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La loi 101 raciste?

L'obligation d'utiliser le français est une «politique raciste... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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L'obligation d'utiliser le français est une «politique raciste et discriminatoire», selon le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron.

Photo Alain Roberge, La Presse

La Presse

Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, estime que les villes québécoises devraient avoir le droit de s'adresser à leurs citoyens dans la langue de leur choix. Il conteste la loi 101, considérant que l'obligation d'utiliser le français est une «politique raciste et discriminatoire». Qu'en pensez-vous ?
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Gaétan Frigon.

PHOTO FOURNIE PAR GAÉTAN FRIGON

Gaétan Frigon

Président exécutif de Publipage inc, ex-PDG de la SAQ et de Loto-Québec.

DE LA DÉMAGOGIE

La loi 101 a été votée il y a près de 35 ans. Depuis, elle a été contestée par à peu près tout ce qui bouge. Elle est passée par la Cour supérieure, la Cour d'appel et même la Cour suprême. Elle a été amendée lorsqu'il le fallait pour se conformer aux jugements. Qu'aujourd'hui, un maire vienne dire que l'obligation d'utiliser le français est une politique raciste et discriminatoire n'est rien d'autre que de la bouillie pour les chats, surtout lorsque le maire en question se retire dans quelques mois. Pour un exemple de courage, on repassera. La loi 101 prévoit qu'il doit y avoir au moins 50% d'anglophones dans une municipalité pour que cette dernière soit déclarée bilingue. Pourquoi alors, après 35 ans, quelqu'un se réveillerait et voudrait que la loi change parce que «sa» ville n'a que 40% d'anglophones? C'est vraiment de la démagogie, d'autant plus que le gouvernement ne changera pas la loi pour faire plaisir à la ville d'Huntingdon et à son maire en recherche de publicité. En bout de ligne, tous savent que les seuls gagnants de cette saga, si elle se poursuit, seront les avocats. Le maire d'Huntingdon semble aimer ouvrir des boîtes de Pandore, en autant que ce n'est pas lui qui paie les pots cassés.

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Michel Kelly-Gagnon

Archives

Michel Kelly-Gagnon

PDG de l'Institut économique de Montréal, il s'exprime à titre personnel.

VOTER AVEC SES PIEDS

Le maire Gendron ne m'aime pas, et le sentiment est réciproque. Ceci étant dit, en l'espèce, sa suggestion est brillante. Et probablement plus qu'il ne le réalise lui-même. Pour moi, ce n'est pas tant le débat linguistique qui est en cause ici, mais le principe de subsidiarité. J'ai en effet toujours considéré que les villes devraient disposer d'un maximum de liberté pour établir les politiques publiques. Ainsi, si quelqu'un n'aime pas l'équilibre proposé, il peut facilement «voter avec ses pieds» en allant vers une autre ville. Cela est moins coûteux, monétairement et émotionnellement parlant, que de devoir quitter le Québec ou encore le Canada, dans le cas de politiques fixées par le gouvernement fédéral. Cette approche fondée sur le principe de «vivre et laisser vivre» n'empêcherait pas certaines villes de vouloir fixer, au contraire, des politiques linguistiques encore plus contraignantes que celles prévues par la loi 101. Libertariens et ayatollahs de la langue, et tous ceux entre les deux, pourraient y trouver leur compte. En Suisse, certains cantons permettent aux consommateurs de drogue de se shooter à l'héroïne et la prostitution y est légale. D'autres cantons, parfois situés à moins de 20 minutes de voiture des premiers, sont au contraire ultraconservateurs et ne permettent même pas la vente de «magazines pour adultes» sur leur territoire, et encore moins la vente de drogue. Et tout ce beau monde arrive à vivre en harmonie les uns avec les autres, sans se piler sur les pieds.

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec.

UN DÉBAT INOPPORTUN ET MAL ENGAGÉ

La loi 101 vise à établir un équilibre entre deux objectifs: renforcer le caractère français du Québec et respecter les droits de la minorité anglophone et des nations autochtones. Comme tout équilibre, celui de la loi 101 suppose un certain nombre de compromis qui doivent être évalués comme un tout, car ils s'équilibrent les uns les autres. C'est le cas des dispositions qui concernent les municipalités. Entre l'imposition universelle du français à toutes les municipalités, quelle que soit la langue de leurs citoyens, et la liberté complète qui leur serait donnée d'utiliser la langue de leur choix, la loi 101 a tracé une ligne: les municipalités à majorité anglophone peuvent utiliser à la fois le français et l'anglais, les autres uniquement le français; mais dans ce dernier cas, l'usage de l'anglais est permis sur demande. Cet arrangement, même s'il semble assez bien accepté, peut être critiqué. Plusieurs le trouvent trop restrictif, d'autres trop permissif. On peut donc en débattre. Mais il faut le faire correctement. D'abord dans le vocabulaire employé: la loi 101 peut avoir plusieurs défauts mais elle n'est pas raciste, quelle que soit l'acception qu'on peut vouloir donner à ce mot. Ensuite, le débat doit être politique et non judiciaire: le droit de l'Assemblée nationale de régir les institutions municipales a été clairement affirmé récemment par la Cour suprême du Canada et ce serait gaspiller les fonds publics que de reprendre inutilement la contestation.

Claudette Carbonneau

Ex-présidente de la CSN.

ET SI LA DISCRIMINATION ÉTAIT AILLEURS?

Stéphane Gendron déraille en qualifiant la loi 101 de discriminatoire et de raciste. À l'instar du reste du monde le Québec a, en toute légalité et légitimité, légiféré pour faire du français sa seule langue officielle et la langue de communication de l'administration publique. Là où il se démarque, c'est en accordant pas moins mais bien davantage de droits à sa minorité historique: statut de municipalité bilingue là où une majorité le justifie, droit individuel des citoyens d'exiger qu'on communique avec eux en anglais, etc. . Bref, on est loin du «goulag» et du mépris des droits de la personne! S'il est soucieux des droits fondamentaux, le maire de Huntingdon doit revoir sa politique d'embauche. Le «pas d'anglais, pas d'emploi» est discriminatoire et contraire à la loi 101 qui exige une analyse serrée de chaque poste avant d'autoriser comme exigence la connaissance de l'anglais. Il s'agit là d'une des dispositions des plus malmenées de la loi 101. Enfin, le maire baigne dans la contradiction quand il appelle à la désobéissance civile au nom du respect des droits. L'existence d'une société de droits sert justement le respect des droits fondamentaux.

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec. 

UN PEU DE RETENUE

Monsieur le maire, je vous reconnais comme étant un homme de principe, une personne de gros bon sens cherchant à donner les services qui s'imposent aux citoyens de Huntingdon. Je suis conscient que vous gérez une population dont 40 % s'adresse dans la langue de Shakespeare, mais de là à vouloir contester la Charte de la langue française, sous prétexte qu'elle est, selon vous, discriminatoire, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. Je suis certain qu'il existe des accommodements que vous pourriez mettre en place pour éviter une confrontation futile. Par exemple, pourquoi ne pas faire parvenir à tous vos commettants votre documentation en français et demander à ceux qui veulent la recevoir en anglais également de vous en faire part. Je suis d'accord que le bilinguisme procure un avantage marqué à ceux qui le pratiquent. Mais nous sommes au Québec et nous avons décidé que notre langue officielle était celle de Molière. Nous devons, comme citoyens, respecter les lois dont nous nous sommes dotés. Nous avons également le devoir d'éviter la polarisation des extrêmes dans un premier temps et de trouver, dans un deuxième temps, des solutions qui siéront à tous. Monsieur le Maire, pour moi, c'est une question de respect. À vous de jouer maintenant.

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Mélanie Dugré

PHOTO FOURNIE PAR MÉLANIE DUGRÉ

Mélanie Dugré

Avocate.

PROTÉGER NOTRE RICHESSE COLLECTIVE

Il suffit de se promener dans la grande région de Montréal en ouvrant les yeux et en tendant l'oreille pour comprendre que la loi 101 est plus que jamais essentielle. Malheureusement, les ressources destinées à assurer le respect de cette loi sont largement insuffisantes et l'actualité des récents mois a confirmé l'ampleur des transgressions et la sévérité des entorses faites à cette loi dans le monde des affaires et du commerce. Je suis une ardente défenderesse de l'utilité et de la pertinence du bilinguisme, mais certainement pas au détriment de la préservation de nos racines linguistiques. Un citoyen dont la langue maternelle est l'anglais possède le droit de s'exprimer dans sa langue et d'exiger que les institutions et organismes communiquent avec lui en anglais. La loi 101 le confirme et protège ce droit. Évidemment, cela suppose que la ville consigne à ses registres la demande de ce citoyen. Je conçois que cette démarche puisse entraîner des soucis administratifs et logistiques pour les fonctionnaires de la municipalité. Mais l'enjeu est trop fondamental pour qu'on mette en péril la survie du français au nom d'un argument pratique et bureaucratique. En définitive, c'est un bien petit prix à payer afin de protéger notre langue, laquelle constitue une de nos plus grandes richesses collectives.

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Jean-Pierre Aubry

Jean-Pierre Aubry

Économiste et fellow associé au CIRANO.

POUR DE MEILLEURS SERVICES PUBLICS

Tant dans ma ville (Ottawa) que dans ma province (l'Ontario), la langue prédominante est l'anglais.  Par contre, comme francophone, nous avons encore certains droits et certains privilègesm ce qui me permet de recevoir certains services publics en français. J'apprécie énormément quand ma municipalité communique avec moi en français.  Si vous allez sur le site Internet de la ville d'Ottawa vous verrez que plusieurs informations sont données en français aux citoyens d'Ottawa (http://www.ottawa.ca/fr/).  Je peux même lire dans ma langue maternelle de nombreux renseignements sur le plan stratégique et sur le  budget de ma ville. Il en est de même pour les sites des divers ministères du gouvernement de l'Ontario.  Par exemple, je lis les plans budgétaires de l'Ontario en français. J'apprécie beaucoup quand Bell Canada, Hydro-Ottawa et Enbridge  (fournisseur de gaz naturel) communiquent avec moi en français. Par contre, j'ai horreur quand ces grands fournisseurs de  services quasi publics me donnent des renseignements uniquement en anglais, surtout via des appels téléphoniques. Je déplore fortement l'attitude de certains groupuscules de la région de Cornwall qui brandissent ces jours-ci le slogan «un pays une langue» et qui veulent que  les francophones de cette région ne soient pas soignés en français dans leur centre hospitalier. Je pense que les diverses entités du secteur public d'une province, tout en respectant la prédominance d'une langue sur l'entièreté de son territoire, peut et doivent servir le mieux possible les citoyens qui utilisent et paient une partie importante des services qu'elles leur offrent.  Le but premier de ces entités n'est pas d'imposer l'usage de la langue prédominante, mais d'offrir des services qui sont souvent importants pour le bien-être de la population. Je ne suis pas du tout certain que la stratégie suivante est gagnante à long terme  : si voulez être bien servis par votre municipalité, apprenez la langue prédominante.

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    • Félicitations à pbusque pour ses beaux exemples. D'autre part le maire Gendron devrait comprendre que l'assimilation se joue à double sens: Il y a beau avoir une minorité anglophone au Québec, il y a une majorité d'Anglophones au Canada. Je crois que l'on peut plaider la légitime défense.

      Émile Foy-Legault

    • Je pense que Stéphane Gendron a entièrement raison. La loi 101 est raciste, mais elle et raciste contre nous les francophones. Elle nous permet de vivre dans notre petite bulle pendant que les autres progressent. Le français est au Québec moderne ce que la religion était il y a 60 ans et la loi 101 est la catéchisme d'aujourd'hui. Touchons-y à la loi 101, avec une hâche. Ce n'est pas à Québec de nous dire dans quelle langue s'exprimer. La loi 101 devrait s'assurer qu'on communique avec nous en français, mais ne devrait pas imposer le français à l'exclusion des autres langues. Un peuple fier n'a nul besoin de légiférer sa culture lorsqu'il est en majorité écrasante.

      Bravo M. Gendron de dire haut et fort ce que bien des gens pensent à voix basse

      Paul Gendron (aucun lien de parenté)

    • Je sais que je ne suis pas une notoriété mais je me considère comme un libre penseur et, en tant que retraité, je prends le temps de m'informer. Le débat de la langue, de la loi 101, je crois que tout cela est réglé et depuis longtemps. Le maire Gendron aime bien être sous les réflecteurs...cela devait lui manquer alors il a décidé de choquer un peu....

      Ce qui me désole dans le débat sur la langue est cette entêtement à politiser le débat. Le maire Gendron a raté une belle occasion, selon moi, d'élever la discussion à un niveau bien supérieur. Au lieu de tenter de refaire le passé, pourquoi ne pas promouvoir l'enseignement d'une troisième langue obligatoire ainsi qu'une quatrième offerte en option à nos étudiants et ce, dès le primaire? IL est prouvé que les enfants en bas âge ont une grande facilité d'apprentissage des langues et la connaissance de l'espagnol ou du mandarin par exemple pourra leur ouvrir tellement plus de portes sur un marché du travail en constante évolution.

      Merci d'avoir pris le temps de me lire

      Robert Arcand
      Retraité, Québec

    • Je ne m'inquiète pas pour l'application de la loi 101. Elle sera caduque très bientôt à voir comment les gens apprennent la langue à l'école et s'expriment. La valorisation de notre belle langue est reportée aux oubliettes pour laisser place à la langue des textos et à certains humoristes qui valorisent le langage vulgaires et méprisant. Si les droits étaient les mêmes pour tous on n'en serait pas là car aussi tôt qu'une minorité devient visible elle cherche par tous les moyens d'obtenir des privilèges qui briment les autres. Martial Roy

    • Au-delà des questions de commodités, si la culture et la langue vont de pair, pourquoi la contrôle-t-on par une loi?
      Est-ce que la loi 101 serait la charia du peuple québécois?

      Guillaume Langlois

    • À part vouloir se faire remarquer à tout prix, que fait M. Gendron?

      Aline Binette

    • Juste comme ca, lors des olympiques en Chine, de partout ici comme ailleurs, on voyait des chinois porté haut le drapeau partout à Montréal, même si plusieurs sont ici depuis des générations,même si plusieurs n'approuve pas le gouvernement, lors des championnats mondiaux de soccer, ici comme ailleurs, ils sortent le drapeau italien, grec, francais, tchèque, norvégien, toujours bien rangé dans le tiroir, et on parade dans les rues pour montrer la fièretée de nos origines, lors de la formule 1, les parades et le drapeua y flotte hautement pour montrer leur appartenance à l'italie, partager avec la france, ou l'alllemande.

      Mais ici, et je ne comprend pas pourquoi, on a honte de nos origines, on cède sur la lanque au premier venu, on aceppte une dévalorisation de la culture, on met une loi qui devait officialisé le fait francais-québécois mais dont tout et chacun charcute sans protestation.

      Que le maire Gendron en parle et dit des conneries, il n'y a rien à redire, on est dans un pays libre, mais que plusieurs le suivent et renient leur origine, c'est inconcevable et aucun nouveau arrivant ne ferait cela de ses origines, d'ailleurs en arrivant ils veulent tous que leur culture, leur religion, leur langue soit reconnu et respecté.

      Ne pas se respecter c'est vivre à genou, ne pas se faire respecter, c'est lâche.

      Sommes-nous à genou et lâche?

      Maurice Caissy-Cyr

    • Ce qui m'étonne ce ne sont pas les propos de M. Gendron mais l'importance que vous y porter tous, et je m'interroge plus sur les intervenants de ce blogue qui semble avoir besoin autant d' "exposure", que l'insignifiant démagogue de Huntingdon. Quel perte de temps, sortez de chez vous et aller prendre une marche ....

      Pierre Dauphinais

    • Il ne faut pas déconner, monsieur le maire! La loi 101 n'est évidemment pas raciste et vous le savez. Mais avec une population d'au moins 40% d'anglophones et sans doute une façon de faire bilingue depuis fort longtemps, l'Office de la langue française devrait avoir des chevaux de bataille plus importants à traiter! De fait, il semble que la bourgade d'Huntigdon soit vraiment bilingue. Aussi bien donc laissser la "loi locale" suivre son cours. Il ne sert à rien d'être plus catholique que le pape! Passons! Et foutons la paix aux gens de ce petit village!


      Michel Lebel

    • Le mot «racisme» est tellement galvaudé et sur-utilisé qu'il ne veut plus rien dire. Au sens strict, le mot RACISME fait allusion au fait de refuser ou détester profondément les personnes qui sont considérées comme appartenant à une race différente. Mais le mot RACE, en ce qui concerne les humains, est de plus en plus considéré comme inapproprié. Il y a des races, au sens strict, chez les chiens. Mais chez les humains, c'est autre chose.

      Le brave maire, très «m'as-tu-vu» aurait pu, à la limite, parler de XÉNOPOBIE (la haine ou la méfiance vis-à-vis des «étrangers»). Toutefois toute loi, comme la très idoine loi 101, se doit de fixer des règles et des limites si elle veut protéger «la majorité» et défendre la langue de cette majorité.

      Il est certain qu'il y a beaucoup d'anglophones à Huntingdon. Et ces anglophones ont contribué au développement de cette ville et de la région. Mais je me dis que ces braves gens auraient pu, au fil des années, apprendre le français.

      En fait, le maire Gendron est comme beaucoup de «starlettes masculines». Quand ça fait longtemps qu'on ne parle plus de lui, il trouve un moyen pour dévoiler un prétendu scandale. André Drouin (Hérouxville) et le maire Labeaume aiment beaucoup la «starlettisation», eux aussi, comme de nombreuses personnes.

      La loi 101 n'est ni raciste ni xénophobe.

      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

    • Je savais que, pour un souverainiste, pencher à droite était une tare; maintenant, je sais aussi qu'on ne peut pas être de droite et pour la loi 101.

      Merci, bern666, pour votre profonde et ô combien lumineuse analyse!

      M. Granger, un communiste qui s'ignore

    • Cette interprétation de la loi 101 est raciste voir faciste.

      Évidemment, cette loi oblige l'affichage en francais. Oblige aussi que les services au citoyens soient en francais. Le problème dans l'interprétation est dans l'interdiction d'un double, voir d'un triple affichage. Tant que le francais y est, il est contre toute liberté d'expression d'interdire l'affichage des autres langue.

      Aucun maire, aucune municipalité ne peut se soustraire à la loi.
      Aucun règlement, aucune loi ne peut se soustraire à la charte des droits et libertés.

      P.Gagnon

    • Il est dommage de voir un homme de loi aussi démagogue et que le seul souci est de faire parler sa petite personne. Il n'a aucune idée structurée et aucun argument de valeur à faire valoir.

      J'aimerais pas le voir plaider dans un tribunal .. il n'a aucune crédibilité et ce, depuis ses débuts télévisuels . Comme d'autres je partage l'opinion que seul le fait de faire parler de lui l'importe.

      Monsieur PQ, Libéral ADQ et CAQ ....vive la démocratie !! car elle donne le droit de dire toutes les sottises que vous voulez !!

      Sylvain Lussier

    • La loi 101 est encore une invention de nos élus pour brimer la libertée de tous et chacuns.

      À force d'imposer des lois et règles comme celles-ci nous allons nous retrouver sous un régime communisme prochainement....

      Il manque vraiment de droite dans cette province si pleine de richesses! S. Bernier

    • Stéphane Gendron à atteint son objectif provoquer et faire parler de lui. On peut trouver des failles dans tous les systèmes alors qu'il faut mettre des limites quelque part M. Gendron le sait très bien, alors sa sortie est une provocation de plus venant d'un esprit rebel. Guy Bouchard

    • Voici un animateur de télé-poubelle qui veut se constituer un auditoire avant de quitter la mairie d'une Hérouville de 2000 habitants. Quelle est la pertinence d'offrir de la visibilité à un opportuniste qui confond le sens du mot racisme?



      Ne touchons pas à la loi 101 et mettons à l'amende ce type qui compromet les finances de sa bourgade avec ses fanfaronnades. Pierre Montmigny

    • Je suis compètement d'accord avec Stéphane Gendron. Depuis son origine, j'ai toujours ressentis un profond dégoût pour cette Loi digne de l'époque faciste. Même si cette Loi date de 35 ans, ca fait 35 ans qu'elle conforte la majorité francophone dans la médiocrité et la lâcheté. Au lieu de simplement s'affirmer personnellement, ce petit peuple poltron se cache derrière la loi 101 pour interdire aux autres le choix de la langue qu'ils souhaitent apprendre et bien maîtriser et surtout refuse tout remise en question. Le cas du CHUM en est un excellent exemple. Le gouvernement voulait obtenir la meilleure soumission possible pour la construction du CHUM mais pour le malheur de ce petit peuple, c'est un consortium international qui a remporté la palme. Et maintenant, les entrepreneurs québécois qui ont été élevé dans le confort de la Loi 101 se trouvent baisés. A qui la faute ? Évidemment on accuse le consortium de ne pas respecter la Loi 101 plutôt que de blâmer les nationalistes québécois et les péquistes de les avoir maintenus dans la médiocrité. Quand SNC-Lavalin décroche un contrat à Dubai, je ne crois pas qu'il supervise les travaux dans la langue arabe mais bien en anglais. Mais comme plusieurs de nos entrepreneurs ne peuvent parler la langue de Shakespeare ils sont condamnés à limiter leurs perspectives. M. Laflamme

    • Je suis d'accord avec le Maire de huntingdon, nous chialons contre le protectionnisme américain (but act) mais au Québec nous faisons du protectionnisme linguistique, je travaille en anglais à 80 % de mon emploi et dans le cadre de la mondialisation l'anglais est la langue des affaires point final et je n'ai aucun problème à me faire servire en anglais ou en français. Si les québécois veulent s'ouvrire au monde ils devront s'ouvrire au différente langue et arrêter de s'exclure. C. Dufour

    • Loi 101 : Raciste, discriminatore et parfaitement tribal.



      Je suis un francophone de souche et j'ai HONTE de cette loi rétrograde qui pile impunément sur la liberté des citoyens. Y. Jean

    • C'est amené par un cloune notoire de la démagogie québécoise, mais ça donne au moins l'occasion de se rappeller les objectifs de la loi 101, une loi encore trop souvent mécomprise. Sébastien Lévesque

    • Monsieur Ricard, merci pour votre éclairage! Au Québec, on se sent coupable de tout, parfois de vouloir respirer en français... Il y a des gestes qui sont de l'affirmation de soi et non de la répression des autres, et quant à moi, la Loi 101 est de ceux-là.
      Brigitte Veilleux

    • M.Gendron sait très bien que plusieurs de ses «électeurs» étant nés au Québec ne parlent pas un traître mot de français et je ne parle pas de cas d'exception !
      J'invite quiconque à visiter la ville d'Huntingdon un dimanche midi et vous constaterez une condescendance qui frise parfois le mépris si vous vous adressez en français à des anglophones !
      Ayant habité cette région dans le passé, j'y retourne à l'occasion ; il n'y a pas grand-chose qui a changé dans l'attitude des anglos !
      Le Maire Gendron connaît très bien cette «mauvaise foi» régionale, alors quand il parle de racisme, il me vient à l'esprit cette phrase : «l'hypocrite est celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n'a aucun respect en retire l'avantage d'avoir l'air d'être ce qu'il méprise.»
      Robert Alarie
      P.S. Mes commentaires valent aussi pour certaines personnes sur ce blogue !

    • @ Guillaume Langlois, étudiant de 2ième cycle.



      Monsieur. il est incroyable de lire que, selon vous, la langue et la culture doivent être dissociées. Or la langue n'est pas seulement un moyen de communication; elle est, avant tout, le coeur de toute culture

      Jean Archambault

    • Stéphane Gendron : un type prêt à dire les pires sottises afin qu'on parle de lui ! Et ce n'est pas la première fois que cela arrive !

      B. Gervais

    • En général, la loi 101 n'est peut-être pas discriminatoire ou raciste d'un point de vue d'expert juridique, mais elle est certainement une grosse plaie pour la communauté anglophone et immigrante. Ma langue première est le français, mais j'observe très bien ce fait dans mon entourage. Je suis entièrement d'accord que les services puissent être offerts facilement aux francophones en français, mais c'est exactement là que la loi 101 devrait s'arrêter. Le reste est une question de culture et la loi ne devrait pas s'en mêler. Imposer aux municipalités d'être unilingue dans leurs communications avec leurs citoyens est une mesure tyrannique, raciste et indigne d'une société civilisée.
      Depuis des dizaines de milliers d'années la culture est en constante évolution. Pourquoi devrions nous poser des lois pour la conserver. Je n'aime pas mélanger culture et langue, mais c'est bien pourtant sous cette association que tout bon Québécois défend sa langue.
      Est-ce que la langue française va nous garder en meilleure santé ou garantir que les Québécois seront des humains plus heureux à très long terme qu'avec l'anglais, l'espéranto ou même le mandarin? Je ne parle pas de demain ou dans 10 ans, mais dans ... 500 ans? Est-ce que toutes ces restrictions en valent vraiment la peine? On protège cette langue comme si c'était une espèce animale menacée d'extinction.
      Si la langue française est si formidable et si essentielle, elle survivra d'elle même.
      Guillaume Langlois
      Étudiant 2e cycle, Université de Sherbrooke

    • Le maire Gendron, peut-il voir au-delà de sa petite municipalité et comprendre que traiter la loi 101 de loi raciste ouvre la porte à toutes les dérives ? Sait-il déjà représenter la question de la protection de la langue française en Amérique comme le combat entre David contre Goliath, surtout dans le contexte de la mondialisation et des nouvelles technologies ? Soulignons que la population de Huntingdon est composée seulement de 33 % de citoyens de langue maternelle anglaise et que les autres citoyens qui parlent en anglais à la maison sont des immigrants de première, deuxième et troisième générations, devenus des anglophones d'adoption, parce que les organismes québécois publics et para-publics ont communiqué, depuis toujours, béatement en anglais avec eux. Fait unique dans le monde, au Québec, la minorité anglaise continue à intégrer la majorité des immigrants souvent francophones et francophiles parce que, la langue de travail, dans les PME québécois et les grandes entreprises, est d'abord l'anglais (cf. à la construction du (CHUM). Si nous suivons la logique du maire Gendron, Montréal devrait être déclaré ville bilingue. J'appelle cela du suicide collectif assisté.
      Jean Archambault, Montréal

    • Bien dit Monsieur Ricard. Je m'oppose souvent aux constats de certains nationalistes, mais concernant la Loi 101, je suis tout-à-fait d'accord. Le maire Gendron fait de la petite politique. Jacques Saint-Cyr

    • Un citoyen de la ville du maire Gendron sera servi en anglais s'il en fait la demande. Il recevra du courrier en anglais, des factures en anglais itou. C'est dans ses communications destinées au grand public (envoi postal massif, par exemple) que certaines villes doivent respecter leur caractère majoritairement francophone. M. Gendon exagère un peu les choses, je crois. Et certains commentateurs gagneraient mieux s'informer.



      Concernant M. Michel Kelly-Gagnon, pourquoi sa vision est-elle bonne pour les villes mais pas pour les provinces? Le Québec a voté une loi, la loi 101. Si un individu n'est pas content, pourquoi ne va-t-il pas ailleurs simplement? Claude Robert

    • Comme les republicains font un debat sur la contraception sans femmes, vous en faith un sur la langue sans le point de vue d'un seul Anglo... Claude Dunn

    • Le maire Gendron qui doit-on dire a souvent un le don de donner des coups de pied dans les nids de guêpes touche deux points importants: l'aspect historique et le respect de ses consitoyens.



      Il y a plus de cent (100) ans, les représentants du Québec étaient déjà au Royaume-uni, et spécialement en Écosse, pour attirer des immigrants à venir s'installer au Québec. Ceux-ci ont peuplés. à un moment crucial, plusieurs coins de la province.



      Aujourd'hui, parmis les plus beaux villages et petites villes du Québec, par exemple en Estrie, on retrouve ceux fondés par ces communautés. Bien que de souche Anglophone, les descendants de ces pionniers sont autant Québécois que n'importe qui et je dis Bravo au maire Gendron, de vouloir les traiter avec courtoisie et Honte à ceux qui veulent en faire un débat politique.

      Daniel Gulliver

    • Stéphane Genrdon "une personne de gros bon sens cherchant à donner les services qui s'imposent aux citoyens de Huntingdon" ? Pour le gos bon sens je rappelle que l'individu a utilisé à la télé un document juridique pour s'essuyer vous savez quoi. Des services qui s'imposent ? Tout traduire en anglais est un service qui s'impose au Québec ? Les ville de Calgary. Winnipeg, Toronto traduisent tout en français ? Ridicule. Stéphane Gendron a l'âge mental de 14 ans. Il adore provoquer, il adore faire la manchette. Je ne crois pas qu'il deviendra adulte un jour.
      Albert Champagne

    • Une loi impose une limite. Elle sera toujours arbitraire. Il est interdit de tuer, mais en condition de guerre l'acte devient permis. Se battre sur une patinoire de hockey; c'est permis. Mais sur la rue c'est un crime. Le mérite de la provocation du Maire Gendron permet au moins d'ouvrir le débat sur l'utilisation de la langue dans nos municipalités. Les municipalités relèvent du gouvernement du Québec. Elles sont soumises au cadre juridique de l'État dont le français est la langue officielle.



      Pour être bilingue une ville au Québec la loi prévoit que la population de langue maternelle anglaise - et non des immigrants qui ont fait le choix de parler l'anglais à la maison - soit de 50 % et plus pour offrir le service bilingue. Cela n'empêche pas que la ville communique en anglais avec ses résidents à la demande.



      Dans la ville de St-Lambert, Mont-Royal, Rosemère sont tous des villes qui ont le statut de ville bilingue, mais comme les populations bougent. Les trois dernières villes ne répondre plus à la norme du 50% et garde toute de même le statut de ville bilingue. La discrimination est positif ici parce qu'elle se fait à l'avantage de l'anglais ? La loi sur les villes de prévoit pas un retrait automatique de son statue bilingue quand la ville ne répond plus à se critère. Le choix est à la discrétion du gouvernement.
      Marc-André Lamontagne

    • Je suis d accord avec M.F.Heroux ce bouffon est soumis a la loi comme tout le monde ,suivant...A. Legault

    • Dur a suivre le maire Gendron,... en ce qui me conserne il mérite un bon de pied au derriere,pour qu il traverse en Ontario. Il apprenderait mieux ainsi pourquoi il y a une lois qui protege le francais au Québec. Simon Sévigny

    • Suisse : Jura, Neuchâtel, Vaud, Genève. Ces quatre cantons francophones, dans une Suisse majoritairement germanophone, n'offrent aucun service en allemand à leurs citoyens. Tout s'y fait en français. Kes accuse-t-on de racisme?

      Californie. L'article 3 de la Constitution californienne de 1989 a consacré l'anglais comme seule langue officielle de l'État de la Californie. Pourtant la Californie a une forte proportion d'hispanophones. La Californie est-elle raciste? Nouveau-Mexique : Les 14,5% d'hispanophones nés dans cet État n'ont pratiquement aucun droit, aucun réseau d'éducation, aucun accès à la justice ou à la santé dans leur langue. Par contre, les 5,6% d'anglophones dans la même situation au Québec ont accès à tout ceci et même davantage.

      Slovaquie : La minorité hongroise formant 11% de la population n'a pas accès à des services universitaires dans sa langue. Quel racisme !

      Lettonie : On force la minorité russe à apprendre le letton dans les écoles et à suivre près de 60% de leurs cours en letton. Hitler, sors de ce corps !

      France : La loi Toubon oblige l'affiche en français. Racisme !

      Belgique : Les citoyens de langue maternelle française n'ont aucun service en français dans toute la partie flamande du pays. Accuse-t-on les Slovaques de racisme?


      françois ricard

    • Je suis personnellement D'ACCORD avec lui. La loi 101 est discriminatoire envers les Francophone.

      Combien de fois avons-nous vu des concours avec la mention ?Ouverts aux gens des États-Unis et du Canada, excluant le Québec? à cause de Loto-Québec (redevance sur le prix) ET de la loi 101 qui demande des traductions supplémentaires des documents sur un sites basé à l'international?

      Ou bien la vente de produit de collections aux Québécois à cause de la loi 101? ?Désolé, ce produit ne peut être vendu au Québec car il n'existe pas de version bilingue?. La version Deluxe est bilingue, mais la version de Collection est unilingue. Et cela va de soit. Qui veut acheter un produit de collection, coutant 1.5 à 3 fois le prix et doublé par une bande de français minable, tel que la troupe de ?Dubbing Brothers??

      Oui, il faut promouvoir la lange française. Mais de là à enchainer la population à digérer des produits doublés et des traductions de mauvais qualité, causer la prohibition de produits anglophones, là je décroche. Surtout quand on nous force à ?consommer? du Dubbing Brothers, du ?Les Trois Accords? ou autre produits de piètres qualités payés à même nos impôts.

      Vous voulez encourager le Français? Force à nous faire avaler des produits pré-digéré et infâme est loin d'être la solution. Occupez-vous donc de ça plutôt que de vous acharner sur des documents BILINGUES!

      P. Busque

    • Je n'arrive pas à croire ce que je lis de monsieur Jean-Pierre Aubry...

      "Par contre, comme francophone, nous avons encore certains droits et certains privilègesm ce qui me permet de recevoir certains services publics en français."

      "Certains" droits? "Certains" privilèges? "Certains" services publics en français?

      Et vous en êtes tout fier monsieur? Dans un pays soi-disant bilingue? On vous envoie quelques petites fleurs en passant et vous en êtes éperdu de reconnaissance?

      Dans la langue des colonisés et de leurs maîtres: Shame on you!

      Dominique Lavoie

    • Même si monsieur le maire Gendron a un égo sur dimentionné, il n'en est pas moins soumis à la loi et il doit la respecter.

      F. Heroux

    • Ce maire voulait faire parler de lui. C'est réussi. La Loi 101 n'est évidemment pas raciste. On peut la qualifier de bien des adjectifs, mais pas celui-là! J'imagine que c'est un zigoto qui s'est plaint d'une vieille pratique linguistique dans le village de Huntingdon qui est à l'origine de tout ce boucan. Enfin on devrait assez facilement trouver une solution pratique à ce problème. Un peu de bonne volonté et de calme aiderait! Un petit effort de part et d'autre!


      Michel Lebel

    • Les commentaires ci-haut ont été faits par des gens bien polis et bien courtois, mais le fond de la prise de position de M. Gendron sur la loi 101 est motivé par des déceptions allant bien au-delà la question linguistique.
      Il est de notoriété publique que M. Gendron voulait passer de la politique municipale à la politique provinciale et même fédérale (BQ). Tous les partis l'ont refusé. Tous!
      Alors, ne cherchez pas plus loin: en déclarant pompeusement que la loi 101 est raciste, ce chauffard avoué vient tout simplement de faire son baroud d'honneur.

      François Thivierge

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