des décisions responsables face à tous les groupes de la société. Une ombre au tableau, il lui faut une opposition aussi responsable et collaboratrice afin de réaliser un climat propice à une économie forte tout d'abord mais est-ce possible? Existe-t-elle cette opposition? Après avoir vu le comportement du PQ au printemps dernier, la question se pose. Le comportement de Mme Marois pendant la campagne électorale me fait douter de ses capacités à pouvoir penser à tous les Québécois et non seulement aux séparatistes, elle nous expose aux chicanes référendaires ce qui est déstabilisant pour l'économie et le climat de paix sociale. On ne veut pas de cela, on n'a pas besoin de ces incertitudes que le PQ apporterait. Par contre, M. Legault a, lui aussi, l'étoffe d'un chef qui apporterait le changement, il se dit nationaliste, c'est moins menaçant pour les citoyens du Québec, que l'idéologie du PQ. Un faux pas et il pourrait être rappelé à l'ordre par un parti d'une opposition libérale par exemple, ce qui serait souhaitable ou autrement une opposition péquiste, il faudrait faire avec.
      lgagnon

    • Je voudrais voir si le mari de madame Marois a vendu beaucoup d'actions avant que sa femme réclame une fiducie sans droit de regard parce que ça constituerait un délit d'initié étant donné qu'il savait que les l'impôts à payer allait être bientôt plus élevé sur le gain en capital.
      Non je n'aime pas ce couple, je trouve Madame Marois comme les personnages de ce roman qui pratiquait la nov'langue c'est à dire qu'elle dit exactement le contraire de la vérité pour nous faire avaler ses mensonges. et c'est pour ça que si elle demande une fiducie sans droit de regard pour son mari, je traduis tout de suite par "Je viens de voler et maintenant je veux vous montrer mes pattes blanches."
      Ça prend un gouvernement honnête évidemment mais le PQ n'a fait qu'accuser le parti Libéral pendant tout le mandat d'une façon systématique alors que moi tous mes sens me disent que c'est Madame Marois qui est malhonnête. Ce serait merveilleux si c'était les Libéraux qui étaient reportés au pouvoir, ça casserait le coup à toute entreprise malhonnête comme l'a été celle du PQ pendant tout le dernier mandat.

    • Étant donné les craintes que soulèvent chacun des trois principaux partis,
      PLQ: corruption et autres connivences
      CAQ: populisme, inexpérience et vedettariat
      PQ: idéalisme, imprécision et paradoxes
      Devant de tels constats peu reluisants, je pense, comme vos commentateurs, qu'un gouvernement minoritaire serait la solution la moins nuisible à court terme. Le temps qu'il faut pour qu'on puisse se faire une meilleure idée sur ces partis hors d'une campagne électorale (surtout la CAQ et le PQ). Les erreurs et limites du PLQ, depuis si longtemps au pouvoir, étant déjà bien connues.
      Mais je n'ai pas de préférence quant au parti élu.

    • Je souhaite un gouvernement majoritaire avec la CAQ : M. Legault est 1)le canditat le plus intègre et honnête; 2) il a été un ministre compétent à l'éducation, donc il sera capable, avec un(e) ministre de l'éducation de solutionner les problêmes des étudiants; 3) comptable et intègre, il renforcera les forces de M. Duchesneau, pour faire le ménage et attaquer la corruption en totalité; 4) avec Dr Barrette, l'efficacité en santé accouchera; 5)etc....

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