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La lutte des classes à l'envers

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Yves Boisvert
La Presse

Les toits des écoles primaires coulent, les installations sportives font pitié, mais on ne parle que des universités.

Le vrai terrain de bataille pour l'égalité et la justice sociale, ce devrait pourtant être l'éducation primaire et secondaire. C'est là qu'on gagne et qu'on perd ce combat.

Le problème au Québec n'est pas qu'il y a plein de gars avec des cotes R de 35 qui se cognent le nez sur la porte de l'université parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour y entrer. Les programmes d'aide y pourvoient mieux que partout en Amérique du Nord.

Le problème, le drame du Québec en fait, c'est tous ceux qui ne s'y rendent pas. Ceux qui décrochent au secondaire, qui raccrochent péniblement et tardivement.

Alors si, par impossible, on trouvait 1 milliard dans le budget du Québec par une taxe magique ou une hausse d'impôt, la dernière chose à faire serait d'offrir la gratuité à ceux qui ont la chance d'aller à l'université.

Ce qu'il faut faire d'urgence, c'est de reconstruire et de revaloriser l'école. La rendre meilleure, plus belle, plus intéressante. Voilà où devrait aller l'argent qu'on n'a pas.

***

Ah, bien sûr, les militants de l'ASSÉ vous diront: il faut faire les deux! Renforcer les écoles publiques ET offrir la gratuité à l'université.

Facile d'être généreux avec l'argent qu'on n'a pas.

Une minorité accède à l'université. Mais de cette minorité, une portion importante d'étudiants ont largement les moyens de payer davantage pour des études qui feront d'eux les mieux payés de la société.

À cause des gels successifs, on le sait, la part des étudiants dans le financement universitaire au Québec n'a cessé de diminuer depuis 40 ans.

On ne refera pas ce matin le Printemps 2012: on a fait d'un rattrapage compensé par des mesures d'aide un drame national. Les associations étudiantes ont gagné provisoirement ce combat-là - pas dans l'opinion publique, mais politiquement, du moins.

Non contente de cette victoire, l'ASSÉ, qui représente 70 000 étudiants, veut aller pomper des centaines de millions, sinon un milliard, pour financer la gratuité. Voilà qui serait un formidable transfert de richesse vers les plus riches d'aujourd'hui et de demain.

L'ancien premier ministre Parizeau s'est dit d'accord avec la gratuité. Ce n'est effectivement pas une idée nouvelle: c'était même inscrit dans les idées de la Révolution tranquille.

Sans doute, mais à l'époque, on croyait qu'en éliminant la barrière financière, on rendrait l'université soudainement accessible. L'épreuve des faits a montré que c'est plus compliqué. Ce qui fait qu'une personne ira ou pas à l'université est conditionné par une série de facteurs, dont le coût d'entrée est un des plus négligeables.

On a raffiné le modèle depuis et le Québec a trouvé un des meilleurs compromis qui soit: une université peu coûteuse où les gens de familles à petit revenu sont aidés par des bourses et des prêts qui dépassent les droits d'entrée.

Voilà qui est un modèle beaucoup plus équitable que la gratuité mur à mur.

***

De toute manière, il n'en est évidemment pas question dans l'état actuel des finances publiques, a dit le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard - sans doute un des plus solides membres de ce gouvernement. Il a raison de rappeler que l'éducation, ce n'est pas que l'université. Et l'argent des taxes et des impôts ne doit pas être entièrement dirigé de ce côté.

L'université n'en est pas moins en crise financière. Ce gouvernement a été élu contre une hausse significative des droits de scolarité; il se privera donc d'une source de revenus disponible. Ce qui ne fera qu'enfoncer les universités dans leurs difficultés financières, malgré les promesses irréalistes de réinvestissement futur. Le Québec est déjà champion du financement public des universités au Canada.

Pendant ce temps, les enfants de Montréal voient les dessins que font les moisissures sur le plafond de leur classe. Tellement de gymnases sont à faire ou à refaire. Des cours d'école aussi. Un regroupement évaluait à plus d'un milliard ce qu'il faut dépenser pour retaper nos écoles, seulement à Montréal.

On n'a pas parlé du manque de personnel pour s'occuper des élèves en difficulté, ni de la taille des classes...

Pas grave, les nostalgiques du rapport Parent rêvent de gratuité universitaire et les gens de l'ASSÉ veulent entreprendre une grande bouderie nationale.

Lutte des classes? Certainement. Un combat qui profitera à la bourgeoisie, pas de doute.

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Commentaires (97)
    • J'ai arrêté de lire à : "On a fait d'un rattrapage compensé par des mesures d'aide un drame national".

    • Merci M. Boivert

    • @Guillaume Lahaie Pendant quelques échanges, nous avons partagé nos points de vue. Le miracle de l'osmose n'a pas pour autant opéré de transformation spectaculaire dans notre façon de percevoir notre réalité scolaire... ou la motivation qui inspire nos choix, ce qui m'a amenée à réfléchir sur votre déclaration que de soustraire du réseau publique de ''bons éléments'' était une nuisance pour les autres élèves. À part la normalisation des résultats scolaires qui a moins d'écarts à comptabiliser avant la redistribution, je ne vois pas en quoi ceux qui ont besoin de plusieurs répétitions pour ingérer la matière enseignée, seraient perdants... ils vont continuer à leur rythme. Pendant ce temps, les "bons éléments" ont peut-être la chance de passer à autre chose quand le sujet expliqué est compris... plus rien ne les immobilise. L'effet de croiser des gens qui ont un autre point de vue que le sien a un effet moins perceptible sur l'évolution des mentalités. La seule problématique que je vois est que la conception socialiste du nivellement par le bas n'a plus d'emprise... et c'est probablement ce qui chicote les plus ardents défenseurs de la plèbe.

    • Juste, très juste comme analyse M. Boisvert. Je me permets une petite suggestion, parce qu'on vit en communauté, parce que nous nous sommes regroupés en société. Parce que vivre en société devrait logiquement profiter à tous, les moins nantis comme les plus riches.
      Pour le moment, les plus riches semblent tirer la couverte de leur bord un peu trop fort. Les plus riches, ce ne sont pas seulement les étudiants universitaires ? et ce qu'ils deviendront ?, ce ne sont pas seulement leurs parents ou les patrons d'entreprises et autres bourgeois comme on aime pointer du doigt.
      Ce sont également ceux qu'on voit défiler à la commission Charbonneau. Moi, si j'étais dans cette industrie-là (incluant les firmes d'ingénierie) : l'industrie du béton, de l'asphalte et de la construction et que j'avais volé notre société ? l'État ? depuis 50 ans, vraisemblablement, en roulant de l'argent dans mes chaussettes et des cadavres dans les trottoirs, je m'arrangerais pour faire amende honorable à la société. Je m'arrangerais pour redorer le blason de l'industrie. Comment? tout simple! Dans chaque quartier, les entreprises de construction devraient faire des dons de temps, de personnel et de matériaux pour le bien collectif. Après s'être enrichi sans cause pendant si longtemps en profitant des impôts du peuple, il me semble qu'il serait grand temps de nous retourner notre part équitable du contrat social, non?
      Ils n'auraient même pas à faire ça comme punition... On repart à zéro. Par ex., dans le quartier de Telleville, il y a 44 entreprises de construction en tous genres, quatre écoles élémentaires et 2 écoles secondaires à retaper. On sollicite tous les citoyens qui ont des matériaux et du temps à donner, tout le monde met la main à la pâte et pendant que la construction de condos et de maisons ralentit, on rénove NOS écoles. Ces bâtisses qui servent à y tenir des classes pour NOS enfants. Quand est-ce que vous allez comprendre que l'État, c'est nous!!!? Que vous vous volez vous-mêmes!

    • @L.Moga
      "Qu'est-ce qui est mieux: attendre que l'école publique trouve des solutions aux nombreux problèmes causés par des choix politiques, économiques ou philosophiques qu'elle SUPPORTE TOUJOURS quitte à ce que toute la scolarité de son enfant baigne dans cette marre, ou trouver un milieu qui corresponde à mes valeurs?"
      Soit, soit. Je comprends que les parents veulent offrir ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants. Certains se diront que dans un monde idéal, l'école secondaire publique devrait fournir un milieu pédagogique de qualité, mais que malheureusement, on vit dans le vrai monde... Garder ses enfants dans le reseau pubilque aiderait à rehausser sa qualité, par contre, beaucoup de parents décident de ne pas sarifier leurs enfants sur l'autel de l'école pubilque. D'un certain point de vu, c'est compréhensible, par contre ne pas éprouver une seule once de remord (et au contraire en être fier) quant au fait que vider le reseau publique de ''bons éléments'' nuit à d'autre élève, oui j'appelle ça de l'individualisme. Vous comment appellez-vous cela?

      ''Ce choix, ce n'est pas une affaire d'argent, mais de priorité: plutôt qu'un voyage outre mer par année pour profiter du soleil, [...] je choisis d'illuminer la vie de mon enfant.''
      Un voyage outre-mer par année!!! Visiblement, on ne fréquente pas les mêmes cercles!!! Vous devriez peut-être descendre de votre tour des fois. Moi quand pensais à faire des sacrifices, j'avais plutôt l'image d'une de mes voisine qui achète une dizaine de paquets de saucisse a hot-dog quand ils sont à rabais (elle en achetrait plus, mais elle n'en a pas les moyens) pour qu'elle et ses enfants aient une source de protéines à bon prix (mais pas très bonne pour la santé)

    • @MStO
      Je comprends ce que vous dites, mais c'est faux. Parce que, quelle est la pertinence d'augmenter les taxes pour quiconque - riche ou pauvre -, alors que le Québec est la province déjà la plus taxée, et possède le plus faible taux de diplomation? Le modèle a déjà prouvé sa limite.
      Par ailleurs le salaire médian est un mauvais indicateur car affecté par des extrêmes. D'un côté pour les riches, il est affecté par le peu de milliardaires ou multi millionaires, et de l'autre côté, pour les pauvres, il est affecté par plein d'individus qui profitent des largesses du système, qui ne sont pas en mesure de travailler pour maintes raisons valables ou pas, ou qui sont incompétents.
      Un autre petite stat pour vous, car vous semblez aimez ça (je n'ai même pas vérifié vos stats): si le salaire médian des 1% a progressé de 48% sur 28 ans (ce qui n,est pas beaucoup en passant, car ça représente une hausse de 1,4%, soit à peine l'inflation. Vous serez peut-être surpris que le salaire minimum est passé de 4,35$ l'heure en 1986 à 9,90$ l'heure en 2012, une hausse fulgurante de 128%!
      Alors si le salaire minimum a augmenté de 128%, dites-moi, comment se fait-il que les plus pauvres ne fassent pas plus d'argent qu'avant?

    • Pourquoi pas ne pas regarder l'éducation dans une perspective globale et à long temps?
      Voulons-nous une éducation de qualité à tous ses niveaux et accessible à tous sans distinction? Au lieu de nous comparer aux américains, dont le niveau d'éducation per capita est très bas, voici deux autres modèles.
      Cuba. Je ne me propose pas ici de venter le système politique cubain qui peut être critiqué à plusieurs égards, surtout que leur révolution n'a pas aboutit à un état démocratique. Mais, avec l'arrivée de Castro, Cuba a rendu l'éducation gratuite et ouverte à tous. En moins de 20 ans les citoyens de ce pays sont devenus les plus instruits de l'Amérique-latine, ses professionnels convoités de partout et ses médecins depuis décennies sont réputés d'être les meilleurs de l'Amérique-latine. À Cuba il n'est pas rare qu'un simple ouvrier vous entretienne d'histoire universelle...
      Le Chili, à partir des années 64, a entrepris un vaste reforme de l'éducation voulant rendre celle-ci accessible à tous. Des écoles primaires et secondaires ont été érigées partout, incluant les coins le plus éloignés du pays. Cependant, jusqu'aux années 70, les études universitaires demeuraient accessibles seulement aux personnes et familles ayant des ressources financières. Avec l'arrivée d'Allende en 70, les études universitaires sont devenues gratuits et leur accessibilité a été déterminée par la capacité de postulants, mesureé par une preuve d'aptitudes. Grâce à ce changement, Pinochet et les gouvernements subséquents ont profité d'une main d'ouvre qualifée et l'économie chilienne est devenue une de plus fortes de l'Amérique latine depuis 30 ans.
      Ceux deux exemples nous montrent que l'éducation massive contribue tant à la prospérité individuelle que collective mais ça prend des générations pour y parvenir. Dans les deux pays précités, lorsque l'éducation était monnayable, elle était élitiste et peu accessible à tous. Ainsi, l'aspect économique n'est pas à négliger.

    • Guillaume Lahaie "Votre solution est individualiste, au lieu de vouloir redresser l'école publique, vous vous dîtes, moi je peux éviter ces problèmes, alors que les autres s'arrangent avec les leurs et tant pis s'ils n'y parviennent pas, ça ne me regarde pas."
      Subir, rester assis sur sa croyance ou son préjugé n'est pas la meilleure façon de faire évoluer une situation. Qu'est-ce qui est mieux: attendre que l'école publique trouve des solutions aux nombreux problèmes causés par des choix politiques, économiques ou philosophiques qu'elle SUPPORTE TOUJOURS quitte à ce que toute la scolarité de son enfant baigne dans cette marre, ou trouver un milieu qui corresponde à mes valeurs? Plus que de subir passivement une situation inacceptable pour moi, le fait de choisir un milieu de vie sain pour mon enfant est déjà une prise de position qui rend un très grand service à l'école publique... contrairement à l'ambivalence, la difficulté d'établir ses valeurs ou la mollesse lorsqu'il faut faire un choix. Ce choix, ce n'est pas une affaire d'argent, mais de priorité: plutôt qu'un voyage outre mer par année pour profiter du soleil, plutôt que de sortir régulièrement mes électro-ménagers au rancart, ou de rajeunir ma voiture, ( lisez le sondage sur les frais de subsistance des étudiants universitaires de 2010 et vous allez trouver d'autres espaces d'économie ) je choisis d'illuminer la vie de mon enfant. Alors, pour l'individualisme on repassera!

    • En plein dans le mille.

    • M. Boisvert,
      Excellent article. Je suis allé reconduire ma petite fille à une école primaire de Notre Dame de Grâce cette semaine. C'est assez désolant.
      En partant le chemin pour se rendre à la halte garderie n'est pas déblayé; il y a un mélange de slotch et de boue. Assez déplaisant merci. Ça pris 20 minutes pour trouver dans quel local elle était; je ne peux pas croire qu'avec tous les moyens technologiques disponible aujourd'hui, on ne peut pas être mieux organisé.
      L'état général de l'école est franchement pas très invitant: salle de jeu mal éclairé, murs peinturés de toutes les couleurs possibles, cases en métal brisées, graffitis de toutes sortes. Ce n'est pas la place pour çà dans les écoles.
      Pourquoi on ne prend pas exemple des écoles privées au lieu de constamment les critiquer ? Les Écoles Internationales sont un peu copiées sur le modèle du privé et encouragent l'excellence; ça marche.
      Et, que dire des polyvalentes à 5,000 élèves; aucun collège privé ne pourrait donner de bons résultats à 5,000 élèves.

    • @ L.Moga
      "Je demeure convaincue que mon enfant a le droit de fonctionner dans un milieu normal."
      Moi aussi, mais ce droit devrait aussi prévaloir pour les autres enfants, pas juste le vôtre.
      " Si l'école publique accepte que des éléments perturbateurs déterminent les conditions d'apprentissage de la majorité, c'est son problème et mon enfant n'a pas d'affaire là: où on crée des conditions saine d'apprentissage, où on se fait assimiler par la délinquance; on choisit l'excellence ou on se fait avaler par la médiocrité. Moi, je choisis l'excellence et je vais là où elle a plus de chance de s'y trouver. "
      Votre solution est individualiste, au lieu de vouloir redresser l'école publique, vous vous dîtes, moi je peux éviter ces problèmes, alors que les autres s'arrangent avec les leurs et tant pis s'ils n'y parviennent pas, ça ne me regarde pas.

    • il ne semble pas comprendre que l'un n'a vas pas nécessairement à l'encontre de l'autre en ce qui concerne le financement des écoles primaires et secondaires ainsi que le financement de l'université. À la fin de son article il en parle lui même qu'il serait important de donner plus de services dans les écoles primaires et secondaires, mais pour ce faire, il doit y a voir des diplômés compétents. Et les universités sont aussi des écoles publiques au Québec, la gratuité favorisera les personnes qui ont la persévérance et le talent d'aller aussi loin.
      il ne faut pas essayer de partir une guerre entre les financements des écoles et des universités, parce que l'un ne vas pas sans l'autre. Pour qu'une école primaire et secondaire fonctionne c'est certainement à cause des universitaires qui enseignent à nos enfants!

    • @frederic.garand:
      Je vais expliquer ça le plus simplement possible : on ne parle pas d'impôts! Oui l'impôt sur le revenu est primordial pour financer l'état, et on peut l'augmenter ou augmenter le nombre de palliers d'imposition, je ne suis pas contre. La question ici est de savoir ce qu'on fait avec cet argent. Chaque dollar qui est investit par l'état pour la gratuité universitaire est un dollar qui ne sera pas investit pour les écoles primaires et secondaires en décrépitude. De plus, cet argent (pour la gratuité universitaire) servira principalement a alléger le fardeau de fils et filles de riches étant eux-mêmes les futurs riches de notre société. Oui il y a des étudiants pauvres mais on peut aider ceux-là bien mieux qu'avec la gratuité (avec des bourses par exemple). Est-ce que l'on peut faire les deux? Dans un monde idéal, oui, mais commençons par aider les plus démunis avant de passer aux étudiants universitaires!
      Et puis vous avez interprété "arrêtons de se conter des histoires" comme "les sciences humaines sont inutiles"? Wow, vous comprenez vraiment juste ce qui vous tente!
      Je n'ai absolument rien contre les sciences humaines. Je trouve plusieurs de ses disciplines fascinantes et j'admire les gens prêts à poursuivre ces études malgré le nombre plus limité de débouchés. Ce que je voulais dire est : arrêtez de nous faire croire que les gens vont à l'université simplement pour apprendre ou enrichir la société. Les gens en sciences humaines espèrent eux aussi trouver un emploi dans un domaine connexe à leurs études. Je ne connait pas grand monde qui passerait 3 ans ou plus à l'université, sans pouvoir travailler à temps plein, simplement pour enrichir sa culture. C'est tout simplement faux.
      F. Gagnon

    • Bravo M. Boisvert. Exactement.

    • Il serait intéressant de connaître aussi le taux de décrochage réel en Uquanisthan, car la bulle de la gratuité universitaire pourrait se déglonfler assez rapidement.

    • Bon topo M.Boisvert. Avoir des écoles plus belles je suis bien d'accord mais le vandalisme existe même au primaire.
      La gratuité, c'est comme un bar ouvert, ç'est dangereux, la performance n'y sera plus. Si l'élève coule son année, il récidive l'année suivante vu que c'est gratuit.
      L'idéal: "Tu performes ? C'est gratuit."

    • Merci Monsieur Boisvert pour ce point de vue éclairé.
      Une perspective, plutôt une prospective, qui mérite réflexion, pas trop longue, et action dans les plus courts délais.

    • Démagogieet simplification. M. Boisvert, vous cherchez toutes les occasions pour essayer de justifier une opinion sur les frais de scolarité universitaire qui ne se défend pas plus qu'une autre. Vous optez pour un modèle universitaire nord-américain qui n'a pas que des avantages. Bien sûr qu'il yaurait beaucoup à faire au primaire et au secondaire, mais lier cela aux frais de scolaritéà l'université n'a pas plus de sens que par exemple prétendre qu'on devrait mettre la hache dans la gratuité des soins de santé pour améliorer l'école primaire. En affectant de mélanger les problèmes, on n'en règle aucun. Et l'argument des universitaires qui seront les mieux payés de la société n'a pas de sens. C'est le groupe des universitaires qui formera les mieux payés. Pas les individus. Alors la meilleure façon de leur faire payer cet avantage, c'est par l'impôt sur les avantages réellement acquis. Pas en les endettant et en les coinçant sur des revenus potentiels. D'autant que la ormation professionnelle qui est gratuite, et la formation technique qui est gratuite aussi, permet à bon nombre d'individus de gagner des salaires auxquels bien des universitaires n'auront jamais accès bien que beaucoup se soient pas mal endettés. Car il ne faut pas oublier que gratuité ou pas, bon nombre d'étudiants universitaires doivent s'endetter simplement pour se loger et se nourrir pendant leurs années d'études où ils n'ont pas ou peu de revenus alors qu'un finissant en électrotechnique ou métallurgie ou pas mal de métiers de la construction commencent à avoir d'excellents salaires à 18 ans. Je ne veux pas pleurer sur le sort des étudiants universitaires. Loin de là. Mais si on prétend parler de justice sociale, il faut faire une analyse un peu plus sérieuse, un peu plus complète, un peu moins démagogique.

    • @PacoG Premièrement, j'ai souligné de prime abord que l'impôt sur le revenu était la clef pour imposer les riches ''d'Outremont'' quand ils seront riches et d'éviter au pauvre d'Outremont d'être surtaxé pour rien. Je crois que c'est clair? Pour la deuxième partie, je crois que vous êtes extrêmement minimaliste et même je dirais énormément réducteur, voire ridicule quand vous affirmez que les sciences humaines servent à rien. Vous croyez qu'il faut arrêter de se conter des histoires? je crois plutôt qu'il faut regarder les histoires en face. Je crois qu'il faut étudier l'humain d'une manière scientifique pour comprendre la profondeur des problèmes. Il faut développer son sens critique. Vous parlez de culture personnelle? Vous pensez que je garde mon savoir à moi seul? Non, la preuve est que je critique et expose les argumentations minimalistes qui manque de profondeur. Je vais sur l'espace public et je discute avec mes amis afin de partager des analyses scientifiques.
      Par exemple, je peux dire que vous avez tort dans votre conception de la taxation de l'université. Il n'est pas vrai d'affirmer que les universitaires sont comparable aux gens qui habitent dans le quartier d'Outremont. On ne parle pas de matériel d'achat de maison, on ne parle pas de savoir privé. Il faut regarder l'histoire en face pour comprendre. Les plus grands avancements sociaux ont été effectués grâce à la connaissance de l'univers et des différences entre les cités. Grâce au partage des connaissance. Le partage des concepts. Oui, certains se cultivent seuls et plusieurs deviennent aussi de gros légumes... Arrêtez de croire que les sciences-humaines servent à rien, pensez que l'étude de l'humain (dans différentes formes) est retraçable depuis l'avènement de l'écriture.

    • C'est vrai ce que vous dites M. Boisvert. Cessons l'universalité mur à mur et réglons les problèmes qui ont vraiement besoin d'être réglés. Au lieu de pelleter les nuages pour qu'ils pleuvent sur les vrais laissés pour compte, c'est à dire les décrocheurs. Et le système scolaire dans son ensemble, je dirais. Parizeau, réfléchis un peu! Mets ton verre de vin rouge sur la table et réfléchis! Hmpf!
      Daniel R. (Québec)

    • @ Drien - en subventionnant les écoles privées l'Etat économise l'argent, il ne paye que 60% du prix de l'éducation, le reste est payé par les parents, si le même élève va à l'école publique l'État paye 100%. Do the math...

    • Mon cher Yves, je t'aime. Je t'aime parce que tu as réussi à mettre sur papier ce que je pense depuis plusieurs mois. Je suis enseignante en adaptation scolaire et à chaque année nous voyons nos budgets diminuer, parce que le gouvernement vient pelleter de l'argent dans les coffres des commissions scolaires. Dans ma réalité quotidienne, ça se traduit par des centaines de dollars que je prends dans mes poches pour permettre à mes élèves de vivre des projets enrichissants et motivants, d'avoir une classe où il fait bon vivre et des outils pédagogiques stimulants et attrayants. Il est légitime pour un leader étudiant de se plaindre de ne pas avoir le droit d'aller à l'école gratuitement. À cela je lui réponds par contre: "Vas-t-on prendre l'argent des écoles primaires et secondaires, qui existent pour TOUS les jeunes et l'injecter dans les universités qu'une minorité de gens fréquentent?" C'est illogique. Mais ce qui est le plus désolant, c'est qu'on leur donne une tribune et qu'on leur accorde autant d'importance. Ils sont qui? À ce que je sache je n'ai pas voté pour eux aux dernières élections! Ils ne me représentent pas. Et je trouve vraiment triste que les journalistes revendicateurs de ce monde ne parlent pas du fond du problème à la télé ou à la radio tel que vous le faites. Vos propos permettent de voir ce qui se passe réellement en éducation au Québec. J'espère que votre article encouragera vos confrères à faire de même. Merci!

    • Décrochage au secondaire = familles monoparentales à 80 %.
      Salubrité dans les écoles privées = gratuité pour le gouvernement à 100%
      Réussite à l'Université = enfants à la maison à 80 %.
      Cherchez l'erreur.

    • Très influençable, les jeunes du secondaire ont appuyé la cause des boycotteurs au printemps 2012. Est-ce que ces derniers feront de même en leur donnant leur appui pour le sous-financement du primaire ou secondaire? J'en doute. Jusqu'à maintenant, les carrés rouges n'ont pas montré qu'ils regardaient plus loin que leur nombril.

    • @Guillaume Lahaie "Sinon il est expulsé et une école publique est obligée de l'accepeté. Je parle en connaissance de cause. Je fréquentais une petite école secondaire de la CSDM dans l'est de la ville. Lorsqu'ils étaient expulsés, beaucoup des éléments troubles du collège Jean-Eudes (une école privée de Montréal) venait fréquenter l'établissement oè j'étais. Comme je disais tout à l'heure, on sépare ainsi le bon grain de l'ivraie. L'ivraie, ce n'est effectivement pas seulement les enfants pauvres, c'est aussi les enfants riches qui causent des problèmes. Dans tout les cas, il y avait de plus en plus d'ivraie dans mon école et veut, veut pas, malgré toute la bonne volonté des professeurs, ces ''mauvaises herbes'' ont fini par étouffer les plants sains."
      Je demeure convaincue que mon enfant a le droit de fonctionner dans un milieu normal. Si l'école publique accepte que des éléments perturbateurs déterminent les conditions d'apprentissage de la majorité, c'est son problème et mon enfant n'a pas d'affaire là: où on crée des conditions saine d'apprentissage, où on se fait assimiler par la délinquance; on choisit l'excellence ou on se fait avaler par la médiocrité. Moi, je choisis l'excellence et je vais là où elle a plus de chance de s'y trouver. Le mur de Berlin a existé tant qu'il y a eu assez de gens pour en soutenir l'idée.

    • @angauthi
      18-02-2013 08:27
      «(...) la gauche syndicalo-stalinienne qui rêve de nordcoréaniser le Québec.»
      Ben voyons! Vous parlez d'un homme de paille! Et pourtant...
      Le mois dernier, sur les ondes de la SRC, on donnait (encore!) une tribune complaisante à Jean-Guy Allard, propagandiste du parti communiste cubain. Et aujourd'hui, à la même antenne, matin midi et soir, on souligne le miraculeux retour du sauveur à Caracas.
      De chacun selon ses moyens et à chacun selon ses besoins, dans un univers où le savoir n'est surtout pas une marchandise. Une recette de champion!

    • Le gouvernement de Mme Marois a rendu les militants de l'ASSÉ imperméables à la logique. Il en va toujours ainsi lorsqu'on récompense le chantage et l'intimidation.

    • @frederic.garand :
      Mais la réalité est que les gens riches sont sur-représentés à l'université, et cela est dû à des facteurs socio-économiques qui débutent à la maternelle (et dépendent beaucoup plus des parents que de l'État)
      Je comparerais l'Université à un quartier riche, comme Outremont. C'est pas juste des super riches qui vivent à Outremont, je suis sûr qu'il y a bien du monde qui ont de la misère à arriver. Mais en moyenne c'est un quartier très riche. Est-ce donc logique comme mesure sociale de baisser les taxes municipales là-bas pour aider les quelques démunis et permettre à des familles de classe moyenne de s'y établir? Pendant que les logements sont insalubres à Hochelaga?
      Pour la deuxième partie de votre commentaire : si le but n'est que d'enrichir votre culture personnelle, alors que l'on demande aux Universités de mettre leurs cours gratuitement sur internet. Si les gens vont à l'Université, c'est en majorité pour obtenir un bout de papier appelé diplôme qui permettra a son détenteur de trouver un job plus payant/intéressant. Arrêtons de se conter des histoires...
      Si vous voulez simplement apprendre en 2013, alors il y a plein d'outils à votre disposition (la plupart gratuits) pour vous permettre d'atteindre votre objectif.
      F. Gagnon

    • @L.Moga
      "La réalité est que l'école privée est essentiellement fréquentée par les enfants de gens qui
      (1) font souvent des choix financiers douloureux pour accorder à leur enfant la meilleure chance de réussite possible"
      Bien justement, je trouve immorale que pour fournir une éducation de qualité à leur enfants, des parents doivent faire des "choix douloureux". Je comprends que pour un parent, rien ne compte plsu que sa progéniture. Ainsi, c'est tout à l'honneur des parents qui ont la force, le courrage et la santé pour triompher de l'adversité, mais ce serait bien mieux s'ils n'avaient pas à se sacrifier ainsi.
      "L'enfant d'un riche parent qui voudrait semer la pagaille dans ce type d'école serait vite invité à une rencontre au sommet pour amender son comportement: s'il comprend, parfait"
      Sinon il est expulsé et une école publique est obligée de l'accepeté. Je parle en connaissance de cause. Je fréquentais une petite école secondaire de la CSDM dans l'est de la ville. Lorsqu'ils étaient expulsés, beaucoup des éléments troubles du collège Jean-Eudes (une école privée de Montréal) venait fréquenter l'établissement oè j'étais. Comme je disais tout à l'heure, on sépare ainsi le bon grain de l'ivraie. L'ivraie, ce n'est effectivement pas seulement les enfants pauvres, c'est aussi les enfants riches qui causent des problèmes. Dans tout les cas, il y avait de plus en plus d'ivraie dans mon école et veut, veut pas, malgré toute la bonne volonté des professeurs, ces ''mauvaises herbes'' ont fini par étouffer les plants sains.

    • @LeVraiDoc - 18 février 2013 - 15h37
      Apparemment, vous comprenez le sens du mot paranoia, c'est-à-dire voir des complots qui en fait n'existent que dans votre esprit. C'est bien plus simple que ça, si le peuple est sot et ignorant, c'est tout simplement qu'il a fait ce choix. Rien n'empêche les gens d'étudier et d'obtenir des diplômes, il s'agit d'y mettre les efforts et au Québec, un peu d'argent. S'il faut que les études soient GRATOS pour y intéresser les gens, c'est parce que ça ne les intéressent tout simplement pas assez.

    • Quelle clairvoyance dans votre article M.Boisvert . Malheureusement aujourd'hui nos hommes politiques sont des marionnettes manipulées par le fric et les prochaines élections !!!!

    • @EcouteBen:
      Votre affirmation est fausse et c'est facilement démontrable. Vous faites le calcul (simpliste) que puisque l'universitaire moyen fait x% plus d'argent, il rapportera un montant proportionnel à x de plus en impôts à la société.
      Premièrement, une très grande partie des universitaires travaillent POUR l'État. Cela comprend 99% des médecins, plusieurs ingénieurs, avocats, une grande partie des professeurs, etc. Ceux-ci ne rapportent absolument rien à l'État en impôt. Oui, leur expertise est essentielle, mais puisque qu'ils sont payés par l'État, on donne d'une main et reprend de l'autre. Pour ceux qui vont travailler au privé (les seuls qui rapportent vraiment en impôts) il faut tout d'abord qu'il y ait un marché pour ces professionnels. Pour illustrer : si on forme 30 000 avocats au Soudan demain, est-ce que l'on augmente les revenus ou l'on augmente le nombre d'avocats au chômage? Votre argument n'est valable que pour les domaines où il y a pénurie d'employé formés (au privé).
      Donc, votre argument est défaillant. En fait, rien n'assure que la gratuité universitaire permettrait de former tellement plus de professionnels travaillant au privé qui rapporteraient plus d'argent en impôts que ce qu'ils auraient économiser en frais de scolarité.
      Finalement, vous avez manqué l'argument de M.Boisvert. En effet, il ne parle pas de revenus mais bien de dépenses. La question est : où l'argent en éducation est-il le mieux dépensé (quel est le meilleur investissement pour utiliser votre langage) Ce qu'il dit en gros, c'est que l'argent serait beaucoup mieux dépensé (ou investit) au primaire et au secondaire. Donc si on peut libérer des fonds en augmentant les impôts on devrait commencer par la dépenser là! C'est sûr que c'est super la gratuité, mais c'est surtout une redistribution vers les plus riches, donc ça devrait être plus bas sur la liste.
      F. Gagnon

    • Déjà, le buffet il est ouvert et ce, dès l'élémentaire! La preuve: on ne fait plus doubler personne.
      C'est vraiment du nivelage par le bas du primaire à l'université et c'est bien dommage!

    • Très bien écrit M. Boisvert!
      En tant que professionnelle, je travaille avec une clientèle démunie. J'essaie du mieux que je peux de soigner des ados pour qu'ils puissent retourner au secondaire, mais ce n'est pas toujours facile- il y a peu de ressources en santé mentale pour adolescents. Ça me désole et j'ai honte quand j'entends certains bébés-gâtés-universitaires qui veulent les meilleurs postes, les meilleures payes, les meilleurs statuts, sans effort en retour.

    • Vous avez tellement raison!
      Depuis le début on voit bien que cette "révolution" des carrés rouges n'est qu'une révolte de bobos. La priorité au Québec est de payer les études des futurs médecins et pharmaciens, eux-mêmes souvent fils et filles de médecins et pharmaciens, pendant que les écoles secondaires tombent en ruine?
      La gratuité universitaire (et non scolaire) est équivalente à baisser les taxes à Outremont dans l'espoir d'y voir quelques familles de classes moyennes de plus s'y installer, et ceci pendant que les HLM restent insalubres. So so so...
      F. Gagnon

    • Il serait for simple de régler les problèmes des écoles où la moissures et des travaux majeurs sont urgents au Québec, il faut se décider comme Gouvernement à cesser de subventionner les écoles privées à hauteur de 840 millions par année. Tout ce qui est privé tant en éducation qu'ailleurs doit être défrayé entièrement par les individus eux-mêmes, ainsi l,argent pourra être réinvesti aux bons endroits et pour de bonnes raisons.
      Il est bien évident que les commissions scolaires devront faire un certain ménage dans leurs structures, toutefois cela dit avec 840 millions de dollars en plus nos écoles primaires et secondaires pourront être misent à niveau et en bon état à moyen et long terme partout au Québec.
      Adrien

    • @arnolde
      Je ne soutiens pas qu'il y a une corrélation entre le taux d'imposition et la diplomation. Lorsque je parle du taux d'imposition, c'est uniquement pour souligner qu'il existe des moyens efficaces ayant fait leur preuve à travers l'histoire en matière de finance publique et qu'ils pourraient de facto nous permettre de mieux financer les universités. Parmi ces moyens, il y a l'impôt progressif. Or, dire que les riches sont surtaxés actuellement relève du mirage économique. Selon Stat Can, le revenu médian des 1 % des Canadiens les plus riches est passé de 191 600 en 1982 à 283 400 $ en 2010, soit une augmentation de 48 %. Durant la même période, le revenu du reste de la population n'a augmenté que d'un ridicule 1,4 % en 18 ans, passant de 28 000 à 28 400 $. Pardonnez-moi, mais ces chiffres m'empêche de pleurer sur le sort des 1% les plus riches. Il est désormais admis que les inégalités économiques actuelles se rapprochent désormais du niveau d'inégalités observé dans les années 1930.
      Et que dire de cette manie de brandir l'épouvantail du déménagement des entreprises telles qu'Électrolux. Face à de tels arguments, je préfères ma petite morale socialo-communiste plutôt que l'aplaventrisme désabusé duquel découle votre argument. Se mettre à genoux devant des entreprises qui profitent des fonds publics grâce à de généreuses subventions et qui abaissent sans cesse les conditions de travail des gens ordinaires...franchement. Savez-vous que si Electrolux est parti du Québec, c'est parce que Memphis offrait une subvention de 152 000 $ par emploi créé, des emplois à 14$ de l'heure ! Après on se demande pourquoi les États non plus d'$. Et ça, sans parler du fait, que les baisses d'impôts accordées aux entreprises ne se sont pas traduites en investissement productif comme le prétend la théorie néoclassique.
      Non décidemment, plus j'y pense, plus je suis persuadé qu'un système d'impôt progressif est le meilleur moyen pour financer les universités.

    • C'est bien pire que cela en réalité! En gardant le peuple sot et ignorant on le contrôle bien mieux! En utilisant la TV comme moyen principal d'éduquer, de former des opinions et de discuter des débats sociaux, on contrôle parfaitement les esprits, les pensées et les comportements. En investissant peu dans l'éducation, on pousse les jeunes dans les métiers spécialisés car c'est cela ce dont l'économie et les syndicats ont besoin. On a pas besoin de gens intelligents, éduqués, socialement responsables et dotés d'esprit critique! Plus de penseurs = plus de problèmes à gérer! Alors on veut des robots dociles, sans opinions, qui suivent les idées reçues, qui obéissent aux lois, qui sont enregistrés, localisés, photographiés, identifiés et sujet à la pub partout et dans tout ce qu'ils font. On veut des robots humains obéissants et conditionnés à faire rouler l'économie, pas des Hommes, ni des Femmes éclairé(e)s. C'est LA le vrai problème, toute cette discussion n'est que masturbation intellectuelle! Arrêtez donc de niaiser!

    • Quel article! Excellent.

    • @onclephi - 18 février 2013 - 14h37
      Vous craignez le néolibéralisme au Québec? Misère, sur quelle planète vivez-vous? Il serait temps d'aller voir la définition de ce terme. Arrêter de taper sur des casseroles et informez-vous.

    • Ce n'est pas une question d'accessibilité, c'est une question de justice sociale et d'économie. L'augmentation des frais de scolarité aux étudiants est un autre exemple flagrant de néolibéralisme qui rapporte aux plus nantis au détriment du reste de la population.
      En empruntant aux banques des prêts garantis par les contribuables, les étudiants s'endettent et paient des intérêts qui rapportent aux actionnaires des grandes banques. Pendant ce temps, le pouvoir d'achat des étudiants se voit grandement réduit ainsi que leurs consommation de biens et services ce qui a en bout de ligne a un impact réel sur l'économie Québecoise.
      Tant que l'on continuera la logique de piger dans la poche des moins nantis pour régler nos problèmes de financement on ne s'en sortira pas, l'écart entre les riches et les pauvres va continuer d'augmenter et le 99% et les états vont continuer de s'endetter.
      Surtout Lorsqu'on sait que de réinstaurer la taxe sur le capital abolie par le gouvernement Libéral pourrait aisément combler le manque a gagner pour perpétuer le gel ou même amener la gratuité progressivement.
      Pour ce qui est du primaire et du secondaire et le décrochage, cela n'a rien a voir avec les conditions dans les écoles. Les problématiques se trouve dans la petite enfance. Si un enfant arrive au primaire et qu'il n'a pas été bien stimulé et bien nourri dans les premières années de sa vie, les meilleurs écoles du monde ne pourront rien y changer.
      Évidement il faut des sous pour s'attaquer a ces problèmes, mais ce n'est pas en pelletant l'argent des moins nantis dans les poches des plus nantis que l'on remettra de l'argent dans nos coffres.

    • Un problème répétitif est visible dans plusieurs commentaires. Lié directement élite et universitaire. Les universitaires veulent s'instruire. Certains deviendront riches, d'autres non. Taxons ceux qui auront les moyens. Pour les autres diplômés, ils partagent leur apprentissage tout au long de leur vie. N'est-ce pas un bon marché dans les deux cas? Un des plus grand problème qui s'est exposé durant la crise étudiante, c'est que les Québécois valorisent les gens riches et dénigre l'éducation universitaire non-technicienne. L'école ne sert pas juste à gagner de l'argent. Je dirais même que l'école ne devrait pas servir à gagner plus d'argent.

    • @MStO
      La gain en capital est imposé à 50%.
      Le Québec est la province la plus imposée au Canada (donc selon vous, la plus équitable au niveau imposition), pourtant le Québec a le pire taux de diplomation de toutes les provinces au Canada. Il n'y a donc aucune corrélation entre le niveau d'imposition et le taux de diplomation. Augmenter les impôts n'augmentera pas le taux de diplomation.
      http://www.ledevoir.com/societe/education/310244/etude-de-statistique-canada-le-quebec-cancre-du-canada-pour-le-taux-de-diplomation
      De plus, ce n'est pas parce que l'on étudie qu'on est garantit une job. Il faut qu'on les place les étudiants. Si vous augmentez les impôts comme vous le voulez, les investissements seront nécessairement moins importants car le retour sur investissement est moins élevé, donc bien des entreprises, au lieu d'investir au Québec, pourront aller n'importe où ailleurs, qu'on pense aux nombreuses industries qui délaissent le Québec ces derniers temps: pharmaceutiques, Aveos, Electrolux, Shell qui ferme sa raffinerie...
      Maintenant qu'on aille voir le site de l'ASSÉ : avec des membres tels que l'Asso des étudiants en philosophie, anthropologie, histoire .. disons que c'est pas des exemples de créateurs de la richesse, mais plutôt de profiteurs de la richesse.
      Votre petite morale socialo-communiste est louable car tout le monde voudrait vivre bien, riche, égal, seulement ce n'est pas réaliste. Votre fameux 1% paie déjà en masse d'impôts et on parle de médecins, comptables, avocats, ingénieurs, entrepreneurs, investisseurs : ils sont la structure même de notre système sans quoi tout s'effondrerait. Les fourmis en dessous de la pyramide sous le tas.

    • Vrai que le réseau des écoles secondaires fait pitié; une des écoles où ma ligue de hockey Cosom (http://www.procosom.com) dispute ses parties n'a plus de douches depuis 9 mois car le plancher est fissuré et l'école ne dispose apparemment pas des fonds requis pour réparer le plancher afin d'éviter les fuites d'eau (?!?!?).
      Par contre, je suis d'accord avec la solution envisagée il y a de cela 40 ans : un gel total des frais de scolarité afin que l'inflation élimine graduellement les frais de scolarité à débourser. Dans le pire des cas, qu'on finance les programmes de base (ceux à faible coût) et qu'on charge pour les programmes plus coûteux (médecine, etc.).
      Le Québec actuel a les moyens de faire les 2; on doit simplement faire un grand ménage dans les dépenses inutiles et surtout la corruption, collusion et lutte au crime organisé.

    • @ Yves Couture. «en quoi les revendications actuelles du mouvement étudiant ne sont pas du corporatisme petit-bourgeois ?» Simplement parce que plusieurs de ces étudiants qui se sont battus contre la hausse des frais de scolarité n'étaient pas les premiers bénéficiaires. Beaucoup de gens de troisième année au baccalauréat ou en maîtrise ont commencé la lutte. Aujourd'hui, ces étudiants ont obtenu leur diplôme. Même sans la grève, ils n'auraient jamais payé plus cher leurs frais de scolarité, car ils auraient fini avant. Vous comprendrez alors qu'ils ne font pas un combat de petit bourgeois narcissique. Vous comprendrez aussi qu'ils ne se battaient pas pour eux. Vous comprendrez qu'ils ont compris que leur combat va peut-être mener à ce qu'il paye plus d'impôt afin d'obtenir la gratuité scolaire pour les générations à venir. Vous dites que l'augmentation des impôts en conséquence de l'adoption de la gratuité scolaire va faire fuir les diplômés. S'ils sont si avare, qu'ils s'en aillent. D'autres désireux de vivre dans une société éduquée et sociale vont les remplacer. Vous supposez qu'on vit un exode des diplômés à cause de nos frais bas, au contraire, nous faisons actuellement de l'impérialisme des diplômés. L'immigration n'accepte que les diplômés, les riches ou les réfugiés! Oui, les immigrants sont souvent diplômés. Nous volons les diplômés d'outre-mer.

    • La gratuité scolaire mérite d'être à tout le moins débattue. Tout à fait d'accord pour dire que les écoles primaires et secondaires doivent également être financée davantage.
      Maintenant l'argent, la fameuse question de l'argent. M. Boisvert parle de deux milliards, surement plus. Quand on voit que certains individus possèdent à eux seuls cet argent, et que cela paraît normal pour une majorité d'entre nous, on peut y voir la source même du débat. L'idée d'un savoir accessible à tous est formidable, mais cela devrait impliquer une refonte de notre système économique pour y arriver. Or, ceux qui détiennent le pouvoir de changer les choses en profondeur, autrement que par la manifestation, n'en ont rien à foutre de changer un système qui leur permettre de vivre comme des pachas...

    • Bien d'accord avec M. Boivert. Quand on pense que les 3 leaders étudiants des carreaux rouges du printemps 2012 sortaient du secondaire PRIVÉ...Quand à M. Parizeau, sa vision correspond parfaitement à la vision classique des élites québecoises - une population, et leurs taxes, au service des élites.

    • @elguruz - 18 février 2013 - 13h07
      Je connais quelqu'un qui a des contacts avec une enseignante à l'université et elle disait qu'elle avait dû minimiser les exigences pour la réussite de ses cours, car les étudiants n'étaient pas capable de faire ce que ceux faisaient il y a DIX ans ... Tout de même assez incroyable et troublant ...

    • Encore un texte argumentatif qui ne repose sur aucun fait vérifié de la part de M. Boisvert. Comme à chaque fois qu'il discute des droits de scolarité.
      Il n'y a qu'une question: combien ça en coûte d'investir dans un étudiant, combien ça en rapporte? Tant que ça rapporte plus que ça coûte, n'est-ce pas un investissement gagnant? J'attends toujours les chiffres qui démontreront clairement que l'investissement n'est pas rentable, M. Boisvert.
      "Ce qui fait qu'une personne ira ou pas à l'université est conditionné par une série de facteurs, dont le coût d'entrée est un des plus négligeables."
      Avez-vous des références, des recherches, pour appuyer votre affirmation, M. Boisvert? Pourquoi ne pas doubler la hausse, si le coût d'entrée est un facteur négligeable?
      Toute les études démontrent l'inverse: c'est un facteur non-négligeable. Démagogie quand tu nous tiens... Voici quelques faits, qui feront changement des opinions, pour vous.
      http://www.dailymail.co.uk/news/article-2210928/Rise-tuition-fees-puts-30-000-university-Shortfall-cost-colleges-hundreds-millions.html http://www.guardian.co.uk/education/2013/jan/18/tuition-fees-student-numbers-figures
      La moindre des choses serait de nous expliquer ce qui s'est passé en Angleterre. Je ne demande qu'à comprendre...

    • @Guillaume Lahaie "C'est les gens qui n'ont pas les moyens d'envoyer leur enfants à l'école privée qui devraient se plaindre. L'éducation y est meilleure mais inaccesible pour les enfants de la ''plèbe''. Si vous avez des ressources supplémentaires à consacrer à l'éducation de vos enfants tant mieux! Par contre, l'ensemble de la population n'a pas a subventionner un club privé qui lui est fermé."
      Une deuxième erreur de votre texte du 18 février 2013, 10h12 est de s'imaginer que l'école privée est l'apanage des "bourgeoise". La réalité est que l'école privée est essentiellement fréquentée par les enfants de gens qui (1) font souvent des choix financiers douloureux pour accorder à leur enfant la meilleure chance de réussite possible et (2) ils (ces parents) sont convaincus de la nécessité de s'impliquer pour que leur investissement rapporte. Cela, ce n'est pas acquis forcément à la "bourgeoisie" mais plutôt aux gens pour qui l'instruction est une valeur primordiale. L'enfant d'un riche parent qui voudrait semer la pagaille dans ce type d'école serait vite invité à une rencontre au sommet pour amender son comportement: s'il comprend, parfait; il est assuré d'un suivi efficace... sinon, qu'il aille ailleurs perdre son temps et le faire perdre aux autres. Pour ma part, je considère que l'école est le reflet de la société; si tous les parents accordaient autant d'importance à l'instruction et à l'éducation, les cancres seraient marginaux et leur influence serait moindre dans le paysage scolaire: l'instruction et l'éducation sont moins dispendieuses que l'ignorance.

    • Un enseignant de secondaire 3 m'explique la moyenne de 40% de son groupe par la forte proportion de jeunes filles dans la classe. Sans broncher, ni sourire. 40% comme moyenne d'un groupe, c'est horrible.
      C'est à croire que même les enseignants ont abandonné l'idée d'un réseau de l'éducation qui se respecte.
      Puis pour les jeunes et moins jeune qui croit à la pleine gratuité, vous oubliez que l'effort est nécessaire en tout pour réussir. Autant dans les cours que dans leur financement. J'ai fais le Cégep et l'université en ayant deux jeunes enfants avec un salaire d'étudiant (très peu alors), en me contentant des prêts du gouvernement. Puis quoi, je suis pas mort. J'en suis fier aujourd'hui et je gagne très bien ma vie après quelques années de vache maigre.
      Il faut arrêter d'attendre la becquetée parfois et se prendre en main.

    • Bien d'accord avec monsieur Boisvert. Ce qui me surprend le plus dans le présent débat de la gratuité, c'est le peu d'importance accordée aux faits, à ce que la recherche semble démontrer depuis des années: la faible corrélation entre l'accessibilité aux études universitaires et les ressources financières. En tous les cas, cette corrélation n'est pas suffisamment forte pour accorder la priorité à cette variable. Une fait demeure: le décrochage alarmant des élèves du secondaire. C'est un des points faibles du système scolaire québécois. Et c'est une tragédie dans un contexte où la mondialisation des marchés exclue les salariés qui sont peu ou pas scolarisés. Une économie du savoir oblige. Or le Québec est en train de manquer le bateau car ses universités sont moins compétitives et son système scolaire n'aide pas suffisamment les élèves en difficulté. Dommage que RDI se contente des propos vides et idéologiques de certains leaders étudiants. La population du Québec mérite d'être mieux informée. Qui a peur de la vérité? Qui profite de l'ignorance des électeurs?

    • Les études ne sont pas gratuites et pourtant mes classes au HEC sont bourrées d'élèves qui n'ont intérêt en la matière! Ils ne participent aucunement aux débats en classe, font le stricte minimum dans les travaux d'équipe, passent leur temps à texter sur leur iPhone ou jouent au Poker en-ligne pendant les cours. Je n'ose même pas imaginer la bande de passagers qu'on aurait si c'était gratuit !!

    • Ce texte me fait penser aux radios poubelles. Plus précisément à ce que disait un des animateurs à propos de la subvention e 3 millions de dollar du gouvernement proposé par le PQ quant à la protection d'une île. L'animateur disait que ces 3 millions pourraient servir à la recherche du cancer plutôt que de protéger des espèces animales.
      Est-ce assez démagogique à votre goût de polariser, d'opposer deux choix ainsi? Les étudiants en grève ont à coeur l'éducation de leurs enfants ou futurs enfants. Pour la majorité des universitaires, ils ne se battaient pas pour eux, mais pour les prochaines générations. Si vous pensez qu'ils n'ont pas pensé qu'il fallait améliorer l'enseignement au primaire et au secondaire, c'est que vous avez une poutre dans l'?il. Arrêtez d'inventer un nombrilisme chez ces étudiants qui se sont battus et qui se battent solidairement pour un meilleur avenir pour les Québécois. Un Québec où tous auront la chance de comprendre que vous faites un faux débat. Un débat qui discrédite les étudiants, un débat où vous cachez la vérité. Comme si les étudiants voudraient pomper l'argent dans les écoles primaires et secondaires. Non, ils veulent réinstaurer la taxe sur le capital. Rappelez vous que le Québec a augmenté sa dette à cause d'une crise économique causé par les banques. Souvenez-vous du temps de Duplessis où nous étions gratuits! Avec toutes les coupures envers les compagnies, nous devenons aussi servile qu'à cet époque. Et vous, vous êtes un outil.

    • La lutte des classes à l'envers ? Ce qui est à l'envers dans votre commentaire M.Boivert c'est le moment où l'on doit faire réellement payer les gens pour un service public comme l'éducation. Votre formule suggère de faire payer les gens à l'entrée des études universitaires alors que le mouvement étidiant propose de faire payer les gens à la sortie via un véritable régime d'impôt progressif. Comment expliquer le fait qu'entre 1988 et 1998, le Québec est passé de 16 paliers d'imposition à seulement 3 ? Cette série de réforme à évidemmment profiter aux plus riches. Comment se fait-il qu'au Québec et au Canada, l'élite politique refuse d'imposer les gains sur le capital ? Plusieurs études démontrent que les 1 % les plus riches ont vu leur revenu augmenté considérablement au cours des 10 dernières années alors que les revenus de la classe moyenne et des plus pauvres stagnes, et même diminue. Avec un véritable système d'impôt progressif, les gens qui ont bénéficié d'une éducation supérieure se traduisant réellement avec de bons salaires pourraient payer leur juste part. Il est vrai que c'est difficile de mesuser à quel point les frais de scolarité sont une barrière empêchant les gens de s'éduquer, mais nous savons que cela à un impact. Nous devons en tant que société développée et démocratique facilité l'accès au maximum de nos capacité financière. Or, l'argent nous l'avons...il faut juste avoir le courage politique de la prendre via un système d'impôt juste et équitable. C'est sur cette base que le mouvement étudiant mène sa lutte, pour renverser une lutte de classe qui est menée de manière unilatérale par l'élite politique, économique et financière depuis plus de 20 ans au Québec.

    • L'identification de la gauche au mouvement étudiant a toujours été grosse de plusieurs paradoxes. Par définition, en effet, les universitaires sont la future élite sociale, économique et intellectuelle de la société. Et ce même si bien des étudiants ne veulent pas regarder cette vérité en face dans ce moment lyrique qu'autorise la jeunesse et l'absence de responsabilités familiales.
      Pourquoi donner la gratuité universitaire à un futur médecin, un futur avocat, un futur prof ? Mais il paiera plus tard avec des impôts plus élevés, dit-on. Oui, mais le Québec n'est pas une économie fermée. Nous ne sommes pas la Corée du Nord. Il y a une limite à ce que nos impôts soient plus élevés que dans les provinces et états voisins, puisqu'on peut voter avec ses pieds et partir. Cela fait déjà une très grosse différence avec la situation des petites nations sociales démocrates européennes, dans l'environnement continental est très différent.
      Reste l'argument moral contre la "marchandisation". Il rappelle un peu l'ancien discours des curés contre l'argent. Vive le Québec idéaliste qui se préserve du péché capitaliste ! On sait ce que ce genre d'idées a coûté autrefois : une société parmi les plus pauvres du continent, des départs par centaines de milliers, etc. Tout ça pour qu'une minorité ait bonne conscience et ne salisse pas ses belles âmes... Tout ça au détriment des classes populaires, dont les intérêts véritables étaient camouflés par le monopole du discours d'une élite moralisatrice.
      Une question : qui nous expliquera sérieusement, sans se réfugier derrière les insultes et le dogmatisme, en quoi les revendications actuelles du mouvement étudiant ne sont pas du corporatisme petit-bourgeois ?

    • Je suis heureux que vous admettez que le " Le Québec est déjà champion du financement public des universités au Canada". Contrairement à vos collègues, Dubuc et Pratte qui semble se fermer les yeux devant les faits. Quand on voit les immeubles vides de L'UQAM et de L'U de M on voit clairement que les budgets d'immobilisations sont nettement trop élevés. La mission première des universités comme le mentionne si bien Parizeau est l'enseignement. Qu'on arrête d'envoyer de l'argent dans les infrastructures à perte et qu'on se concentre sur l'enseignement. Quand à logique du reste de votre article, c'est assez bien construit. Je suis pour la gratuité scolaire, mais ce n'est pas le temps et notre système d'aide financière est plus que généreux. Je suis de votre avis de centraliser nos efforts au primaire et au secondaire. Cependant, je ne peux qu'être en désaccord avec vous lorsque vous parlez de "lutte de classe". Les toits qui tombe et la moisissure ne sont pas dans les écoles privées mais dans les écoles publiques. La majorité des provinces Canadiennes ne subventionnent pas leurs écoles privées. Déjà là on aurait une somme pour le moins considérable pour financer adéquatement nos écoles publiques. Parlant de luttes des classes, je trouve déplorable de subventionner les plus riches qui envoient leurs enfants à l'école privé. C'est justement le genre de mesure qui favorise la bourgeoisie. On devrait revoir également le rôle des commissions scolaires. Je suis plutôt d'accord avec la CAQ la dessus. Nous avons besoin de diminuer nos structures administratives et décentraliser les pouvoirs. Croyez-moi il y a eu de l'argent dans le système, il s'agit de savoir où aller le chercher. Nous devons toujours pensé à la restructuration avant de demander plus d'argent au gouvernement (Le PLQ nous a clairement positionné dans une position de détresse pour notre dette). Bref, un débat bien plus compliqué que l'on pense si l'on se fie aux commentaires ici...

    • @Bossop - 18 février 2013 - 11h47
      ... Tout d'abord, la question de la gratuité ne s'inscrit pas initialement dans une perspective comptable mais culturelle. Il s'agit ici de valoriser l'éducation du début à la fin en enlevant les barrières économiques. ...
      C'est bien la fameuse logique des carrés rouges que les faits contredisent.
      Les jeunes décrochent bien avant l'université et l'argent n'est pas le facteur de ce décrochage. Par ailleurs, au Canada anglais, ça coûte plus cher et la proportion de diplômés est plus grande. Est-ce qu'il existe un seul carré rouge ayant un esprit rationnel et non pas guidé par la pensée magique du genre, si c'était GRATOS, tous les problèmes seraient réglés. M. Boisvert arrive des arguments qui tiennent la route, vous et les carrés rouges vous arrivez avec du VENT.

    • Je ne suis pas du tout convaincu que ces problèmes de décrochage scolaire ou même d'accessibilité à l'université soient reliés aux structures académiques ou au manque de fonds.
      Il faudrait plutôt chercher la cause au niveau culturel. En effet, il semble que les francophones du Québec accordent tout simplement moins d'importance à l'éducation que leurs compatriotes anglophones et allophones.
      Ainsi, en 2006, selon l'institut de la Statistique du Québec, chez les 25 à 44 ans, 36% des allophones possédaient un diplôme universitaire. Cette proportion était de 31% chez les anglophones et de 22% chez les francophones.
      Source - voir à la figure 6 du document suivant
      http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2010/sociodemobref_fev10.pdf
      Par ailleurs, la situation aux États-Unis, illustre encore ce trait culturel.
      ?Consider the following information from the U.S. Census on the breakdown of white students who have graduated with a B.A. from college:
      Proportions of Americans who have completed college by self-identified ancestries (2)
      French-Canadian 16.7 percent
      Dutch 18.5
      Italian 21.0
      Irish 21.2
      German 22.0
      Finnish 24.2
      Norwegian 26.0
      Danish 27.4
      Swedish 27.4
      Scotch-Irish 28.2
      English 28.4
      Welsh 31.8
      Scottish 33.6
      Russian 49.0 »

    • Tous les ordres d'enseignement doivent faire l'objet d'états généraux afin d'apporter des solutions systémiques au développement des bases même de la société Québécoise. L'éducation mérite mieux que sa marchandisation. Et les approches globales sont incontournables afin de nous doter d'un cadre qui prend en compte les dimensions éthiques et qualitatives des formations.

    • @L.Moga
      "Pour chaque québécois, l'État subventionne à raison de 100% pour l'école publique et 60%, pour l'école privée. Ce sont les parents faisant le choix du privé qui paient la différence. Alors, je paie 100% pour votre enfant au public et vous payez 60% pour le mien au privé, auquel je dois ajouter le 40% manquant pour le mien (si grassement subventionné???). Donc mathématiquement, quand je paie 140% pour la scolarité du mien, vous, vous payez 60%... puisque chaque enfant du privé fait faire 40% de bénéfice à l'État. Qui devrait se plaindre?"

      C'est les gens qui n'ont pas les moyens d'envoyer leur enfants à l'école privée qui devraient se plaindre. L'éducation y est meilleure mais inaccesible pour les enfants de la ''plèbe''. Si vous avez des ressources supplémentaires à consacrer à l'éducation de vos enfants tant mieux! Par contre, l'ensemble de la population n'a pas a subventionner un club privé qui lui est fermé.

    • Monsieur Boisvert, votre texte est un "homme de paille". Bien que vos arguments se tiennent, ils font abstraction de certains éléments qui sont essentiels.
      Tout d'abord, la question de la gratuité ne s'inscrit pas initialement dans une perspective comptable mais culturelle. Il s'agit ici de valoriser l'éducation du début à la fin en enlevant les barrières économiques. Il s'agit ici d'enlever une des principales raisons entrainant le décrochage (bien au delà de l'échec). Il n'y a pas que le gouvernement qui n'a plus d'argent.
      La question qu'il faut se poser est la suivante: pourquoi y a-t-il tant de décrochage au primaire et au secondaire? Là dessus on va s'entendre: c'est la faute du PQ. Ils ont introduit une réforme en éducation dont la pertinence ne se baisait que sur une prémisse: moins d'élèves dans les classes. Cela n'est jamais arrivé faute de profs. Favoriser l'accès aux études post-secondaire est la clé pour pallier à ce manque et donc rehausser la qualité de l'enseignement primaire et secondaire. Le problème de la réforme en est un d'exécution, elle n'est pas foncièrement mauvaise.
      Maintenant, votre argument comptable est au mieux risible, au pire d'absolue mauviase foi. Vous parlez de transfert de richesse vers les riches, un argument complètement démagogique pusique vous faites volontairement fi d'un des argument les plus importants des acteurs en faveur de la gratuité scolaire, soit l'importance de repenser la structure de nos palliers d'imposition. L'argent, il va être pompé dans les poches de ceux qui auront le plus profité de ce système. C'est pour ça qu'une modulation des frais ne fait aucun sens: laissez les docteurs, avocats, etc. se former gratuitement et taxez les après.
      Votre logique ne s'applique que dans un contexte électoral: du court terme et un manque de vision. Faire bouger les chiffres à court terme et chialer/approuver si c'est notre "team" qui mène. Ce n'est pas du tout constructif, il est temps de regarder ailleurs après 50 ans.

    • Mélanger au hasard les enfants, puis demander à une seule personne de leur apprendre l'ensemble de la matière au même rythme: voilà le problème réel de notre système d'éducation. Pour éviter que certains élèves se sentent moins bons, on fait avancer la classe à la vitesse des plus faibles, alors que les enfants plus intelligents se tournent les pouces et finissent parfois par devenir dérangeants pour les autres (problème de comportement: assis-toi et écoute le professeur expliquer 4 fois ce que tu sais déjà...). Après ça, à l'université, on baisse les critères d'entrés et les professeurs se font dire par les élèves que les devoirs sont trop difficiles....Ajouter à ça le financement basé sur le nombre d'élèves, et vous avez en place un système où la qualité de l'éducation n'est plus importante. Aujourd'hui, on veut un dîplome, on veut pas des compétences et des connaissances....
      Pourquoi les mathématiques différentiels et intégrales sont enseignés aux élèves d'âges secondaires dans certains pays ? Somme-nous trop cons, où avons-nous en place un système qui ne permet pas aux élèves d'apprendre à leur propre rythme ?

    • Comme il est bon de lire un journaliste qui, sans délaisser l'Ethos et le Pathos, se concentre sur l'essentiel; le Logos.

    • À ceux qui ont la gâchette facile, lisez l'entrevue de Parizeau au complet. Disponible ici : http://www.ledevoir.com/societe/education/371080/jacques-parizeau-en-entrevue-au-devoir Ça vous éclairera sûrement. Le chroniqueur en premier. Pour le reste, ce que le chroniqueur propose c'est déshabiller Paul pour habiller Pierre. Où est la réflexion ici? Il y a trop d'inverventions à courtes vues dans nos médias. Ce débat complexe est trop complexe, justement, pour être expédié sommairement. Le doigté dont on a besoin ici est d'un autre ordre. Il y a encore trop de bruit pour un débat serein. Les affirmations à l'emporte-pièce, ça devient lassant à la longue. Et puis, on n'est pas à un milliard près. L'argent est là. Juste dans Charbonneau il y aurait de quoi remettre en état nos écoles, injecter des fonds dans, par exemple, les bibliothèques scolaires (quand on veut vraiment parler de réussite scolaire), assurer le financement de notre système d'éducation de bas en haut et régler au mieux la question de l'accessibilité sans égard à la fortune ou simplement à la provenance sociale. Ce n'est pas qu'une question de prêts et bourses.

    • L'accessibilité aux études. Voilà le vrai débat mais on en parle peu. On a simplement acheté ceux qui criaient le plus fort en leur donnant tout ce qu'ils demandaient.

    • Je travaille dans le mileu de l'enseignement depuis une quinzaine d'années et ce que vous dites est très vrai. Les enseignants réclament des classes moins nombreuses et plus de ressources pour les assister avec tous ces élèves ayant des troubles d'apprentissage...Mais non, ces élèves ont été intégrés en classe régulière et les enseignants doivent se débrouiller avec les moyens du bord. En plus, la profession d'enseignant n'est plus valorisée; il y a envirin 20% des nouveaux enseignants qui changent d'orientation durant les 5 premières années de leur carrière.
      Les exigences ont été tellement nivelées par le bas, cela fait peur. Par exemple, des étudiants en ENSEIGNEMENT à l'université pleurent parce qu'ils ont de la difficulté à passer le teste de français... Ben voyons, comment peut-on enseigner une matière si on est au même niveau que les élèves? Ce test est une obligation et on a pas besoin d'être exceptionnel pour le passer...seulement d'avoir une certaine culture et un bon niveau de français.
      Le débat sur les écoles secondaires privés est un faux débat selon moi. Oui, elles obtiennent des subventions, mais les parents paient aussi leurs impôts en plus des droits de scolarité. Si toutes ces écoles étaient fermées, il faudrait en construire de nouvelles pour le réseau public, avoir des enseignants et tout le personnel non-enseignant, etc. Les coûts seraient alors beaucoup plus élevés que ceux que l'on défraient actuellement.
      Enfin, si l'on veut accorder la gratuité je pense qu'il faut mettre des conditions d'accession beaucoup plus sévères aux études supérieures. En effet, gratuité n'est pas synonyme avec bar ouvert à tout le monde, n'en déplaisent à L'ASSÉ et ceux qui pensent comme elle.
      Il faudrait des tests d'admission très très sélectifs ( maximum 10% des appliquants acceptés). Ensuite, si l'étudiant échoue ses cours, finit la gratuité, il devrait payer pour les coûts ( par exemple, en Norvège, cela revient environ à 8000$ par session).

    • «Non contente de cette victoire, l'ASSÉ, qui représente 70 000 étudiants, veut aller pomper des centaines de millions, sinon un milliard, pour financer la gratuité. Voilà qui serait un formidable transfert de richesse vers les plus riches d'aujourd'hui et de demain.» Il serait peut-être temps de leur mettre cette vérité-là dans la face aux membres de l'ASSÉ. S'ils ne sont pas d'accord pour payer le peu qu'ils payent pour leurs études universitaires et bien, qu'ils aillent étudier en Ontario...

    • Excellent billet M. Boisvert. Ça tranche avec les courtes vues habituelles auxquelles nous sommes confrontés.
      Je vous suggère toutefois de cesser de faire allusion de quelque manière que ce soit à l'ASSÉE et autres CLAC du genre qui ne représentent finalement qu'une position radicale et marginale à laquelle à mon avis nous accordons beaucoup trop d'importance...

    • @Guillaume Lahaie "Le vrai scandale, c'est n'est pas de demandé une université accessible à tous, c'est plutôt que des écoles privés où on sépare le bon grain (les enfants de la bourgeoisie) de l'ivraie (les enfants de la plèbe) soient grassement subventionnées."
      Pour chaque québécois, l'État subventionne à raison de 100% pour l'école publique et 60%, pour l'école privée. Ce sont les parents faisant le choix du privé qui paient la différence. Alors, je paie 100% pour votre enfant au public et vous payez 60% pour le mien au privé, auquel je dois ajouter le 40% manquant pour le mien (si grassement subventionné???). Donc mathématiquement, quand je paie 140% pour la scolarité du mien, vous, vous payez 60%... puisque chaque enfant du privé fait faire 40% de bénéfice à l'État. Qui devrait se plaindre?

    • @machiavelien - 18 février 2013 - 10h12
      Je crois avoir entendu dire que dans un des pays ayant la gratuité, il était très difficile d'y accéder et qu'il y avait de rigoureux tests pour départager ceux qui seraient acceptés.
      Si c'est le cas, les étudiants d'ici n'accepteraient jamais un tel système. Ce qu'on voit ici, c'est plus du style, le beurre et l'argent du beurre.

    • Mais Marois écoutera seulement ceux qui ont l'âge pour voter.

    • Je suis d'accord que les ecoles primaires et secondaires pourraient etre meilleures,
      qu'avant d'en donner plus aux universites et aux CEGEP, il faudrait ameliorer le primaire et le secondaire.
      Je ne suis pas certain que le systeme publique souffre d'un manque de moyen.
      Je crois que nous ne sommes pas assez efficaces avec les ressources dont nous disposons.
      Je crois que nous depensons trop en administration et pas assez en entretien de batiments, en nombre d'enseignants etc. Les commisions scolaires et le ministere de l'education coutent cher. A quand un analyse cout-benefice de ces structures?

    • Pourquoi ne partle t-on jamais de la possibilité de moduler les subventions versées par étudiants en fonction du domaine d'étude et du coût réel du service pour les universités?
      Dans l'état actuel des choses, on encourage les universités à ouvrir des tonnes de place dans les programmes les moins couteux pour accroître leurs revenus, peu importe les débouchés sur le marché de l'emploi, en versant 30000$ annuellement en subvention pour chaque étudiant inscrit à temps plein, et ce, sans tenir compte de son programme d'étude et des coûts réels pour les universités. Les programmes les moins coûteux deviennent en quelques sortes des vaches à lait pour les universités, puisqu'elles recoivent en subvention par étudiant davantage que ce qu'il en coûte pour les former. Quant aux programmes les plus coûteux, pour lesquels il y a un vrai manque de financement, ceux-ci sont moins profitables pour les universités, et du coup elles n'hésitent pas à les contingenter pour réduire leurs coûts.
      Il ne coûte pas 30000$ annuellement pour former un sociologue ou un économiste, mais il coûte beaucoup plus que 30000$ pour former un médecin ou un dentiste. Si le gouvernement évaluait les coûts réels des différents domaines d'étude et ajustait les subventions versées par étudiant en fonction de ces coûts, cela inciterait les universités à réallouer leurs ressources là où il en manque. Cela se traduirait par un décontingentement des programmes les plus coûteux, et par un contingentement accru dans ceux qui sont les moins coûteux.
      Pourquoi encourager le gaspillage de ressource dans le milieu universitaire? Une question qui mériterait une réponse.

    • @Ehtram - 18 février 2013 - 09h27¸
      Effectivement, M. Boisvert a raison, tu ne prends pas goût aux études les pieds à l'université. J'ai eu la chance d'avoir un professeur exceptionnel et cela m'a donné le goût d'étudier. Il faut trouver le moyen d'intéresser et de gardes les jeunes sur les bancs d'école. Lorsqu'ils auront pris le goût, ce n'est pas quelques milliers de dollars qui vont changer quelque chose dans leur intérêt à faire des études universitaires. Le combat se gagne, ou se perd, bien avant l'université.

    • "Le problème, le drame du Québec en fait, c'est tous ceux qui ne s'y rendent pas [à l'Université]."
      Je suis bien d'accord avec vous. Par contre, des frais de scolarité élevés pèsent dans la balance et ce, bien avant qu'un jeune ne soit confronté réellement à ce problème. Pour un jeune du secondaire qui songe à décrocher, la perspective de se retrouver avec une dette de plusieurs milliers de dollars n'est certainement pas très réjouissante...
      Le vrai scandale, c'est n'est pas de demandé une université accessible à tous, c'est plutôt que des écoles privés où on sépare le bon grain (les enfants de la bourgeoisie) de l'ivraie (les enfants de la plèbe) soient grassement subventionnées...
      Pour terminer, vous faîtes remarquer à juste titre que ce sont surtout les enfants des milieux plus aisés qui accèdent aux savoirs supérieurs (c'est un mécanisme de reproduction de classe). En augmentant les frais de scolarité, cela exacerberait ce phénomène et pourtant, l'Université resterait malgré tout largement subventionnée par des fonds publique. Ainsi tout le monde payerait pour financer un club privé où seul les plus nantis auraient accès?
      Guillaume Lahaie

    • @mlebel Vous dites: "Ainsi va le Québec sans gouvernail, où le jugement est disparu." Ainsi, en dehors de votre point de vue, point de salut. Il y a un qualificatif que je tairai pour les gens qui croient avoir toujours raison.
      @yboisvert: La gratuité, façon scandinave, est un modèle qui se defend, non? Ils ne sont pas tous des cons.
      Quant à la lutte des classes à l'envers, on peut penser que ce sont les pauvres qui s'endettent le plus et que l'augmentation des frais de scolarité ne réduira pas leur endettement. Enfin, n'oublions pas que ce ne sont pas tous les parents de la classe moyenne qui supportent les études de leurs enfants et que dans leur cas l'accessibilité à l'enseignement supérieur est grandement réduit.

    • Que l'on soit pour ou contre la "cause étudiante" on ne peut nier l'effort je dirais, déplorable, de La Presse d'aller faire dans la propagande.
      Depuis le mois de février, c'est en moyenne 1 article par jour qu'écrit la Presse pour rabaisser les étudiants, et le PQ par la même occassion.
      Or, il est évident que le PQ n'offrira pas la gratuité scolaire, ils l'ont déjà dit. Alors pourquoi la Presse s'entête à répéter que la gratuité scolaire serait une mauvaise idée? On défend quoi? Il n'y a aucun enjeu ici, elle n'arrivera pas. On se défend contre qui? Pourquoi ne pas écrire un article par jour pour dire que d'autoriser les policiers à utiliser le teaser gun contre n'importe qui dépassant la limite de vitesse serait une mauvaise idée?
      Tant qu'à parler dans le vide...

    • Les habits de l'empereur
      Vous avez tellement raison monsieur Boisvert, LE ROI EST NU! Comment se fait-il que tout le monde le voit, mais que vous êtes parmi les seuls à le dire? Bien sûr que toute cette discussion sur l'accessibilité à l'université ne rime à rien si on ne regarde pas ce qui se passe en amont. Tout le monde sait que c'est aussi difficile pour un enfant né dans une famille d'Hochelaga-Maisonneuve ou de Chibougamau qui survit grâce à l'aide sociale de se rendre à l'université qu'un chameau de passer dans le chas d'une aiguille. Et pourtant, on assiste à 6 mois de grève, de manifestations, d'élections, et maintenant d'un Sommet sur l'enseignement universitaire et son financement, sans qu'aucun des intervenants n'ait daigné soulever la question de l'égalité des chances dans l'enseignement primaire et secondaire.
      Et que dire du travail du bon docteur Julien et ses collaborateurs (qui est pourtant le chouchou des médias) qui s'acharne à démontrer depuis tant d'années que ce sont les premières années de vie d'un enfant dans sa famille qui vont déterminer son destin, et que c'est au tout début et sur tout son milieu de vie qu'il faut travailler, et surtout investir. Vous avez parfaitement raison, les mieux nantis (plus de 50% selon les statistiques) qui sont assurés de l'accès de leurs enfants à l'université doivent payer puisqu'ils en ont largement les moyens. Quant à l'état, c'est dans l'enseignement primaire et secondaire qu'il doit investir d'abord avec la mince marge de man?uvre dont il dispose.

    • Mon plus gros problème avec ce texte est qu'il lie deux réalités qui n'ont pas de liens entre elles...!
      Les chiffres, faits et opinions sont valables, mais ce n'est pas parce qu'on parle d'éducation que c'est nécessairement relié. À ce compte-là, on pourrait aussi bien dire qu'il faut fermer les cégeps ou faire payer à gros prix l'éducation aux adultes pour améliorer les écoles primaires...

    • Effectivement l'instruction , la compétitivité et le développement de notre société québecoise pour aujourd'hui et pour notre futur , passe par l'éducation aux écoles élémentaires et secondaires autant publics que privées . Celà inclus le rôle primordial des enseignants et enseignantes en nombre suffisant et à jour au niveau de la formation continue ainsi que la qualité , la disponibilité et l'investissement dans les infrastructures de ces institutions
      d'enseignement autant académiques que sportifs .
      L'implication de la communauté des affaires , des gouvernements , de toute la population , autant financièrement que par du temps investi dans le système d'éducation , représente un défi à relever ensemble pour apporter de nouvelles idées de solutions et
      d'établir un plan d'action collectif incluant des échéanciers .
      Paul Morissette , Drummondville

    • Vous avez absolument raison: les fondations font foi de tout chef d'oeuvre architectural. L'école publique québécoise a été malmenée de bien des manières sans qu'on mesure autre chose que les économies réalisées: la promotion automatique des jeunes; l'intégrations des jeunes en difficultés de comportement ou d'apprentissage, sans mesure adéquate de support à l'enfant et à l'enseignant; la normalisation des résultats scolaires; l'évaluation selon des critères incompréhensibles par les parents; les classes débordantes de jeunes de toutes les disparités académiques ou comportementales ;... . L'excellence est absente de notre discours pédagogique depuis belle lurette. Le talent, l'effort et la persévérance sont si peu revalorisés pour ne pas dire décriés. Dans ces conditions, la revalorisation de l'enseignant et de l'enseignement, il faut la chercher. Il y a peu de temps, on voulait obliger l'école privée à adopter "ces choix" de société qui assurent le "succès" de l'école publique. Après avoir saboté les chances de succès de l'école, offrir aux universitaires le BMW est une farce monumentale. Je pourrais vous rapporter la réflexion de Lucien Francoeur (se vide le coeur) sur la condition académique de la clientèle des CEGEP et je suis loin d'être surprise de ses constatations.

    • les gouvernements ont tue ce desir de reussite des Quebecois en les payant a rien faire et avoir
      "toute gratisse"

    • Vous avez tellement raison. Même si mes notes étaient au-dessus de la moyenne, j'ai décroché au secondaire et personne ne m'a dit que je faisais une bêtise.

    • Il ne faut pas oublier le sous financement de l'éducation aux adultes. Il y a de plus en plus d'élèves, mais l'argent ne suit pas.

    • Bon texte. Mais il ne convaincra pas un idéologue péquiste qui carbure à l'idéologie simpliste et nostalgique à la Parizeau. Ainsi va le Québec sans gouvernail, où le jugement est disparu.
      Michel Lebel

    • Monsieur Boisvert,
      Votre article de ce matin est tellement évident qu'il faut des gens mal intentionnés comme LASSÉ ou des politiciens qui prennent des décisions motivées par la seule volonté d'obtenir des votes, pour supporter le ridicule de la gratuité universitaire.
      De toute façon, je serais curieux de connaître le % des étudiants qui sont descendus dans la rue lors du printemps érable qui, même avec une université gratuite, réussiraient à décrocher leur BAC. Malheureusement, au Québec il y a trop de "suiveux" qui réagissent en fonction de ce qu'une minorité réussit à leur "imposer".
      D'ailleurs, au Québec il est malheureux de souvent constater que si vous n'êtes pas un "suiveux" il y a de fortes chances que l'on vous traitera de façon irrespectueuse. Exemple? Le manque de respect qu'ont subis les invités de l'émission "Tout le monde en parle" qui étaient contre l'idéologie défendue par les "carrés rouge"..... Et ce n'est qu'un des nombreux exemples.
      Tout ça est des plus désolant.

    • Là où vous avez raison : dans tout le débat actuel sur l'éducation, qui ne s'enfonce que dans une perspective comptable, les écoles primaires et secondaires se logent dans l'ombre des grandes institutions d'enseignements supérieures. À n'en point douter, le système primaire et secondaire souffre d'une dévalorisation culturelle et financière éhontée.
      Là où vous avec tort : c'est de persister à manquer passablement d'imagination sur les moyens que possèdent un État pour mobiliser des sommes d'argents importantes afin de financer certains programmes sociaux et projets de société. La probité politique n'est aucunement l'apanage de tous ceux qui font du « déficit zéro » un véritable fétiche... Elle vient peut-être davantage de ceux qui osent, et ce sans être aucunement « révolutionnaire », inscrire l'éducation dans une perspective globalement systémique qu'il importerait, me semble-t-il, de réformer. Pensons-y un peu : est-ce tant le système universitaire qui monopolise véritablement l'argent dont pourrait bénéficier le niveau primaire et secondaire plutôt que certaines banques, par exemple, qui sans cesse profitent des « intérêts » de notre dette publique tout en ayant le luxe d'être exempter du devoir fiscal de contribuer socialement, en tirant profit, parmi tant d'autres mesures, de l'abolition de la taxe sur le capital? Et que dire également du financement par les fonds publics des écoles privées, subventionnées à près de 60% par notre État? Incidemment, je trouve hautement fallacieuse cette vision myope d'une politique de l'éducation qui, en son c?ur idéologique, postulerait l'existence d'une suprême équation budgétaire : celle que vous nommez « transfert » du financement d'un palier d'éducation à l'autre. La réalité est hautement plus complexe, mon cher Monsieur, ce qui la rend si difficile à réfléchir... Ceci dit, cette « lutte des classes » dont vous parlez ici, ne se manifeste-t-elle pas plutôt ailleurs, véritablement?

    • Là où vous avez raison : dans tout le débat actuel sur l'éducation, qui ne s'enfonce que dans une perspective comptable, les écoles primaires et secondaires se logent dans l'ombre des grandes institutions d'enseignements supérieures. À n'en point douter, le système primaire et secondaire souffre d'une dévalorisation culturelle et financière éhontée.
      Là où vous avec tort : c'est de persister à manquer passablement d'imagination sur les moyens que possèdent un État pour mobiliser des sommes d'argents importantes afin de financer certains programmes sociaux et projets de société. La probité politique n'est aucunement l'apanage de tous ceux qui font du « déficit zéro » un véritable fétiche... Elle vient peut-être davantage de ceux qui osent, et ce sans être aucunement « révolutionnaire », inscrire l'éducation dans une perspective globalement systémique qu'il importerait, me semble-t-il, de réformer. Pensons-y un peu : est-ce tant le système universitaire qui monopolise véritablement l'argent dont pourrait bénéficier le niveau primaire et secondaire plutôt que certaines banques, par exemple, qui sans cesse profitent des « intérêts » de notre dette publique tout en ayant le luxe d'être exempter du devoir fiscal de contribuer socialement, en tirant profit, parmi tant d'autres mesures, de l'abolition de la taxe sur le capital? Et que dire également du financement par les fonds publics des écoles privées, subventionnées à près de 60% par notre État? Incidemment, je trouve hautement fallacieuse cette vision myope d'une politique de l'éducation qui, en son c?ur idéologique, postulerait l'existence d'une suprême équation budgétaire : celle que vous nommez « transfert » du financement d'un palier d'éducation à l'autre. La réalité est hautement plus complexe, mon cher Monsieur, ce qui la rend si difficile à réfléchir... Ceci dit, cette « lutte des classes » dont vous parlez ici, ne se manifeste-t-elle pas plutôt ailleurs, véritablement?

    • Excellente argumentation, mais inaccessible aux dinosaures de la gauche syndicalo-stalinienne qui rêve de nordcoréaniser le Québec.

    • Vous avez parfaitement raison. Je crois que M. Parizeau devrait avoir la décence d'arrêter de torpiller le gouvernement de Mde Marois. N'a-t-il pas été en position d'appliquer sa théorie de la gratuité à une époque dans sa vie? Une petite gêne SVP !!!

    • @dublou - 18 février 2013 - 07h02
      ... mais aussi culturel , social , capacités intellectuelles et intérêt. ...
      Il n'y a pas que M. Boisvert qui pense ainsi, j'ai déjà lu des commentaires de Madame Marois, qui datent de quelques années, et qui allaient dans le même sens. C'est malheureux que le pouvoir ait fait régresser sa pensée depuis ce temps.

    • Je suis ambivalente par rapport au contenu de cette chronique, mais j'apprécie qu'on soulève ce qu'on pourrait appeler le « sous-financement » de l'enseignement primaire (on peut aussi voir secondaire, dans une moindre mesure).
      Faudrait-il voir des enseignantes et des parents frustrés marcher dans la rue pour dénoncer ce problème criant pourtant connu depuis longtemps?
      Pour l'accès universel à l'université, il faut aussi se rappeler que si celle-ci était gratuite et ouverte à tous, une bonne fraction de la population ne s'y rendrait pas. Je le soulignais dans une discussion sur le web.
      Ce n'est pas tout le monde qui a le goût ou les capacités de se rendre à l'université. On parle d'accès à ces programmes, et non de systématiquement laisser entrer tout le monde. Et même avec un baccalauréat en main, veut-on se rendre plus loin? Et même avec un diplôme collégial, veut-on se rendre plus loin? Je connais de nombreuses personnes qui ne se sentent pas à l'aise avec l'apprentissage à l'université, des personnes fort intelligentes, mais qui ont décidé d'arrêter avant. L'université et les emplois qui en découlent nécessitent des nerfs d'acier, une volonté de fer et un grand dévouement. Sinon, on se casse la gueule.

    • Que ça fait du bien de lire exactement ce que je pense. Comme vous visez dans le mille. Ce que vous écrivez est tellement évident, vrai. Vivement qu'on range les tables, les mémoires, les discours déconnectés et qu'on s'attelle à ce qui est important: la base, les fondations. Qu'est-ce qu'on attend pour voir la réalité? À quand un VRAI système d'éducation dégraissé de tous les parleux, écriveux et axé sur l'enfant? Axé sur les besoins de chaque enfant dès le primaire? Accès aux services professionnels de tous ces gradués qui ne peuvent pas les fournir à nos enfants car l'école, la commission scolaire, s'en foutent? (Je vous garantis que je parle en connaissance de cause...).

    • Ça recommence? Des tables, des micros, de longues phrases, des slogans..Ça me ramène au temps où j'étais au cégep Ahuntsic. Là aussi il y avait tables, micros, assemblées générales, assemblées plénières...la démocratie comme loisir. On voulait plus de locaux pour les associations, une radio étudiante....des choses «raisonnables» vous voyez, comme aujourd'hui. Et toujours en arrière plan les syndicats, qui avec leur appui paternaliste s'emploient à ce qu'ils aiment le mieux: garder le gouvernement sous pression. La cerise sur la crème glacée: ces vieux canons du P.Q. qui profitent de toutes les occasions pour s'approprier de la victoire électorale de Mme Marois.

    • Comment toujours M. Boisvert: excellent! Je regrette que le ministre Duchesne et plusieurs au PQ ne possèdent pas votre esprit d'analyse et votre rationalité.

    • Enfin quelqu'un qui pense que l'accès à l'éducation est d'ordre financier mais aussi culturel , social , capacités intellectuelles et intérêt. Tout ça se passe bien avant l'accès aux études universitaires et mériterait d'être discuté dans une société qui se soucie de tous ceux qui la compose

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