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Que reste-t-il de Pâques?

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Y a-t-il encore lieu de la célébrer?... (Archives La Tribune)

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Y a-t-il encore lieu de la célébrer?

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Cyberpresse


Pâques n'étant plus une fête religieuse pour la plupart des Québécois, y a-t-il encore lieu de la célébrer? N'est-ce plus que l'occasion de profiter d'un week-end de congé comme tant d'autres? LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS.

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Denis Boucher.

PHOTO FOURNIE PAR DENIS BOUCHER

Denis Boucher

Associé au sein d'un cabinet de relations publiques.

UN TEMPS D'ARRÊT

La ferveur religieuse n'est certainement plus ce qu'elle était du temps où l'Église exerçait une influence omniprésente dans la vie des québécois. Je laisserai aux historiens, sociologues et anthropologues le soin d'expliquer pourquoi les Québécois ont délaissé la religion mais le constat est évident pour tous. Que l'on soit catholique pratiquant, croyant non pratiquant, adepte d'une autre religion ou simplement athée, on ne peut nier l'influence et l'impact de la religion catholique sur les valeurs de notre société. Que l'on croit ou non à la mort du Christ sur la croix et à sa résurrection, Pâques est une fête qu'il est important de célébrer tout autant que Noël et l'Action de Grâce. Ces moments sont importants puisqu'ils nous permettent un temps d'arrêt dans l'incessante course folle de la vie moderne et qu'ils nous donnent l'occasion de s'asseoir en famille et entre amis afin de partager et de célébrer. Si le caractère religieux de Pâques est de plus en plus escamoté, il ne faut quand même oublier que cette fête nous permet de mettre de l'avant des valeurs que nous aurions certainement intérêt à pratiquer davantage puisqu'elles rendent notre société meilleure.

Raymond Gravel

Prêtre.

UNE FÊTE POUR TOUS

C'est évident que cette fête est d'abord religieuse et chrétienne, mais tout le monde peut y trouver son compte, car Pâques qui veut dire «Passage» , emprunte le cycle lunaire et se célèbre toujours après la première pleine lune du printemps. Toute la vie est faite de «passages» : on naît, on grandit, on se transforme, on évolue et puis, on meurt. La question qu'on se pose est la suivante : la mort est-elle le dernier passage de la vie? Certains diront oui! D'autres non! Il semble que la nature elle-même nous indique que la mort n'a pas le dernier mot sur la vie. Lorsque arrive le printemps, tout ce qui semblait mort renaît : les fleurs, les arbres, les insectes, les oiseaux migrateurs reviennent, les animaux qui s'étaient terrés tout l'hiver sortent de leur hibernation. La vie reprend son cours...C'est le printemps, c'est la vie nouvelle; c'est le passage de la mort à la vie. Au 18e siècle, le philosophe français Antoine Lavoisier ne disait-il pas : « Rien ne se perd, rien ne se crée; tout se transforme ». Il est vrai que certains passages sont plus difficiles que d'autres : la mort en est un! Qu'on soit croyant ou pas, la vieillesse, la maladie, la souffrance sont ou seront le lot de la majorité d'entre nous. C'est pourquoi, il nous faut nous poser toutes les questions soulevées par cette réalité : Qu'est-ce que la vie? La mort est-elle un droit ou une conséquence de la vie? La souffrance est-elle un mal nécessaire? La fête de Pâques nous invite à réfléchir sur le sens de la vie, et cette réflexion n'est pas réservée seulement aux croyants et aux chrétiens. Célébrer Pâques, c'est nous rappeler que le Vendredi Saint précède toujours le dimanche de Pâques; mais il s'agit aussi d'un passage. Comme le disait bien l'exégète français Jean Debruynne : « La mort et la résurrection de Jésus sont un passage. On ne s'installe pas dans le passage...Le passage est fait pour passer ». Aujourd'hui, de plus en plus de gens, croyants ou pas, s'interroge sur la fin de vie, sur la souffrance et sur la mort. Dans la situation où le passage s'éternise, peut-on et doit-on l'aider à passer? Joyeuses Pâques!

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

CONGÉS PAYÉS

Malgré le fait que j'ai été élevé par des parents croyants pour qui les fêtes religieuses revêtaient une certaine importance, Pâques ne symbolise rien d'autre pour moi que l'occasion d'avoir deux jours de congé payés. Il faut dire, par contre, que cette fête est tout de même l'occasion de visiter mes parents tout en prenant un bon repas en famille. C'est là tout pour moi ce qui reste des traditions reliées à cette fête. Les nombreux scandales entourant l'Église catholique auront fait en sorte qu'il m'est difficile de croire en cette institution et les fêtes telle que Pâques, ainsi qu'aux valeurs qu'elle véhicule. Ce n'est pas tant les scandales qui me laissent perplexe mais plutôt le fait que l'Église tente par tous les moyens de les cacher.  L'hypocrisie et les mensonges ne devraient pas faire partie du mode de vie catholique. C'est écrit dans la Bible! Pourtant, le Vatican et l'Église en font usage et ne s'en gênent même pas. Je vais donc profiter des mes journées de congé payées en ayant une pensée particulière pour les personnes que j'aime, tout en me disant, bien malgré moi, que Pâques est une fête importante pour certaines personnes que je respecte malgré tout.

Alain Vadebonvoeur

Médecin urgentologue.

RESSUSCITER PÂQUES

Je voudrais bien m'y efforcer, je n'ai rien contre ceux qui pensent autrement, mais rien n'y fait: le congé de Pâques est tout simplement dans mon esprit... un long congé, à une époque de l'année où il commence à faire bon aller dehors, où on en profite aussi pour nettoyer le garage et prendre du temps pour nos proches, par exemple recevoir la belle-famille, tradition immuable depuis vingt ans chez nous. Bon, vous me direz que l'aspect religieux prend le bord. Savez-vous quoi? J'imagine que vous n'avez pas tort. Bien entendu, Pâques, pour moi, c'est aussi le « souvenir » de la mort de Jésus et de sa résurrection, j'ai eu une sorte d'éducation catholique, du moins ce qui en restait à l'époque, dans les années 1970. Mais j'ai probablement plus de souvenirs provenant du film de Franco Zeffirelli (ou même de Jesus-Christ Superstar, que des amis avaient monté sur la scène de l'école primaire, à l'époque) que des cours de religion proprement dits. J'aimerais bien affirmer que les valeurs d'humanisme et de tolérance qui tendent, je crois bien, à inspirer plusieurs de mes choix et mes actions, trouvent une résonnance toute particulière durant le congé Pâques, là en contact avec une source de l'idée de respect d'autrui et de la tolérance, communient donc avec le pardon chrétien, mais même cela... je ne pourrais pas, pour rester bien honnête. Je n'ai pas dit que ne surgissent pas quelques résonnances ici et là : une idée qui me vient, une image, un lien, un cri. Pourquoi pas, puisque notre manière d'appréhender le monde vient en partie de là, mais bon... d'autres diront que ça nous vient de tellement d'autres traditions, chrétiennes ou non. Et fermons bien entendu l'oeil sur l'accumulation d'horreurs que l'Église catholique a aussi semées sur son passage durant les siècles à venir. Alors qu'est-ce je vous dirais, de Pâques, à brûle-pourpoint? D'abord, foncièrement, est-ce que ce que je suis convaincu que tout ça a tellement d'importance? La bible ayant trouvé sa forme définitive bien des siècles après les événements décrits, on comprend qu'il s'agit là d'une vaste allégorie, à partir de choix délibérés entre plusieurs récits, certainement en fonction d'objectifs beaucoup plus complexes que la seule transmission de la foi. Alors, référer aujourd'hui à ces dates éloignées comme à de faits réels, cela ma paraît un peu... quoi? Absurde? Alors que reste-t-il de Pâques, tout de même? Certainement l'allégorie, vaste et résonnante, celle d'une des plus belles histoires qui aient été jamais comptées, inspirante et fondatrice, fondamentale aussi dans l'évolution de l'occident, même s'il est aujourd'hui fort difficile d'y adhérer. Quoique, signe que c'est une histoire fort importante, beaucoup de gens, dont moi, se posent aujourd'hui la question : quel est son sens réel? Et ça, c'est déjà beaucoup. C'est même l'essentiel : revisiter, requestionner, réinterpréter. Faire revivre. C'est bien de ça dont on parle, non? La résurrection?

Jana Havrankova

Médecin endocrinologue.

RÉFLÉCHIR SUR LE MESSAGE DE JÉSUS

Que l'on soit croyant ou non, certains enseignements de Jésus se révèlent d'une grande actualité. Dans notre société fragmentée et abonnée en bonne partie à la performance, à la vitesse, à la productivité, à la compétition, un arrêt de quelques jours pour réfléchir sur ce qui est important n'est pas inutile. Quelques temps de méditation solitaire, familiale ou communautaire peut accomplir un certain ménage de printemps dans nos esprits tiraillés entre mille obligations réelles ou imaginaires. Alors que le fossé entre les riches et les pauvres s'élargit, la préoccupation que manifestait Jésus envers les pauvres est tout contemporaine. Alors que les itinérants se multiplient dans les rues de nos villes, ne devrait-on pas songer à l'accueil que Jésus prônait pour les plus démunis? Alors que l'on profère souvent des jugements hâtifs, ne devra-t-on pas réfléchir à la notion du pardon? À propos des mensonges privés et publics, Jésus ne disait-il pas que « la vérité fera de vous des hommes libres »? « Paix à tous, croyants et incroyants. » (André Comte-Sponville, dans L'esprit de l'athéisme) Joyeuses Pâques!

Caroline Moreno

Écrivain et comédienne.

UNE TRADITION

Les fêtes de Pâques et de Noël ont certes perdu de leur caractère religieux mais demeurent, dans l'esprit de beaucoup de Québécois, une tradition qui obéit à certains rituels, tels que les réunions autour d'un copieux repas (jambon à Pâques, dinde et bûche à Noël), la chasse aux oeufs en chocolat, les échanges de cadeaux, etc. Ce sont des occasions de se réunir en famille pour partager d'agréables moments qui deviendront plus tard de précieux souvenirs. Ces célébrations nous permettent aussi de conserver un lien privilégié avec le passé. Elles font partie de notre héritage. Joyeuses Pâques!

Francine Laplante

Femme d'affaires.

FAIRE LE PLEIN D'ÉNERGIE ET DE SAGESSE

Le congé pascal est pour moi le moment idéal pour reprendre mon souffle et me recueillir sur les évènements qui ont marqué les premiers mois de l'année. Je profite de ce moment pour faire le plein d'énergie et de sagesse, afin de continuer ma route le plus sereinement possible. Il y a, dans cette Semaine sainte, quelque chose d'inexplicable qui vient apaiser mon âme et mon coeur. Je suis croyante catholique critique,  j'adhère aux règles fondamentales de la vie: le respect, l'amour, le partage, l'empathie et je crois que nous devons aimer inconditionnellement nos enfants. Je crois que nous devons leur inculquer des bases solides en leur transmettant les valeurs profondes qui nous ont été laissées en héritage par notre culture chrétienne. En ce dimanche de Pâques, j'assisterai à la messe en compagnie de mes enfants. Par la suite, nous partagerons le diner avec leur seule grand-maman qui vit encore, pour finalement se retrouver en famille autour d'une table à déguster le repas pascal traditionnel que ma défunte mère se faisait un devoir de préparer pour ses douze enfants. Je veux d'abord et avant tout que mes enfants se souviennent de la douceur de ces moments et qu'ils aient à leur tour, un jour, le goût de les transmettre à leurs enfants. Être croyante pour moi c'est croire en la beauté de la vie et en la bonté de l'être humain. Bon congé pascal!

Pierre Simard

Professeur à l'ENAP.

LE PLAT DE BONBONS

J'ai lu sur internet que Pâques est « une fête religieuse qui commémore le passage de la Mer Rouge pour la religion juive [...] la résurrection de Jésus pour la religion chrétienne [...] et une fête païenne qui annonce l'éveil du printemps. » Heureusement que je suis branché! Comme beaucoup de Québécois, j'ai été élevé dans la religion catholique. Néanmoins, dans mon esprit, Pâques est essentiellement une fête de famille où on oublie ses soucis quotidiens et son régime alimentaire, pour se gaver d'oeufs et de lapins en chocolat. C'est sûrement la faute du capitalisme si j'ai des blancs de mémoires! Je sais que plusieurs bonnes âmes dénoncent la surconsommation et le mercantilisme associé aux festivités pascales. Gardez quand même le coeur à la fête! On peut toujours se trouver une bonne raison pour festoyer. Par exemple, à l'occasion du long week-end de Pâques, nos politiciens et bureaucrates font relâche. Imaginez : quatre jours pendant lesquels ils ne dépenseront pas vos impôts pour votre bien! Dites-vous que Pâques est l'une des rares occasions où vous aurez l'impression d'être le seul à piger dans le plat de bonbons. Voilà une bonne raison pour se régaler!

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Jean-Pierre Aubry

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO.

À NOUS DE CHOISIR

Les congés reliés aux fêtes religieuses sont de moins en moins utilisés pour faciliter la participation des chrétiens à la célébration des offices religieux qui les accompagnent.  Ainsi en est-il de Noël, et de Pâques (le Vendredi saint).  Il en est de même pour les dimanches.  La population est moins homogène, moins pratiquante et  plus attachée à un plus grand éventail de cultures et de religions (incluant l'athéisme). En passant, le choix collectif d'avoir un jour additionnel de congé le lendemain de Pâques au lieu du Vendredi saint est très révélateur de la baisse tendancielle de la pratique religieuse au Québec.  Les autres jours fériés ( Jour de l'An et son lendemain,  le lendemain de Noël, la fête de la Reine/le Jour des patriotes, 24 juin et premier juillet,  Jour de l'Action de grâce) sont également utilisés par plusieurs comme de simples journées de congé. On apprécie tout spécialement les fins de semaine de trois jours. C'est la responsabilité des personnes ou des familles de profiter de ces congés pour organiser des rencontres, pour  fraterniser, pour participer à de célébrations religieuses ou civiques ou tout simplement pour se reposer d'un rythme de vie effréné. Il est cependant clair qu'on s'éloigne d'un mode de célébration où une grande proportion de la population suit à peu près la même séquence d'activités familiales et communautaires.

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Commentaires (14)
    • Que reste-t-il de Pâques? Impossible de répondre à cette question sans faire une distinction entre 3 dimensions: ce qu'il en reste globalement dans notre société, ce qu'il en reste chez la majorité de ceux et celles qui participent à des activités religieuses pendant la "Semaine sainte" et enfin ce que cela représente pour moi-même.
      Nul besoin de reprendre nombre des propos de ceux qui se sont exprimés ici avant moi. Ce qu'il reste de Pâques, socialement, ressemble à ce qu'il reste de Noël, le folklore et la touche enfantine en moins. À cause des cadeaux, Noël a gardé sa couleur de "Fête de l'amour"; c'est réduire énormément son sens originel chrétien, mais au moins cela reste dans la même ligne. Dans le cas de Pâques, il ne reste pratiquement rien de ce que représente cette fête au plan chrétien. Cela dit, je ne m'en désole pas! Je n'ai personnellement aucune difficulté avec la sortie d'une société de chrétienté car, jugement sévère je le sais, je pense - et je ne suis pas le seul - que la société soi-disant chrétienne de jadis n'en avait que le nom... et encore! Car le nom de "chrétien" réfère explicitement à "Christ", alors que bien souvent, quand on demande aux gens ce que signifie être chrétien, on parle de "belles valeurs" et de "beau message", mais très peu d'une relation de communion intime avec le Dieu de Jésus Christ. Bref, il ne reste pas grand-chose d'essentiellemetn chrétien concernant Pâques dans notre société, mais c'est comme cela et ce n'est peut-être pas si grave...
      On peut quand même dire qu'il en reste quelque chose dans la pratique d'un certain nombre de baptisés, car les églises se remplissent tout de même un peu plus pendant les jours saints que pendant les dimanches ordinaires. Mais qu'en reste-t-il au fait? Je n'ai pas sondé "les reins et les coeurs" (ce n'est pas mon affaire de faire cela!), mais un simple constat: il y a pas mal plus de "monde à la messe" le vendredi saint que lors de la Fête de la résurrection du samedi soir. Cela m'a toujours intrigué... Qu'est-ce que cela dit de la foi - ou plutôt de la pieuse dévotion - de ces fréquentants occasionnels? Assurément, la piété avec laquelle se déroule le beau rite de la vénération de la croix est parlante: il semble qu'on aime, comme humains, se reconnaître dans cet homme qui, au nom d'une folle passion pour son Dieu-Père, a tout donné jusqu'à mourir. Sauf que Jésus lui-même ne l'aurait pas fait sans la certitude - ou plutôt la conviction intime, car comment peut-on en être assuré - qu'il ne resterait pas enfermé dans la mort. Je suis donc intrigué par cette dévotion au Christ souffrant et mourant qui ne débouche pas sur un désir de célébrer ce qu'il portait lui-même au plus intime de son coeur, c'est-à-dire la Résurrection, c'est-à-dire Pâques! J'en appelle ici à la soif intérieure de ces personnes que je croiserai physiquement ou spirituellement lors du vendredi saint: n'en restez pas là, joignez-vous à nous pour célébrer aussi la victoire sur la mort!
      Voilà en effet, on l'aura compris, ce que JE pense de Pâques. Évidemment, je ne suis pas seul à le penser, même si chez nous ce groupe de disciples de Jésus Christ s'amenuise. En fait, j'ose croire que ce qu'il perd en nombre, il le gagne en fermeté de l'acte de foi! Dans cette société déchristianisée dans laquelle nous sommes, personne ne peut plus imposer sa conviction, elle ne peut être que PROPOSÉE. Par exemple, aussi convaincu que je puisse être, je ne me sens pas capable de dire, comme Mme Bernier ci-dessus, que LE FAIT de la résurrection DÉMONTRE... comme si quelque chose de cela pouvait être démontré, prouvé. JE CROIS que Christ est Dieu, je CROIS que cette foi est gage de résurrection, mais comme je ne peux le prouver, moi pourtant théologien intellectuel, je ne peux qu'essayer de vivre de façon conséquente avec cette foi, en me disant que, peut-être, quelqu'un me demandera ce qui m'anime intérieurement et, intrigué, voudra en savoir plus.
      Que ME reste-t-il de Pâques, de la Résurrection ? Mon amour de l'être humain. Car croire en la Résurrection, c'est croire en la destinée extraordinaire de l'être humain, cette destinée mystérieusement voulue par Dieu dans son acte créateur même. C'est voir en toute femme et tout homme un être désiré et aimé par Dieu et, du coup, rempli d'une dignité qui précède tout, qui ne dépend pas des mérites, talents ou compétences personnelles de chacun mais du simple fait d'être... humain ! C'est croire que la société devrait être organisée pour que s'amenuisent le plus possible les différences qui portent préjudice à cette dignité, donnant à chacun, chacune, accès égal à ce qui lui permettra de s'épanouir. Bref, être chrétien et croire à Pâques, pour moi, ce n'est pas d'abord se référer à des valeurs, c'est croire à une façon de parler de l'humain ancrée dans une foi en Dieu. De cela découlent des choix moraux par lesquels, je ne peux que le souhaiter, je pourrai rejoindre mes frères et mes soeurs, qu'ils partagent ou non ma foi.
      Daniel Laliberté, Ph.D.
      Directeur du Centre catéchétique de Québec.

    • De lointains souvenirs concernant le sens réel de Pâques: la crucification et la résurrection de Jésus. Des souvenirs de la p'tite robe et des souliers neufs ce dimanche où on devait chercher le chocolat caché par mes parents; ils s'amusaient autant que nous à ce jeu de "Tu brûles, tu gèles...". De là, le souvenir de mes parents maintenant décédés tous les deux depuis l'été dernier où maman nous a quittés. Et là, je peux rester "dans la lune" pendant plusieurs minutes où mon esprit fait fondre mon coeur avec toutes ces pensées les concernant. Ensuite Pâques fut le merveilleux congé de quatre jours durant mes années de travail. Maintenant à la retraite, que des souvenirs. Pâques n'est plus rien d'autre. Elle me surprend plutôt par la soudaine multitude de poules, de lapins et de quantité de formes en chocolat dans les magasins et par la joie des autres face au congé. Et bien sûr la traditionnelle "cabane à sucre" belle-familiale du Lundi de Pâques.
      Non, vraiment, Pâques n'est plus rien de concret pour moi. Madeleine Viau

    • Que reste-t-il de Pâques? Dans mon cas, il en reste une fin de semaine de 4 jours, l'occasion d'un autre repas en famille et du chocolat pour les enfants. C'est tout, et c'est bien comme ça. Je n'imposerai jamais à mes enfants de croire qu'un homme prétendument fils d'un dieu est né d'une vierge, est mort puis a ressuscité.
      J. Fournier

    • Pour moi, c'est une f♪te bien spéciale de Paix et d'Amour et peu importe qu'elle soit de nature religieuse ou pas, tous avons besoin de Paix et d'Amour...et un peu de repos...
      Heureuses et Joyeuses Pâques.
      Lucien Alexandre Marion

    • @Lorraine Bernier
      Il n'y a AUCUN fait qui démontre que Christ est Dieu ou que ceux qui mettent leur foi en Jésus ressuciteront un jour. C'est pour celà qu'on appele ça la foi et que ceux qui la pratique sont des croyants! Et je respecte leurs croyances, mais soyons honnêtes et avouons que c'est un acte de foi et non quelque chose qui est démontré de façon factuelle (et non, les ouvrages religieux ne sont pas une preuve!).
      Paul Gendron

    • Que reste-il de Pâques? Le mystère ... de l'immensité cosmique de la stupidité dont est capable l'esprit humain!
      La fête de Pâques raconte une belle histoire inventée par des astrologues et autres gens de bien qui espéraient faire évoluer leur monde brutal et rudimentaire vers un monde axé sur des valeurs supérieures d'amour du prochain, d'entraide et toutes autres valeurs visant le bien commun.
      Finalement, l'interprétation faite par les hommes a tout dénaturé de cette belle histoire promise; les guerres ont succédé aux catastrophes qui ont succédé à d'autres monstruosités où la vie humaine ne vaut guère plus que rien. Alors que cette vie humaine est supposément tellement plus grande, tellement plus valable et importante que celle des autres espèces qui sont "sacrifiées" sans grand questionnement quant à la valeur intrinsèque qu'elles ont en soi.
      Comme presque tout le monde ici, je suis involontairement issu de la tradition judéo-chrétienne. Après une vie entière de recherche de vérité, aujourd'hui je suis un peu gêné d'avoir été crédule au point de croire à ces histoires de bons dieux et de sorcières. À l'évidence, toutes ces croyances enfantines ont définitivement et absolument séparé les hommes les uns des autres, constitué et cautionné l'essentiel des systèmes hiérarchiques constituant les pôles de bien et de mal, du positif et du négatif, du ciel et de l'enfer, etc. Les systèmes de séparation et de différentiation, de domination et d'élimination.
      Aujourd'hui, avec un pseudo retour à une certaine "spiritualité", un plus grand antagonisme encore est suscité par ces montées intégristes que l'on voit de part et d'autres de la planète et où chacun cherche à imposer sa juste perception du divin aux autres, pauvres ignorants.
      Pour moi, ces fêtes sont toutes ridicules; toutes les religions structurantes ne font que justifier certains congés payés qui devraient être éliminées et remplacées par des congés payés en faveur des travailleurs du monde entier, ceux et celles qui réalisent le seul miracle réel qui consiste a alléger la souffrance de leurs contemporains.
      Joyeux équinoxe de Printemps.
      F. Heroux.

    • Je suis athée.
      Je crois tout de même que la religion a une place essentielle à titre culturel dans une société comme la notre, malgré les non-sens logiques et moraux que l'on retrouve dans la Bible (surtout dans l'Ancien Testament.
      Par conséquent, l'étymologie de la fête de Pâques devrait être connue de tous. À titre culturel. Parce qu'à titre spirituel, il est bien évident qu'on est passé à d'autre chose. L'émancipation religieuse des québécois est évidente.
      Et malgré les désavantages qu'on peut soulever, je trouve que c'est pour le mieux.
      J. Mongrel

    • Que reste-il de Pâques? Le mystère ... de l'immensité cosmique de la stupidité dont est capable l'esprit humain!
      La fête de Pâques raconte une belle histoire inventée par des astrologues et autres gens de bien qui espéraient faire évoluer leur monde brutal et rudimentaire vers un monde axé sur des valeurs supérieures d'amour du prochain, d'entraide et toutes autres valeurs visant le bien commun.
      Finalement, l'interprétation faite par les hommes a tout dénaturé de cette belle histoire promise; les guerres ont succédé aux catastrophes qui ont succédé à d'autres monstruosités où la vie humaine ne vaut guère plus que rien. Alors que cette vie humaine est supposément tellement plus grande, tellement plus valable et importante que celle des autres espèces qui sont "sacrifiées" sans grand questionnement quant à la valeur intrinsèque qu'elles ont en soi.
      Comme presque tout le monde ici, je suis involontairement issu de la tradition judéo-chrétienne. Après une vie entière de recherche de vérité, aujourd'hui je suis un peu gêné d'avoir été crédule au point de croire à ces histoires de bons dieux et de sorcières. À l'évidence, toutes ces croyances enfantines ont définitivement et absolument séparé les hommes les uns des autres, constitué et cautionné l'essentiel des systèmes hiérarchiques constituant les pôles de bien et de mal, du positif et du négatif, du ciel et de l'enfer, etc. Les systèmes de séparation et de différentiation, de domination et d'élimination.
      Aujourd'hui, avec un pseudo retour à une certaine "spiritualité", un plus grand antagonisme encore est suscité par ces montées intégristes que l'on voit de part et d'autres de la planète et où chacun cherche à imposer sa juste perception du divin aux autres, pauvres ignorants.
      Pour moi, ces fêtes sont toutes insignifiantes; elles ne font que justifier certains congés payés qui devraient être éliminées et remplacées par des congés payés en faveur des travailleurs du monde entier, ceux et celles qui réalisent le seul miracle réel qui consiste a alléger la souffrance de leurs contemporains.
      F. Heroux.

    • Dimanche (latin:dies dominicus) Jour du seigneur
      Samedi ( latin:sabbati dies ) Jour du sabbat
      Noel, Paques . etc... tous des noms qui viennent de la religion catholique, qu'on le veuille ou non.
      Pourquoi mettre autant d'efforts pour nier cela ?
      On a beau accuser les représentants de l'Église de tous les vices du monde , ça ne changera jamais rien aux faits que Noël = naissance et Pâques =resurrection .Même le plus athée de la planète ne peut nier cela .
      Parce qu'on ne veut pas avoir l'air trop naïf , on fait semblant que la religion nous laisse complètement indifférent . On aime mieux croire aux génies scientifiques qui nous prédisent toutes sortes de choses comme le bug de l'an 2000, la fin du monde prochaine etc etc . Et pourtant aucun jour de la semaine ne porte encore le nom de ces prophètes de malheur . Pourquoi ? C'est vrai qu'aucun d'eux autres n'est encore mort crucifié .
      Il me semble qu'il y a la encore matière à réflexion ....sans être obligé d'en avoir honte .
      C'est peut-être pour ça que les églises sont encore pleines ces journées-là...et on n'est pas obligé de croire tout ce que le gars en avant nous dit ....c'est seulement un humain comme nous après tout .
      André Doyon

    • Pâques
      Est certainement la fête qui te ramène à l'essence même de la vie. Pour résumer : après la mort, il y a encore de la vie! Pour citer l'un de nos grands chansonniers et poètes : « la mort, c'est plein de vie là-dedans!» (Félix Leclerc).

    • C'est la fête liturgique la plus importante, la victoire de la Vie, l'événement sans lequel tout le reste du christianisme n'est qu'une belle histoire. Perdre Pâques, c'est perdre le sens même de notre foi. Voilà pourquoi il faut fêter Pâques, trois jours durant, avec plus de joie que Noël. Laure Fontaine

    • À Lorrber,
      "le fait démontre"... De quel fait parlez-vous?
      M. Boily

    • Contrairement à une grande partie de la population québécoise, Pâques, tout le Triduum, demeure pour moi le moment le plus important de l'année liturgique. Quoi de plus rassurant que la victoire sur la mort, le mal, la peur et se savoir aimé et désiré par Dieu au point où il nous offre la vie éterenelle? J'appréci la vie beaucoup plus, sachant que je suis libre!
      Dominic Lafrenière

    • LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST ET UN TRÈS GRAND JOUR
      Peu importe la date, le fait démontre :
      - que Christ est Dieu.
      - que tous ceux qui mettent leur foi en Jésus ressusciteront aussi un jour.


      lorraine bernier

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