Depuis les protestations étudiantes, il y a eu beaucoup de débats sur l'utilisation de la force par les policiers. Et pour moi ce fut une grande surprise que de constater, que dans mon entourage, pour certains, la police s,est "mal". Ils ont un biais négatif, et souvent très émotionnel, et prennent pour acquis que dans 99% la police est coupable. L'utilisation de la force, poivre de Cayenne ou autre, n'est jamais justifiée. On a même dans La Presse rapporté le cas d'un homme qui a été blessé et perdu connaissance...parce qu'il avait sauté sur un policier qui était en train de maîtriser quelqu'un et que le policier l'a "brusquement" repoussé. On rapportait le fait presque comme si la police était dans l'erreur alors que c'est le citoyen qui avait "attaqué" et tenté d'intervenir dans le travail de la police. Je me questionne sur la "police des polices" non pas sur l'idée, mais sur notre capacité en tant que société d'assurer que les gens qui y siègeront n'auront pas des biais et comprendrons que parfois l'utilisation de la force est nécessaire. Quand même La Presse rapporte des faits avec "on dirait" un désir de mettre la police à tort, c'est vraiment inquiétant. Pour certains dans la population, la police est un "mal nécessaire" et ils prennent aussi les policiers pour des robots. Jamais dans ce débat avons nous entendu quelqu'un parler du stress quotidien, du stress "situationnel" et du support (ou manque de support) psychologique qui est accordé au policier. J'aimerais bien que Léger Marketing fasse une étude là-dessus. Peut-être même qu'on verrait que Montréal, le plateau et les étudiants qui ont protestés au printemps derniers, ont de façon générale une attitude négative envers la police et que pour eux, certains cas où la police est justifié d'utiliser une force physique, est inacceptable, même si la loi dit que ce n'est pas le cas.
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L'inévitable police des polices
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« Le projet de loi 12 prévoit un processus de sélection indépendant pour choisir le directeur de ce nouveau Bureau des enquêtes indépendantes. Fort bien. On se demande pourquoi un processus aussi rigoureux n'est pas en place pour choisir le chef de la Sûreté du Québec! »
.
Et j'ajouterais aussi : les chef de police municipaux. Pourquoi est-ce la SQ qui a débarqué à Laval, forçant ainsi la démission de Gilles Vaillancourt? Dans un cadre municipal, qui décide des enquêtes à faire, qui oriente les dossiers? Est-ce que les membres des conseils municipaux sont imputables devant la loi? Qu'est-ce qui arrive à un chef de police municipale qui enquête sur son maire? Perd--t-il son job?
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