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Pénurie de pharmaciens d'hôpitaux: que doit faire le gouvernement ?

Les négociations achoppent toujours entre le gouvernement et... (PHOTO : DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les négociations achoppent toujours entre le gouvernement et les 1500 pharmaciens d'hôpitaux, sans contrat de travail depuis deux ans.

PHOTO : DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse

Pour la première fois au Québec, un hôpital a dû se débrouiller sans pharmacien pendant une journée. Deux cent soixante-quinze postes de pharmacien sont vacants dans le réseau hospitalier. Les étudiants finissants en pharmacie ne se bousculent pas pour postuler. Le salaire au sommet de l'échelle est plus bas en milieu hospitalier que le salaire de départ dans le privé. Les négociations achoppent toujours entre le gouvernement et les 1500 pharmaciens d'hôpitaux, sans contrat de travail depuis deux ans. Comment devrait réagir le gouvernement pour régler la pénurie ?
LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS.

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Gaétan Frigon

Gaétan Frigon

Président exécutif de Publipage inc., ex-PDG de la SAQ et de Loto-Québec

AUGMENTATIONS SUBSTANTIELLES

La grande majorité des pharmaciens travaillent dans le secteur privé où ils sont à la fois des professionnels de la santé et des commerçants. Cela leur donne un statut pas mal différent des autres professionnels de la santé en ce sens qu'ils sont sujets à la loi non écrite de l'offre et de la demande. D'une part, les pharmaciens propriétaires peuvent aujourd'hui vendre leur pharmacie sur la base d'un montant par prescription qui les rend multimillionnaire instantanément et, d'autre part, les pharmaciens salariés obtiennent des tarifs horaires qui rendent rouges d'envie de nombreux professionnels du milieu des affaires. Dans ce contexte, il est totalement ridicule pour le gouvernement d'essayer de remplir les 275 postes vacants de pharmaciens dans le réseau hospitalier sans leur offrir un salaire égal à ce qui est payé aux pharmaciens qui exercent leur profession dans le privé. La pénurie de pharmaciens existant déjà dans le privé, il est évident que toute solution passe par des augmentations substantielles dans le milieu hospitalier.

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec

UNE SITUATION QUI A ASSEZ POURRI

Il fallait que ça arrive un jour. Le gouvernement est passé maître dans l'art de laisser pourrir les situations pour se donner l'avantage sur le terrain dans le domaine de la négociation. Les exemples abondent en relations de travail, surtout avec les groupes qui ont à négocier avec le gouvernement. Le conflit avec les étudiants en est un exemple éloquent. Le gouvernement utilise la technique de l'essoufflement et cette technique peut porter à conséquences. Il se referme comme une huître. Il ne veut tout simplement rien savoir. Dans le cas des pharmaciens d'hôpitaux, la concurrence est beaucoup plus forte. Le privé offre de meilleures conditions salariales et le gouvernement ne peut pas se surprendre que les postes en établissement soient boudés. Mieux vaut être pharmacien dépanneur. C'est payant et ces derniers bénéficient en plus de frais d'hébergement et de déplacement. Il serait temps que le gouvernement offre des conditions de travail aux pharmaciens d'hôpitaux qui supplanteront celles du secteur privé. L'autre solution, c'est de former davantage de pharmaciens afin d'investir le marché. Là, le gouvernement aura l'avantage. Entre-temps, il devra céder et ouvrir le jeu, s'il ne veut pas se retrouver avec un autre problème majeur. En bout de piste, il n'aura que lui à blâmer.

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Jean Bottari

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

CESSER DE PARLER

Il est tout à fait normal que les pharmaciens, surtout les jeunes étudiants de dernière année, ne démontrent pas d'intérêt a travailler pour le réseau public de santé. Pourquoi un jeune irait-il travailler à 31$ l'heure alors que le privé lui en offre presque le double en commençant? Les pharmaciens en établissements publics dénoncent cette pénurie depuis des années. Tout comme le fait la FIQ pour la pénurie d'infirmières. Une fois de plus, l'immobilisme de Québec et plus particulièrement de la part du ministre de la Santé Yves Bolduc ne fait qu'aggraver la situation. Il me semble évident que la cause principale de cette pénurie soit le salaire et probablement aussi les conditions de travail. Le ministre doit cesser de parler et agir avant que des situations graves ne surviennent. Un hôpital ne peut voir sa pharmacie être exploitée par un technicien. Malgré toute la bonne volonté du monde, le technicien en pharmacie risque de compromettre la santé des patients. Chaque intervenant est formé dans sa discipline. Serait-il acceptable que moi, en tant que préposé aux bénéficiaires, soit contraint à cause de la pénurie d'infirmières et d'infirmières auxiliaires, d'installer un soluté à un patient? Non. Pas plus d'ailleurs qu'un technicien en pharmacie qui prépare des ordonnances sans être en mesure de répondre aux questions des intervenants concernant un médicament. Yves Bolduc qui, rappelons-nous, fait partie d'un gouvernement élu en partie grâce à ses nombreuses promesses concernant le réseau de la santé doit agir dans les plus brefs délais afin de mettre un terme à cette autre pénurie de personnel qualifié qui met nos vies en danger. Et ce malgré le fait que le gouvernement Charest ne semble pas très enclin a négocier ces temps-ci. Il y va de notre sécurité à tous!

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Adrien Pouliot

Adrien Pouliot

Président de Draco Capital Inc., société d'investissement privée

SYSTÈME SOVIÉTIQUE

Avez-vous déjà remarqué que dans le privé, il n'y a jamais de pénurie? Avez-vous déjà vu une pénurie de dentistes ou d'optométristes pratiquant en clinique privée ou de pharmaciens chez Jean Coutu? Évidemment pas, car le marché, laissé à lui-même, « s'autoréglemente » et atteint rapidement un juste équilibre entre l'offre et la demande. Mais quand l'État se pense plus intelligent que le marché en fixant les prix, tout dérape et on peut être certain d'une chose : il y aura soit pénurie (prix trop bas - par exemple, si on fixe le prix d'un pharmacien exerçant à l'hôpital à la moitié de ce que le marché l'exige) ou soit un excès (prix trop haut - par exemple quand les fonctionnaires établissent le prix des oeufs ou du lait au-delà du prix du marché dans le but de plaire aux syndicats agricoles). Qui a oublié les files d'attente iconiques et les constantes pénuries du système communiste soviétique? Eh bien, c'est exactement ce que nous avons importé dans notre système de santé soviétique québécois! L'absence du signal que constituent les prix mène toujours à un déséquilibre. Aucun ministre de la Santé, si futé soit-il, ne peut espérer se substituer à ce mécanisme essentiel.

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Jean-Pierre Aubry

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO

MOINS DE QUALITÉ ET PLUS DE RISQUES

Le gouvernement sait quoi faire. Il doit offrir à moyen et long terme des salaires qui sont concurrentiels avec ceux du marché. S'il ne le fait pas, la qualité des soins diminuera à cause du manque de personnel compétent et les risques liés à des erreurs de médicaments augmenteront. Compte tenu du nombre de postes vacants de pharmaciens (275), on ne fait pas face à un problème temporaire ou lié à la malchance. On fait face à un problème systémique qu'on a laissé s'amplifier. Certes mesures temporaires sont prises lors de tels épisodes pour empêcher une réduction de la qualité des soins et les erreurs de médicaments, mais au bout du compte, ces mesures ne peuvent compenser pour le manque de personnel, surtout quand ces épisodes se multiplient. Le système public de santé semble fonctionner constamment dans un environnement marqué par de telles pénuries. De plus, avec les restrictions budgétaires qui seront de plus en plus contraignantes et le vieillissement de la population, les pénuries de personnel devraient être de plus en plus nombreuses. Cette situation semble paradoxale en cette période où on construit de grands hôpitaux universitaires ultramodernes. Aurons-nous les moyens financiers et le personnel pour les exploiter?

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Jana Havrankova

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue

POURQUOI EN MANQUE-T-ON?

Avant de proposer un remède au manque de pharmaciens dans les hôpitaux, un bon diagnostic s'impose. Y a-t-il une pénurie de pharmaciens en général? Il conviendrait alors d'augmenter le nombre d'étudiants en pharmacie. Les tâches plus difficiles à l'hôpital rebutent-elles les jeunes diplômés? Il faudrait alors leur assurer un encadrement adéquat et adapté aux divers hôpitaux par les pharmaciens plus expérimentés. À l'hôpital, les pharmaciens rencontrent généralement les malades avec des pathologies multiples, complexes et évolutives. Plusieurs intervenants se relayent auprès de chaque patient et modifient les prescriptions que le pharmacien doit coordonner. Ainsi, il me semble un peu court d'attribuer le manque des pharmaciens hospitaliers seulement à leurs revenus moindres. De prime abord, on peut en effet se demander : pourquoi un pharmacien travaillerait-il à 37 $ l'heure à l'hôpital s'il peut faire un travail en général moins exigeant en pharmacie pour 51 $ l'heure? Mais qu'en est-il des avantages sociaux, des vacances payées, des cotisations en vue de retraite, de la sécurité d'emploi? Ce n'est qu'après avoir analysé tous les obstacles au recrutement et comptabilisé les revenus globaux de diverses catégories de pharmaciens que l'on pourra proposer des solutions appropriées.

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François Bonnardel

François Bonnardel

Député caquiste de Shefford

LE MINISTRE SE TRAÎNE LES PIEDS

Selon des données publiées en mars 2012 par le ministère de la Santé dans les crédits 2012-2013, en date du 31 mars 2011, il y a 1427 pharmaciens en emploi dans le réseau de santé et il en manque 147 pour combler les besoins, soit 11 % des effectifs. Il y aurait aujourd'hui 275 postes vacants. C'est donc dire que la situation s'est dégradée. Or, en comparaison avec d'autres types d'emploi dans le réseau, soins infirmiers (4%), réadaptation (6%), services sociaux (6%), ce sont chez les pharmaciens que l'on retrouve le plus grand besoin de main-d'oeuvre. De plus, le recours à la main-d'oeuvre indépendante chez les pharmaciens a coûté 12 millions en 2010-2011 comparativement à 6 millions en 2007-2008, soit une augmentation de pratiquement 100%. Les pharmaciens ont un rôle central dans les hôpitaux, notamment ces temps-ci avec la pénurie de médicaments. Comment se fait-il qu'aucun pharmacien n'était présent le 5 avril à l'hôpital de Sainte-Anne-des-Monts alors que le problème pouvait être anticipé depuis le mois de mars ? Dans ce dossier comme dans d'autres, le ministre se traîne les pieds. Le gouvernement libéral est tout simplement incapable de livrer la marchandise. Il est temps de passer à un autre appel.

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Agnès Maltais

Agnès Maltais

Députée péquiste de Taschereau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé

DES SOLUTIONS

Pour lutter contre la pénurie de pharmaciens d'établissements, il y a certains gestes qui pourraient être faits. Le premier est la question de la rémunération. Pourquoi un étudiant choisirait-il de faire une maîtrise pour devenir un pharmacien d'établissement alors qu'il peut gagner davantage avec un bacc. en travaillant dans une pharmacie communautaire? Voilà un problème auquel nous devons trouver une solution acceptable pour tous. Le second geste à faire est de développer une spécialité en pharmacie d'établissement. Ce concept de spécialité donnerait du lustre à cette importante profession et refléterait davantage la pratique de la pharmacie d'établissement. Soulignons que sans les pharmaciens d'établissements, il serait difficile, voire impossible, de préparer les protocoles de chimiothérapie. On devrait envisager de rehausser la formation des assistants techniques en pharmacie afin que les pharmaciens puissent leur déléguer davantage d'actes aux assistants techniques. Nous pourrions libérer ainsi du temps pour les pharmaciens d'établissement. Enfin, il faudrait tenir une campagne de promotion de cette profession. Cette année, il y a à peine une cinquantaine d'étudiants qui ont choisi de poursuivre à la maîtrise en pharmacie. Pourtant, il y a au moins 275 postes de pharmaciens d'établissements qui sont vacants. On doit agir et rapidement.

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Commentaires (5)
    • @ ArrtisteR Je pense que vous devriez vous informez au sujet du prix des médicaments. Ce n'est pas du tout le même au public qu'au privé. Réf.: émission La Facture du 20 mars 2012 http://www.radio-canada.ca/emissions/la_facture/2011-2012/Reportage.asp?idDoc=208962
      Alors, arrêtons de nous poser la question, pourquoi une pénurie de pharmaciens dans les hôpitaux. Ils rateraient l'occasion de devenir millionnaire à nos frais.

    • Merci au néolibéraliste Adrien Pouliot pour son sens aigu de l'égo-économie.C'est parce que des gens comme lui sont au pouvoir partout au monde depuis vingt ans que nous en sommes à la seconde phase d'une immense crise économique qui n'a pas fini de saigner les classes moyennes et les investisseurs... mais certainement pas leurs conseillers, n'est-ce pas ?
      Il n'existe plus aucune institution économique qui serve de bouée de sauvetage ou simplement de phare de réassurance. Même les banques les plus énormes boursicotent tout croche et se retrouvent dans le fossé. Qui les sauve ? Ben non, c'est pas vous, M. Pouliot. C'est moi. Non seulement je les renfloue via mes impôts mais en plus elles en profitent pour s'en mettre plein les poches!
      Alors votre marché qui s'auto-règlemente, je me demande sur quelle planète vous allez le chercher. Cessez de mêler le petit commerce ou le capital des PME avec vos investissements ronflants et vos conseils dépassés. Cette mentalité a en quelques années démontré sa vacuité et sa dangerosité, n'en remettez pas.
      C'est le mondialisme à la petite semaine, la déréglementation qui sont remis en question maintenant. Si l'argent manque pour payer les pharmaciens c'est qu'il sort du Québec à la vitesse Grand V pour enrichir les paradis fiscaux dont vous faites l'apologie par la bande en parlant du manque d'efficacité gouvernemental. Je suis bien placé pour démolir cette légende: j'ai travaillé dans assez de multinationales pour savoir qu'elles sont mille fois pires! Vous en voulez des têteux qui ne foutent rien sauf des petites games de pouvoir ? Y en a trois au pied carré dans les grosses compagnies. Je suis résolument pour la liberté du capitalisme mais je me refuse à toucher encore à ces êtres difformes.
      Il me semble que le club des three-piece-suit a assez saigné les gouvernements et les contribuables. En fait je ne veux pas qu'ils payent... ils en sont aussi incapables qu'un trou noir. Je souhaite seulement qu'ils ramassent leurs billes et aillent se la couler douce ailleurs devant un scotch au lieu d'un ordinateur. C'est une invitation.
      L'urgence est de mettre en place des institutions qui vont régir ces rapaces inconscients. Maintenant c'est J.P. Morgan qui plante, toujours pour les mêmes raisons : pas de contrôle! Au même moment les lois spéciales de Harper pleuvent pour... donner de belles primes aux dirigeants chez Air Canada qui est dans le rouge. Où ça, l'auto-je-sais-plus-quoi ?? Ce sont vos propres prophètes qui agissent en welfare bum maintenant, et vous en profitez aussi.
      Alors, à titre personnel, je vais vous dire : sortez votre chapeau et faites la quête pour assurer à un seul hôpital un pharmacien de plus. Sinon je vous laisse avec votre belle assurance de surface et vos cravates de soie dont je paie une partie, probablement la petite étiquette au dos.
      Jean-François Trottier

    • C'est incroyable que seulement Mme Maltais ait mentionné que les pharmaciens d'hôpitaux doivent compléter une maitrise. Alors en plus d'avoir étudier deux années supplémentaires, ils doivent occuper un poste moins rémunéré et faire des gardes. Une situation similaire se retrouve du coté vétérinaire où les salaires offerts par le MAPAQ sont nettement plus bas que le privé et où certaines spécialités ne sont même pas reconnues. Pas étonnant que la plupart des vétérinaires épidémiologistes travaillent pour le fédéral et non le provincial. Nous ne sommes pas prêt de nous faire un pays si toute l'expertise en santé animale se retrouve au niveau fédéral...

    • Moi je dis que la solution la plus logique serait de louer les espaces (locaux) dédiés à des pharmacies (qui sont dans ces hôpitaux) à des pharmaciens afin qu'ils puissent profiter de l'emplacement idéal pour avoir un bon roulement, et du même coup, avoir le pouvoir de gérer leur propre salaire en étant privé. Je trouve ça niaiseux que le gouvernement laisse ces places là libres et qu'il attend juste que du monde appliquent pour travailler. Comme la plupart des autres personnes qui ont commenté plus haut, cela n'arrivera pas car personne ne voudrait de ces conditions. Offrez leur donc la place comme location et faites de la business de cette façon. C'est mieux que rien et je suis sûre que plein de monde seraient intéresser. Ça va faire le niaisage de pouvoir et pensons donc aux clients qui seront juste bien heureux d'avoir un service à proximité. En plus cela ne changerais rien pour le prix que les clients paie, il est le même partout, que ce soit privé ou public. Les médicaments ne sont pas plus chers au privé. Voilà, je trouve juste que tout le monde est vraiment boqué et personne à l'intention d'aider personne et je trouve cela désolant. Roxane R

    • Je suis d'accord avec Jana, analysons la situation avant de procéder à des augmentations de salaire qui ne vont qu'amplifier nos problèmes dans le système de la santé. A mon avis, un grave problème de gestion.
      C Raymond

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