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Des transfuges légitimes?

François Rebello... (La Presse Canadienne)

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François Rebello

La Presse Canadienne

Est-il légitime que des députés changent de parti politique et conservent leur siège sans se faire réélire dans leur circonscription? Les transfuges ne contribuent-ils pas à alimenter le cynisme de la population à l'endroit de la classe politique?

LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS. MAXIMUM DE 150 MOTS.

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec

UN MOINDRE MAL

Défendre à un député de changer de parti politique en cours de mandat aurait plus d'inconvénients que de continuer à le permettre. Dans notre système de gouvernement responsable, la discipline de parti est un élément nécessaire et essentiel. Mais c'est également une contrainte très exigeante qui limite sévèrement la liberté d'opinion de chacun des députés. Il y a donc un équilibre à maintenir. On se plaint avec raison que, dans notre système, les députés ministériels ne sont que des rubber stamps des décisions du gouvernement et que, chez nous, la discipline de parti est beaucoup trop rigide. Il serait donc contre-indiqué de renforcer encore cette discipline en empêchant les députés de changer de parti. Car c'est à peu près la seul menace sérieuse qu'ils peuvent faire valoir pour renforcer leur opposition à une ligne imposée par les dirigeants du parti. La démocratie, en définitive, est mieux servie par cette liberté que par sa négation, même si les électeurs d'une circonscription peuvent avoir le sentiment d'avoir été trahis. C'est, en quelque sorte, un prix à payer pour le bon fonctionnement de notre système. On a proposé, comme compromis, que le  changement de parti soit obligatoirement suivi d'une nouvelle élection. Je n'y suis pas favorable car cela aurait, en pratique, les même effets qu'une prohibition et entraînerait, le cas échéant, une dépense inutile de fonds publics.

Caroline Moreno

Écrivain et comédienne 

UNE TRAHISON

Un député démissionnaire devrait, comme tout travailleur ayant quitté son emploi volontairement, se retrouver au chômage et se voir privé d'indemnités. Quant aux transfuges qui trahissent leur parti, leurs électeurs et leur patrie, il leur faudrait rembourser les salaires et les dépenses liés à leur fonction puisqu'ils se rendent coupables de fausse représentation. François Rebello, rappelons-le, est l'un des signataires d'une lettre adressée le 11 juin 2011 à M. Jacques Parizeau («Monsieur Parizeau, faites-nous confiance») dans laquelle on peut lire : Nous sommes souverainistes, car nous croyons qu'il faut plus de Québec dans le monde pour défendre la démocratie, les valeurs de paix, de solidarité, pour le développement durable et la protection de l'environnement et pour assurer, bien sûr, le rayonnement de notre culture. Sept mois plus tard, estimant avoir été un bon soldat, Rebello s'autorise à rompre les rangs du Parti québécois par fidélité à François Legault sans égard pour les Québécois qu'il a menés en bateau : «Je ne veux pas me contenter d'attendre le grand soir», plaide l'ancien péquiste. Mais un grand soir, ça se prépare. Ça ne tombe pas du ciel. François & François s'étant, pendant des années, tourné les pouces au lieu de mettre la main à la pâte, rendent leur tablier en faisant valoir que la population n'a pas faim de souveraineté. L'appétit vient en mangeant. Encore faut-il avoir de quoi se mettre sous la dent !

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Mélanie Dugré

Mélanie Dugré

Avocate

CRÉDIBILITÉ TERNIE

Il ne fait aucun doute que le spectacle de députés jouant à la chaise musicale a de quoi laisser sur le visage du citoyen et spectateur ordinaire une expression cynique et désabusée. Les volte-face  de députés à l'humeur variable et aux convictions changeantes sentent l'opportunisme à plein nez et nous permettent de douter de la crédibilité politique de ces élus. Malgré tout et en dépit de mon propre cynisme devant cette mascarade, je crois que chaque cas en est un d'espèce et qu'aussi tentant que soit l'exercice, il faut éviter de généraliser et d'apposer des étiquettes sur l'ensemble de la classe politique. Si le geste de M. Rebello peut sans doute s'expliquer par son amitié avec François Legault et l'absence de la CAQ du paysage politique jusqu'à tout récemment, on comprend moins ses professions de foi répétées au PQ. Quant à la néo-démocrate Lise St-Denis, les présomptions de faits jouent en sa défaveur et ses justifications manquent de sérieux. En définitive, seuls les transfuges eux-mêmes connaissent les motivations profondes qui ont provoqué ces brusques virages. Mais chacun d'entre eux devra vivre avec les conséquences de leur décision et ils auront tous une abrupte pente à remonter afin de rebâtir leur crédibilité et nous convaincre de leur sincérité.

Donald Riendeau

Avocat et conseiller en éthique

LÉGITIME OUI, MAIS ÉTHIQUE ?

Une fausse idée largement véhiculée est que le député doit représenter sa circonscription en prenant fait et cause pour ses électeurs. Il ne s'agit que d'un processus d'éligibilité et de légitimité, non de loyauté. Une autre image tout aussi fausse et répandue est que le député doit être loyal à son chef et son parti politique.  Or l'article 43 de la Loi sur l'Assemblée nationale stipule que le « député jouit d'une entière indépendance dans l'exercice de ses fonctions ». Un député doit donc agir dans le meilleur intérêt du «peuple du Québec» et doit lui-être loyal avant même son parti et son chef. D'ailleurs, la fameuse ligne de parti ne se retrouve nulle part enchâssée dans une loi ou un règlement, il s'agit d'un héritage provenant de la Chambre des communes britannique où jadis, du temps où ils portaient l'épée, les membres d'un parti ne devaient pas franchir la ligne de séparation entre les deux séries de banc pour éviter les confrontations. Malgré ces explications, plusieurs électeurs seront choqués par les récents transfuges puisqu'ils ont avant tout voté pour un parti. Au final, c'est une question d'éthique pour le transfuge face à lui-même, ses électeurs, ses collègues et aux Québécois.

Antonin-Xavier Fournier

Professeur de sciences politiques au cégep de Sherbrooke

UN GESTE INCOMPATIBLE

Lorsque le premier ministre britannique Benjamin Disraëli structura la vie partisane et parlementaire à Westminster dans les années 1860 et 1870, il poursuivait l'objectif louable de fournir au système parlementaire la discipline et la stabilité. La solidarité partisane, à l'époque, n'était pas perçue d'une manière négative. Au contraire, elle devait permettre d'encadrer la vie politique et de combattre ce que l'on appelait la « surpuissance » du parlement. C'est qu'alors les députés étaient en quelque sorte des électrons libres. Cette grande liberté des parlementaires et l'avènement de la responsabilité ministérielle provoquèrent de nombreuses crises politiques. La solidarité partisane obligea donc les députés à former des groupes parlementaires et à adhérer à un programme commun défendu par le chef d'un parti politique. Le député perdait ainsi une partie de sa liberté, mais il facilitait aussi grandement la possibilité d'être élu grâce à la machine électorale partisane. Les transfuges politiques, en refusant de se faire réélire sous leurs nouvelles couleurs, travestissent en quelque sorte un système qui les a mis au monde et pose ainsi un geste peu compatible avec le système qui est le nôtre.

Richard Vigneault

Consultant en communication et membre de l'Idée fédérale

LA FIN DE LA LOYAUTÉ?

La langue de bois, les promesses non tenues, les brusques changements de cap, la géométrie très variable des convictions nourrissent le cynisme. Le problème des transfuges n'est pas tellement une question de légitimité, mais de loyauté et de crédibilité. Changer de camp en politique est toujours une opération délicate. Tout le monde veut être au pouvoir, mais en général, on adhère à un parti pour défendre des idées. Si le PQ condamne François Rebello, assimilant son geste à une traîtrise de l'électorat, François Legault se réjouit de cette « acquisition » - c'est le mot qu'il a utilisé -, réaffirmant en cela son approche gestionnaire.  Il est clair qu'en changeant de camp pour des motifs qui apparaissent comme purement électoralistes, la loyauté à un chef, à un parti et à ses idéaux, à un programme et aux valeurs qu'il véhicule ne semble pas avoir été une préoccupation pour M. Rebello. Quant à sa crédibilité, les électeurs de sa circonscription jugeront. En précisant qu'il demeure souverainiste alors que son nouveau chef affirme ne plus correspondre à cette définition et veut tout faire pour éviter d'en parler, le député de Laprairie pose le pied sur un terrain glissant. Voilà un homme qui vient de mettre entre parenthèses tout ce en quoi il a cru depuis 20 ans. Pas besoin d'être cynique pour en arriver à se demander si le député de Laprairie aura, pour se faire réélire, dû sacrifier non seulement sa loyauté et sa crédibilité, mais également ses convictions. 

Claude Blouin

Avocat

TOUT DÉPEND DES CIRCONSTANCES

La légitimité s'évalue en regard de la moralité et de l'éthique. Les cas de transfuges doivent s'apprécier individuellement, en regard des circonstances de la décision. C'est manifestement la cause du changement de parti qui m'apparaît la plus importante. Lorsqu'il s'agit d'un virage  majeur, il s'impose, je crois, que le député doit démissionner et fournir l'occasion aux électeurs de le confirmer dans son rôle primordial de représentant de la volonté populaire.

Lorsque le député du parti gouvernant qui a été élu pour participer au pouvoir exécutif le quitte, la population et les institutions du comté concerné souffriront très probablement d'un changement de côté de chambre. Là encore, même si le député reproche un comportement illégitime de son parti, je crois qu'il n'a  d'autre choix que de donner aux électeurs la possibilité de confirmer qu'ils s'associent au désaveu ou à la rébellion de leur représentant. À moins qu'une élection soit imminente. Dans tous les autres cas, il me semble que la légitimité du geste tiendra au caractère personnel ou d'intérêt public de la cause de la démission, de l'existence ou non d'une vague favorable au parti du démissionnaire en regard de sa popularité personnelle tant lors de l'élection que lors de la démission, du fait qu'il s'associe ou non à un parti concurrent ou siège comme indépendant.

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Denis Boucher

Denis Boucher

Associé au sein d'un cabinet de relations publiques.

LES ÉLECTEURS TROMPÉS

En réponse à la question du jour, le mot loyauté me vient à l'esprit. Le choix de se présenter pour un parti ou un autre n'est pas un geste que l'on doit poser à la légère et surtout pas pour se laisser tenter par la nouvelle saveur du mois. Lorsqu'un individu se présente sous la bannière d'un parti, il doit comprendre que la plupart du temps, les électeurs le porteront au pouvoir non pas pour ses qualités personnelles mais bien pour l'option politique qu'il ou elle représente. Libéral, péquiste, adéquiste ou marxiste-léniniste, c'est le choix que les électeurs prennent. Rappelons-nous l'élection de tous ces députés néo-démocrates au Québec.

En changeant de parti en plein milieu de mandat, on se trouve à tricher les électeurs et à contribuer à les rendre encore plus cyniques. Qu'un député ou un conseiller municipal souhaite changer de parti n'est pas un crime. Tout le monde a le droit de changer d'idée mais il serait peut-être plus sage d'attendre à la prochaine élection ou encore de démissionner si nos convictions sont à ce point heurtées que l'on ne puisse vivre plus longtemps avec sa conscience. Une situation quand même paradoxale, puisque cette personne est quand même à l'aise avec le fait d'avoir fait faux bond aux électeurs qui lui avaient confié le mandat de les représenter sous une bannière que ceux-ci avaient majoritairement souhaitée. Un député peut bien quitter son parti mais il n'a pas à imposer sa décision à ceux et celles qui l'ont élu. N'est-ce pas un des fondements de la démocratie?

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Jean Gouin

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec

ON ÉLIT UN DÉPUTÉ, PAS UN PARTI

La récente défection du député François Rebello du Parti québécois vers la Coalition avenir Québec fait jaser et couler beaucoup d'encre. Certains ne comprennent pas le geste posé par le député Rebello, d'autres le questionnent, alors que d'autres encore le taxent d'opportuniste. François Rebello ne s'en cache pas, lui. Il veut être intimement associé au pouvoir et prend les moyens pour y parvenir. Des défections en politique, il y en a, et il y en aura toujours, et celle de M. Rebello ne fait pas exception, mais elle nous permet de nous demander si la défection d'un député devrait conduire à une élection partielle. On pourrait se poser la même question lorsqu'un député est bouté hors de son caucus parce qu'il a commis une faute répréhensible, ou parce qu'il a décidé que la ligne de son parti était intenable. Comme électeur, nous élisons un député qui est membre d'un parti. Nous n'élisons pas un parti. À preuve, c'est l'ensemble des députés d'un parti qui lui permet  d'accéder au pouvoir. Conséquemment, le député d'une circonscription représente ses électeurs et ce, peu importe son étiquette politique. Que celui-ci choisisse de siéger comme indépendant ou de se rallier à un autre parti, c'est un choix qu'il fait et que ses commettants sanctionneront lors des prochaines élections. Pour également appuyer ce propos, prenons le député qui décède. La circonscription étant orpheline de son député, on procède donc à une élection partielle pour trouver la personne qui représentera le mieux les intérêts des électeurs. On ne procède pas par nomination, en prétextant la couleur de son parti d'appartenance. Nos politiciens répondent aux tendances du moment et, de ce fait, il est normal qu'il y ait mouvance au sein de la députation entre deux élections.

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Pierre Simard

Pierre Simard

Professeur à l'ÉNAP à Québec

LA LÉGENDE URBAINE DU POLITICIEN ALTRUISTE

Ceux qui généralement courent les tribunes pour étaler leur souci du bien commun n'auraient finalement qu'une seule motivation : se faire élire et réélire. Pour l'école des choix publics, l'opportunisme des hommes et des femmes politiques n'a rien de surprenant. Les politiciens, peu importe leur allégeance, ne sont pas plus altruistes ou moins égoïstes que les citoyens : ils maximisent leur intérêt personnel. Aussi, ce sont essentiellement les sondages favorables à la CAQ qui appâtent les adéquistes, les péquistes et autres transfuges de la scène provinciale. Ce qu'il faut retenir de ce butinage politique, c'est qu'une fois qu'ils auront accédé au pouvoir, ces mêmes politiciens ne se métamorphoseront pas soudainement en gardiens de nos soi-disant intérêts collectifs. Aujourd'hui, ces politiciens n'ont aucun scrupule à vendre leur âme pour se faire élire. Demain, ils géreront vos impôts et réglementeront votre vie pour se faire réélire. Ils ne se seront pas moins calculateurs et carriéristes une fois au pouvoir! Et dire que plusieurs croient encore que notre avenir doit passer par un État fort... Finalement, l'image du politicien altruiste, désintéressé et animé par l'intérêt public n'est que légende urbaine.

Francine Laplante

Femme d'affaires

PAS LE CHOIX

Dans un monde idéal et pour respecter les électeurs, lorsqu'un député décide de changer de parti, il devrait évidemment passer par un processus de réélection. Mais comme nous n'avons vraiment pas les moyens de dépenser des sommes astronomiques pour appliquer ce processus, quel choix s'offre à nous? Interdire à un député de changer de camp, qu'est-ce que cela donnerait? Des hypocrites qui siégeraient au parlement en regardant les mouches voler en attendant impatiemment que le premier ministre déclenche des élections! J'aime mieux voir des députés comme François Rebello prendre position directement et assumer les conséquences de ses décisions que voir des députés pantins et opportunistes qui ne se mouillent jamais et ne provoquent jamais de questionnement dans la population. Si seulement le monde parfait pouvait exister! Peut-on avoir encore des convictions solides et inébranlables en 2012? Poser la question est un peu y répondre!

Nestor Turcotte.... (PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE NESTOR TURCOTTE) - image 13.0

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Nestor Turcotte.

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE NESTOR TURCOTTE

Nestor Turcotte

Théologien et philosophe

LES DÉSERTEURS

Le petit mot «transfuge» a une origine bien latine. Il vient du mot «transfuga» qui s'enracine dans le verbetransfugio-re et qui signifie passer à l'ennemi. On peut facilement trouver dans le verbe ci-haut mentionné l'autre verbe latin plus connu fugere qui signifie fuir. Le transfuge est donc un personnage qui fuit la réalité dans laquelle il était bien campée pour passer à une autre réalité, souvent à l'opposé de la sienne, et va planter sa tente chez l'ennemi d'en face.

Ces deux critères établis, il n'est pas facile de dire ici si M. Robello est un «transfuge». Passe-t-il à l'ennemi? Il ne semble pas, puisque M. Legault était son mentor, son inspiration, son ami depuis longtemps. En passant du Parti québécois à la Coalition avenir Québec, M. Ribello ne passe pas chez l'ennemi. Il ne fait qu'exprimer, très ouvertement, son amitié de toujours envers son mentor. M. Robello fuit-il des idées pour en adopter d'autres? Il affirme qu'il reste souverainiste. Il garde son option indépendantiste, mais la met au congélateur pour dix ans, en espérant qu'à la suite de cette congélation fort prolongée, le produit soit encore comestible. Il existe peu de transfuges, au sens strict du terme. Si un fédéraliste comme Jean Chrétien passait dans le camp indépendantiste, il n'y aurait aucune ambiguïté : ce serait un déserteur, un transfuge, un fuyard. L'avocat Guy Bertrand, en 1970, était dans le camp séparatiste. En 1995, il est passé dans le camp fédéraliste. Transfuge? Oui. Il a fui et brûlé ce qu'il avait adoré. Il y a peu de transfuges au sens strict du terme. Il n'y a que des opportunistes. Ces gens devraient se soumettre au verdict du peuple. On verrait bien si leur démarche susciterait l'adhésion d'une majorité.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires

TRAHISON ET CYNISME

J'ai été sidéré d'entendre la député du NPD Lise St-Denis lors de sa conférence de presse expliquant sa décision de faire défection vers le PLC. Elle a dit: «Ils ont voté pour Jack Layton; Jack Layton est mort.»  Elle fait donc semble t-il le constat que les électeurs du comté de St-Maurice-Champlain n'ont pas voté pour elle mais bien pour le chef du NPD. Or celui-ci étant décédé, la députée justifie sa décision de passer dans les rangs du PLC.  Ses électeurs ont probablement voté NPD et Jack Layton. Mais n'ont-ils pas aussi appuyé les idées et le programme de ce parti? Or en faisant défection, Mme St-Denis trahit ce mince lien de confiance qui existait entre elle et la population. Les transfuges qui choisissent de quitter les rangs de leurs partis respectifs ne font qu'alimenter le cynisme que nous entretenons envers toute la classe politique. Prenons François Rebello. En décembre dernier, M. Rebello déclarait avoir confiance en Mme Marois en tant que chef du PQ. Nous voici un mois plus tard et il affirme sans gêne qu'il appuie les idées de François Legault et l'appuiera désormais. N'est-ce pas là pur et simple opportunisme? Les sondages indiquent que tel parti et tel chef ont de bonnes chances de former le prochain gouvernement. Alors oublions nos convictions politiques ainsi que les pauvres bougres qui ont voté pour nous et allons vers le pouvoir. Ainsi peut-être aurons-nous plus de chance d'être nommé ministre par un chef reconnaissant. Est-ce de cette façon que pensent ces transfuges? En sachant que mon candidat pourra joindre le camp adverse au gré des sondages, pourquoi irais-je voter pour le représentant d'un parti en particulier? Plus la liste des transfuges s'allonge, plus je considère que la politique est devenue une affaire personnelle pour ces candidats qui délaissent le bien commun au profit d'une carrière politique bien remplie. Je n'approuve pas plus que des élus quittent leur parti et deviennent indépendants car, souvent, les électeurs appuient la personne mais aussi le parti que le candidat représente.

Jean-Martin Aussant... (Photo: La Presse) - image 15.0

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Jean-Martin Aussant

Photo: La Presse

Jean-Martin Aussant

Député de Nicolet-Yamaska et fondateur du parti Option nationale

À PROSCRIRE

Il est ici question de légitimité et d'honnêteté face à l'électorat. Il faut distinguer deux choses bien différentes qui se sont produites récemment. D'une part, le fait de créer un véhicule pour pouvoir rester fidèle aux convictions étalées en campagne électorale et, d'autre part, le fait de passer à un parti que l'on a combattu en campagne électorale. Dans le premier cas, l'élu conserve sa légitimité puisqu'il poursuit avec le même discours que celui qu'il l'a fait élire. On peut penser à René Lévesque avec la création du Parti québécois ou, plus récemment, à la fondation d'Option nationale. Le deuxième cas, celui de passer à un camp adverse existant, devrait être interdit et il faut légiférer en ce sens. On voit clairement deux classes d'élus et ce, de tout temps. Certains y sont pour des convictions profondes et font partie de ce qu'il y a de beau en politique, alors que d'autres y sont pour gérer l'avancement de leur carrière personnelle et sont à proscrire. J'ose espérer que la population québécoise saura voir lucidement à travers les cas récents et qu'elle rendra un verdict qui rehaussera la qualité de notre classe politique et de notre démocratie en général.

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Commentaires (22)
    • - Mais que diable allait-il faire dans cette galère? Molière.

      La politique devent simple comédie quand les politiciens changent trop souvent de costume. Et cela étant, le mieux pour eux serait de tirer le rideau avant que d'autres souffleurs ne le fassent à leur place. Y.ROY, Petite République du Plateau.

    • Duceppe a montré la voie: voter pour le Bloc est devenu mettre Stéphane Dion au pouvoir (décembre 2008).
      Peut-on imaginer pire trahison à l'égard des électeurs qui rejetaient massivement le Parti libéral?
      La légitimité est souvent opportunisme. Que ceux qui crient au vol de leur vote se rassurent. Il y en aura toujours d'autres pour leur faire la morale!
      Jean-Guy Laurendeau

    • Je considere completement inadmissible qu'un depute transfuge reste en place apres un
      tel affront et continuer de vivre aux frais des electeurs a qui il a vire le dos sans consultation aucune sauf pour des interets personnels et sans respect pour l'electorat.
      Dans de telles circonstances,je propose que tout depute qui ne respecte pas le mandat qui lui
      est accorde par ses pairs doive demissionner et se faire reelire lors d'une prochaine partielle
      dans ses nouvelles inspirations du moment jusqu'a ce qu'il rencontre un sauveur ,un gourou,
      un autre Legault et ne change d'idee encore une autre fois pour sauver sa chere pension.
      Je me suis apercu qu'il n'y a pas beaucoup d'entre vous qui vous prononcez sur le sort de
      cette soi disant nouvelle formation,qui pourrait profiter des sommes d'argent devolues a
      l'ADQ pour ses operations pour debuter ses operations politiques.
      Demandez aux fondateurs du PQ,l'ADQ,QS,et,d'autres formations meme parfois juste de
      passage,si eux ont eu droit aux budgets d'operations alloues aux formations en place,lors
      d'elections passees,la reponse est indubitablement NON,alors pas de passe droit pour la
      caq,Legault ne merite pas de debuter a l"assemblee nationale avec notre argent,alors
      qu'aucun de ses sinistres opportunistes n'a ete elu sous cette appelation de coalition opportuniste quebec.
      Robert Dufresne.

    • Un candidat élu sous une bannière ne devrait pas pouvoir changer de parti mais si ses convictions ne concordent plus, il serait acceptable qu'il se déclare indépendant jusqu'aux élections suivantes. J. L. Vachet

    • Les électeurs votent pour un député qui promet de défendre un certain nombre de dossiers et un ensemble de valeurs véhiculé par le parti politique avec lequel il se présente.

      Que celui-ci se fasse expulser du parti, ou qu'il décide de claquer la porte de celui-ci et devienne indépendant n'est pas problématique à mes yeux. Un parti qui renie ses engagements ou dans lequel la zizanie règne peut mener à cette conclusion.

      Toutefois, changer de parti en cours de mandat est plus difficile à accepter. Les valeurs véhiculées par ces partis étant bien différentes, il faut se demander quels sont les convictions réelles du député!

      Pour moi, les transfugent ne sont que des opportunistes. L'opportunisme se manifeste soit dans la stratégie de se faire élire sous une bannière favorable pour continuer son chemin avec celle qu'on a toujours voulue, ou soit de changer d'équipe quand le vent change en vue des prochaines élections.

      Bref, quand on veut joindre un nouveau parti, il faut aller chercher un mandat du peuple. Qui sait? Probablement que la majorité des députés qui se joignent à la CAQ réussieraient à se faire élire sous cette bannière dans une élection partielle?

      S. Blais

    • Pour ma part, je crois qu'un député ne devrait pas pouvoir changer de parti politique durant son mandat. S'il veut démissionner de son parti, il pourrait le faire mais ne pas avoir d'autres choix que de siéger comme indépendant. Aux élections suivantes, il pourra alors se présenter sous la bannière de son choix. De plus, s'il démissionne comme député avant la fin de son mandat, aucune compensation ne devrait lui être accordée même si ce dernier fût ministre. À un moment donné, il faut assumer ses choix...

      Benoit Massy

    • Je ne peux que donner raison à Jean-Martin Aussant sur cette question. Il faut voir dans quel contexte avait été élu le député. L'acte de Rebello est difficilement acceptable dans la mesure ou ce changement de parti est un choix personnel. Il a bien sûr la liberté de sa personne, mais en changeant de parti ainsi, il crache malgré tout aux visages de ceux qui l'ont élu. À présent, leur vote est devenu réellement caduque. Qu'on le veuille ou non, ces transfuges ne donnent guère une meilleure image de la politique à la population. À quoi bon voter si son député peut aussi facilement nous tourner le dos? Pourtant, nous en sommes à quatre députés de la sorte et plus encore si la fusion (dissolution) de l'ADQ-CAQ se réalise.
      Il faudra réglementer la chose comme le propose Monsieur Aussant.D. Jonathan

    • Pour mémoire, vous pouvez ajouter au questionnement autour de la légitimité de M. Rebello et de Mme St-Denis au fédéral (ancienne NPD), les deux députés adéquistes qui ont quitté l'ADQ pour les PLQ (MM. Riedl et Auger). Jean Charest à ce moment s'était placé comme rassembleur: "Depuis notre élection, notre gouvernement a toujours voulu être rassembleur." De la part d'un Premier ministre c'est discutable.
      APratte
      Sherbrooke

    • À mon avis, les récents évènements ne font que confirmer qu'il existe deux raisons qui motivent un citoyen à se présenter comme candidat d'une formation politique: ses convictions ou ses ambitions. Dans certains cas, les motivations me semblent fort évidentes. Jocelyn Roy

    • Reprise avec signature

      Dans les jours récents, nous avons assisté à plusieurs cas de transfuges dans la politique québécoise et canadienne. Plusieurs appellent à une élection partielle devant ce qui semble une trahison de la part de l'élu qui quitte son parti. Est-ce que les règles actuelles sont bonnes ou mauvaises pour la démocratie? Moi je pense qu'elles sont bonnes.

      D'abord les coûts de déclencher des élections partielles seraient très élevés alors que rien ne dit que le résultat serait différent. Les politiciens ne sont pas suicidaires. Lorsqu'ils quittent un navire pour en adopter un autre en meilleure position, c'est souvent parce que leur parti a perdu la faveur populaire.

      Ensuite, notre système démocratique veut qu'on envoie des représentants pour prendre des décisions à notre place. Si nous n'élisions qu'un parti et non des individus, ce serait laisser la démocratie au nom d'un seul homme, le chef du parti, une dictature temporaire quoi. De même pour le 2è parti en liste, ce serait donner trop de voix au chef de l'opposition.

      Enfin, le monde de la politique n'est pas stagnant. Tous les jours, les dossiers changent et évoluent. Préférons-nous placer des êtres humains raisonnables ou des poteaux aux postes prestigieux de députés? Le chef aurait le droit de congédier sur le champ son député qui mettrait en question une politique quelconque. Si un transfuge n'agit que par pur opportunisme, il sera toujours le temps de le sanctionner à la prochaine élection alors que s'il reflète l'humeur de l'électorat, il survivra à son geste.

      Jeannot Vachon

    • Sans sombrer dans une candeur béate et «vertuiste», je dirai qu'en démocratie les politiciens se devraient tous (et toutes) de manifester une certaine grandeur, une certaine hauteur, une certaine élévation. Cela ne signifie pas que les intérêts personnels et les ambitions sont totalement exclus, ce qui serait de l'angélisme gnangnan, ce qui irait de pair avec une profonde méconnaissance de la condition humaine.



      En ce qui concerne le bon vieux Parti québécois, ce qui m'irrite au plus haut point, c'est que les péquistes ont quand même élu Pauline Marois et ce qui me tarabiscote, c'est que les péquistes, encore une fois, ont accordé à Mme Marois un vote de confiance assez flatteur (93%). Une fois que cela a été fait, on s'est mis à dénigrer la leader, laquelle avait quand même toutes les raisons de penser que ses assises étaient solides et assurées.



      Je trouve aussi très irritant le fait que Rebello ait quitté le parti après moult serments et promesses. Je trouve aussi très troublant le spectacle d'un parti qui s'autodétruit au moment où l'adversaire est peu populaire et susceptible d'être battu lors des prochaines élections. On dirait les pirates des albums d'Astérix, lesquels ne cessent de s'auto-saborder.



      Cela étant dit, je prétends que, sauf exceptions rarissimes, on ne devrait pas quitter un parti sous l'étiquette duquel on a été élu. Il y a là une trahison vis-à-vis du parti et envers les électeurs qui ont voté, entre autres, pour ledit parti.



      Un «transfuge» devrait être contraint de se représenter devant l'électorat, dans le cadre d'élections partielles.

      Jean-Serge Baribeau

    • On elit un parti et non un député. Voilà la grande lacune.

      Un député , à mon avis, peut devenir indépendant en cours de mandat, mais jamais au grand jamais un transfuge, ce qui serait une trahison non seulement au parti qu'il quitte, mais surtout aux citoyens de son comté Claudetet Brault

    • Étant élus sous la bannière d'un parti, ces tranfuges devraient démissionner de leur poste et tenter de se faire réélire sous la bannière de leur nouveau parti. C'est tout simplement une question de respect pour leusr concitoyens. Mais ce respect ne semble pas de nos jours leur peser bien lourd. Que d'entourloupettes verbales pour éviter la question!


      Michel Lebel

    • C'est une question de liberté, celle que l'on doit respecter que l'on soit d'accord ou non avec le choix la personne qui l'exerce. Telle défection est légitime car le député jouit en effet d'une entière indépendance dans l'exercice de ses fonctions - combien de fois Churchill a-t-il changé de parti ?

      Un parti c'est un groupuscule de gens qui paient pour être membre. C'est un club privé. Parmi ces membres se démarquent certains, souvent les meilleurs collecteurs de fonds, et ils deviennent délégués et élaborent les politiques du parti. Certains voudraient que ce soient ces cliques qui dictent la conduite, sous peine de rétribution, à un député choisi par l'ensemble des citoyens d'une circonscription?

      Voter pour un parti est foncièrement antidémocratique, cela encourage les poteaux et la corruption. Qu'on cesse d'endoctriner les gens avec leur propre argent : vous votez pour une personne qui exerce en votre nom sa liberté d'opinion. Choisissez une personne que vous connaissez et dont vous avez une véritable idée du caractère et des habiletés.

      Loraine King, Mississauga

    • Si on est élu sous une bannière et l'on démissionne, ça devient illégitime de siéger sous une autre bannière.Qui dit qu'un même député aurait été élu étant d'un autre parti:prenons l'exemple de la dépité NPD (Lise..)à Ottawa qui devient libérale du jour au lendemain,peut-elle représenter le parti libéral dans sa circonscription?non, ça devient non représentatif des électeurs de sa circonscription.Au minimum, un député démissionaire devrait devenir indépendant.Mais l'idéal serait qu'il quitte et se représentre autrement à la prochaine élection,ou faire une élection complémentaire dans son comté.La loi devrait encadrer plus les transfuges.

      Si..plusieurs députés libérals et péquistes deviennent des transfuges au bénéfice de la CAQ de François Legault,à la limite celui-ci pourrait devenir premier ministre.....voyons..
      carole tremblay

    • On ne me fera pas croire que ces gens se battent pour des idées
      Marc Lemieux

    • Le sens d'un vote...



      Dans le cas de M. Rebello, nous «verrons» quel sens son opportunisme prendra au sein de la CAQ; son électorat se prononcera bientôt.



      En ce qui concerne Mme St-Denis, retraitée de l'enseignement et de l'éducation, candidate NPD défaite lors du scrutin de 2008 dans Longueuil-Pierre-Boucher et élue NPD dans St-Maurice-Champlain en 2011, sans y avoir fait campagne, malheureusement aux prises avec une terrible maladie en ce début de mandat, s'entourant de personnel politique du PLC, son passage au PLC constitue un mépris inacceptable à son électorat.



      Agir comme «poteau» c'est une chose, ce mépris de l'électorat exige une démission immédiate; alimenter le cynisme de cette façon est nuisible. «Jack» est décédé, votre mandat est terminé!
      Claude Lapointe, Montréal

    • Selon moi les électeurs votent pour un député qui représente les valeurs d'un parti qu'ils choisissent d'appuyer, en quittant avant la fin de son mandat le député non seulement laisse tomber son parti qui lui a permis de se faire élire mais il laisse aussi tomber ses électeurs.



      Le nouveau parti ne rencontre peut-être pas les valeurs des électeurs qui sont maintenant pris avec un député d'un autre parti que celui choisit.



      A mon avis, la loi électorale ne devrait pas permettre un changement de parti en plein mandat les députés n'auront qu'à continuer à supporter la ligne du parti qu'ils ont choisit pour les faire élire.



      micheline tetreault

    • Inadmissible qu'un député élu au nom d'un parti le quitte pour en rejoindre un autre.

      Il devrait s'il est désaccord avec les idées de son parti, rejoindre les rangs des indépendants en attendant la prochaine élection.

      Faire défection au profit d'un autre ne peut que convaincre l'électeur que tout est permis même le droit de faire de la fausse représentation.

      En ces temps où il faut donner l'exemple dans ses choix, chose devenue rare, nos chers députés se doivent de respecter leur engagement.

      Et comme indépendant, ils pourront assurément faire valoir leur point de vue sans égard à la ligne de parti et voter librement suite aux débats?

      Vrai cependant qu'il n'est pas toujours "payant" de faire bande à part!
      jeannot breton

    • J'endosse les propos de M. Aussant.

      Et j'ajouterais qu'il faut se débarrasser de cette fameuse ligne de parti qui muselle nos députés, tous nos députés.



      A cause de la ligne de parti, le Premier ministre, pendant tout son mandat, peut faire ce qu'il veut. Ses ministres et les députés de son parti doivent obligatoirement approuver ses voeux et décisions.

      Pourquoi nos élus, nos représentants à l'Assemblée nationale, ne peuvent-ils pas voter selon leur conscience et selon les opinions de ceux qui les ont élus plutôt que de bêtement suivre une ligne de parti qui, le plus souvent, fait le contraire de ce qu'il avait promis durant la campagne électorale?

      Pourquoi ne pas permettre à nos représentants de voter par scrutin secret à l'Assemblée nationale afin de les débarrasser de cette ligne de parti?

      francois ricard

    • Je suis d'avis que des types comme François Rebello trahissent autant le parti qui les a fait élire, que leurs électeurs. François Rebello n'est plus de représentant de la population qui lui a permis d'accéder à l'Assemblée Nationale.

      Dans le cas de François Rebello, l'offense est davantage mortelle, qu'elle a été commise par un ancien membre de l'exécutif du Parti Québécois. À cause de ses hautes fonctions au PQ, Rebello, a eu le privilège de s'emparer d'une foule d'informations, avant d'être parachuté dans le comté de Laprairie. L'exécutif de ce comté, avait alors vu, dans cette « grosse légume » le candidat idéal, au dépend de possibles prétendants locaux.

      Hé bien voilà...la « grosse légume » vient de faire patate !

      Rebello, pour justifier les suites de sa félonie, explique qu'il demeurera souverainiste... big deal ! Il dit cela, afin de s'attirer le vote des membres de son ancienne formation politique, par pur arrivisme !!!

      Souhaitons que l'exécutif actuel du Parti Québécois du comté de LaPrairie, s'organisera afin de pourfendre le transfuge renégat, jusqu'aux prochaines élections provinciales.

      Rebello joue le système, en demeurant en place, grassement payé, par les impôts d'électeurs qui n'ont pas voté pour ça. Voilà bien un autre Richard LeHir !

      La loi électorale devrait être modifiée, afin qu'un député démissionnaire, ne puisse siéger, que durant trois mois, après avoir quitté sa formation politique. Ensuite, une élection partielle devrait avoir lieu, dans les semaines suivantes.

      Ainsi les députés déserteurs, menteurs, et déloyaux, ou, tout simplement inconfortables...feraient de nouveau face à leurs électeurs, dans le cadre d'un processus démocratique clair et net. Mettant fin, ainsi, à ce système de BS de luxe, dans lequel se vautrent les Rebello et autres dissidents.

      Michel Notredame

    • Un transfuge ne représente plus les citoyens de sa circonscription qui l'avaient élu sous une bannière donnée.

      Une élection partielle devrait donc se tenir obligatoirement à chaque fois qu'un élu fait défection ou devient indépendant, cela aiderait les girouettes et les opportunistes à y penser à deux fois avant d'abuser de la confiance de leurs électeurs. Et ceux qui le font par sincères convictions ne devraient donc pas craindre de se soumettre à un nouveau scrutin. Dans le cas contraire on donne l'impression qu'un vote pour un candidat ne vaut rien puisqu'il peut changer d'allégeance en cours de mandat et on accentue le cynisme des citoyens qu'on incite pourtant fortement à aller voter.

      R. Boisvert

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