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Le banditisme politique

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Yves Boisvert
La Presse

Mine de rien, Michel Lalonde a livré jeudi le témoignage le plus grave et le plus dévastateur depuis le début de la commission Charbonneau.

On a quitté le rang des entrepreneurs semi-mafieux et des fonctionnaires corrompus pris la main dans le Ziploc.

On a affaire à un homme pivot dans le système de collusion qui a pourri la Ville de Montréal depuis tellement longtemps.

Cet homme est venu nous dire que toutes (mais TOUTES) les firmes de génie-conseil importantes au Québec étaient parties à un vaste et profond complot pour fraude.

Il n'a pas appelé ça une «fraude», évidemment. C'était une simple façon de se répartir les contrats. Chacun son tour.

Mais une entente permanente entre ces sociétés pour distribuer les contrats publics de la Ville de Montréal, pour gonfler artificiellement les prix des travaux et pour financer illégalement des partis politiques, c'est un complot criminel pour fraude fiscale et fraude tout court.

Sans parler du lubrifiant du système: la corruption de politiciens et de fonctionnaires.

Michel Lalonde ne l'a pas entendu murmurer. Il n'a pas recueilli de confidences au party de Noël dans un club sicilien. Il l'a fait lui-même!

***

Depuis les déconvenues du témoin Dumont, on a le goût d'être un peu plus prudent avant de sauter aux conclusions. D'accord. Mais on a ici un témoin qui s'incrimine et qui se place au milieu de ce système criminel sans fusil. Disons que ça donne du poids à sa version.

Ce président d'une firme relativement obscure appelait personnellement les responsables de la collusion dans chacune des firmes. SNC-Lavalin, Dessau, Cima+, Tecsult, Groupe SM, BPR, Roche...

Il fixait les règles, les prix et disait à chacun comment tricher.

Il a nommé ces gens -Yves Cadotte, VP au développement des affaires chez SNC-Lavalin; Rosaire Sauriol, VP principal chez Dessau; Bernard Poulin, président du Groupe SM, etc.

Toutes des firmes qui travaillent à l'international, qui sont à la tête de projets immenses un peu partout sur la planète et dont les revenus sont dans les centaines de millions de dollars.

Des firmes imbriquées les unes dans les autres, ou plutôt toutes compromises ensemble. Chacun son tour pour les contrats, pour la surveillance des travaux, les rédactions d'appels d'offres...

Des choses qu'on croyait savoir, qu'on soupçonnait à Boisbriand et autres Mascouche, des machins un peu lavallois, avec quelques firmes qui fricotent ici et là...

Mais là! C'est tout le portrait de famille du génie québécois qu'il vient de nous balancer! Tous les «fleurons» de l'industrie qui finançaient Union Montréal en échange d'extras bidon.

Au centre de ce système de distribution des contrats, en effet: Bernard Trépanier, Monsieur 3%. Autrement dit, un «simple» organisateur politique, collecteur de fonds... qui distribuait les contrats comme autant de faveurs en échange d'argent pour le parti du maire de Montréal.

M. Lalonde, dont la firme est accusée d'une fraude fiscale de plus de 150 000$, s'arrangeait pour avoir de fausses dépenses qu'il se faisait rembourser en comptant par un complice, comptant avec lequel il versait les 3% au parti de Gérald Tremblay.

Question: si c'est vrai, comment ne pas penser que le même système existe non seulement dans d'autres villes, mais au ministère des Transports du Québec?

Mais n'allons pas trop vite, la Commission n'a pas encore vidé le sujet de Montréal.

***

Que reste-t-il à ajouter, au fait? On sait déjà que la mafia jouait le rôle d'intermédiaire entre les compagnies de construction, en prenant son pourcentage au passage - on a les vidéos, des aveux, des témoignages. On sait que des fonctionnaires étaient corrompus depuis 20 ans - on a des aveux d'au moins deux cas lourds.

Maintenant on nous dit que les firmes d'ingénieurs les plus importantes jouaient le même jeu sale.

Ah bien sûr, les gens du génie-conseil font ça dans un style plus chic, sans se mettre des liasses dans les chaussettes. Mais c'est le même système pourri, où on empêche la concurrence, où on achète ses contrats, où on aide à acheter des élections, où on fraude tous les citoyens.

Un hold-up de fonds publics avec de beaux habits. Un banditisme politique organisé.

Belle gang, y a pas à dire, ça touche au génie, c'est vrai.

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Commentaires (29)
    • Je crois quà la fin, la commission Charbonneau n'aura servi qu'à rendre suspect, tout fonctionnaire, tout ingénieur, toute compagnie,tout politicien. Ce sont des gens qui forment un tout dans cette mouvance mafieuse. Comment se fait-il que beaucoup de gens n'ont plus d'intégrité ni honnêteté, même en étant les mieux rémunérés et les plus choyés de la société? Ce ne sont pas des commissions d'enquête sans pouvoir de punition qui changera quoi que ce soit dans une société qui n'a plus d'âme.

    • (...) ce système de distribution des contrats, planétaire inclus.
      Une solution simple autant qu' efficace pour corriger, punir, abolir toutes collusions disons que celle-ci relève du défi extrême. Une avalanche d'interdits y croyez-vous?
      Un hold-up de fonds publics avec de beaux habits. Un banditisme politique organisé.
      Intéressant cet article.

    • Je le dis sur les 7 du Quebec:
      Banditisme politique. Il était temps de le dire: ceux qui nous gouvernent se tiennent généralement en bandes pour se livrer a des actes criminels. Ils constituent des associations de malfaiteurs. Nous sommes gouvernés par des bandits, au sens étymologique du terme (...)
      Ils n'ont pas un couteau entre les dents, mais, pour citer Zola, ils sont de ces « corrects bandits modernes, au clair soleil de la bourse, dans la poche du pauvre monde crédule, parmi les effondrements et la mort... » C'est en plein jour, légalement et donc en toute impunité, que les politiciens, les banquiers et les mafiosi du commerce comme de la violence viennent nous enlever ce qu'ils veulent. ILS FONT LES LOIS.
      Ils nous volent ? Ils nous escroquent ? Ils nous exploitent ? Affaire de vocabulaire. Ce qui importe, c'est qu'il y a, solidement agrippée comme une sangsue à la société des jocrisses que constituent les pauvres, les faibles et la majorité d'entre nous qui laissons faire, une petite minorité qui se dit une élite et qui ramasse toute la richesse.
      Important de le dire. Important de le comprendre. Important de démasquer les bandits. Ce qui importe encore plus, cependant, c'est de trouver une solution au problème. Comment fait-on lâcher prise à une sangsue ? Qui aura le courage de le dire? Et peut-on rêver que, même le sachant, certains auront la détermination de faire ce qui doit être fait ?
      Car, ne nous leurrons pas, on ne nous apprend aujourd'hui que les détails. Pour l'essentiel, nous somme nombreux ? et j'en suis ? qui savons depuis longtemps qu'il en est ainsi. Nous ne bougeons pas, parce que nous avons peur, et que nous choisissons de croire qu'il existe une justice quelque part qui viendra donner unune fin heureuse au film bête et méchant que nous vivons. Il n'y en a pas.
      « Ni Dieu, ni Cesar, ni tribun », comme dit la chanson. L'article de Boisvert devrait nous faire réfléchir... et agir.
      Pierre JC Allard

    • @maison33253 > Bonjour, je trouve que de corrompre et financer illégalement un ou des partis politique avec de l'argent issu de la fraude, c'est encore pire que de se mettre l'argent directement dans les poches. C'est faire davantage de crime avec l'argent obtenu criminellement, plutôt que de s'acheter une automobile par exemple, avec cet argent.

    • La poutre et la paille..
      Que celui qui n'a jamais péché ......
      Mesdames Messieurs.
      Sachez que lorsque vous faites faire des rénovations au noir (je sais je sais, une infime minorité d'entre vous!!!!!) ça n'est pas 3% ou 15% que vous "volez à l'état" mais 15% de taxes TPS TVQ PLUS près de 50% d'impots sur le revenu que votre "contracteur" ne payera pas.
      Je suis parfaitement d'accord pour que celui qui fraude en paye le prix, mais je souris doucement à voir cette foule de mini-pharisiens se faire une bonne conscience en déchirant leur chemise..
      "Bien sûr..je ne ferai jamais une chose pareille" ..
      ... sous entendu: sauf si j'en ai l'occasion et que j'ai aucune chance de me faire prendre... ..
      Je ne fais de mal à personne.. le gouvernement englouti des milliards à renflouer les banques, sans compter les autres gaspillages!!!...je peux bien lui soustraire quelques milliers de dollars, ça ne mettra en péril ni le système de santé, ni le fonctionnement des institutions.
      3% pour qu'un équipe compétente mène rondement et sans entraves les affaires de la cité, c'est pas cher payé (Evidemment ça n'est votre avis ni le mien, mais c'était celui de ceux qui collectaient)
      15% pour la paix des chantiers, ça coûte moins cher que les conflits, qu'ils se règlent en Cour ou au 2x4 (sinon au 9mm), argent recyclé en largesses qui fontt tourner l'économie.
      La corruption, ça n'est pas une affaire individuelle, mais une affaire de société.
      La corruption est un phénomène naturel dont l'intensité qui dépend de la volonté d'une société donnée de la contrôler/réprimer; mais qui dépend aussi de ses moyens à payer convenablement suffisamment de juges et de flics. C'est pour ça qu'elle est généralement plus répendue dans les pays pauvres, c'est une question de richesse et non de "race".
      Évidemment, la liberté de l'information est un autre pilier du contrôle de la corruption; c'est pour ça que les sociétés totalitaires sont "nécessairement" corrompues, qu'elles soient de droite ou de gauche.

    • La question de savoir si la même culture criminelle sera mise à jour au ministère des Transports du Québec est très pertinente. À partir de 2004, le plan de réduction des effectifs de la fonction publique, consistant notamment à ne pourvoir qu'un poste de retraité sur deux, a dévasté l'expertise de génie de ce ministère. Les responsables de ce véritable sabotage sont principalement Jean Charest, Monique Jérôme-Forget, Sam Hamad, Michelle Courchesne, Pierre Moreau et quelques hauts fonctionnaires issus des rangs libéraux qui ont initié, conçu, implanté, supervisé et défendu cette politique. On a fait croire aux contribuables que ces réductions d'effectifs allaient faire économiser de l'argent au trésor public. C'est tout le contraire qui s'est produit. La fonction publique, non seulement dans le domaine des infrastructures routières, mais dans nombre d'autres, tel que celui de l'informatique par exemple, a perdu sa capacité d'initiative, de conception, de réalisation et de contrôle de tous les projets majeurs et elle est devenue complètement dépendante des firmes privées. Celles-ci en ont alors profité pour installer un système d'exploitation méthodique des fonds publics. Dans nombre de cas, non seulement il en coûte les yeux de la tête pour réaliser certains travaux, mais il arrive aussi que ceux-ci sont payés alors qu'il sont de très mauvaise qualité ou qu'ils ne sont même pas complétés. La réduction des effectifs de la fonction publique ne peut conduire à des épargnes significatives puisque son budget compte pour deux pour cent du budget du Québec. Réduire les effectifs, par attrition ou autrement, poursuit un autre objectif: s'attaquer, autant que possible, à la gouvernance ministérielle. En fin de compte, les contribuables se font voler à tour de bras. On leur dit ensuite que la province n'a pas d'argent pour ceci et pour cela et, lorsque ça coince comme ce fut le cas pour le projet de hausse des droits de scolarité, on sort les matraques!

    • @AnneRoss 25 janvier 2013 22h17
      Merci Madame Ross,
      Les c?urs de millions d'hommes et des femmes de bonne volonté entendent l'appel de votre âme dont l'écho nous parle de justice et de partage !
      À ceux et celles qui, par convoitise et par égotisme pensent que la fin justifie les moyens, je frissonne en leur rappelant cette pensée de Thomas Jefferson :
      « Je tremble pour mes semblables parce que je suis convaincu que Dieu est juste »
      Robert Alarie

    • Réflexions suite à l'aveu de Michel Lalonde
      Ingénieurs, relevez-vous! Retrouvez votre honneur et votre dignité! Que faites-vous de votre serment prononcé lors de votre collation de grade?
      Je ne peux taire les pensées qui me trottent dans la tête comme par exemple des gens moins nantis et courageux qui triment tous les jours pour rejoindre les deux bouts; pour faire face à leur responsabilités familiales; comme d'autres qui doivent garder leurs enfants à la maison faute de revenus pour les habiller adéquatement contre la froidure de l'hiver. Ces pensées m'amènent à constater que beaucoup doivent réveiller leur pulsion d'entraide et d'union avec tous leurs concitoyens et cela passe par l'intériorisation afin de s'interroger sur ''qui on est'' et ce que nous faisons de ce qu'on a. Il faut toujours se rappeler qu'une chaîne est aussi forte que le plus faible de ses maillons.
      Merci à tous ceux qui viennent témoigner à la Commission Charbonneau. C'est un grand événement qui nous arrive au Québec. Il y a de la démesure dans nos organismes sociaux. Ensemble, chacun de nous avec son potentiel doit participer au calibrage du bien commun. Ce dévoilement d'abus des fonds publics est un cadeau pour tous et chacun. Il contribue à une réflexion sur la dignité et le respect de sa personne dans toutes ses actions. Nous ne sommes pas seuls et l'influence de tous et chacun doit être stimulante, éclairante et consciente.
      Anne Ross

    • Bravo pour ce résumé.J'attire votre attention sur le fait qu'on s'oriente, avec le comité Léonard vers une répétition le l'histoire. De mémoire, la commission Cliche a mis de l'ordre dans la construction avec de nouvelles règles. Ce qui a conduit les syndicats à choisir les ouvriers pour le patron du chantier et à l'inefficacité. Le patron a augmenté ses coûts puis les politiciens ont aussi imposé leurs exigences financières. Ce qui a manqué. c'est de la compétition au sein du Québec inc. Laissons les étrangers soumissionner et engager les ouvriers qu'ils désirent. Les coûts diminueront! La commission Léonard est une rangée de fonctionnaires de plus pour gérer une mauvaise solution.
      Peter1234

    • M.Boisvert,
      Je trouve quand même curieux que vos collègues Pratte et Dubuc soient plutôt «low profile» vis-à-vis deux très graves événements qui entachent surtout les fédralistes et l'establishment:
      -La tentative d'assassinat de Madame Marois
      -La magouille PLQ, Mafia etc...
      Bien sûr, si c'étaient les méchants souverainistes qui étaient «mouillés», ils auraient été tout aussi discrets...(mon oeil)....
      Robert Alarie

    • Monsieur Boisvert,
      votre collègue Isabelle Hachey confirme que d'anciens dirigeants de SNC-Lavalin ont comploté pour organiser l'extraction de Saadi Kadhafi et de sa famille.
      Or, selon l'article 46 du code criminel
      46. (1) Commet une haute trahison quiconque, au Canada, selon le cas :
      a) tue ou tente de tuer Sa Majesté, ou lui cause quelque lésion corporelle tendant à la mort ou destruction, ou l'estropie ou la blesse, ou l'emprisonne ou la détient;
      b) fait la guerre contre le Canada ou accomplit un acte préparatoire à une telle guerre;
      c) aide un ennemi en guerre contre le Canada, ou des forces armées contre lesquelles les Forces canadiennes sont engagées dans des hostilités, qu'un état de guerre existe ou non entre le Canada et le pays auquel ces autres forces appartiennent.
      Faut-il alors poursuivre ces dirigeants, notamment Stéphane Roy ? La peine encourue est évidemment la perpétuité.

    • En même temps, aujourd'hui même, on peut lire d'autres détails sur les pots-de-vin et les tractations de SNC-Lavalin avec la famille du dictateur Kadhafi afin d'obtenir de très lucratifs contrats en Libye. SNC-Lavalin, le supposé fleuron du génie québécois. Alors que méritent-ils ces gens? L'Ordre du Québec ou l'ordre d'aller en prison pour le reste de leurs jours et la saisie de tous leurs biens (id pour les autres «génies»)?
      Mais rassurons-nous, M. Lalonde a répété à plusieurs reprises que la priorité allait à la qualité des travaux!!! Nous avons donc des bandits soucieux de la qualité. Et on sait tous que les travaux d'infrastructure sont d'une qualité à toute épreuve au Québec, n'est-ce pas???

    • Je suis une incorrigible optimiste et, encore, je crois que ce brassage de gros egos ne sera pas inutile si, et seulement si, des peines de prison suivent. "Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument." C'est la nature humaine... Mais la prison est certainement un incitatif à la retenue même pour ceux qui pensent détenir tous les pouvoirs!

    • @roubaix
      Pour ce qui est de la réputation entachée des gens, vous avez peut être mal interprété mes propos. Je ne me plains pas que cette situation survienne, comme vous le dîtes si bien 'Faut accepté le fait que quant on fait la guerre il y a forcément des morts'. Donc, ces dommages collatéraux ne m'émeuvent pas.
      Je voulais simplement dire que pour l'instant, outre entendre des noms, on n'avance toujours pas de piste de solutions. Celles-ci viendront évidemment à la fin, lorsque la juge Charbonneau rendra son rapport, mais je voulais savoir si pour l'instant, M. Boisvert ou tout autre lecteur de cette chronique, avait des idées pour changer et régler la situation.

    • Pourquoi cette "surprise" ?...qu'apprend-on de nouveaux ?....personne se souviens de MArc-Yvan Côté avec ses enveloppes d'argent ?....et comment a-t-il (ce prof de géographie de formation) ?...vice-président de Roche !!!.....
      Peit quizz: chercher la formation académique de Mme Normandeau, et demndez-vous commment et pourquoi elle a obtenu son "nouvel" emploi dans un bureau de comptable ?

    • Il est évidemment trop tôt pour parler de sanctions, mais certainement pas pour redouter de voir une fois de plus la montagne accoucher d'une souris, avec sentences bombons, condamnation d'un ou deux seconds fusils et non-exclusion durable de ces firmes des marchés publics. Qu'on se souvienne du scandale des commandites, grave, mais tellement moins que ce que nous révèle aujourd'hui la commission Charbonneau : qui a été condamné parmi les vrais instigateurs ? On prétendra que nous devons garder notre génie civil et réserver nos grands travaux à des entreprises québécoises, et ces firmes s'en sortiront trop facilement. Ces gens frayaient avec les politiques, et il ne fait malheureusement aucun doute que ceux-ci les remettront rapidement sur les rails, alors que ces entreprises devraient subir des sanctions de la plus extrême rigueur, étant donné la gravité de leurs crimes. Les sanctions devront être exemplaires et dissuasives. Tous doivent comprendre que l'argent public est sacré et que le détourner est un crime imprescriptible, passible de lourdes peines. Ce type de crime ne doit plus payer. Trop de clémence enverrait un très mauvais message.

    • Dans ces affaires, il y a plusieurs éléments qui devraient être séparés et traités en conséquence.
      Les collusions ou ententes pour contrôler les prix d'un marché - dans un État de droit moderne, c'est la législation anticartels ou anti-trust qui devrait s'en occuper. Un exemple à suivre serait l'Union Européenne ? avec ses distributions d'amendes de centaines de millions, cas exceptionnels de plus d'un milliard d'Euro. Le simple fait de l'entente est punissable.
      A quand au Québec?
      Plus grave la corruption ? connue depuis des décennies, avec quelques rares condamnations, et encore que dans les cas exceptionnels, pour ne pas dire de stupidité exceptionnelle.
      Il faut des moyens plus importants, et un maximum d'indépendance des politiciens.
      Mais le Québec dispose en principe aussi d'une arme efficace là ou corruption serait plus difficile à prouver : Renvenu Québec.
      Célèbres sont les cas de gangsters US qui échappaient systématiquement à des condamnations pour leurs activités criminelles ? mais condamnés pour raisons fiscales.
      Donc assez de moyens à disposition des autorités du Québec.
      Suffit de vouloir les utiliser.

    • je suis tellement dégoûté
      que j'ai soudainement une grosse envie de me sauver en Islande... Si seulement ce pays était situé un peu plus au sud, genre Martinique...
      La bas les citoyens ont entrepris de se donner une nouvelle constitution citoyenne et de mettre les ''BANKSTERS'' en prison. Je trouve que la Presse n'en parle pas beaucoup.
      Tiens si vous voulez me payer le voyage je ferais bien une petite enquête pour vous...

    • Concernant la commission Charbonneau, il faut savoir que France Charbonneau a les mains sales dans un dossier où l'ordre des ingénieurs est impliqué jusqu'aux oreilles. En raison de l'acte de prévarication qu'elle a commis sans la moindre petite gêne, un citoyen innocent, Daniel Bédard, croupit présentement dans les prisons infectes du Qc pour avoir précisément dénoncé avant l'heure la corruption d'un ingénieur. Voici plus de détails à ce propos : http://is.gd/QBM2sj Faites le savoir...

    • @binbon
      C'est faux de dire que la réputation de PLUSIEURS personnes a été entaché.
      Sauf que cela peut arrivé.
      La bonne suite des choses devrait normalement corrigé cela.
      Ne faisons pas abstraction de l'intelligence et du discernement des citoyens.
      Faut accepté le fait que quant on fait la guerre il y a forcément des morts.
      Avez-vous été comme moi époustouflé par la qualité de l'intervention de Me Suzanne Gagné?
      Grâce à elle et d'autres avocats la probité de la Commission est sous bonne garde.
      Merci
      Pierre Marcoux

    • J'ai de la difficulté a croire qu'un jour tous ces voleurs a cravatte payeront pour leurs crimes....va-t-on monter encore plus haut vers des têtes dirigeante du pays par exemple? et pourquoi n'entre -t-on pas plus profondément dans le domaine de la construction pour aller chercher toute la pouriture ? surtout dans les syndicats !!......Va-t-on perdre notre titre de province la plus corrompue d'amérique un jour??

    • Vous voyez le Ministère des transports là où moi je vois Hydro-Québec,
      Ce serviteur opaque des québécois ordinaires.
      Comment ne pas imaginer que si les ingénieurs du merveilleux Québec inc. ont triché avec la ville de Montréal et quelles autres encore, ils se seraient retenus de le faire avec le plus grand donneur d'ordre de la contrée ?

    • En fait c'est tous les contrats gouvernementaux qu'il faudrait étudier. Je crois que l'idée d'une commission permanente est bonne. Je crois aussi qu'il y a une volonté de tous les partis pour en finir (à part la mafia) puisqu'ils sont en train de tuer la poule aux oeufs d'or.
      Moi je trouve beaucoup plus important de mettre en lumière le modus operendi que de mettre en prison les acteurs de cette vaste fraude. On commence par soigner le patient.
      @binbon
      Vos pistes sont logiques, claires et pertinentes. Sauf que c'est déjà comme ça que ça marche.

    • Que fera maintenant l'ordre des ingénieurs du Québec ?

    • Sauf erreur, je n'ai jamais entendu l'ordre professionnel des ingénieurs se prononcer sur la place publique. Or, encore hier, on présente ce témoin comme "ingénieur" et il reconnaît tout simplement être impliqué dans ce stratagème... Mais comment peut-il encore pratiquer comme ingénieur ? N'y-a-t-il pas un syndic qui regarde ce qui se passe dans les médias ???

    • Combien y a-t-il d'Ordre Professionnel à l'Office des Professions du Québec ?...Des clubs privés pour supposément protéger le public.
      Dans un pays comme le Québec qu'on dit de libre-marché, déjà 41 monopoles dont plusieurs subventionnés, mieux qu'une mine d'or.
      Déjà le marché est divisé entre ces gens-là qui feront les règles, de plus en plus de règles, qui empêcheront la reconnaissance des diplômes étrangers par exemple, fixeront les prix, qui rendront parfois les vérifications impossibles encore moins un vrai contrôle. Tout ça avec la prétention de protéger les intérêts du public. Nous ne parlerons pas non plus de ces ''sociétés secrètes'' ou clubs privés dont font parties nos élites qui s'échangent comme ça des services appelant l'ascenseur.
      L'édifice sur lequel repose le gouvernement pas démocratique pantoute du Québec est plein de failles, tout le système, étage par étage, devrait être ''revisited'' à la loupe...un rêve bien sûr. Faudrait ré-inventé ''Les Incorruptibles'' et faire le ménage partout.

    • @ M. Boisvert
      Moi, j'aimerais connaître votre position sur la question suivante: Et après, on fait quoi, on prend quelle mesure?
      Ce que je veux dire, c'est que la Commission a démontré qu'il existait un système de collusion et de corruption. Plus personne n'en doute maintenant. Pour la suite des choses, que l'on s'attaque à d'autres villes ou à des ministère ne changera rien à cela. La collusion existe, point. À continuer de tirer partout, pour l'instant, tout ce que ça donne, c'est d'entacher, voire détruire, la crédibilité de plusieurs personnes. Non pas qu'elles ne le méritent pas, loin de là, mais ce n'est pas ça le mandat de la Commission. La Commission n'est pas là pour dire qu'un tel ou un autre est un pourri. La Commission est là pour dire si oui ou non (la réponse est maintenant plus qu'évidente, c'est oui) il existe un système de collusion et de corruption dans le domaine de la construction au Québec.
      Une fois ce système démontré, ce que la Commission doit faire, ce sont des recommandations pour éviter qu'un tel système perdure. Détruire la réputation de personnes ne fera que tasser ces gens. Or, si rien n'est fait, d'autres prendront leur place.
      Donc, M. Boisvert, je reviens sur ma question du départ. On fait quoi maintenant? Quels sont vos idées pour changer tout ça?
      J'avance une première piste de solution: Que le gouvernement ré-engage des ingénieurs, qui eux superviseront tous les chantiers. Donc, ne plus jamais faire appel à des firmes de génie qui tantôt, surveillent un chantier, puis plus tard, se font surveiller par la même firme qu'ils surveillaient la fois d'avant.
      Autre piste: Avant d'aller en appel d'offre, faire faire une évaluation du coût des travaux par un ingénieur du gouvernement. Suite à l'appel d'offre, si le plus bas soumissionnaire est à plus de disons 10% de l'évaluation de l'ingénieur, on annule l'appel d'offre, tout simplement.

    • Dire que l'argent sert à financer le parti, ça laisse entendre que l'argent sert à financer les activités partisanes et le élections, ce qui paraît moins grave que de se mettre l'argent directement dans les poches. Avec les montants en jeu, je crois qu'il serait naïf de penser que personne n'a empoché directement d'argent sale. On peut penser par exemple à un certain 75000$ annuel...

    • J'ai bien hâte de voir si la commission s'attaquera à d'autre municipalité après Montréal, il y a du ménage à faire à Trois-Rivières avec le maire et certaines entreprises, pour ne pas les nommées...

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