- Mais que diable allait-il faire dans cette galère? Molière.
La politique devent simple comédie quand les politiciens changent trop souvent de costume. Et cela étant, le mieux pour eux serait de tirer le rideau avant que d'autres souffleurs ne le fassent à leur place. Y.ROY, Petite République du Plateau.
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- > Des transfuges légitimes?
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Duceppe a montré la voie: voter pour le Bloc est devenu mettre Stéphane Dion au pouvoir (décembre 2008).
Peut-on imaginer pire trahison à l'égard des électeurs qui rejetaient massivement le Parti libéral?
La légitimité est souvent opportunisme. Que ceux qui crient au vol de leur vote se rassurent. Il y en aura toujours d'autres pour leur faire la morale!
Jean-Guy Laurendeau -
Je considere completement inadmissible qu'un depute transfuge reste en place apres un
tel affront et continuer de vivre aux frais des electeurs a qui il a vire le dos sans consultation aucune sauf pour des interets personnels et sans respect pour l'electorat.
Dans de telles circonstances,je propose que tout depute qui ne respecte pas le mandat qui lui
est accorde par ses pairs doive demissionner et se faire reelire lors d'une prochaine partielle
dans ses nouvelles inspirations du moment jusqu'a ce qu'il rencontre un sauveur ,un gourou,
un autre Legault et ne change d'idee encore une autre fois pour sauver sa chere pension.
Je me suis apercu qu'il n'y a pas beaucoup d'entre vous qui vous prononcez sur le sort de
cette soi disant nouvelle formation,qui pourrait profiter des sommes d'argent devolues a
l'ADQ pour ses operations pour debuter ses operations politiques.
Demandez aux fondateurs du PQ,l'ADQ,QS,et,d'autres formations meme parfois juste de
passage,si eux ont eu droit aux budgets d'operations alloues aux formations en place,lors
d'elections passees,la reponse est indubitablement NON,alors pas de passe droit pour la
caq,Legault ne merite pas de debuter a l"assemblee nationale avec notre argent,alors
qu'aucun de ses sinistres opportunistes n'a ete elu sous cette appelation de coalition opportuniste quebec.
Robert Dufresne. -
Un candidat élu sous une bannière ne devrait pas pouvoir changer de parti mais si ses convictions ne concordent plus, il serait acceptable qu'il se déclare indépendant jusqu'aux élections suivantes. J. L. Vachet
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Les électeurs votent pour un député qui promet de défendre un certain nombre de dossiers et un ensemble de valeurs véhiculé par le parti politique avec lequel il se présente.
Que celui-ci se fasse expulser du parti, ou qu'il décide de claquer la porte de celui-ci et devienne indépendant n'est pas problématique à mes yeux. Un parti qui renie ses engagements ou dans lequel la zizanie règne peut mener à cette conclusion.
Toutefois, changer de parti en cours de mandat est plus difficile à accepter. Les valeurs véhiculées par ces partis étant bien différentes, il faut se demander quels sont les convictions réelles du député!
Pour moi, les transfugent ne sont que des opportunistes. L'opportunisme se manifeste soit dans la stratégie de se faire élire sous une bannière favorable pour continuer son chemin avec celle qu'on a toujours voulue, ou soit de changer d'équipe quand le vent change en vue des prochaines élections.
Bref, quand on veut joindre un nouveau parti, il faut aller chercher un mandat du peuple. Qui sait? Probablement que la majorité des députés qui se joignent à la CAQ réussieraient à se faire élire sous cette bannière dans une élection partielle?
S. Blais -
Pour ma part, je crois qu'un député ne devrait pas pouvoir changer de parti politique durant son mandat. S'il veut démissionner de son parti, il pourrait le faire mais ne pas avoir d'autres choix que de siéger comme indépendant. Aux élections suivantes, il pourra alors se présenter sous la bannière de son choix. De plus, s'il démissionne comme député avant la fin de son mandat, aucune compensation ne devrait lui être accordée même si ce dernier fût ministre. À un moment donné, il faut assumer ses choix...
Benoit Massy -
Je ne peux que donner raison à Jean-Martin Aussant sur cette question. Il faut voir dans quel contexte avait été élu le député. L'acte de Rebello est difficilement acceptable dans la mesure ou ce changement de parti est un choix personnel. Il a bien sûr la liberté de sa personne, mais en changeant de parti ainsi, il crache malgré tout aux visages de ceux qui l'ont élu. À présent, leur vote est devenu réellement caduque. Qu'on le veuille ou non, ces transfuges ne donnent guère une meilleure image de la politique à la population. À quoi bon voter si son député peut aussi facilement nous tourner le dos? Pourtant, nous en sommes à quatre députés de la sorte et plus encore si la fusion (dissolution) de l'ADQ-CAQ se réalise.
Il faudra réglementer la chose comme le propose Monsieur Aussant.D. Jonathan -
Pour mémoire, vous pouvez ajouter au questionnement autour de la légitimité de M. Rebello et de Mme St-Denis au fédéral (ancienne NPD), les deux députés adéquistes qui ont quitté l'ADQ pour les PLQ (MM. Riedl et Auger). Jean Charest à ce moment s'était placé comme rassembleur: "Depuis notre élection, notre gouvernement a toujours voulu être rassembleur." De la part d'un Premier ministre c'est discutable.
APratte
Sherbrooke -
À mon avis, les récents évènements ne font que confirmer qu'il existe deux raisons qui motivent un citoyen à se présenter comme candidat d'une formation politique: ses convictions ou ses ambitions. Dans certains cas, les motivations me semblent fort évidentes. Jocelyn Roy
-
Reprise avec signature
Dans les jours récents, nous avons assisté à plusieurs cas de transfuges dans la politique québécoise et canadienne. Plusieurs appellent à une élection partielle devant ce qui semble une trahison de la part de l'élu qui quitte son parti. Est-ce que les règles actuelles sont bonnes ou mauvaises pour la démocratie? Moi je pense qu'elles sont bonnes.
D'abord les coûts de déclencher des élections partielles seraient très élevés alors que rien ne dit que le résultat serait différent. Les politiciens ne sont pas suicidaires. Lorsqu'ils quittent un navire pour en adopter un autre en meilleure position, c'est souvent parce que leur parti a perdu la faveur populaire.
Ensuite, notre système démocratique veut qu'on envoie des représentants pour prendre des décisions à notre place. Si nous n'élisions qu'un parti et non des individus, ce serait laisser la démocratie au nom d'un seul homme, le chef du parti, une dictature temporaire quoi. De même pour le 2è parti en liste, ce serait donner trop de voix au chef de l'opposition.
Enfin, le monde de la politique n'est pas stagnant. Tous les jours, les dossiers changent et évoluent. Préférons-nous placer des êtres humains raisonnables ou des poteaux aux postes prestigieux de députés? Le chef aurait le droit de congédier sur le champ son député qui mettrait en question une politique quelconque. Si un transfuge n'agit que par pur opportunisme, il sera toujours le temps de le sanctionner à la prochaine élection alors que s'il reflète l'humeur de l'électorat, il survivra à son geste.
Jeannot Vachon -
Sans sombrer dans une candeur béate et «vertuiste», je dirai qu'en démocratie les politiciens se devraient tous (et toutes) de manifester une certaine grandeur, une certaine hauteur, une certaine élévation. Cela ne signifie pas que les intérêts personnels et les ambitions sont totalement exclus, ce qui serait de l'angélisme gnangnan, ce qui irait de pair avec une profonde méconnaissance de la condition humaine.
En ce qui concerne le bon vieux Parti québécois, ce qui m'irrite au plus haut point, c'est que les péquistes ont quand même élu Pauline Marois et ce qui me tarabiscote, c'est que les péquistes, encore une fois, ont accordé à Mme Marois un vote de confiance assez flatteur (93%). Une fois que cela a été fait, on s'est mis à dénigrer la leader, laquelle avait quand même toutes les raisons de penser que ses assises étaient solides et assurées.
Je trouve aussi très irritant le fait que Rebello ait quitté le parti après moult serments et promesses. Je trouve aussi très troublant le spectacle d'un parti qui s'autodétruit au moment où l'adversaire est peu populaire et susceptible d'être battu lors des prochaines élections. On dirait les pirates des albums d'Astérix, lesquels ne cessent de s'auto-saborder.
Cela étant dit, je prétends que, sauf exceptions rarissimes, on ne devrait pas quitter un parti sous l'étiquette duquel on a été élu. Il y a là une trahison vis-à-vis du parti et envers les électeurs qui ont voté, entre autres, pour ledit parti.
Un «transfuge» devrait être contraint de se représenter devant l'électorat, dans le cadre d'élections partielles.
Jean-Serge Baribeau -
On elit un parti et non un député. Voilà la grande lacune.
Un député , à mon avis, peut devenir indépendant en cours de mandat, mais jamais au grand jamais un transfuge, ce qui serait une trahison non seulement au parti qu'il quitte, mais surtout aux citoyens de son comté Claudetet Brault -
Étant élus sous la bannière d'un parti, ces tranfuges devraient démissionner de leur poste et tenter de se faire réélire sous la bannière de leur nouveau parti. C'est tout simplement une question de respect pour leusr concitoyens. Mais ce respect ne semble pas de nos jours leur peser bien lourd. Que d'entourloupettes verbales pour éviter la question!
Michel Lebel -
C'est une question de liberté, celle que l'on doit respecter que l'on soit d'accord ou non avec le choix la personne qui l'exerce. Telle défection est légitime car le député jouit en effet d'une entière indépendance dans l'exercice de ses fonctions - combien de fois Churchill a-t-il changé de parti ?
Un parti c'est un groupuscule de gens qui paient pour être membre. C'est un club privé. Parmi ces membres se démarquent certains, souvent les meilleurs collecteurs de fonds, et ils deviennent délégués et élaborent les politiques du parti. Certains voudraient que ce soient ces cliques qui dictent la conduite, sous peine de rétribution, à un député choisi par l'ensemble des citoyens d'une circonscription?
Voter pour un parti est foncièrement antidémocratique, cela encourage les poteaux et la corruption. Qu'on cesse d'endoctriner les gens avec leur propre argent : vous votez pour une personne qui exerce en votre nom sa liberté d'opinion. Choisissez une personne que vous connaissez et dont vous avez une véritable idée du caractère et des habiletés.
Loraine King, Mississauga -
Si on est élu sous une bannière et l'on démissionne, ça devient illégitime de siéger sous une autre bannière.Qui dit qu'un même député aurait été élu étant d'un autre parti:prenons l'exemple de la dépité NPD (Lise..)à Ottawa qui devient libérale du jour au lendemain,peut-elle représenter le parti libéral dans sa circonscription?non, ça devient non représentatif des électeurs de sa circonscription.Au minimum, un député démissionaire devrait devenir indépendant.Mais l'idéal serait qu'il quitte et se représentre autrement à la prochaine élection,ou faire une élection complémentaire dans son comté.La loi devrait encadrer plus les transfuges.
Si..plusieurs députés libérals et péquistes deviennent des transfuges au bénéfice de la CAQ de François Legault,à la limite celui-ci pourrait devenir premier ministre.....voyons..
carole tremblay -
On ne me fera pas croire que ces gens se battent pour des idées
Marc Lemieux -
Le sens d'un vote...
Dans le cas de M. Rebello, nous «verrons» quel sens son opportunisme prendra au sein de la CAQ; son électorat se prononcera bientôt.
En ce qui concerne Mme St-Denis, retraitée de l'enseignement et de l'éducation, candidate NPD défaite lors du scrutin de 2008 dans Longueuil-Pierre-Boucher et élue NPD dans St-Maurice-Champlain en 2011, sans y avoir fait campagne, malheureusement aux prises avec une terrible maladie en ce début de mandat, s'entourant de personnel politique du PLC, son passage au PLC constitue un mépris inacceptable à son électorat.
Agir comme «poteau» c'est une chose, ce mépris de l'électorat exige une démission immédiate; alimenter le cynisme de cette façon est nuisible. «Jack» est décédé, votre mandat est terminé!
Claude Lapointe, Montréal -
Selon moi les électeurs votent pour un député qui représente les valeurs d'un parti qu'ils choisissent d'appuyer, en quittant avant la fin de son mandat le député non seulement laisse tomber son parti qui lui a permis de se faire élire mais il laisse aussi tomber ses électeurs.
Le nouveau parti ne rencontre peut-être pas les valeurs des électeurs qui sont maintenant pris avec un député d'un autre parti que celui choisit.
A mon avis, la loi électorale ne devrait pas permettre un changement de parti en plein mandat les députés n'auront qu'à continuer à supporter la ligne du parti qu'ils ont choisit pour les faire élire.
micheline tetreault -
Inadmissible qu'un député élu au nom d'un parti le quitte pour en rejoindre un autre.
Il devrait s'il est désaccord avec les idées de son parti, rejoindre les rangs des indépendants en attendant la prochaine élection.
Faire défection au profit d'un autre ne peut que convaincre l'électeur que tout est permis même le droit de faire de la fausse représentation.
En ces temps où il faut donner l'exemple dans ses choix, chose devenue rare, nos chers députés se doivent de respecter leur engagement.
Et comme indépendant, ils pourront assurément faire valoir leur point de vue sans égard à la ligne de parti et voter librement suite aux débats?
Vrai cependant qu'il n'est pas toujours "payant" de faire bande à part!
jeannot breton -
J'endosse les propos de M. Aussant.
Et j'ajouterais qu'il faut se débarrasser de cette fameuse ligne de parti qui muselle nos députés, tous nos députés.
A cause de la ligne de parti, le Premier ministre, pendant tout son mandat, peut faire ce qu'il veut. Ses ministres et les députés de son parti doivent obligatoirement approuver ses voeux et décisions.
Pourquoi nos élus, nos représentants à l'Assemblée nationale, ne peuvent-ils pas voter selon leur conscience et selon les opinions de ceux qui les ont élus plutôt que de bêtement suivre une ligne de parti qui, le plus souvent, fait le contraire de ce qu'il avait promis durant la campagne électorale?
Pourquoi ne pas permettre à nos représentants de voter par scrutin secret à l'Assemblée nationale afin de les débarrasser de cette ligne de parti?
francois ricard -
Je suis d'avis que des types comme François Rebello trahissent autant le parti qui les a fait élire, que leurs électeurs. François Rebello n'est plus de représentant de la population qui lui a permis d'accéder à l'Assemblée Nationale.
Dans le cas de François Rebello, l'offense est davantage mortelle, qu'elle a été commise par un ancien membre de l'exécutif du Parti Québécois. À cause de ses hautes fonctions au PQ, Rebello, a eu le privilège de s'emparer d'une foule d'informations, avant d'être parachuté dans le comté de Laprairie. L'exécutif de ce comté, avait alors vu, dans cette « grosse légume » le candidat idéal, au dépend de possibles prétendants locaux.
Hé bien voilà...la « grosse légume » vient de faire patate !
Rebello, pour justifier les suites de sa félonie, explique qu'il demeurera souverainiste... big deal ! Il dit cela, afin de s'attirer le vote des membres de son ancienne formation politique, par pur arrivisme !!!
Souhaitons que l'exécutif actuel du Parti Québécois du comté de LaPrairie, s'organisera afin de pourfendre le transfuge renégat, jusqu'aux prochaines élections provinciales.
Rebello joue le système, en demeurant en place, grassement payé, par les impôts d'électeurs qui n'ont pas voté pour ça. Voilà bien un autre Richard LeHir !
La loi électorale devrait être modifiée, afin qu'un député démissionnaire, ne puisse siéger, que durant trois mois, après avoir quitté sa formation politique. Ensuite, une élection partielle devrait avoir lieu, dans les semaines suivantes.
Ainsi les députés déserteurs, menteurs, et déloyaux, ou, tout simplement inconfortables...feraient de nouveau face à leurs électeurs, dans le cadre d'un processus démocratique clair et net. Mettant fin, ainsi, à ce système de BS de luxe, dans lequel se vautrent les Rebello et autres dissidents.
Michel Notredame -
Un transfuge ne représente plus les citoyens de sa circonscription qui l'avaient élu sous une bannière donnée.
Une élection partielle devrait donc se tenir obligatoirement à chaque fois qu'un élu fait défection ou devient indépendant, cela aiderait les girouettes et les opportunistes à y penser à deux fois avant d'abuser de la confiance de leurs électeurs. Et ceux qui le font par sincères convictions ne devraient donc pas craindre de se soumettre à un nouveau scrutin. Dans le cas contraire on donne l'impression qu'un vote pour un candidat ne vaut rien puisqu'il peut changer d'allégeance en cours de mandat et on accentue le cynisme des citoyens qu'on incite pourtant fortement à aller voter.
R. Boisvert
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