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Profilage racial par les policiers?

Les policiers s'adonnent-ils au profilage racial? ... (PHOTO: ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les policiers s'adonnent-ils au profilage racial?

PHOTO: ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse

D'après vous, les policiers s'adonnent-ils au profilage racial? Si c'est le cas, comment expliquez-vous ce phénomène? Avez-vous été témoin de profilage racial? 
LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS. MAXIMUM DE 150 MOTS.

Francine Laplante

Femme d'affaires.

MON FILS EN A ÉTÉ VICTIME

Il est difficile de croire que le profilage racial n'est pas érigé en système à Laval! J'ai déjà raconté en lettre ouverte, en juillet 2011, comment mes deux fils, un blanc et un noir, tous deux jeunes conducteurs au volant d'un véhicule luxueux, ont été traités différemment par les policiers de Laval. En 2 mois, mon fils à la peau noire a été intercepté 9 fois pour des vérifications de routine, alors que mon fils à la peau blanche n'a jamais eu affaire à la police. Pourtant, les deux conduisent le même genre de voiture, dans les mêmes secteurs, avec prudence et maturité.  À la suite à la parution de cette lettre dans La Presse, j'ai reçu un appel du directeur de la police de Laval pour m'exprimer sa profonde désolation et m'offrir sa plus grande collaboration... Depuis ce temps, mon fils n'a plus été arrêté... Est-ce le hasard ou un message passé à l'interne mettant une lumière rouge sur les plaques d'immatriculations de nos véhicules? Je vous laisse faire vos propres déductions...

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Raymond Gravel

Raymond Gravel

Prêtre et animateur spirituel des policiers de Laval.

PLUS OUVERTS AUX IMMIGRANTS

Depuis plus de 15 ans, je suis animateur spirituel des policiers de Laval. Je les rencontre régulièrement sur leurs lieux de travail, dans les assemblées syndicales, dans les célébrations de mariage, de funérailles ou de baptême dans leur famille, et jamais je n'ai rencontré un policier ou une policière qui aurait fait preuve de racisme ou de discrimination à l'endroit d'un membre d'une communauté ethnique. Au contraire, en discutant avec eux, je me suis rendu compte qu'ils sont beaucoup plus ouverts aux immigrants que la majorité de la population du Québec. Alors pourquoi y a-t-il de ces drames qui surviennent comme dans l'affaire Mohammadi, ce sans-abri tué par des agents de la police de Montréal, au métro Bonaventure, la semaine dernière? Je pense qu'on oublie facilement que le travail d'un policier est d'intervenir dans des situations difficiles, souvent extrêmes, où des personnes en crise perdent complètement leur repaire et deviennent dangereuses. non seulement pour les gens qui les entourent, mais aussi pour les policiers eux-mêmes. Les agents de police ont beau avoir reçu une formation adéquate pour ce genre d'intervention, il n'en demeure pas moins qu'il y a toujours des situations imprévisibles où ils ont une fraction de seconde pour décider du mode d'intervention à utiliser. Et comme ce sont des êtres humains, il arrive souvent que la mort est au rendez-vous. Mais pourquoi ces événements dramatiques concernent davantage des hommes issus d'autres communautés culturelles?  C'est une question de pauvreté matérielle et sociale qui touche davantage les immigrants venus s'établir ici. Qu'on le veuille ou non, le Québec est une terre d'accueil pour les étrangers; cependant, on ne favorise vraiment pas leur intégration et leur développement, de telle sorte qu'il s'en trouve beaucoup, laissés à eux-mêmes, incapables de subvenir à leurs besoins de base...et c'est malheureusement les policiers qui doivent intervenir. Les policiers ne font pas de profilage raciale; ils écopent tout simplement des lacunes de notre société dite d'accueil.

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Jana Havrankova

Jana Havrankova

Endocrinologue.

LES FACTEURS DE RISQUE

Le profilage racial est évidemment à proscrire. Mais avant de condamner les policiers qui interpellent plus de Noirs que de Blancs, laissez-moi utiliser une analogie avec la pratique médicale. Si le médecin procède au dépistage du diabète chez une personne obèse et sédentaire avec une histoire familiale de diabète, il se fie aux facteurs de risque. Cela est certainement justifié: le risque de diabète est plus élevé chez cette personne que chez un individu actif, mince, sans histoire familiale de diabète. Il semblerait que la délinquance et la criminalité soient plus élevées chez les Noirs que chez les Blancs, bien qu'il soit très difficile d'obtenir les données à ce sujet. Si cela est vrai, on pourrait conclure que les policiers interpellent les personnes en se fiant aux facteurs de risque. Malheureusement, on peut assister à la création d'un cercle vicieux: les Noirs étant plus stigmatisés deviennent plus rebelles. Bien entendu, il convient d'agir en amont : mettre en oeuvre une prévention efficace de la délinquance et de la criminalité, particulièrement chez les populations à risque. Avant de me tomber dessus, souvenez-vous qu'il s'agit ici d'un débat!

Léo Bureau-Blouin

Président de la Fédération étudiante collégiale du Québec. 

LE FRUIT DE PRÉJUGÉS

«Non seulement les Noirs sont-ils plus surveillés et interpellés que les Blancs, mais ils le sont pour des motifs plus banals.» Cet extrait ne provient pas d'un livre d'histoire des années 1950, mais plutôt d'un rapport effectué en 2011 par la Commission des droits de la personne sur le profilage racial au Québec. Toujours sur le même sujet, une étude de Léonel Bernard et Christopher Mcall révèle que sur l'île de Montréal, les Noirs ont 2,5 fois plus de chance de se faire arrêter que les Blancs et 4,2 fois plus de chance de se faire interpeller. Pire encore, le Haut commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU a ouvert une enquête sur le profilage racial à Montréal-Nord en octobre 2009. Donc, y a-t-il du profilage racial à Montréal? Oui. Le profilage existe et est le fruit de préjugés à l'égard de certains groupes ethniques. Une fois ce triste constat effectué, il faut sortir du déni et mieux outiller les corps policiers pour que ceux-ci assurent la sécurité sans pour autant agir de manière discriminatoire. L'inclusion d'un plus grand nombre de policiers issus de communautés culturelles serait un pas dans la bonne direction. Il s'agit d'une problématique certes complexe, mais une société se voulant libre et démocratique doit y remédier.

Caroline Moreno

Écrivain et comédienne.

VICTIMES DES STATISTIQUES?

Une étude de Statistique Canada indique que la criminalité est davantage présente à Montréal dans les populations défavorisées économiquement et moins scolarisées, dont celles des nouveaux immigrants. Des chercheurs ont établi que les jeunes impliqués dans les gangs de rue sont souvent issus des communautés culturelles les plus récemment installées au Québec. Dès lors, on peut se demander si les policiers font preuve de discrimination raciale ou s'ils sont victimes des statistiques. Quoi qu'il en soit, la prévention passe par l'éducation, ce qui vaut pour tout le monde.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

DES STÉRÉOTYPES À ÉLIMINER

Le profilage racial existe bel et bien à Montréal. Le SPVM, qui se targue de compter plusieurs ethnies dans ses rangs, devrait former ses policiers blancs et leur faire comprendre qu'une personne de race noire au volant d'une Mercedes ou une BMW n'est pas forcément un criminel. Il serait intéressant de connaître les statistiques en matière de vérifications au hasard effectuées par les policiers du SPVM vis-à-vis la communauté noire et de comparer les chiffres face aux mêmes interceptions sur des males caucasiens. Je suis à peu près certain que les résultats seraient inquiétants. Le policiers ne sont-ils pas le reflet de notre société? Combien de fois entendons-nous encore des propos racistes envers les Noirs dans notre quotidien? Souvent, des patients me disent je n'aime pas telle ou telle personne. Je leur demande pourquoi. Leur réponse: je ne l'aime pas parce que elle est noire. Réponse courante surtout de la part d'une clientèle plus âgée pour qui les stéréotypes sont bien ancrés depuis toujours. Étant d'origine italienne, je peux comprendre ce que vivent certains immigrants québécois. Plus jeune je me faisais souvent dire de retourner dans mon pays. Je ne comprenais plus rien car mon pays c'est le Canada. Je suis né au Québec. On m'interpellait aussi en disant que j'étais un spaghetti ou encore que tous les Italiens fouillaient dans les poubelles. Pire encore, mon père qui travaillait dur six jours semaine était, selon les autres jeunes un voleur de job. Le jeunes qui me traitaient de cette façon se voyaient inculqués ses stéréotypes portant sur les italiens par leurs parents qui eux manquaient visiblement de connaissances et par dessus tout de compassion envers les immigrants italiens qui ont contribué à façonner le Québec d'aujourd'hui. Je suis encore à ce jour victime à l'occasion de propos racistes concernant mes origines. Le racisme à notre égard s'estompe avec le temps. Malheureusement, pour les Haïtiens en particulier, il leur faudra attendre quelques années encore avant que des Québécois de souche, incluant les policiers, comprennent qu'ils ne sont pas tous des membres de gang de rue ou des malfrats. Notre société, via le système scolaire, devrait contribuer à mieux éduquer, dès le plus jeune âge, nos enfants afin d'éliminer les stéréotypes entretenus envers les immigrants qui, pour la plupart, sont à la recherche d'une vie meilleure tout en contribuant à l'épanouissement de la collectivité québécoise.

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Mélanie Dugré

Mélanie Dugré

Avocate.

CONSTERNANTE COÏNCIDENCE

La troublante histoire de M. Cléophat, trouvant écho dans de nombreux autres témoignages et dans le sévère rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, nous permet de mettre en doute la légitimité de certaines interventions des policiers et de soupçonner ces derniers d'agir sur la foi de perceptions et de préjugés. Dans une société libre et démocratique comme la nôtre où les droits fondamentaux des individus occupent une place prépondérante, l'apparence de justice est en soi plus déterminante que la justice elle-même quant à la confiance qu'accorderont les citoyens aux institutions et à l'autorité. En ce moment, les apparences jouent contre les forces de l'ordre et ce, même si les policiers et policières qui en sont membres sont compétents et qualifiés. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions et à défaut de revoir ses méthodes et procédures, la police pourrait mettre son intégrité en péril. Faute avouée à demi pardonnée, dit-on. Le Service de police de la ville de Montréal a admis que le profilage racial existe dans ses rangs et se dit prêt à s'attaquer au problème. Espérons maintenant que ce ne sera pas qu'un voeu pieux.

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Denis Boucher

Denis Boucher

Associé au sein d'un cabinet de relations publiques.

IL NE FAUT PAS GÉNÉRALISER

Les policiers sont des membres de notre société. Ils ne vivent pas en marge et, en ce sens, sont sujets aux mêmes tares que le reste de la collectivité. Ainsi, il se trouve certainement au sein des corps policiers des racistes, des sexistes, des idéalistes, des répressifs, etc. Le rôle des dirigeants des corps policiers est de s'assurer que ceux qui sont chargés de faire respecter la loi, le font de manière équitable, impartiale et juste. Règle générale, le travail des policiers répond à ces critères. Malheureusement, il arrive quelques fois des bavures, des erreurs volontaires ou involontaires. Évidemment, la grande différence est que les policiers sont armés et lorsqu'il y erreur, elle a souvent de graves conséquences. Le profilage racial est certainement une pratique de certains policiers mais pas nécessairement de l'ensemble des policiers. Tout comme certains policiers donnent davantage de contraventions salées aux conducteurs de voitures de luxe et moins aux jolies femmes (aux beaux garçons dans le cas des policières). Ne devant jamais abandonner notre idéal de justice, nous devons nécessairement voir à ce que les éléments et comportements indésirables au sein des forces policières soient identifiés, condamnés et corrigés. De là à généraliser et accuser l'ensemble des membres des forces policières, il y a un pas à faire qu'il ne faut pas franchir.

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Commentaires (9)
    • @donaldpierre

      Un million de Noirs au Québec!!! Etes-vous malade? Y'a pas ca dans tout le Canada!

      Y'a par contre plus d'un million d'immigrants au Québec. Mais la majorité sont blancs.

      jean lapointe

    • Bah!

      Moi je suis noir et ben oui j'ai vécu ça.



      Mais qui faut-il blâmer pour le profilage racial?

      La police ou les médias?

      Les policiers sont juste des individus avec leurs bagages qui eux aussi écoutent les nouvelles.



      Lorsque les faits divers "noirs" sont surmédiatiés.

      Lorsqu'on étiquette "gang de rues" de façon toute azimut.

      Le profilage racial ne pourra qu'exister.



      Il y a près d'un million de noirs au Québec (750 000 au recensement 2006)
      Donald Pierre
      Pourquoi qu'on parle seulement des criminels?

      Je crois que si les médias parlaient un peu plus "des autres histoires", je serai moins victime de profilage racial.

    • Vous avez raison sur le profilage racial.

      J'ai moi même été moi été victime de profilage racial de la part des policiers de Montréal .

      Du moins dans un sens et c'est a la conclusion a laquelle j'en viens.
      .
      Voici mon cas et tout est rigoureusement exact.

      J'ai recu une contravention pour avoir traversé en diagonale a pied la la rue Pie 1X pres Ontario.

      Le policier est venu me chercher dans l'entrée du magazin Renaissance et m'as demander de le suivre a l'extérieur pour le motif que je n'avais pas traversé la rue a l'intersection ou était le feu de circulation .

      J'étais en infraction et j'ai eu une contravention qui m'as couté 40 dollards avec les frais .Je l'ai garder dans mes dossiers estampillé payé.

      Je n'ai pas chercher querelle aux policiers en hurlant et en criant et j'étais dans mon tord et la loi doit s'appliquer que l'on soit blanc ou noir n'est ce pas ? quoique je n'en suis plus certain.....

      Trois jours plus tard un policier en auto as vu un homme qui traversais en diagonale la rue Park Avenue exactement comme je l'avais fait sur Pie 1X.

      Le policier as actionner ses girophares et donner un petit coup de sirène pour avertir le piéton qui traversais .

      Le brunante tombais et mais il faisait encore clair et je prenais un café assis sur la terrasse extérieur du second cup en observant la scène a 20 pieds de moi.

      La voiture de police s'est tassé sur le bord du trottoir pour interpellé l'homme .

      L'homme as enlevé son capuchon et c'était un noir .

      Quand le policier assis coté passager as baisser sa fenestre pour lui parler celui ci as enlevé son capuchon et les policiers se sont rendu compte comme moi que c'était un noir .

      Il as commencer tout de suite as se lever les baguettes en l'air et as commencer a crier et a hurler comme c'est pas possible .

      Le policier as relever sa fenestre et la voiture de police est reparti dans les 15 secondes sans que le piéton s'en soit même approché et normalement il aurait du recevoir une contravention .

      J'en conclut que si j'avais été noir comme lui que je n'aurais pas eu cette contravention.

      @monsieur Bottari

      Quand a monsieur Jean Bottari,je lui ferais remarquer que les Québécois ont été et sont encore victime de racisme au Canada encore plus que les Italiens.
      Même qu'il y aurait trop de francophonne a Ottawa selon Angelo Persichi.

      C'est du moins ce qu'a soutenu le nouveau directeur des communications du premier ministre Stephen Harper,Angelo Persichi.

      Si cela n'est pas du profilage ethnique et du racisme a l'endroit des francophonnes je me demande bien ce que c'est .

      Je vous ferez aussi remarquez et cela vous ne pourrez jamais le nier que les Haitiens ont été accueillis a Montréal en grand nombre comme réfugié a l'époque du Duvaliérisme parce que votre Canada n'en voulais pas car ils parlaient notre langue et qu'ils étaient noirs.

      Ensuite les Québécois francophonnes ont été les premiers a élire un député Haitien du nom de Jean Alfred en 1976 ..mettez cela dans votre pipe avant de nous accuser de racisme .

      Et personne n'as eu besoin de nous enseigner cela dans les écoles .

      Je vous donne raison sur le fait que les enfants dans les écoles se lancaient des insultes racistes mais cela des deux cotés.

      A la même époque des milliers de Québécois étaient aussi victime de racisme de la part de ceux qui refusaient de les servir dans leur langue dans les commerces et cela dans leur propre pays .Je peux vous en citer toute une liste de ces commerces qui vont de Murrays a Eaton

      Victime de racsime aussi dans leur millieu de travail ou tout se passait en Anglais .

      Alors si vous voulez remonter loin en arriere pour justifier vos accusations de racisme on peut y aller

      Du sorry i d'ont speak french on en as eu en masse .

      Y.Stevens

    • Si profilage racial il y a, cela est sans doute dû aux statistiques établies... Les personnes qui travaillent en CPE pourraient vous confirmer que les jeunes enfants, âgés de deux à quatre ans, ont des tendances à mordre et à pincer... Les policiers doivent composer avec les appels et les plaintes: pourquoi les accuser de profilage racial si les statistiques apportent les preuves reliant les délits et certaines communautés...
      On veut des policiers avec des salières et des poivrières pour notre sécurité? Et les gangs de rues et les criminels, on les laisse tranquilles? Déja que notre système judiciaire de république de banane accorde tous les droits inimaginables à cette racaille, on devrait punir les policiers maintenant??? Le comble de la farce: les criminels passent au travers des mailles du système, alors punissons les policiers...
      La décadence ou le déclin d'un empire...

      F Vézina

    • Tout d'abord j'aimerais felicite le travail de nos policiers qui font, selon moi, un excellent travail et sont souvent malheureusement victime du "damn if you do, damn if you don't" lorsqu'il s'agit d'agir. J'aimerais bien vous dire "mettez vous a leurs place", mais il y a de tres bons commentaires ci haut.



      Tout d'abord Mmes Havrankova et Moreno apportent un bon point. Je suis par ailleurs convaincus que des jeunes blancs de 20~25 se promenant sur "la main" entre minuit et 3 heures du matin dans une voiture de luxe avec vitres teintees ont plus de chance de se faire arreter qu'une personne agee, et ca pour des raisons de statistiques.



      Les statistiques sont generales, donc cela affecte les individus qui font parti du groupe qui est malheureusement "a risque". Pour ces memes raisons, je ne serais pas surpris d'apprendre que les personnes d'origine arabe se font controler de facon plus rigoureuse que, par exemple, une personne agee de race blanche. Je ne dis pas qu'ils ont raison de le faire, mais encore une fois c'est lie au facteur de risques, meme si a 99.99% des gens des deux groupes sont identique cote risque.



      J'aimerais connaitre la statistique pour "la campagne". Pas sur qu'il y ait une difference a Granby ou Thetford Mines entre blancs et noirs, mais surement un peu plus a Laval et/ou La Main.
      david cormier

    • Il ne faut pas généraliser, c'est seulement une minorité. Il ne faut pas généraliser c'est seulement une minorité d'anglophone qui fait de l'urticaire a propos des francophones. Il ne faut pas généralisé c'est seulement une minorité d'américains qui ont des brulements d'estomac en pensant aux musulmans!! Le dénis de la réalité est le lot des inconscients. La réalité c'est que la police est raciste en général. C'est dans leur culture, les policiers ne sont pas les plus évolués intellectuellement de nos sociétés, ça prend des règles et des lois pour défaire leur mentalité, ils n'évoluent pas d'eux même, ils suivent les règles de leur culture enfermée dans des convictions reçus ou issus de leur cocons fraternel. Seul les dirigeants plus évolués pourront redresser ces défectuosités de comportement.

      J'ai confiance que la nouvelle génération de haut gradés des corps policier pourront inculquer un jugement plus équilibré a leur subalternes.

      Robert Brodeur

    • Bientôt, les policiers seront menacés de congédiement à chaque fois qu'ils voudront procéder au contrôler d'une personne noire.

      C'est la sécurité des citoyens qui sera alors en danger.

      Si vous êtes victimes d'un crime, espérez que votre agresseur soit un blanc: Ce sera plus facile de demander aux policiers de l'arrêter. Si votre agresseur a la peau foncé, le policier qui va l'arrêter va se retrouver dans la liste des policiers racistes.

      Ces histoires de profilage, au Québec,au Canada, aux États-Unis, et partout en Europe, concernent toujours les populations noires et/ou musulmanes. Jamais les asiatiques ne semblent victimes de profilage par les policiers.

      Il faudrait savoir pourquoi les Asiatiques ne sont pas victimes de ces profilages. Ils ont surement un truc.

      Maxime Lamontagne

    • Je suis infirmier et je travail avec beaucoup de personne de couleur. De plus je suis en couple avec une femme de couleur . J'ai entendu à de nombreuse reprises des histoires concernant des arrestations et des contrôles qui laissent croire que le profilage racial existe bien. Que ce soit des histoire sans précédent ou avec précédent, le profilage racial existe. Les préjugés sont encrées dans le plus profond de chacun de nous et les policiers ne font pas exception à la règle. Il est important de se poser les bonnes questions et de se remettre en question.



      Petit mot sur la Mme Jana Havrankova qui est endocrinologue et qui glisse un mot sur les facteurs de risque. Elle fait un lien qui est ma foi très boiteux et dangereux en comparant les facteurs de risque du diabète et les jeunes hommes noires. Selon moi elle fait une énorme erreur, elle n'est pas criminologue au dernière nouvelle. Elle affirme un chose et ne va pas jusqu'au bout de sa comparaison (qui est pour moi mauvaise). Elle tisse des liens dangereux et démagogue.



      Pour continuer, une personne de ma famille qui a étudié en criminologie me racontait que dans les années 80, on incluait dans la formation des policiers une technique pour reconnaître les criminels. Cette technique consistait à classer les individus par la forme de leur boite crânienne. On disait à l'époque que les individus avec un potentiel de criminalité plus élevé, avaient certains critères physique.



      Pour terminer les policiers ne sont pas reconnu pour être des gens qui remettent les choses en questions. Il sont plutôt réputé pour agir sans réflexion.
      olivier dore

    • Il y a des policiers de minorité visible ou de différentes communautés. On n'en parle jamais quant on parle de profilage racial. Bizarre, non? Lorsqu'un policier de race noire arrête un automobiliste noir, est-ce du profilage? Lorsqu'un policier noir arrête un automobiliste de race blanche, est-ce du profilage blanc?
      Je pense que proportionnellement, il y a davantage de sud américains et certaines communautés noires qui sont davantage criminalisés... Mais ça, c'est tabou d'en parler.

      Bibianne Bibeau

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