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«Gouvernance souverainiste»: le PQ veut forcer le jeu

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Officiellement, la «gouvernance souverainiste» vise à stopper les ingérences du gouvernement fédéral dans les champs de compétence du Québec, mais cette approche, qui vise en premier lieu les changements à la formation de la main-d'oeuvre envisagée par Ottawa, ressemble davantage à une nouvelle offensive politique du PQ.

Quiconque connaît un tant soit peu la politique québécoise peut facilement comprendre pourquoi le gouvernement de Pauline Marois lance ses premières initiatives de «gouvernance souverainiste». Il faut maintenir la flamme souverainiste au sein de la population, la rallumer parfois et rester en mouvement pour rassurer les militants. En ce sens, démontrer que le fédéral ne respecte pas le Québec est un réflexe normal.

Je ne crois pas, toutefois, qu'il fallait dépenser des fonds publics (1,5 million) dans cette commission nationale d'examen pour démontrer que le gouvernement Harper erre en voulant imposer ses nouvelles normes en formation de la main-d'oeuvre. De ça, tout le monde convient au Québec, souverainistes, fédéralistes et même entre-deux-chaisistes.

Il y a, d'ailleurs, quelque chose de paradoxal dans cette démarche: jugeant qu'une résolution unanime à l'Assemblée nationale n'est plus assez forte pour ébranler Ottawa, on lance une commission à la composition partisane, qui accouchera d'un rapport minoritaire, rejeté d'emblée par les autres partis.

Pour le PQ, la division fait la force. L'expression elle-même, «gouvernance souverainiste», colore le processus et les péquistes, de toute évidence, amalgament sans scrupule «intérêts du Québec» et «promotion de l'option».

«Ne préjugez pas du contenu du rapport final de cette commission», nous a dit le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et responsable de la gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, cette semaine en rencontre éditoriale.

Cela dit, le jeune et dynamique ministre l'avoue lui-même: la gouvernance souverainiste vise à «forcer le jeu», à «pousser les limites» et tant mieux si les rapports des commissions embêtent les fédéraux.

Les collègues du ministre Cloutier le disent très ambitieux. Nul doute qu'il a trouvé, avec la gouvernance souverainiste, une bonne façon de devenir très populaire dans les rangs de son parti. Alexandre Cloutier l'admet ouvertement, son gouvernement ne peut aller plus loin tant qu'il est minoritaire. Le ministre ajoute que Québec respectera la loi. Donc, exit les «gestes de rupture», dont il a déjà été question au PQ.

Je ne veux pas lancer un interminable débat sémantique, mais si une province agit dans les limites de ses compétences et pouvoirs, et dans le cadre légal existant, pourquoi devrait-elle forcer le jeu ou repousser les limites? C'est du «show», alors?

Québec et Ottawa s'accrochent souvent, c'est vrai, mais c'est le cas aussi des autres provinces. Et c'est le cas de toutes les fédérations. Barcelone et Madrid s'accrochent aussi assez souvent. Il arrive même que les accrochages finissent par se régler dans le cadre constitutionnel.

Après tout, c'est bien un gouvernement du PQ qui a obtenu un amendement constitutionnel pour déconfessionnaliser les commissions scolaires, non? Nous sommes ici, avec la gouvernance souverainiste, davantage en territoire politique que constitutionnel.

Le ministre Cloutier a toutefois raison de rappeler que le gouvernement Harper, après sept ans au pouvoir, n'a pas honoré sa promesse d'adopter une «charte du fédéralisme», qui devait, notamment, consacrer l'ouverture et encadrer le pouvoir fédéral de dépenser.

On peut critiquer la provocation du gouvernement Marois avec la création de sa Commission nationale d'examen, mais le fédéral l'a bien cherché avec cette intrusion aussi inutile que contre-productive en formation de la main-d'oeuvre.

Le jour du huis clos budgétaire, un conseiller de Stephen Harper m'a même dit: «Nous sommes au courant que le gouvernement Marois a un plan de gouvernance souverainiste...»

Ben voilà, c'était écrit dans le ciel... En soi, cette commission sur l'assurance-emploi n'est peut-être pas une si mauvaise chose. Elle pourrait donner une idée claire et réaliste de la vie des travailleurs saisonniers sur le terrain. Et de leurs besoins réels. Elle pourrait avoir un intérêt pédagogique.

Raison de plus de la doter d'une présidence et d'un objectif acceptables à toute la classe politique québécoise, ce que le gouvernement Marois n'a visiblement pas voulu. «La gouvernance souverainiste», on l'aura compris, est d'abord un outil de promotion de la souveraineté.

Plusieurs dossiers tombent dorénavant sous le parasol de la gouvernance souverainiste, nous a dit Alexandre Cloutier (sans qu'il y ait nécessairement de commission chaque fois, toutefois) . Registre des armes à feu? Gouvernance souverainiste. Agence de solidarité internationale du Québec? Gouvernance souverainiste. Réforme du Code criminel et ses effets au Québec? Gouvernance souverainiste. Charte de la laïcité? Eh oui, gouvernance souverainiste! Là, ça devient très délicat.

S'il y a bien un sujet qui ne devrait pas être soumis aux manoeuvres politiques partisanes, c'est bien la rédaction et l'adoption d'une charte de la laïcité.

vincent.marissal@lapresse.ca

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Commentaires (28)
    • Pousser les limites !!!!Attention de ne pas défoncer le mur et se retrouver dans la marre.
      Ottawa tient encore les cordons de la bourse et l Ontario va peut être devoir gruger de plus en plus dans la caisse et que deviendra Qiuébec sans tous les milliards. Le jour ou le PQ osera mettre un prix sur la souveraineté on s\'enlignera.

    • Ouff, on est pas sorti du bois! La chicane fédéraliste-séparatiste est bien parti. Et tout ça entre francphones! Le P.Q. va finir par arriver à ses fins un jour,soit avoir seulement ceux qui pensent comme eux. Quelqu'un parlait de la démocratie québecoise relatant le résultats des 2 référendums. Pourqui pas ne pas faire comme au hockey soit une série finale ou les fédéralistes auraient 2 "games" de gagnées dans un 3 de 5. Qu' un pensez vous lol

    • Cette commission n'est qu'une opération stratégique coûteuse du gouvernement péquiste. Pas plus. Passons!
      Michel Lebel

    • @Erno " La façon de faire du Québec dans les 40 dernières années, ça été çà: chiâler et bouder et s'absenter. Pourquoi ne pas essayer autre chose ?"
      Zut! Une autre stratégie ferait peut-être de nous des gagnants-gagnants. Surtout pas ça!

    • @seb.b
      Il faudrait relire l'histoire de façon objective.
      À la Conférence de Victoria, Trudeau a offert l'opting Out à Robert Bourassa avec pleine compensation financière. Robert Bourassa après avoir tergiversé a refusé et a quitté la conférence.
      En 1982, René Lévesque qui s'était fait de nombreux alliés dans d'autres provinces, a quitté la conférence allant se réfugier à Hull alors que les autres PM continuaient de discuter. On était la veille de la fin de la Conférence, là où tout se joue et où on ne peut pas être absent.
      Trudeau en a profité pour conclure des alliances avec les autres PM, promettant des choses à l'un et à l'autre. Si René Lévesque était resté sur place, il aurait eu au moins la chance de participer aux discussions et tenter d'influencer la donne. Il a avoué lui-même plus tard avoir fait une erreur stratégique.
      Conclusion: On ne peut pas blâmer constamment les autres. Il faut prendre sa place, faire des alliances et surtout ne pas passer son temps à bouder et être absent. La façon de faire du Québec dans les 40 dernières années, ça été çà: chiâler et bouder et s'absenter. Pourquoi ne pas essayer autre chose ?

    • La réforme de l'assurance-emploi n'est que le prétexte qui va leur permettre d'aller tâter le pouls des régions et éventuellement d'y placer leurs pions pour une éventuelle campagne référendaire. Et tout ça aux frais de l'État, comme l'avait fait Jacques Parizeau en 1994.
      Ils savent que le temps presse parce qu'ils doivent profiter de l'impopularité de Steven Harper et que certains sondages montrent que le vent pourrait tourner si Justin Trudeau était élu. Ils comptent sur Gilles Duceppe pour ramener les brebis égarées à Québec Solidaire et à Option Nationale et les convaincre de travailler avec eux.
      À partir de maintenant, ils sont en campagne pré-référendaire et tout ça ne leur coûtera rien...

    • -Registre des armes à feu? Je ne suis pas contre un registre des armes à feu mais faut pas que ça coûte cher. Si on veut mettre de l'avant une différence québécoise, interdisons carrément les armes à feu quitte à donner des permis spéciaux pour des pourvoiries ou des régions un peu éloignées des centres urbains. Ça éviterait peut-être des drames.
      Agence de solidarité internationale du Québec? Bof! on devient plus solidaire en se désolidarisant des Canadiens-Anglais ? Je crois pas, je ne vois pas que ce soit une bonne idée de porter la bataille politique séparatiste dans ce coin-là. De toute façon, les Anglais sont plus porté sur la vertu de la générosité que nous et c'est peut-être bien pour eux d'abolir une agence gouvernemental pour que la vertu reste privée alors que ce n'est pas nécessairement un bien pour les Québécois de se faire imposer la solidarité. Enfin, j'imagine que les Libéraux au pouvoir ont une philosophie plus basée sur l'individu- je sais même pas- et pourrait défaire ça.
      Réforme du Code criminel et ses effets au Québec? Heureusement pour moi, je n'ai qu'une idée vague de ce que c'est le code criminel. La nature humaine ne me semble pas différente des masses entre un Canadien-anglais et un Canadien-Français. Peut-on vraiment dire que le Canadien -français est moins criminel que le Canadien-anglais ? ou qu'il mérite moins éventuellement d'être puni ? -Je crois pas. Est-ce que les péquistes vont faire campagne pour rapatrier "nos" criminels avec sentence de plus de deux ans parce qu'ils ont trucider ou voler selon un schéma québécois ?
      Sur la laicité, on ne répare pas ce qui n'est pas brisé et la vision fédérale de respecter les religions et les cultures marche très bien à première vue. Ça ne sert à rien d'inventer un synonyme de multiculturalisme pour dire la même chose et prétendre que c'est une invention québécoise.
      Non moi ce serait l'inverse qui m'exciterait: une gouvernance fédérale dans la santé et l'éducation par exemple.

    • Les commentaires de rogerheb: peut-on les qualifier de propos haineux?
      C'est permis à La Presse?
      rogerheb utilise des paroles dignes de la Corée du Nord pour accuser le PQ d'agir comme la Corée du Nord! Bravo!!!

    • @outlawanjo
      Le problème est que lorsqu'on regarde l'Histoire, on se rend compte que chaque tentative de collaboration avec les autres provinces s'est soldée par un échec. Le rapatriement de la constitution sans la signature du Québec a conclu une décennie de négociation de bonne foi des gouvernements québécois. Le rejet de Meech a été la conclusion du "beau risque". Etc.

    • Pourtant, avec la laïcité, c'est bien contre le multiculturalisme canadien et à celui de sa Cour suprême qu'on se bute...

    • @rogerheb
      Bon bien, elle est nouvelle celle-là!
      Après avoir été le Cuba du Nord, puis la Québeckistan, on est maintenant la Corée du Nord? On ne s'étouffe pas dans nos délires ce matin...

    • On réalise que le PQ de Pauline Marois est très différent du PQ de René Lévesque. Le PQ de 2013 n'a plus rien à voir avec le rêve de René Lévesque et de nombreux québécois.
      Autant René Lévesque avait un profond respect de la démocratie et des minorités, autant Pauline Marois est prète à bafouer la démocratie pour faire avancer son projet. Tous les moyens sont bons pour faire avancer la cause. S'il faut faire voter des étudiants du secondaire pour y arriver, elle le fera.
      Cette Commission qu'elle a mise sur pied est bidon parce qu'on connait les réponses à l'avance; elle n'aura aucune crédibilité avant même de commencer. C'est un exercice de "souveraineté sectoriel" payé à même les fonds publics. La petite "gimmick" de la gang à JF Lisée qui commence son travail.
      Pourtant Mme Marois était une de celles qui ne cessait de harceler le gouvernement Charest avec des nominations partisanes; comment justifier ces nominations et toutes les autres depuis 6 mois ?
      Mais on ne peut lui reprocher sa constance; elle avait dit que son objectif était de démontrer que le Canada ne marchait pas; elle s'y emploie par tous les moyens. Espérons que les québécois ne se laisseront pas dupés.

    • @Bistango
      Exactement mon cher.
      La solution: la souveraineté des régions!!
      De toute façon la vraie brisure est beaucoup plus là, qu'à la Rivière des Outaouais!
      Bon je retourne me réconforter dans mon manque de fierté et mon sale statut de montréalais!
      Si je passe trop de temps avec des gens fiers comme vous, je vais finir par faire plus de fautes de français que de lignes dans mes commentaires. Je suis pas assez fier pour ça, désolé. Mais n'ayez crainte, je respecte votre fierté.

    • La Corée du nord...! C'est fort ca! M., le Québec est un exemple dans le monde: 2 référendums, aucune guerre civil. Je ne suis pas sure que si les résultats avaient été contraires, au lendemain du dernier référendum, les fédéralistes auraient respectés le résultat... C'est vraiment de la propagande de dire que le P.Q. veux couper les ponts avec le reste du monde et le Canada. C'es plutot le Canada et les fédéralistes dans votre genre qui feraient tout pour nous couper du monde! Du grand n'importe quoi! La menace et l'intimidation? Je vous rappelerai le soir des élections, le 4 sept., le Métropolis... Et pourtant, personne n'a mis tout les fédéralistes dans le meme bateau que M.Bain. Et ce dernier, est, semble-t-il, un "fou" apte a subir son proces... C'est peu dire de l'aveuglement de notre nation. Chacun son opinion M., vous avez le droit de penser que le fédéralisme est la meilleur option au meme titre que les souverainistes croit en l'option de la souveraineté! Mais de grace, cessez de dire des abérrations! Meme minoritaire, vous ne pouvez vous empecher de brandir la grande menace des souverainistes qui, selon les fédéralistes dans votre genre, sont tous des extremistes dérivés du F.L.Q. Vous devriez grandement apprendre a cultiver votre esprit critique au lieux de dire n'importe quoi.

    • (...) Pour le PQ, la division fait la force. L'expression elle-même, «gouvernance souverainiste», colore le processus et les péquistes, de toute évidence, amalgament sans scrupule «intérêts du Québec» et «promotion de l'option». (...)
      AMEN!!
      Voilà une des raisons de la situation stagnante du Québec.
      En plus, les péquistes passent souvent par une prémisse fausse dans leur argumentaire comme quoi "intérêts du Québec" et "fédéralisme" ne peuvent fonctionner dans la même phrase. C'est faux! À condition de faire front commun avec d'autres provinces, l'Histoire le montre bien.
      C'est toujours le bon vieux réflexe nauséabond du "les bons" et "les traitres".
      La vérité la plus pure c'est que nous avons un gouvernement, élu par 31% de la population, qui ne souhaite pas que les choses aillent bien dans le système politique actuel.
      Une socitété qui s'accroche à son "stade d'adolescence post-révolution tranquille" depuis trop longtemps et ce, malgré une économie et une démocratie matures. La sauce? Un gouvernement qui souhaite que le train déraille par peur que la population passe à l'âge adulte!

    • A voir la majorité des commentaires nous sommes vraiment chanceux qu'il n'y ait pas que Montréal au Québec. Ça fais pitié a lire. Aucune fierté , aucune assurance en sois. Les Anglos doivent rigoler.

    • (...) Pour le PQ, la division fait la force. L'expression elle-même, «gouvernance souverainiste», colore le processus et les péquistes, de toute évidence, amalgament sans scrupule «intérêts du Québec» et «promotion de l'option». (...)
      AMEN!!
      Voilà une des raisons de la situation stagnante du Québec.
      En plus, les péquistes passent souvent par une prémisse fausse dans leur argumentaire comme quoi "intérêts du Québec" et "fédéralisme" ne peuvent fonctionner dans la même phrase. C'est faux! À condition de faire front commun avec d'autres provinces, l'Histoire le montre bien.
      C'est toujours le bon vieux réflexe nauséabond du "les bons" et "les traitres".
      La vérité la plus pure c'est que nous avons un gouvernement, élu par 31% de la population, qui ne souhaite pas que les choses aillent bien dans le système politique actuel.
      Une socitété qui s'accroche à son "stade d'adolescence post-révolution tranquille" depuis trop longtemps et ce, malgré une économie et une démocratie matures. La sauce? Un gouvernement qui souhaite que le train déraille par peur que la population passe à l'âge adulte!

    • Pauline Marois et les péquistes se servent de la même réthorique guerrière envers le Canada qu'un Kim Jun Un envers les États-Unies.
      Lorsqu'on entend des politiciens péquistes utiliser le langage comme: Nous devons nous défendre des attaques sur le Québec du gouvernement Harper, j'appelle ça une déclaration de guerre.

    • @pionata
      Vous avez bu le Kool-Aid péquiste?Je ne peux pas vous aider de ce côté.
      Par contre laissez-moi vous dire que le Québec peut très facilement s'épanouir à l'intérieur du Canada en travailant AVEC ses partenaires canadiens et non contre tout ce qui n'est pas 100% québécois pure laine.
      Une société ouverte vit AVEC le monde,il ne s'isole pas de la planète.

    • @rogerheb
      Le PQ a déjà fait plus et mieux en quelques mois que le PLQ en 10 ans. En passant, M. Corée du Nord, le PLQ est responsable de 66% de la dette québécoise; donc point de vue économique vous pouvez vous rhabiller. Continuant votre thèse de "la Corée du Nord = PQ", je vous rappellerais l'essentiel de la position des libéraux en comparaison celles des péquistes sur le nucléaire si je vous croyais inapte.
      Tant qu'à ajouter de l'huile à vos propos déjà incendiaires, je conclurais en disant "vive le Québec libre", libre de la gouvernance étrangère, libre d'épanouir sa culture et libre du de ses froussards, pessimistes et autres non-visionnaires, qui n'auront d'autre choix que d'abdiquer lorsqu'ils verront cette nouvelle nation s'épanouir.

    • J'ai moi aussi honte de ce Québec péquiste qui pue le socialisme.
      Qui fait le fanfaron et ne représente qu'une minorité de la population.
      Laissez-nous donc tranquilles avec la souveraineté, les pelleteux de nuages sont un luxe qu'on ne peut plus se permettre dans une province en faillite.
      Et pour ce qui est de critiquer l'ingérence du Fédéral, approfondir le gouffre financier de la province en voulant se meler de gérer un Registre ''québécois'' des armes d'épaule, c'est pas de la betise pure, non?
      Avec nos corrompus qui jouent les vedettes, de quoi aurait l'air la gestion de l'assurance emploi dans cette province?
      -Eric Joubert

    • Il y a un dicton qui dit: Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade.
      On dirait que les péquistes,souverainistes séparatistes sont convaincus que la deuxième option est la meilleure. Essayez de comprendre?

    • Le plus drôle serait que Stephen "calle" le bluff de Gilles et dise: "Vous voulez gérer l'assurance-emploi? Parfait. Elle est à vous, et à toute autre province qui la veut. Collectez vous-même les cotisations, et fixez vous-même les prestations. Fini la chicane. Le fédéralisme marche, CQFD, et si le Québec ou le Nouveau-Brunswick veulent se passer de l'aide des travailleurs des autres provinces où l'assurance-emploi n'est pas considéré comme un choix de mode de vie acceptable, grand bien leur fasse. Dém*rdez-vous." Stephen se frotte les mains d'avoir réduit un peu plus la taille de l'état fédéral.
      Les Péquistes se retrouveraient illico avec un trou de plusieurs centaines de millions à renflouer dans leur budget, les chômeurs québécois se retrouveraient avec des prestations grandement réduites, ou les travailleurs avec une jolie hausse de cotisations, ou les deux, et on verrait alors l'ampleur du soi-disant "vol" de la caisse d'assurance-emploi car, contrairement au mythe qu'on s'est érigé au cours de la dernière décennie au sujet du "vol" des surplus d'assurance-emploi, le compte depuis la création du programme est largement déficitaire historiquement, et tous les surplus "volés" aux travailleurs et employeurs sont loin d'atteindre le total des déficits de la caisse renfloués à même les impôts pour payer les prestations aux chômeurs...
      Pendant ce temps, en Alberta, les retenues à la source sur le salaire des travailleurs -- déjà les plus légères du pays -- s'allègent encore un peu grâce à une réduction des cotisations, ainsi que dans les autres provinces qui choisissent de rester dans le giron du programme fédéral. Stephen gagne d'autres sièges pour sa gestion judicieuse des fonds publics.
      Maîtres chez nous; enfin libres de payer la facture au complet, les Québécois reconnaissent enfin la véritable imposture... Tout le monde est content.

    • @rogerheb
      Le PQ défend le Québec tandis que le PLQ essaye de le livrer poings liés aux vautours fédéraux. Chaque parti défend son option.
      Dois-je vous rappeler que c'est le ministre libéral Yvon Vallières qui déclarait : "Ottawa nous a oublié" le printemps dernier?

    • Avec le PQ, un jour, on crevera tous de fain tout comme en Corée de Nord et on se demandera pourquoi.
      Ce jour là,il sera trop tard de se poser des questions car le mal sera déja fait.
      Il est temps de se réveiller!

    • Lors de l'élection fédérale de 2008, il y a deux provinces qui ont vraiment fait bouger les lignes : L'Alberta et la Saskatchewan.
      Dans une déclaration commune les deux P M de ces provinces ont clairment fait savoir à Stéphanne Dion que si son Plan Vert allait nuire à leurs intérêts énergétique, il mettrait l'unité du pays en jeu !
      Réslutat de cette menace séparatiste venu de l'Ouest, le PLC a fait disparaitre ce plan et Justin Trudeau a été faire un acte de reddition à Calgary dès qu'il s'est inscris dans le course à la chefferie; allant même jusqu'à renier l'héritage de son père !
      Comme quoi la politique est fait d'intérêt et de rapport de force. Sauf pour les tenants de l'Idée fédérale pour qui l'iédologie prime sur tout, y compris et surtout les intérêts supérieurs du Québec.

    • Parce que le PQ ne peut obtenir sa lubie de pays,il décide donc de tout saccager et au diable le bien-être des québécois. Corée du Nord,sort de ce corps!

    • Le gouvernement Marois,responsable du bon fonctionnement de la province de Québec, semble s'inspirer de la Corée du Nord en ce qui concerne ses relations avec son pays le Canada et le monde extérieur.
      Décider unilatéralement sans le consentement de la majorité de la population de couper les ponts avec tous nos partenaires isolera le Québec.
      Tout comme la Corée du Nord,le Québec a recours a la menace et a l'intimidation afin d'obtenir quelques dollars.
      Comme moyen de négociation on a déja vu mieux!
      J'ai honte du Québec Péquiste.
      Ayons des élections au plus vite afin de retrouver un gouvernement qui travaille pour la population et non pour mousser une option moribonde.

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