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Crise étudiante: que faire?

Le premier ministre Jean Charest, accompagné de sa... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Le premier ministre Jean Charest, accompagné de sa ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a indiqué qu'il n'accepterait en aucun cas d'agir sous la pression de la violence.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Cyberpresse

Que doit faire le gouvernement Charest pour dénouer l'impasse dans la crise étudiante? Déposer une offre finale, nommer un médiateur, accepter un moratoire sur la hausse des droits de scolarité? LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS.

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Denis Boucher.

PHOTO FOURNIE PAR DENIS BOUCHER

Denis Boucher

Associé au sein d'un cabinet de relations publiques.

RETOUR EN CLASSE D'ABORD

Tout comme un enfant doit apprendre que chaque geste qu'il pose a des conséquences, les étudiants doivent aussi comprendre que leurs actions ont des conséquences. Le boycott des cours est ni plus ni moins qu'une absence injustifiée des classes. En ce sens, les étudiants doivent saisir que s'ils persistent à manquer des cours, ils échoueront leur session et verront leur moyenne calculée en fonction de ces échecs. Le retour en classe est clairement une condition sine qua non pour qu'ensuite le gouvernement entende les doléances des représentants étudiants. Toutefois, le gouvernement ne peut et ne doit pas reculer sur la question des droits de scolarité. Il peut bien trouver des accommodements, comme il vient d'être annoncé, mais il ne doit pas baisser les bras en raison des manifestations d'une minorité d'étudiants. Sinon, expliquez-moi pourquoi nous ne devrions pas tous descendre dans la rue pour contester la hausse des tarifs d'Hydro-Québec, l'augmentation de l'assurance médicaments, la hausse des prix de l'essence, du coût des transports en commun, des permis de conduire, des immatriculations, de la TVQ, des impôts, des taxes municipales. Après un retour en classe volontaire de la part des étudiants, ceux-ci devront sérieusement se poser la question afin de faire des suggestions réalistes qui tiennent compte de la capacité de payer des contribuables. Le gouvernement se doit de les entendre mais il se doit aussi de prendre ses responsabilités, c'est-à-dire de gouverner et de faire face à l'électorat en temps et lieu. Si les étudiants n'obtiennent pas ce qu'ils veulent dans le cadre de discussions posées, ils pourront se prononcer aux prochaines élections plutôt que de faire comme un enfant de trois ans qui se roule par terre à l'épicerie parce que sa maman ne veut pas lui acheter un suçon. Aux dernières nouvelles, c'est comme cela qu'on fonctionne dans une société démocratique.

Mélanie Dugré... (PHOTO FOURNIE PAR MÉLANIE DUGRÉ) - image 3.0

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Mélanie Dugré

PHOTO FOURNIE PAR MÉLANIE DUGRÉ

Mélanie Dugré

Avocate.

VIVEMENT UNE MÉDIATION

Gouvernement et étudiants se regardent désormais en chiens de faïence, prêts à déchirer leur chemise sur la place publique pour défendre leurs intérêts respectifs. Les deux parties à ce disgracieux conflit font preuve de mauvaise foi et restent campées sur des positions déraisonnables. D'une part, le gouvernement fait porter l'odieux de certaines manifestations violentes sur les épaules d'un seul individu, Gabriel Nadeau-Dubois, et en contrepartie, ce dernier refuse de lancer un appel au calme aux troupes de la CLASSE tout en élargissant le débat à des questions qui débordent considérablement du sujet des droits de scolarité. Il est temps pour le gouvernement et les étudiants d'admettre qu'ils ont perdu le contrôle de la situation et d'accepter la voie de la médiation par l'entremise d'un médiateur crédible, objectif et approuvé par les deux camps. Ma profession me permet régulièrement d'être témoin de petits miracles en médiation et j'ai une grande confiance en cet outil comme mode de solution des litiges. Reste à voir, toutefois, si les parties sont mûres pour cette alternative puisque le succès d'une médiation est tributaire de la bonne foi de chacun et de leur volonté réelle de faire des concessions. Les récentes déclarations de nos protagonistes me laissent malheureusement croire que le fruit est encore vert.

Marc Simard

Professeur d'histoire au collège François-Xavier-Garneau.

UNE OFFRE ET UN SCRUTIN DÉMOCRATIQUE

Il fallait s'y attendre : les ténors des syndicats et de la gauche ont ressorti une de leurs armes favorites, la demande de moratoire. Celui-ci équivalant à un retour au gel, le gouvernement doit y répondre par un non catégorique. Repousser la solution du problème à plus tard et ainsi abdiquer devant le mouvement étudiant une fois de plus serait irresponsable. Certains proposent la médiation. L'idée paraît séduisante, mais elle se heurte à un écueil majeur : comment un médiateur pourrait-il rapprocher deux parties aux positions inconciliables, le gel ou la gratuité d'un côté, l'augmentation des droits de l'autre? De plus, la médiation ne pourrait se tenir que si les étudiants acceptaient de retourner en classe le temps qu'elle se fasse (soit au minimum quelques semaines). Sans être cynique, on peut douter qu'ils acceptent cette option. Il y a néanmoins une issue par laquelle on pourrait sortir de la crise sans que quiconque perde la face. Sans renoncer à la hausse, le gouvernement propose de l'étaler sur 7 ans au lieu de 5 et fait des propositions concrètes d'amélioration du régime de prêts et bourses pour aider les jeunes de la classe moyenne. Les associations étudiantes ont le devoir de soumettre cette offre globale à leurs membres, qui devraient la ratifier (ou non) par vote électronique. Le gouvernement a démontré ainsi son ouverture et les leaders étudiants démontreraient ainsi leur bonne foi et leur respect de l'opinion de leurs membres.

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

DÉRÉGLEMENTER LES TARIFS

Il faut réaliser au départ que si l'objectif est de rendre les universités québécoises le moindrement compétitives, en termes de ressources financières, la hausse actuellement décrétée est en fait déjà trop timide. Ainsi donc, la marge de manoeuvre pour entamer une négociation sur le quantum de la hausse comme tel est fort limitée. Par contre, un compromis pourrait être d'offrir aux étudiants de déréglementer les tarifs, plutôt que d'imposer une hausse uniforme pour toutes les universités dans toutes les disciplines. En pratique, cela signifierait que les universités bénéficieraient d'une marge de manoeuvre pour appliquer la hausse selon les disciplines ainsi qu'en tenant compte de considérations géographiques et de la vocation et de la capacité d'attractivité de chaque université. Concrètement, un étudiant en sociologie de l'UQUAM paye déjà peut-être trop pour sa formation par rapport à la valeur objective de celle-ci, ceci étant dit simplement du point de vue de la valorisation donnée à ce type de diplômes par le marché du travail et sans porter de jugement de valeurs sur leur mérite «sociétal». À l'inverse, il ne fait pas l'ombre d'un doute qu'un étudiant en médecine à McGill pourrait (et devrait) payer des droits de scolarité significativement plus élevés que ce qu'il paye actuellement. Je suspecte que les éléments les plus militants du mouvement étudiants suivent pour la plupart des études dans des domaines qui bénéficieraient, objectivement, de l'application d'une telle proposition. Elle pourrait donc contribuer à les apaiser sans devoir par ailleurs capituler sur toute la ligne. L'important serait que, au total, cette formule ait pour effet d'augmenter les ressources globales des universités québécoises. Par la suite, chacun en aurait en principe pour son argent, en fonction de ce qu'il accepte ou non de payer.

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec.

REVENIR À LA TABLE

Le gouvernement a fait une grave erreur en laissant tomber la table de négociation. Au lieu de chercher un prétexte pour mettre fin au dialogue, le gouvernement aurait dû tout faire pour que celui-ci se poursuive. Car l'expérience montre qu'une situation de grève doit, soit se résoudre très tôt dès le début, soit se poursuivre jusqu'à ce qu'on atteigne une situation de crise qui force les parties à mettre de l'eau dans leur vin. Toutefois, lorsque, après des semaines de confrontations, la crise se manifeste, il faut agir rapidement pour éviter que les choses ne dégénèrent. Il faut ouvrir le dialogue. Ce n'est pas toujours possible, ni facile. Mais lorsque le dialogue est ouvert, il faut tout faire pour le maintenir en vie jusqu'au règlement final. Poser des conditions à la poursuite des négociations, c'est courir le risque que le dialogue s'interrompe et que la situation de crise s'amplifie. Il n'y a alors qu'une solution : revenir à la table. Cela ne devrait pas être trop difficile d'en arriver à une entente puisque le gouvernement a déjà fait connaitre sa proposition de règlement. À mon sens, cette proposition devrait être acceptée par les étudiants, surtout si ceux-ci gagnaient que la hausse de la première année soit encore réduite de 90 $ pour équivaloir à la moitié de ce qui avait été d'abord annoncé. Une demi-victoire pour chaque partie.

Jana Havrankova

Endocrinologue.

UN DÉBAT DE SOCIÉTÉ

L'affrontement et l'entêtement ont assez duré : une trêve s'impose. Toutefois, le gouvernement et les étudiants partent des positions tellement divergentes qu'il est difficile d'imaginer une entente, même à l'aide d'un médiateur. Même si le gouvernement a selon moi exagéré en réclamant une hausse des droits de scolarité de 75 % en 5 ans, il ne peut pas reculer sur toute la ligne devant la pression. Cette hausse a supposément été bien réfléchie dans l'intérêt de l'ensemble de la société. Justement, ce n'est pas aux étudiants de décider combien ils veulent payer pour leurs études universitaires : il s'agit d'un débat de société. Pour que celui-ci puisse se faire, une trêve doit être déclarée. Le gouvernement peut décider 1) d'imposer l'augmentation prévue pour l'année 2012-2013 et prendre cette année pour réunir toutes les parties impliquées afin de déterminer la suite des choses; 2) de décréter un moratoire sur la hausse et mettre sur pied une commission qui étudierait largement le financement des universités; 3) d'étaler l'augmentation sur dix ans plutôt que cinq. Comme c'est le gouvernement qui est censé montrer plus de maturité, il doit ouvrir la porte à ce débat de société. Il faut que les étudiants cessent de se tirer dans le pied et retournent en classe.

Pierre Simard

Professeur à l'ENAP.

UN TRIBUNAL DES CONFLITS SOCIAUX

La grève étudiante s'éternise. Pendant ce temps, la population québécoise subit les pénibles conséquences de ce conflit. Pourquoi ne pas s'inspirer de la méthode australienne de résolution des grèves? Il suffirait de confier à une juridiction indépendante l'arbitrage du conflit opposant les étudiants et le gouvernement. L'idée est que l'exercice du droit de grève n'est pas sans limites et que l'intérêt public doit aussi être pris en compte dans les conflits qui paralysent toute une population. Ainsi, ce tribunal des conflits sociaux, dont un des rôles serait de veiller à l'intérêt des citoyens et à la sauvegarde des biens publics, aurait le pouvoir de suspendre la grève pour une durée déterminée ou même d'y mettre fin. Il pourrait notamment exiger la médiation ou la conciliation; ordonner la réouverture immédiate des institutions d'enseignement et le retour en classe des étudiants; et accorder un délai (disons 30 jours) aux parties pour en venir à une entente. À défaut d'une entente, ce tribunal pourrait rendre une décision liant les parties pour une période déterminée (disons 3 ans). Cette manière de procéder enverrait le message aux étudiants que le droit de grève n'est pas absolu, et au gouvernement, qu'il n'est pas opportun d'utiliser les conflits sociaux à des fins électoralistes. Une façon comme une autre de forcer la négociation entre le gouvernement et les associations étudiantes, de mettre fin au saccage du centre-ville de Montréal, et de permettre aux étudiants de terminer leur session lourdement compromise.

Que doit faire le gouvernement Charest pour dénouer... (Caroline Moreno) - image 9.0

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Caroline Moreno

Caroline Moreno

Écrivain et comédienne.

UN MORATOIRE

Jean  Charest est l'instigateur de cette crise. C'est à lui qu'il revient de mettre de l'eau dans son vin en décrétant un moratoire sur la hausse des droits de  scolarité, ce qu'il aurait dû faire à la suite de la marche du 22 mars dernier  au lieu de laisser la situation s'envenimer et en faire porter le blâme aux  étudiants. La  population n'a pas à faire les frais de la gestion catastrophique du trésor  public. Jean Charest doit mettre fin aux pratiques frauduleuses de son  gouvernement qui achète des votes plutôt que de voir aux besoins de la  population. S'il s'entête à ne pas vouloir négocier, le conflit qui l'oppose  aux étudiants menace de devenir national.

Nestor Turcotte... (Photo: fournie par l'auteur) - image 10.0

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Nestor Turcotte

Photo: fournie par l'auteur

Nestor Turcotte

Retraité de l'enseignement collégial.

LE GOUVERNEMENT DEVRAIT PLIER

Le gouvernement est élu pour diriger, prendre des décisions. Il en prend, selon le meilleur de ses connaissances. On peut le contester. Les élections sont là pour ça! Les étudiants, mieux que le gouvernement, savent ce qu'il faudrait faire dans les circonstances : ne pas se soumettre au plan du gouvernement, défier les injonctions, empêcher les autres de circuler et d'exercer leurs droits, briser, protester, ne pas aller aux cours avec les bourses et prêts que la société leur donne gratuitement depuis bientôt 12 semaines. C'est une forme de détournement de fond. Mais, ça, ce n'est pas grave. D'autres détournent davantage les fonds publics. Alors, pour régler définitivement la situation, je propose que le gouvernement plie, une nouvelle fois, devant les groupes de pression, que Nestor et les autres paient la facture. Ou encore, que l'on envoie la facture dans la dette. Ainsi, tout le monde sera heureux : les plus âgés, comme moi, n'auront pas à payer puisque la mort s'en vient, et les jeunes qui ne veulent pas payer, le feront plus tard, lorsqu'ils seront sur le marché du travail. Il faut tout donner à la génération actuelle, tout lui fournir, pour faire en sorte que personne ne souffre de quoi que ce soit, afin que chacun fréquente l'école, le cégep et l'université sans contrainte. Je m'offre même pour payer, pendant les cinq prochaines années, la hausse des frais de scolarité d'un étudiant. Je demande des volontaires qui seront prêts à m'imiter. Le Québec, dans «le rouge», a besoin encore des aînés, pour que la jeunesse, malmenée, faisant pitié, ne soit pas contrainte à travailler, tout en étudiant, pour assurer sa survie.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

DIVISER POUR MIEUX RÉGNER

Dans mon ancienne vie de syndicaliste, j'ai souvent été témoin des agissements d'employeurs qui mettaient tout en oeuvre afin de diviser pour mieux régner. Le conflit qui oppose le gouvernement Charest et les associations étudiantes me remémore cette période où les employeurs avaient, comme le gouvernement, plus de moyens que les salariés. La ministre Beauchamp a décidé d'exclure la CLASSE des négociations. Ne se doutait-elle pas que la FEUQ et la FECQ se retireraient de la table de négociations si la CLASSE n y était pas la bienvenue? Mme Beauchamp prétend que la population en a assez des perturbations engendrées par ce conflit et elle n'a pas tort. Par contre, le fait d'exclure la CLASSE des pourparlers ne fera que jeter de l'huile sur le feu et les perturbations se multiplieront. Je crois que le temps est venu pour que Jean Charest, malgré les blagues de mauvais goût prononcées au Palais des congrès, prenne place en tant que premier ministre aux côtés de sa ministre de l'Éducation (comme ce matin). Il doit se comporter en chef d'État et tout tenter afin de dénouer cette impasse que, visiblement, Line Beauchamp semble incapable de régler. Nous parlons ici de la future génération de médecins, d'avocats, d'ingénieurs et peut-être même de politiciens. Ne sont-ils pas assez importants pour que le premier ministre et dois-je le rappeler, ministre de la jeunesse leur accorde ne serait-ce que quelques heures?

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Daniel Gill

Daniel Gill

Professeur agrégé à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal.

NOMMONS UN MÉDIATEUR

Les étudiants universitaires sont loin d'être des enfants gâtés, ils font déjà un effort financier important en reportant de 3 à 5 ans leur entrée sur le marché du travail, ce qui peut représenter plus de 150 000 $.  Pour nombre d'entre eux, les vacances n'existent pas, c'est l'occasion d'accumuler le plus d'argent possible pour réussir à passer l'année. Durant l'année scolaire, ils consacreront plus de 60-70 heures par semaine aux études et au travail.  Nous le constatons déjà dans nos classes, les étudiants sont de plus en plus absents ou épuisés, le temps consacré au travail augmente au détriment du temps passé aux études. C'est un non-sens, alors que nous entrons dans la société du savoir, de vouloir rendre les études encore plus difficiles. Force est de constater que depuis le début, les étudiants et leurs représentants se sont comportés avec CLASSE, mais l'inertie et l'arrogance du gouvernement ont transformé une lutte sur la hausse des droits de scolarité légitimement menée en dangereux conflit social.  Avant que tout ne casse, M. Charest doit prendre acte et nommer un médiateur qui pourrait enfin dénouer la crise. Espérons-le, avant que des incidents fâcheux dont les étudiants ne seront pas responsables se produisent.

Raymond Gravel

Prêtre dans le diocèse de Joliette.

UN MORATOIRE, ET ÇA PRESSE

Je viens d'entendre le premier ministre Jean Charest faire une offre aux associations étudiantes. Cette offre est dérisoire et méprisante envers le mouvement étudiant qui s'exprime sur la place publique depuis plusieurs semaines. Et le pire de toute cette histoire c'est d'entendre Charest dire que c'est grotesque de penser que, dans le conflit étudiant,  le gouvernement cherche une occasion de se faire du capital politique, en vue des prochaines élections. Mais pour qui nous prend-il? Un peu de retenue, nous ne sommes quand même pas des imbéciles. Tout le monde sait que la majorité des gens croient que l'augmentation des droits de scolarité est juste et raisonnable. On leur a même fait croire que ces droits étaient gelés depuis longtemps; ce qui est complètement faux. Dans cette grève qui perdure, on voit très bien l'impuissance du gouvernement libéral à gérer un conflit dans lequel ils ont tout fait pour bousiller le processus de négociations, jusqu'à vouloir diviser la solidarité du mouvement étudiant en excluant le représentant de la CLASSE. Ça, c'est grotesque! Et la ministre Beauchamp, pour qui j'avais de l'estime, me déçoit amèrement. J'ai l'impression entendre un robot, sans aucune conviction, répéter des phrases qui lui sont dictées par son chef, et qui sont aussi vides que celui qui les dicte. Pendant tout ce temps, trois jeunes qui représentent autant d'associations, restent debout avec conviction et respect de ceux qu'ils représentent. Ces jeunes méritent toute notre admiration. Ils doivent être une source d'inspiration pour tous les autres conflits à venir. M. Charest, après avoir tout tenté, sans succès heureusement, pour écraser nos jeunes qui sont notre avenir, il ne vous reste qu'une chose à faire : un moratoire! Et ça presse!

Guy Breton... (Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse) - image 14.0

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Guy Breton

Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse

Guy Breton

Recteur de l'Université de Montréal

COMPROMIS RAISONNABLE

Le gouvernement a présenté une série de mesures qui ont l'avantage de couvrir l'ensemble des questions touchant l'avenir des universités québécoises. Tout comme les étudiants et mes collègues des autres universités, j'étudierai attentivement ce qui nous est proposé. Au premier abord, il faut reconnaître que l'étalement de l'augmentation des droits de scolarité sur sept ans plutôt que cinq, prive les universités de revenus escomptés. Mais une situation conflictuelle comme celle que nous vivons ne peut se régler sans compromis. Le compromis proposé est raisonnable et il est assorti de bonifications supplémentaires au Régime de prêts et bourses et d'un comité de vigie sur l'accessibilité.  Ce sont là des mesures particulièrement intéressantes qui nous permettront de mieux soutenir les étudiants de la classe moyenne et qui répondent à de réelles préoccupations qui ont été exprimées.  Quant à la création d'un organisme qui scrutera la gestion des universités, je ne peux que m'en réjouir. Les universités sont déjà soumises à plusieurs mécanismes de contrôle et de reddition de comptes, mais en concentrant ces questions en un lieu, les Québécois auront la chance de mieux constater la qualité de leurs universités. Cette assurance de la qualité des universités québécoises est nécessaire pour que nous puissions en assurer le développement.

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Commentaires (67)
    • Je propose un marche-O-thon pour nos étudiants en grève, avec tout les kilomètres que marchent les étudiantsavec les manifs ils vont même avoir du surplus.
      $1.00 du kilomètre on devrait en parainner chacun un. Claude Deslandes

    • Je trouve que cette jeune fille (que je ne connais pas) a très bien résumé la question: https://www.facebook.com/notes/xi-sophie-zhang/la-hausse-et-la-gr%C3%A8ve-casser-les-mythes/10150665646139463 (en espérant que le lien fonctionne) Benoit Fries

    • Quel imbroglio. Plusieurs pensent et disent que c'est la faute du gouvernement. Bien oui, quand on veut des élections à n'importe quel prix, il faut bien accuser le gouvernement en place.
      Moi, je crois que c'est une guerre à finir entre les syndicats et le gouvernement. Depuis le début, je pense ( et ne crois pas me tromper) que les grandes centrales syndicales se servent de nos jeunes dans le but de déloger le gouvernement. Comment nos jeunes étudiants auraient-ils les moyens financiers pour poursuivre ce «boycott». Déplacer des milliers de personnes en autobus, des quatre coins de la province, on sait que c'est très dispendieux. Quand je vois les syndicats de professeurs manifester et encourager cette belle jeunesse à la désobéissance civile, je me dis que c'est bien dommage. Ce n'estpas le genre d'éducation que je veux voir mes grands petits-enfants recevoir.
      Nous, nous essayons de leur enseigner le respect des gens et des institutions et nos éducateurs (pas tous, heureusement) leur enseigne la révolte, le non respect de nos gouvernants et des institutions, ça m'inquiète et ça me peine.
      J'appuie sans réserve madame Beauchamp et monsieur Charest. Ce gouvernement a été élu démocratiquement et nous devons respecter les lois et si les choix qu'ils font nous déplaisent, à la prochaine élection, qu'on remplisse son devoir de citoyen en allant voter.
      Chez nous, huit (8) enfants, quatorze (14) arrière petits-enfants déjà grands, aux études, il existe une règle et chacun la respecte : «Si tu n'as pas exercé ton droit de vote, il est interdit de critiquer. Quand tu rempliras ton devoir de citoyen tu pourras te le permettre »
      J'espère, de tout coeur, que nous retrouverons la Paix à laquelle nous étions habitués. il faisait si bon de vivre au Québec. Marielle Bouchard

    • La seule question à se poser, est-ce qu'il y a un gel des frais de scolarité? Ça dépend de quel point de vue on se place. De 1989 à 1993 on a dégelé les frais de scolarité passant de 645$ à 1526$ (augmentation de 250% sur 4 ans), il est donc faux de prétendre que les frais de scolarité sont gelés depuis la nuit des temps. Pendant à peu près cette même période, soit de 1989 à 1994, le gouvernement a diminué de 669$/étudiant sa contribution au financement des études post-secondaires...Le manque à gagner dans les universités vient en grande partie du désinvestissement de l'état. Pendant ce temps les frais afférents ont augmenté de 174% et il n'y a aucune législation qui empêche les universités de les augmenter quand bon leur semble. La position des recteurs d'université est claire, ils veulent 'privatiser' (quel gros mot, je sais) l'éducation au Québec ce qui leur permettra de se remplir les poches, de ne pas augmenter la qualité de l'enseignement d'aucune façon et de continuer à socialiser les déficits (l'ilôt voyageur ça vous dit quelque chose) et privatiser les profits. Denyse Guay

    • Je crois que la ministre Beauchamp a raison de ne pas plier devant un groupe d'extrêmistes. Si un groupe dit qu'il prone la désobéissance civil, il se disqualifit lui même de nos règles de vie. Un groupe qui veux l'anarchi n'a pas a profiter des bienfaits d'une société démocratique et prendre ce qui fait leur affaire sans jamais avoir de devoir envers cette société.
      Bravo Mme Beauchamps et continuez dans votre ligne de pensée, vous avez raison. A. Chartier

    • Lorsque nos amis artistes disent parler au nom de tous les Québécois... ils tentent de perpétuer une illusion! Ils parlent au nom d'une minorité qui pensent comme eux. Daniel Ratté

    • Monsieur Gaboury,
      je crois que vous sous estimez le niveau d'intelligence du 'Québécois moyen'.
      1- Les 60% d'étudiants ayant refusé de prendre part à ce puéril mouvement de désobéissance civile ont agi de manière très intelligente. Ils ont compris que peu importe notre opinion sur la hausse des droits, un gouvernement démocratiquement élu doit pouvoir prendre des décisions et les faire respecter, quitte à être désavoué lors d'élections subséquentes.
      2- La majorité de la population appuie aussi la position gouvernementale dans une proportion qui est près du double que leur niveau de satisfaction à l'égard de ce même gouvernement. Ils ont bien compris que malgré de gros défauts, un gouvernement élu est investi de l'autorité du peuple.
      Ceux qui à mon avis manquent d'intelligence sont:
      - ceux qui accordent à un groupe minoritaire d'étudiants la même légitimité que celle du gouvernement,
      - ceux qui ne comprennent pas que la hausse des droits relève de la gérance et n'est pas 'négociable',
      - les professeurs qui reçoivent leur salaire et utilise leur temps de travail pour encourager le débrayage au lieu d'être disponibles aux étudiants qui désirent recevoir les services auxquels ils ont droit,
      - les directeurs d'établissement qui omettent de rappeler ces professeurs à l'ordre ou de sévir à leur endroit, lorsqu'ils n'encouragent pas eux-mêmes cette désobéissance civile,
      - ceux qui n'ont pas compris qu'il est légitime de débrayer lorsque c'est le seul moyen de mettre fin à l'injustice ou à l'exploitation, mais égoïste de le faire pour uniquement s'accrocher à ses privilèges.
      Charles-Gilles Massé

    • "Il pleut dehors : que faire? Déréglementer les tarifs."
      Étienne Marcous

    • En fait, il y a une question à laquelle le gouvernement n'a pas répondu: Comment cet argent va-t-il être dépensé pour améliorer l'éducation?
      Le gouvernement a admis que les besoins financiers des universités n'ont pas encore été évalués et que cela sera fait bientôt. Ça sent l'improvisation et l'improvisation mène au gaspillage.
      Y'a juste au public qu'on voit ça: essayez dans une entreprise de demander à votre patron plus de budget sans pouvoir lui dire pourquoi. Regardez bien sa réponse.
      Jean-Dominic Lapointe, Montréal

    • Il faut que la session soit annulée.
      Cette majorité silencieuse qui se pensait gagnante sur toute la ligne.
      Dont plusieurs considère comme victime, n'avait qu'à se prononcer.
      P.Gagnon

    • Maman de huit enfants, tous gagnent bien leur vie et sont travaillant. La plupart paie plus que leur part d'impôt parce qu'ils se méritent des bons salaires. Ils ont travaillé, nous les avons aidés et leur avons donné l'exemple : être de bons citoyens, respecter les lois, respecter les personnes qui sont élu(e)s et s'ils ne vont pas voter lors d'élection, pas permis de critiquer.
      Nous nous entendons bien et quand nous discutons, le climat est serein. C'est dommage que le gouvernement du Parti québecois n'ait pas augmenté les frais de scolarité lorsqu'ils étaient au pouvoir et il est vrai que ce n'est pas populaire mais, maintenant, il faut bien le faire.
      Ce sont mes petits enfants qui sont aux études et ils n'ont pas envie de rater leur année scolaire. Le climat social que nous subissons depuis que certains étudiants manifestent et méprisent les personnes dûment élu(e)s, les rend malheureux. Fiers d'être Québecois, pacifiques, ils espèrent avec nous que la paix sociale va nous revenir très bientôt.
      C'est ce que je nous souhaite à tous, nous avons travaillé si fort, que nous le méritons bien.
      Nous portons dans nos coeurs de grands parents nos dirigeants afin qu'ils prennent la bonne décision et consentent à affirmer leur autorité. La majorité de leurs commettants les en remercieront.
      Marielle Aimee

    • Qu'on augmente de $50 / session cela fait 4.6% d'augmentation personne ne va dans la rue pour $50.00
      Si un étudiant entreprend un programme universitaire de 4ans aujourd'hui le coût est de $8672.00 (4 x $2068.00)
      Voici les vrais coûts de la proposition sur la table
      En septembre 2016 il lui en coûtera pour le même programme de 4 ans $15047.00 soit une augmentation de $6375.00
      et en septembre 2018 il lui en coûtera $15812 soit une augmentation de $7140
      on est très, très loin du $0.50 / jour
      De telles augmentations remettent en cause tout le système d'éducation du Québec et auront des impacts important sur nos enfants et petits-enfants et sur toute la société Québécoise
      Gilles Pilon

    • Le gouvernement ne peut et ne doit pas faire payer aux étudiants des 5 ou 7 prochaines années
      les gels des frais de scolarité des 40 dernières années
      Un gouvernement peut et doit prendre son temps pour régler de tel problèmes
      (Note: qu'il a lui-même engendré, n'oublions pas)
      Un peu d'équité intergénérationnelle et avec
      $50 / session et il n'y aura plus personne dans les rues
      Gilles Pilon

    • Le gouvernement doit faire preuve d'écoute et retourner à la table des négociations pour s'entendre sur une offre qui fera l'affaire des deux partis. Même si à première vue cela simple impossible, la récente contre-offre de la FECQ et la FEUQ est selon moi un début d'entente puisqu'ils affirment que leur solution n'en coûtera rien aux contribuables. Et sur cette "inquiétude" que le PLQ refusait de négocier en début de conflit. Mais malgré toutes leurs tentatives de division, le gouvernement a perdu cette guerre et il temps de rendre les armes au lieu de s'entêter comme il le fait. Des millions de dollars se perdent à chaque jour qui passe, le gouvernement doit agir, même si cela leur coûte des élections. Émile Lafrenière

    • Le problème des frais de scolarité dépasse largement le conflit étudiant. C'est un problème de société au Québec. Le québécois moyen moderne veut le beurre et l'argent du beurre. Il veut une société équitable sans devoir payer pour. Il est d'accord avec le concept de l'utilisateur-payeur sauf pour les services qu'il utilise. Il veut que les étudiants paient plus mais il insiste pour que l'accessibilité soit maintenue pour tous. Le québécois moyen est con. Le gouvernement, qui a compris ce fait a depuis longtemps adapté son discours au niveau intellectuel du québécois moyen. Il utilise la formule qu'il faut pour minimiser l'inconfort intellectuel du québécois moyen face à la privatisation à petit feu de notre société. Une société qui se trouve comme la proverbiale grenouille dans l'eau frette qu'on amène à ébullition.
      Le gouvernement a tenté de plonger les étudiants dans l'eau chaude et tente maintenant de réduire le feu et tout porte à croire qu'il réussira. Inévitablement, les cours reprendront ou seront annulés. Inévitablement, la facture se paiera, la vie reprendra son cours. Les étudiants recommenceront leurs cours cet automne, fatigués du conflit. Il n'est qu'à espérer qu'entre temps, ils auront fait entendre leur voix dans une élection générale.
      Philippe Gaboury

    • Il faut, de toute urgence, accorder la gratuité scolaire complète et exiger, en retour, que les professeurs s'engagent à donner des cours de très grande qualité. Et les étudiants devront alors accepter plus de rigueur, plus d'exigences et se préoccuper de la qualité des cours qui leur sont offerts.
      On me prendra pour un candide ou pour Candide. Mais je sais, ou crois savoir, que cela entraînerait un progrès majeur dans la formation estudiantine.
      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias et «ex-soixant-huitard»

    • Si je puis me permettre, ce dernier commentaire s'adresse au genre masculin épris de mépris et de pouvoir. Cette situation n'est en pas une, il y a là le signe d'un dessein de peu de foi, le caractère (défini) d'une prise de position étudiante qui n'en est pas une. Voire qu'arrivera t'il de la crise étudiante. Il ne s'agit pas là d'une crise, il n'est que questions des enjeux! On dirait l'extrait d'un des épisodes les plus nébuleux de la super série télévisée 'Star Trek' à la conquête de l'espace, sans l'espoir définitif d'un compte à rebours final, des gens qui veulent travailler mais qui n'ont pas les moyens pour y arriver. Des gens pour qui le 'lapsus' amour propre, signifie intelligence et compassion.
      - Il faut, se je puisse me permettre pour voir clair dans tout ça mettre un peu d'eau dans son vin, et le tirer lorsqu'il est prêt à boire. Louis-Marc Rémillard

    • Le gouvernement Charest est incapable de régler la crise étudiante. Le Premier ministre
      est au pouvoir depuis trop longtemps, les contribuables sont insatisfaits de lui. Pourquoi ne pas passer au prive M. Charest. C'est votre place maintenant.
      J Guy Vachet

    • Ce que je trouve déplorable dans toute cette situation c'est que tout le monde a la solution à ce problème. Les artistes devraient recommencer à faire de l'art, les comédiens de la comédie, les animateurs de l'animation et les politiciens de la politique. Si les autres groupes veulent faire de la politique alors qu'ils se présentent aux élections. Je n'ai pas besoin de comédiens à m'inciter à la violence et à la désobéissance civile. J'attends toujours la solution de la CAQ et du PQ.
      Daniel Thérien

    • Imaginons que ....
      Monsieur Charest ait décidé de moduler les frais de scolarité à l'université en fonction de ce que coûte leur formation.
      Imaginons que Monsieur Charest ...
      1- n'ait augmenté ces frais que de 10% à 20% étalés sur 5 ou 7 ans pour les étudiants des sciences humaines et sociales;
      2- et de 300% à 500% étalés sur 2 ou 3 ans pour les étudiants du génie et des sciences de la santé.
      Imaginons que ...
      1- ces derniers soient actuellement dans la rue quotidiennement pour manifester leur mécontentement, leur opposition
      2- et que les premiers aient accepté l'augmentation et soient actuellement bien assis sur les bancs dans leurs classes.
      Imaginons nos futurs médecins, nos futurs pharmaciens, nos futurs dentistes, nos futurs optométristes, nos futurs ingénieurs défilent dans les rues en blouse blanche et en sarrau bleu ...
      Imaginons le discours de Monsieur Charest et de Madame Beauchamp face à cette contestation. Serait-il différent de celui qu'ils ont tenu jusqu'ici ? Que ferait-il de différent pour régler la crise ?
      Vous est-il possible d'imaginer les policiers casqués, armurés, en rangs serrés, charger ces hommes et ces femmes en sarrau blanc ou bleu ?
      Vous est-il possible d'imaginer les policiers montés charger ces hommes et ces femmes en sarrau pour les disperser ?
      Questions et imaginaire d'un lecteur âgé, un nobody sans iPhone, sans Tweet, sans FaceBook, sans intelligence artificielle qui aimerait connaître la réponse des lecteurs à ces questions imaginaires (virtuelles ?).
      Guy Archambault

    • Le gouvernement ne peut reculer. Tout le monde a commencé à être mis à contribution et le sera davantage dans les années à venir si nous voulons éviter une banqueroute similaire à la Grèce. Les étudiants n'ont pas à y échapper d'autant plus qu'ils font partie pour la plupart de la classe moyenne et privélégiée de notre société ou le deviendront.
      Un recul devant les étudiants et tout le monde croira qu'il pourra aller dans la rue faire du vandalisme, troubler la paix sociale pour éviter de faire sa part ou obtenir de meilleurs salaires ou pensions pour les employés de l'État.
      Je n'approuve pas les méthodes du gouvernement Charest pas plus que celles de la Classe. Yvan Rochon

    • Comment peut on permettre à une minorité de virer la province à l'envers sans qu'il y ait de conséquences. Les étudiants sont soudainement devenu des spécialistes en économie et gestion et surtout ils se disent légitimés de faire du désordre scocial car ils représentent des milliers d'étudiants. Ils font fits d'injonctions et incitent à la désobéisance civile sans être inquité en toute impunité. Ils n'ont qu'à ce présenter aux prochaines élections et défendre leur point de vue, oh non il devront suivre des règles et respecter les décisions de la majorité. Dire que ce sont nos futurs dirigeants j'ai hâte de voir comment ils vont agir quand leurs décisions seront contestées
      Claude Desjardins, Québec

    • La grotesquerie M.Charest, c'est votre maniere a vous et votre ministre de traiter ce dossier. En plus vous faites des conferences pour aller chercher la sympathie d'un certain secteur de la population qui ne voit que les cellulaires et les bieres que peuvent prendre certains etudiants, "qui travaille 20, 25 heures par semaines en plus de leur etudes" pour plusieurs.
      Dans mon livre a moi comme dirait un certain comique comme vous, ca c'est bien plus grotesque que ce que vous nous avez avance aujourd'hui comme une vierge offenser au max, crime je pensais que vous vous mettriez a pleurer, quel comedien vous faites depuis un certain, comme votre debut de discours pathetique devant votre panel d'invitees du plan nord. Seriez-vous a prepare votre apres carriere politique, Just for Laugh in Ottawa me semble que ca rejouirait bien du monde au Quebec, on defraierait les frais de limousine avec grand bonheur et plaisir.
      Yves Corbeil

    • M. Gravel - Avant de faire des commentaires, vaudrait mieux pour vous de vous informer convenablement.
      Vous affirmez que les droits scolaires ne sont pas gelés, et ce sur 33 des 40 dernières années. Ou donc prenez-vous vos informations.
      Vous recommandez de prendre modèle sur les trois étudiants représentants leurs confreres. M. Gravel, à titre d'ancien député fédéral, acceptez-vous de vivre dans un état de droit ou non. Le gouvernement doit-il plier devant la révolte de quelques illuminés. Et si oui selon votre opinion, où sera la limite des exigences pour tous les prochains groupes qui voudront leur bonbon? Les étudiants doivent respecter les lois comme tous les autres citoyens. S'ils ne sont pas d'accord, ils pourront changer ce gouvernement aux prochaines élections, et ce en conformité des lois en force au Quebec.
      Recommander la violence et la révolte ne me parait pas un bon conseil surtout provenant d'une personne ayant vos connaissances. Marius Côté

    • Désolé mais le gouvernement ne doit pas reculer. La dernière offre est plus que raisonable. Plus de
      60% des étudiants sont en classe il ne reste que la moitié de ceux en "boycott". Yvon Langlois

    • J'ai une question: «Est-ce que l'étudiant doit emprunter le maximum et c'est seulement après qu'il peut obtenir des bourses?»
      Merci à l'avance pour les réponses. Nicole Lalonde

    • Bien le plan sud Charest sur 7 ans c'est surement pas la bonne solution avec ce qui se prepare pour la soiree. Crime est-ce qu'ils vont attendre qu'il y ait un blesser grave ou un mort pour canne ca jusqu'au calandre grecque...apres les elections disons. Leur entetements va nous coute une fortune comme leur inerties sur plusieurs autres dossiers.
      Bravo Charest et Beauchamps vous etes grotesques dans vos magouilles sans saveurs et issues.
      Yves Corbeil

    • Désolé mais les étudiants devraient retourner en classe. Considérant les offres de gouvernement plus que raisonable les réfractaires auraient tout intér¸et a retourner aux études! Plus de 60% sont en classe tandis que 50% des ceux qui boycott favorise un retour aux études!!! Wake up!
      De plus le gouvernement ne peut pas et ne doit pas reculer devant l'anarchie. Qu'arrivera t'il si le gouvernement cède lorsque d'autres contestions surviendront!!!!!!!!!!!
      Nous en avons assez des attitudes de certains et encore plus des casseurs et autres losers. Yvon Langlois

    • Monsieur Nestor Turcotte est un philosophe qui dans ce commentaire applique la Doctrine ancienne des cyniques. On ne pouvait mieux trouver pour réagir à une situation sociale aussi absurde. Comme nous avons fait fortune dans le même métier d'enseignant dans un cégep durant de longues années (nous connaissons par expérience la culture démocratique pratiquée dans assemblées étudiantes et syndicales dans ce milieu), je me sens "interpellé" par sa proposition. Faire plier le gouvernement pour qu'il cède à la pression et applique le gel des frais de scolarité. Que l'on augmente la dette publique que nous acceptons de refiler à nos héritiers. Je m'offre aussi comme il m'invite à le faire, à payer pour les cinq prochaines années les frais de scolarité d'un étudiant (j'ai déjà payé ceux de mes enfants, mais enfin. Pas de problème! Comme lui, avec une retraite non indexée depuis déjà quelques années, je trouverai le moyen d'y arriver. Claude Pouiin Québec
      Note. Plus sérieusement je dirais que je suis aussi sensible au commentaire du professeur Marc Simard qui avec courage prend le risque depuis qu'il écrit dans La Presse de ne pas hurler avec les loups.
      Claude Poulin

    • Je vais refléter ce que pense la majorité cilencieuse...Le gouvernement fait fasse a un groupe d'extrêmistes, il ne peut pas se plier a la menace du groupe la classe. Un groupe qui exige ces demandes sans aucune flexibilité. Cela dure depuis au moins 10 ans.Tout les gouvernements ont plier. Le gouvernement est dans la bonne direction. Pour ceux qui dise que ce sont les jeunes qui paieront tout à l'heure. Les autres générations ont fait la même chose. Comme siciété ont laisse des service de santé que tout les pays voudraient, une qualité de vie qui fait l'envie de tous, en passant les Québecois ont amassé une caisse de dépot de plusieurs milliards qui profiteront aux générations a venir.
      Nous avons des organisations qui profite a tout les québécois jeunes et vieux, exemple Hydro Québec qui donne des retour de près de 2 millards cette année, cette agent ne vas pas a des actionnaires mais a nous tous. Je pourrais continuer comme ca longtemps mais je termine en disant que le gouvernement ne doit pas plier devant des extrêmistes qui menaces le développement de notre société québécoise. A. Chartier

    • Entre autres, le gouvernement libéral sent le pouvoir lui glisser entre les mains et je crois honnêtement que c'est pour l'une de ces raisons que la grève perdure. Le coût des frais de scolarité est comparable au coût pour le permis de conduire : de deux ans pour passés maintenant chaque année. Regardons le coût d'électricité depuis qu'il est au pouvoir, c'est incroyable; l'imbroglio pour les gaz de schistes et autant pour les compteurs intelligents et qui va tirer bientôt dans le fond de notre poche... Ma foi de Dieu, on dirait de l'improvisation! Michel Cliche

    • bonjour
      mon opinion, c'est que M. Charest aurait dû augmenter les frais de scolarité en suivant l'indice du coût de la vie et ce, pour toutes les années à venir. Personne n'aurait critiqué cette logique, ou du moins pas comme maintenant. Bien sûr le montant global pourrait être moindre, mais au fil des ans, ça pourrait s'avérer rentable. Sinon comme maintenant après le 5 ou 7 ans, le débat va reprendre. Un gel n'est jamais bon. C'est toujours à renégocier. Voilà mon opinion.
      merci ! H. Leboeuf

    • pourquoi nous ne devrions pas tous descendre dans la rue pour contester la hausse des tarifs d'Hydro-Québec, l'augmentation de l'assurance médicaments, la hausse des prix de l'essence, du coût des transports en commun, des permis de conduire, des immatriculations, de la TVQ, des impôts, des taxes municipales? Excusez-moi monsieur Boucher mais les étudiant ne ''se roulent pas par terre à l'épicerie parce que leur maman ne veut pas leur acheter un suçon''. On parle ici d'éducation, de savoir! Ridiculiser une génération qui tient la politique et la société dans laquelle ils vivent a coeur de cette facon est a mon avis une erreur. Le gouvernement devrait commencer par revoir le mode de gestion des universités, arrêter d'abuser de son pouvoir et d'écouter la requête des jeunes qui a mon avis, est totalement justifiable. Élie Bauchemin

    • Le gouvernement du Québec passe sous silence le fait que, mise à part le réseau appartenant à l'Université du Québec, les autres universités québécoises sont toujours en dehors du périmètre comptable du vérificateur général du Québec. Après le scandale de l'ilôt Voyageur qui laissera un demi-milliard de dollars de dette aux québécois et aucune arrestation ni de chef d'inculpation aux responsables de ce fiasco quatre années plus tard, force est de constater que la justice n'a pas fait son travail dans ce dossier. Quand on voit des recteurs bénéficier de bonis et divers avantages financiers sans rendre de compte au vérificateur général, les contribuables sont en droit d'exiger la publication d'indicateur de performance ainsi que des ratios de gestion comme c'est déjà le cas dans le monde municipal. Le second point qui est passé sous silence dans cette crise est le coût du décrochage dans le secteur post-secondaire. Une étudiante à temps plein de troisième année du premier cycle en sciences politiques à l'UQAM m'avait avoué qu'à sa première année il y avait environ 120 étudiant(e)s dans sa classe. Maintenant qu'elle est à sa troisième et dernière année de son programme de baccalauréat en sciences politiques, elle a admise que sa classe est réduite à une vingtaine d'étudiant(e)s.... Que sont devenu la centaine d'étudiant(e)s et combien ça coûte aux contribuables un tel niveau de décrochage? Si le gouvernement du Québec exigeait, comme aux étudiant(e)s en médecine ou en pharmacie une "cote z" ou une "cote r" à toutes les facultés universitaires du Québec afin de s'assurer du sérieux des inscriptions à l'université, on sauverait sans doute des millions de dollars sans hausser les frais de scolarité. Quand on sait que les universités sont subventionnés par le gouvernement du Québec en fonction du nombre d'étudiant(e)s inscrits, on comprends mieux pourquoi la "séance de paquetage de salle de cours" la première année quitte à voir la moitié sinon davantage des inscrits abandonner le programme avant l'obtention d'un diplôme universitaire. Combien coûte le décrochage universitaire et même collégial au Québec? Est-ce que le gouvernement du Québec est seulement capable de chiffrer ce gaspillage éhonté des fonds publics? Peut-être que la solution est plus proche qu'on ne le pensait.... Pierre Sénécal

    • Question à tous: Comment les groupes d'étudiants peuvent financer les manifestations, les frais de transport, les amendes imposées. Quels syndicats sont en arriere de tout cela.
      Et surtout, comment, après avoir bloqué des cours dans des collèges ayant obtenus des injonctions pour remettre en vigueur l'enseignement, lesdites associations n'ont pas encore été accusées de « outrage au tribunal» Marius Côté

    • oui, les profs savent compter mais pas juger.... Yves De Repentigny

    • Monsieur Nestor Turcotte est un philosophe qui dans ce commentaire applique la Doctrine ancienne des cyniques. On ne pouvait mieux trouver pour réagir à une situation sociale aussi absurde. Comme nous avons fait fortune dans le même métier d'enseignant dans un cégep durant de longues années (nous connaissons par expérience la culture démocratique pratiquée dans assemblées étudiantes et syndicales dans ce milieu), je me sens "interpellé" par sa proposition. Faire plier le gouvernement pour qu'il cède à la pression et applique le gel des frais de scolarité. Que l'on augmente la dette publique que nous acceptons de refiler à nos héritiers. Je m'offre aussi comme il m'invite à le faire, à payer pour les cinq prochaines années les frais de scolarité d'un étudiant (j'ai déjà payé ceux de mes enfants, mais enfin. Pas de problème! Comme lui, avec une retraite non indexée depuis déjà quelques années, je trouverai le moyen d'y arriver. Claude Pouiin Québec
      Note. Plus sérieusement je dirais que je suis aussi sensible au commentaire du professeur Marc Simard qui avec courage prend le risque depuis qu'il écrit dans La Presse de ne pas hurler avec les loups.
      Claude Poulin

    • Annulation des sessions et ce non-remboursable. Arrestation massive pour ceux qui troublent la paix, avec création d'un dossier criminel et arrestation des leaders étudiants. Pourquoi ces moyens radicaux ? Pour que les citoyens, les commerçants pris en otage retrouvent la paix dans leur quartier. C'est la majorité des contribuables qui vont payer pour tout cela encore une fois. C'est une minorité qui casse, ralentit les activités économiques et qui ne paieront pas. Ils doivent payer pour les conséquences de leurs gestes. Jean Marceau

    • des élections au plus vite qu'on en finisse avec ce gouvernement indigne et corrompu. Guy Maisonneuve

    • Si les étudiants étaient de bonne foi ce serait bien simple. Notre chère ,madame Marois a promis que leur premier geste, une fois élus, serait d'annuler la hausse! Les élèeves n'ont donc qu'à retourner à leurs cours at, dans quelques mois, mettre tous leurs efforts à faire élire le PQ. MAIS...nos étudiants n'aiment pas aller voter alors....et puis au fonds, ils savent boien aussi que cette annonce de madame Marois n'est que de l'opportunisme.
      Il reste dons une solution: le gouvermnement déclenche des élections et fait sa campagne sure la question des études....forçant ansi madame Marois à prendre une décision...
      Robert ARcand

    • D'abord et avant tout un moratoire. Ce n'est pas dans un contexte électoraliste où le gouvernement actuel compte tirer son épingle du jeu que des discussions intelligentes et fructueuses permettront d'arriver à une entente qui est dans l'intérêt du Québec. Pas dans l'intérêt du gouvernement, ni dans celui des étudiants, au-delà de deux parties, c'est bien du Québec de demain dont il est question. L'éducation est au centre d'une économie du savoir, et ça, ça ne se réglera pas entre quelques coups de gueule en campagne électorale.
      Donc, moratoire jusqu'à ce qu'une commission parlementaire sur le sujet soit tenue après les élections. Une fois ce deux engagements pris, les étudiants pourront retourner en classe avec des garanties suffisantes que le gouvernement ne cherche pas à tout prix à leur enfoncer dans la gorge la facture des folies immobilières des recteurs.
      Le climat actuel n'est plus propice à des décisions intelligentes. Le gouvernement nous le prouve presque chaque jour.
      Quant aux commentateurs qui jugent que les frais devraient être beaucoup plus élevés, sachez que les salaires aussi si vous voulez soutenir la comparaison avec ceux avec qui vous vous comparez. Quand le producteur de petits pois augmente ses prix à cause du pétrole, l'épicier en fait autant. Alors, l'étudiant qui se ramasse avec une hausse de 75%, il refile la facture à qui? Le salaire minimum sera-t-il significativement majoré pour lui permettre d'aller chercher le revenu supplémentaire dont il a besoin? Les employeurs songent-ils à des primes d'embauche pour payer les dettes de scolarité?
      Quant à la rhétorique gouvernementale sur les utilisateurs-payeurs, elle prend l'eau lamentablement. Il est où le principe d'utilisateur-payeur dans le plan Nord? Et sur les routes? Non, vous aurez compris qu'il est juste bon à enfoncer dans la gorge d'une minorité en montant la majorité contre elle, ce que font admirablement certains éditorialistes de La Presse et des autres journaux de Gesca.
      David Savard

    • www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=130606
      J'ai reçu ça dans mes courriels, ça circule. Je ne sait pas quoi en penser, qui exagère, si c'est vrai, ça va au delà des simple revendication.Qui doit mettre de l'eau dans son vin. Jamais ce conflit ne se règlera, c'est tout.
      Jacques Fréchette

    • Leçon d'évolution.Les étudiants représentent la jeunesse, l'intelligence et les idées nouvelles sur la démocratie. Ils sont en position pour nous amener à évoluer sur nos moeurs et comportements politiques arriérés . Les libéraux de Jean Charest fonctionnent sur les vieux patterns politiques de mensonge, d'hypocrisie, de collusion et de corruption qui nous ramènent à l'ére Duplessis. Les deux ne sont pas faits pour s'entendre, d'où l'échec des négociations. Je privilégie les étudiants. Je fais partie des boomers qui ont toujours poussé pour faire avancer les choses. C.Boily

    • Une minorité de québecois ont voté pour le gouvernement Charest.
      Ce gouvernement a complètement détourné notre démocratie au profit de la mafia et des plus riches.
      S. Tougas

    • Le plus gros problème du Gouvernement dans cette crise est tout simplement sa crédibilité, imaginez donc que 60% de la population du québec est pour l'augmentation, mais Charest n,est pas capable de sortir de l'eau au travers.
      Dans tous les dossiers litigieux ce gouvernement c'est toujours mit à genoux devant la contestation pour différentes raisons passant de l'entêtement à la mauvaise évaluation des forces en présence, sans compter son manque de respect.
      Qui ne se rappele pas du Suroit, le Mont Orford, les gaz de schisme, toujours à la remorque d'un changement cap afin de garder la tête hors de l'eau, et vous voulez que les étudiants reculent, vous rêvez en couleur et en relief, ils ont très bien compris que Charest va changer de cap ou foncer dans un mûre, donc c'est exactement ce que les étudiants veullent expressémant, donc ils vont sortir gagnant.
      Dans le fond ces augmentations de frais de scolarité nt tout simplement été ma présentés, mais surtout été trop gourmandes au dpart, cela aurait été si simple de dire que dès la prochaine session il y aura augmentation égal aux taux inflationistes pour le 10 prochaines années, deplus en y ajoutant une échelle selon les facultés basée sur les revenus futur moyen de chacune dans la société.
      Dans le fond ce gouvernement a couru après ce qui se passe, et il n'aura pas d'autre choix que de ce présenter devant l'électorat avant la St-Jean-Baptiste. Pourquoi faire si compliqué quand on peut faire si simple.
      Gilbert Rochon

    • Les séances de négociations doivent être publique et tétévisées. C'est nous qui payons et donc on doit évaluer en en toutes circonstances comment est dépensé notre argent.
      Ça c'est de la démocratie.
      Marcel Dusablon

    • Ne serait-on pas en train de donner un peu trop d'importance aux demandes de ces jeunes étudiants? Vont-ils penser à remercier la société pour leur éducation peu coûteuse quand ils gagneront un gros salaire? S'ils ne sacrent pas leur camp hors Québec...
      D'accord, l'augmentation des frais est élevée, mais quant à cela, a-t-on vu les jeunes familles du Québec descendre dans la rue quand le prix des maisons a doublé? Non. Simplement parce qu'elles ne sont pas de la génération des enfants-roi, aujourd'hui rendu à l'université. Ceux-là mêmes qui ont pourri l'existence des enseignants depuis vingt ans et fait fantasmer leur entourage à l'idée de leur sacrer un bon coup de pied au derrière!
      Ils ont reproché à la ministre de les traiter en écolier... Pour être traité en adulte responsable, il faut commencer par agir en adulte responsable. Et ainsi sacrifier son confort enfantin.
      Simon Vadeboncoeur

    • Je ne suis pas un expert. Le gouvernement (n'importe le quel) ne devrait pas du tout négocier ses tarrifs avec un groupe (les étudiants). S'il tombe dans ce piège, en toute justice, il devra accepter de le faire avec d'autres groupes opportunistes. Seul les conventions collectives des employées de l'état sont négociables. Et si on pousse l'argument jusqu'au bout; comment ce gouvernement (le même) peut-il justifier la lutte à l'évasion fiscale? Le gouvernement (n'inporte le quel) est élu pour élaborer le budget annuel. C'est bien dommage, mais la solution résidera d'aller en élection et de soutenir le gouvernement (celui qui est élu) par la police ou l'armée. On est rendu là!
      Robert Perron

    • Pour plusieurs groupes de pression, syndicats, et partis politique opposés au gouvernement du québec, démocratiquement élu, légitimement apte à décider , affirment que le boycottage des cours est rendu un enjeu social.... Qu'il en soit ainsi ; un référendum national ça presse....la peuple décidera ce qui est bon pour lui. La minorité étudiante qui mène actuellement la contestation saura-t-elle accepter une décision démocratique du peuple, même si le référendum n'est pas tenu " à main levée"?
      Michel Gagnon

    • Mon fils fréquente une école secondaire dotée d'un Code de vie qu'il a signé lors de son inscription et que j'ai contresigné. Ce Code vise à inculquer des valeurs fondamentales liées au respect de la personne et des biens. Dans ce Code, mon fils bénéficie d'une foule de droits. Droit à l'éducation, à l'intégrité de sa personne, à la liberté d'opinion et d'expression, à la sécurité, à l'attention, à la propriété, à l'impartialité, à l'information, au respect de la vie privée, à la réparation en cas de torts subis, à l'égalité dans la reconnaissance et l'exercice de ses droits et libertés. Pour défendre ces droits, chaque étudiant est responsable et doit faire en sorte de favoriser un climat permettant l'épanouissement desdits droits.
      Pouquoi ne pas s'en inspirer et ajouter aux procédures d'inscription aux Cegep et à l'Université un tel Code de vie sous peine ultime d'exclusion. C'est dommage qu'il faille appliquer une telle mesure à des gens adultes, mais les faits que l'on observe présentement nous obligent à conclure en une telle nécessité.
      L'éducation est un droit au Québec jusqu'à l'âge de 16 ans. Après c'est un choix que les gens font de continuer à étudier. Il y a moyen de s'associer et de contester sans brimer le choix ou le droit des autres à obtenir une éducation. On est présentement dans une dynamique de "loser-loser". Tout le monde y perd, mais les plus grands perdants seront les étudiants eux-mêmes qui vont perdre une session et n'espérez pas un remboursement des frais associés aux cours que vous avez décidé de ne pas suivre. On est présentement dans un gros party où certains sont dans l'euphorie d'un "power trip" plaisant et enivrant. Mais il ne faut jamais oublier qu'à tout party, il y a un lendemain de veille pas mal moins jojo.
      Jacques Tremblay
      Montréal

    • C'est assez paradoxal de constater qu'il y a déjà quelques mois on réclamait de toute urgence une loi sévère pour éradiquer toute forme d'intimidation à l'école. Et voilà, que l'on se trouve dans une situation de conflit présentement où les étudiants appuyés par certains de leurs professeurs , utilisent l'intimidation pour faire pression sur le gouvernement afin de gagner leur cause. C'est à ce même gouvernement à qui l'on a fait des pressions afin qu'il légifère sur le phénomène de l'intimidation, que l'on demande aujourd'hui de passer l'éponge au nom de la paix sociale! Sans compter, que ce sont ces mêmes professeurs qui seront les premiers à dénoncer la mollesse de certaine direction d'école de ne pas intervenir face à l'intimidation.Je crois qu'il y a place à la réflexion avant de suggérer des solutions de sortie de crise. C'est mon opinion.
      Jacques Lemay

    • La lutte des étudiants est idéologiquement et économiquement défendable; il est faux de prétendre que Québec n'a pas les moyens quand dans le même budget ou cette hausse a été votée il finance minières et gazières. Il faut revenir au coeur du problème qui est quels sont nos choix de société. La gratuité scolaire a mis le Québec sur la mappe et continue de le faire en donnant accès à tous à un niveau d'éducation leur permettant de vivre dignement, un peuple éduqué est un peuple fort. Tous les discoureux de droite économique ne cautionneront jamais une telle proposition, ils ont compris que ce n'est pas payant, pas pour la société non pour eux. Mais là s'essoufle leur argumentaire: c'est eux qui constituent les spéculateurs de ces marchés en folie dont le mantra consiste à socialiser les déficits et privatiser les profits; les exemples sont nombreux marché immobilier, les banquiers à genoux, les géants de l'automobile aux pieds d'argile en jets privés, les affameurs des populations gérant le maïs pour en faire des hydrocarbures, les minières érodant le sol en toute impunité avec de grandes claques dans le dos de nos dirigeants. Accorder 360 millions à des étudiants, jamais! Mais ou est donc mon profit? Peut-être que si vous me permettiez d'empocher les intérêts sur leurs prêts étudiants, je dirais pas non. On suit le modèle américain qui s'effondre de partout mais qui continue de renflouer leurs coffres. C'est aussi eux qui syphonnent les deniers publics à coup de lobbying, financement de campagne électorale, gonflement des coûts des contrats publics, de corruption et magouille. Au Québec, il est estimé que les coûts de cette corruption sont de 4,5milliards de dollars...on finance combien d'université avec ça? Dans ce conflit étudiant, il a été établi que le gouvernement ne plierait pas sur la hausse des coûts et que madame Beauchamp aimait pas le représentant de la CLASSE, elle l'a affirmé devant un peu plus de un million de téléspectateurs. Nous en sommes exactement ou ils voulaient être. Que l'on sémantise ad nauseam, ne change rien: grève, boycott, dénoncer,cautionner. Les offres présentées cette semaine, de façon unilatérale et publiquement (faites ce que je dis pas ce que je fais) sont exactement ce qu'elles étaient avant le conflit sauf l'étalement sur deux ans de plus qui fait passer la hausse de 7,5 à 8,2%. Ce gouvernement, ne s'est nullement prononcé sur les façons de faire des policiers (la souricière est pourtant dénoncées partout dans le monde), qui connaissent très bien les casseurs puisque des fois c'est eux qui les embauchent. La raison: c'est payant pour lui! Sortez vos calculettes: Pendant ce temps, le prix du billet d'avion pour la conférence au Brésil de la rectrice de McGill, nous aura coûté 25.94$/jour. Mais pour une année bissextile ce n'est que 25.87$/jour! Qui disait: relativise! Je me disais comme ça que 0.50$/jour c'est rien. C'est comme financer une auto sur 84 mois ça paraît moins long que dire 7 ans. Ou encore annoncer le versement pas semaine, par jour ça paraît toujours moins cher que par mois. Bientôt on annoncera le paiement à la seconde, est-ce dire que le prix aura baissé? C'est aussi financer une piscine de 5000$ sur 15 ans, c'est vrai que ça coûte pas cher par mois mais ta piscine après 15 ans t'auras coûté 3-5 fois le prix d'achat puis ça fera déjà 10 ans que tu auras dû la remplacer. Comme disait l'autre: 'c'est qui le cave, c'est qui le cave?' Des maîtres de l'illusion et on tombe tous dans le panneau....ingénieux, non?

      Denyse Guay

    • C'est une situation de crise qui va s'amplifier et qui interpellera toute la société si le gouvernement ne se plie pas et entamera des négociations sérieuses avec un médiateur au lieu de la ministre actuelle qui a montré ses faiblesses de gestion de crise.
      Le gouvernement , et ceux qui l'appuient aveuglément ou qui ont des interets , n'est pas et ne doit pas etre en confrontation avec une partie de la population , il a été élu pour gérer la société , le refus dés le départ de négocier et d'imposer est inacceptable et incompréhensible .
      Le financement des universités , des cégéps , des commissions scolaires et leurs gestions est à revoir , et le gouvernement aurait du commencer à réaliser un audit de ces institutions et controler les dépenses exagérés ainsi les rémunérations irréalistes en 1er lieu , et non pas d'imposer des augmentations à nos jeunes et bien sur à leurs parents qui arrivent difficilement à oindre les 2 bouts.
      Le dérapage des manifestations est incontrolabe et les représentants des étudiants , inclu ceus de la CLASSE , ont tous dénoncé , et le ministre de la sécurité est responsable aussi de la dégénération , voir dans youtube les vidéos des interventions musclées et injustifiées de certains policiers et que la ministre de l'éducation n'a pas pu le constater !!
      Revendications légitimes , négociations sérieuses à entamer , ministre de l'éducation incapable , dépenses extraordinaies des directions , les parents vont se meler pour appuyer leurs enfants ....au gouvernement d'agir entant que membres élus par ses citoyens.
      Abderrahmane Elhannati.

    • Avez-vous déjà vécu une négociation, L'employeur fait des offres et le syndicat fait des demandes. Ici on a une offre de service dont le prix a été fixé selon le marché et les besoins pour lesquels cette offre a été faite. Celui qui fait l'offre prend en compte le marché et la dynamique qui payera ce service, le service doit en quelque sorte se rentabiliser.
      Les universités ont des frais fixes et des salaires à payer. Les utilisateurs doivent payer une juste part de ce service, comme tous autres citoyens qui utilise un service gouvernementale. La taxation et les impôts ne sont plus la solution à tous les frais de ces services.
      Je ne vois pas comment un médiateur pourrait solutionner ce litige, sauf s'il est suffisamment lucide pour bien comprendre la situation.
      Devrait-on couper les dépenses administratives des établissements scolaires et des universités, afin de donner cet argent aux étudiants.
      Rachel Diane Hamel, comme je vous remercie de votre intervention, il serait temps que le curé retourne à sa sacristie et faire sa job.
      Jacques Fréchette

    • Le gouvernement a fait ce qu'il avait à faire. Nous sommes dans une société démocratique et les mécontents pourront toujours exercer leurs droits de vote aux prochaines élections provinciales s'ils ont le temps de se déplacer. La violence n'est pas une option au Québec. Si un autre gouvernement prend le pouvoir alors les étudiants pourront toujours négocier avec de nouveaux élus. J'aimerais bien connaître la solution des autres partis en passant.
      Daniel Thérien

    • Tellement de termes innapropriés.
      Offre gouvernementale : le gourvernement n'a pas a faire d'offre, ce ne sont pas des salariés mais des bénéficaires.
      Démocratie : En quoi la démocratie d'un petit groupe(mouvement étudiant) puisse contester celle d'un grand groupe(gouvernement du québec). Alors que la démocratie d'un petit groupe(étudiant contre la grève) ne puisse pas contester celle d'un plus grand groupe(mouvement étudiant). Il y a une chose qu'ils ont oublié d'apprendre à l'école, c'est d'être conséquent. Comment peuvent-ils l'apprendre, leur profs ne le sont même pas !!.
      Médiation et dialogue : Bien que la notoriété du gouvernement soit très ténu et qu'a peu près tout les groupes sociétales consteste son autorité. Les études supérieures ne sont pas un droit mais un privilège. Le gouvernement doit mettre son pied à terre et montré son autorité parternaliste dans cette société de castration et d'enfant roi.
      Frais trop élevé: Ici les frais ne sont pas trop élevé. Ils sont si petit que les médias parle plutot en pourcentage pour lui donner de l'importance. Pour moi ca démontre simplement que les frais ont toujours été dérisoire.

      Remboursement par contribution : En 2005 on nous disait ca aussi. Plus de diplômes = meilleur salaire = plus d'impot pour le gourvenement. On oubli que pour niveler les classes sociales, les gouvernement s'est lancé dans des programmes sociaux très couteux. Résultat, on était mieux situé en 2005, preuve qu'à ce moment, les hausses étaient nécessaire.
      Aucune offre, aucune médiation. Si on donne le droit au bénéficiaire de se soulever, la province s'en va droit dans le mur.
      P.Gagnon

    • Au point où en rendu le conflit, j'ignore ce qui est possible de faire légalement, techniquement ou humainement pour limiter les dégâts. Une chose m'apparaît cependant claire : ce genre de conflit est absurde et nous devons, en tant que société, trouver les moyens pour en éviter la répétition.
      Je pense aux principales victimes du conflit; ceux et celles qui ont été entraînés de force dans cette absurdité par une vote majoritaire de leur association étudiante. Le droit d'association est reconnu par la Charte des Droits et Libertés, mais qu'en est-il du droit de ne pas être contraint de faire des choses qui entre en conflit avec son propre jugement, ses valeurs profondes, sa conscience?
      Je pense à la perversion du droit grève, du refus d'agir. Jadis le seul moyen pour les pauvres de briser les chaînes d'une exploitation flagrante. Ce droit est de plus en plus utilisé par des groupes privilégiés pour maintenir ou accroitre leur position de domination. N'est-il pas temps d'établir des limites, des balises énumérant les conditions dans lesquelles les grèves sont justifiées et celles dans lesquelles elles sont interdites?
      Je pense à la représentativité factice de ce groupe minoritaire d'étudiants qui prétendent pouvoir imposer leur volonté à un gouvernement élu. Qui prétendent vouloir ?négocier' alors que ce qu'ils veulent réellement c'est que le gouvernement se plie à leur volonté. N'est-il pas temps qu'ils apprennent que le pouvoir est délégué le jour du scrutin et qu'ils auraient intérêt à aller voter et non espérer pouvoir tout décider eux-mêmes selon leur bon vouloir du moment?
      Je souhaite que cette crise serve de déclencheur pour une prise de conscience collective sur la nécessité d'amender les lois pour favoriser l'harmonie et la paix. Le principal problème n'est pas la crise, les manifestations, le temps supplémentaire et quelques vitres brisées, mais bien l'imperfection de nos lois qui a fait que cela ait pu se produire.
      Charles-Gilles Massé


    • Il est totalement irresponsable de blâmer le gouvernement, ce sont les étudiants qui ont voté pour un boycott et qui refusent de mettre de l'eau dans leur vin. Le gouvernement tente de négocier, les étudiants refusent de bouger d'un iota: gel ou gratuité, rien d'autre. La mauvaise foi, l'inflexibilité, elles se retrouvent du côté des étudiants.
      Et de grâce, qu'on arrête de parler de crise sociale, c'est une crise d'adolescence sur le tard, et un tentative des syndicats et des séparatistes d'affaiblir le gouvernement.
      Vu en chemin vers le centre-ville aujourd'hui deux étudiants, souriants, carré rouge à la boutonnière, conduisant un Jeep Patriot. On est loin même d'une crise étudiante.
      J. Côté

    • Seigneur de la vie, un vieux dicton de nos vieux parents. J'ai déjà dit que les jeunes vont apprendre à la dure mais je ne crois pas que la grève leur sera utile. Les étudiants doivent-ils tous aller à l'université si tel est le voeu je crois de la part de leurs parents . Les parents doivent savoir que leurs enfants ne sont pas tous capables, je n'ose pas dire pas assez intelligents, car ils veulent tous des professionnels. Je trouve que la société et les collèges et les institutions ne mettent pas assez en valeur les métiers tradionnels. Lorsque je vois ces jeunes, ils n'en sont pas tous car plusieurs retournent aux études après une expérience de travail, je les vois marcher de long en large, se trainant à la queue leu leu, ils semblent marcher plus vite que lorsqu'ils se rendent à leurs cours, la tête basse, le gros sac à dos pesant lourdement. Ils ont plus de vitalité à l'extérieur des classes. J'analyse donc que les étudiants ne doivent pas tous passer par les collèges ou les universités. Si nos bons professeurs les accompagnaient mieux dans leur choix de cours, leur disant leurs difficultés, surtout que parfois les professeurs font passer leurs élèves qui n'ont même pas leurs notes de passage, ils y en auraient moins dans les rues ne sachant pas où ils vont aller après être passés de programme en programme. Surtout que les étudiants qui sont en grève sont ceux qui se trouvent dans les secteurs mous dit-on. Monsieur Boisvert le dit bien dans son article ce matin, pendant qu'il y a des étudiants dans la rue, ceux qui sont dans les concentrations solides ont toujours leurs cours et se dirigent vers leur diplôme. Alors que penser de ces pertes de temps et même d'argent en nous disant que les étudiants sont solidaires et que c'est pour leur futur des autres, les connaissant il y en a une partie pour eux aussi. Je crois que les valeurs ne sont plus à la bonne place. Au contraire, ils profitent de tout comme nous les plus vieux. Mais nous avons travaillé fort aussi pour les autres, dans ce temps là, nous ne comptions pas les heures et les minutes. Il n'était pas question de surveiller ce que fait l'autre, non nous étions heureux au travail, pas de compartimentation, les employés s'aidaient. Si aujourd'hui on entend que du négatif dans la société, il y a une évidence, c'est toujours l'autre qui est dans l'erreur. Je crois que depuis 2 à 3 ans, les discours négatifs des politiciens ont porté des fruits, transporté à la vitesse de l'éclair par la modernité des moyens de communication, la télévision n'aidant pas. Je ne sais pas si nous sommes tous déformés de ne pas voir le positif, c'est ce que M. Boisvert fait ce matin, nous dire qu'ils, les étudiants, étudient et finiront leurs cours tandis que les autres en grève, végètent et ne semblent pas avoir de bonnes boussoles. Que penser de leurs associations qui confient à 3 personnes leur destin? Je termine en espérant que le gachis qui nous est présenté jour après jour, je peux dire de minute en minute, est exaspérant. C'est aussi une bonne chose, plusieurs personnes ne regardent plus la télévision. Ils se tournent vers la radio. Merci

      Andrée Dionne

    • Joignez le groupe Facebook ''parainnez un étudiant''. Tout le monde en sortira gagnant.
      Martin Paquette

    • Il faut parfois écouter les plus vieux ! J'etais trop jeune pour descendre dans la rue en Mai 68 mais je me suis rattrapé en 81 quand, vice président des internes en médecine de France, j'ai organise et conduit beaucoup de manifestations contre le tout nouveau gouvernement socialiste de Francois Mitterand. Notre cause était juste , comme celle des étudiants de Montreal aujourd'hui mais après quelques semaines de grève et de stages rates nous avons compris ce que les étudiants du Quebec doivent comprendre aujourd'hui: En Mai 68 les étudiants qui ont commence ce qui peut être considéré comme une révolution aujourd'hui avaient très rapidement ete rejoint dans leur lutte par les syndicats d'ouvriers et autres et avaient la sympathie d'une population qui avait trouve un forum pour exulter son ras le bol. Aujourd'hui au Québec les étudiants n'ont ni les syndicats, ni la population avec eux. Nous sommes dans une situation économique précaire ou le Canada apparait aux yeux de tous comme très chanceux de ne pas être dans la tourmente, l'esprit général n'est pas a la révolution. Etudiants, écoutez un contestataire dans âme et grisonnant, le match est perdu, retournez a vos études, prenez le pouvoir par votre éducation.
      Dr Jacques Corcos
      Professeur de chirurgie
      Université McGill

    • M.Gravel
      Je suis déçue de voir comment un prêtre que j'ai toujours estimé s'adonne
      à la partisannerie sans nuances. La situation est très complexe et c'est très facile d'accuser toujours le gouvernement...M. Charest n'écrase absolument pas les jeunes.
      Je considdère même qu'il est très patient ...
      Vous qui êtes supposé pratiquer la charité chrétienne ....Quand je vous vois porter
      des jugements à l'emporte- pièce comme ça....je n'en reviens pas! m. Charest est un humain comme vous ...On est très dur avec les politiciens comme s'ils n'étaient pas
      des humains qui ont droit au respect. Je veux bien que vous admiriez les jeunes qui manifestent en prenant en otage toute une population pour qu'on réponde à leur
      demande radicale!!!!!!!!!!!! mais j'apprécierais que vous leur demandiez de ne pas
      céder au vandalisme et à la pertubation sociale.
      Non M. Gravel le gouvernement n'est pas le seul coupable. Vous, moi, les médias, les étudiants avons à faire notre petit examen de conscience pour ne pas mettre de l'huile
      sur le feu en péchant par outrance verbale et en déformant les faits.
      La crise est sérieuse,,,si vous me permettez, arrêtons d'accuser et trouvons les mots
      qui relient, ouvrent un espace vers l'autre sans jugement.


      Rachel Diane Hamel

    • J'ai déjà suggéré à maintes reprises, entre autres, un moratoire, comme le proposent plusieurs témoignages, ci-haut mentionnés, mais le conflit est rendu trop loin et Jean Charest n'a pas compris le sens de "négocier". Malheureusement, les offres du gouvernement d'aujourd'hui, même si certaines sont très intéressantes, ne règlent pas du tout le coeur de la demande des étudiants: éliminer les frais de scolarité. Alors, monsieur Charest aurait avantage à analyser deux solutions possibles, pour régler ce conflit qui est, en fait, devenu une crise sociale. Jean Charest se doit de proposer un médiateur (Mélanie Dugré, Daniel Gill) ou un tribunal des confllits sociaux (Pierre Simard), et ce, par respect pour tous les contribuables qui paieront la note salée des coûts engendrés par ledit conflit.

      Jacques Robert

    • Quand d'ex-ministres libéraux recommandent la médiation, et que Jean Charest considère qu'il n'a pas à y avoir recours, c'est assez dire l'incapacité des intervenants à établir une simple ligne de communication. Le noyau du conflit est là depuis le début. Et au point où nous en sommes, je verrais bien un comité spontané de "sages" entamer un dialogue directement avec les représentants étudiants, et ensuite faire au gouvernement, en public, des recommandations intelligentes. La solution ne viendra pas des voies habituelles. Et que M.Charest arrête de faire la vierge politique offensée, c'est risible.

      Claude Ferland

    • Je crois que les étudiants devraient accepter la prochaine offre du Gouvernement. Celle-ci pourrait être assortie d'une possibilité (environ 99,99%) de réduction de cette augmentation.
      La réduction proviendrait des voleurs d'emplois qui ont utilisé de faux diplômes pour obtenir des salaires que mériteraient de vrais diplômés.
      Une coalition avec le Gouvernement, les institutions d'enseignement, les représentants des étudiants, les offreurs d'emplois, etc. chercherait ces usurpateurs. Le but de la recherche et de la coalition serait de trouver des moyens pour récupérer les montants d'argent volés.
      L'argent devrait être investi dans l'éducation en diminuant les augmentations des frais de scolarité selon un pourcentage établi par la coalition. La porte est ouverte aux suggestions!

      Roland St-Onge

    • Petit détail que j'ai oublié dans mon commentaire ci-haut:- Le gouvernement devrait aussi et surtout revoir le mode de gestion des universités ainsi que les primes, financement hypothécaire sans intérêts d'un condo, voyages à couts exhorbitants et du même coup instaurer une façon de rendre imputables certains gestionnaires qui prennent les mauvaises décisions et ou abusent de leur pouvoir.
      Jean Bottari

    • Moi je suis 100% d'accord pour que les etudes soit gratuites pour tous les jeunes, l'avenir d'un peuple prospere passe par l'education de ses enfants. Plutard quand ils seront sur le marche du travail ils vont paye leur parts comme nous pendant les 30, 40 ans qu'ils passeront sur le marche du travail.
      Ces nouveaux travailleurs instruits qui se presenteront sur le marche du travail plutard, certains seront attire par la politique je l'espere et auront l'occasion de faire les reformes necessaires pour assainir les finances publiques qui s'en vont dans tous les sens depuis des decennies. Un jour va falloir faire des choix et ce sera a eux de faire ceux qui s'imposeront.
      Pour ce qui est de Charest qui trouve GROTESQUE que certaines personnes croit qu'il laisse le conflit s'envenimer pour du capital politique bien si ce n'etait pas le cas il n'en ferait meme pas mention car quand tu n'es pas concerne pas des remarques tu ne perds pas ton temps precieux a te defendre de celle-ci. Les non coupable n'ont pas a se defendre ou a se justifier M.Charest. Avec le bilan de vos 10 annees au pouvoir et toutes les tergivations qui entourent votre parti vous devriez vous concentrez a faire votre mea culpa en nous presentant votre demission ainsi que plusieurs de vos sinistres ministres.
      Yves Corbeil

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