Troquer sa maison sans froisser l'assureur

Avec l'arrivée de nombreux sites internet de location ou d'échange, de plus en plus de propriétaires acceptent de troquer leur maison pour voyager à prix modique.

La firme californienne Airbnb, par exemple, connaît une croissance exponentielle. Le 5 juillet dernier, son site web a permis à 330 000 touristes de dénicher une chambre, une maison, un château ou même une yourte (!) à travers 160 pays. Un record. À Paris seulement, 20 000 personnes ont trouvé de l'hébergement grâce à sa plateforme, cette nuit-là ; c'est cinq fois plus que deux ans plus tôt.

Mais quelles sont les précautions à prendre avant de laisser ses clés à des inconnus ? « Avez-vous déjà fait des recherches sur le principe de location Airbnb et les assurances habitation ? », me demande Sylvain.

Qu'il s'agisse d'un échange ou d'une location à court terme, vous devriez toujours avertir votre assureur que votre maison sera habitée temporairement par une autre famille.

Si vous oubliez ? En cas de dommage, l'assureur pourrait rechigner à vous dédommager si vous avez laissé vos clés à des gens qui ont un profil plus risqué que vous (ex. : un groupe d'étudiants qui débarque pour la semaine de relâche !).

Si vous avez pris soin d'avertir votre assureur, votre contrat d'assurance continuera de s'appliquer en votre absence. Mais il y a une exception : vous ne serez pas couvert pour les vols que vos locataires pourraient commettre. Avant de partir, prenez donc soin de retirer vos objets de valeur.

Pour le reste, pas de problème : votre contrat continuera de s'appliquer tel quel. Votre police vous suivra même en voyage. Si, par malheur, vous provoquez un incendie ou un dégât d'eau dans une maison que vous avez louée, votre assureur vous couvrira à l'étranger, que les dommages soient aux États-Unis, en France ou ailleurs.

Recours collectif contre les banques

Vous avez été nombreux à m'écrire pour me demander des renseignements sur le recours collectif à propos des frais cachés sur les transactions en devises étrangères avec les cartes de crédit.

Comme je l'écrivais récemment, la Cour suprême vient de condamner six institutions financières à dédommager de deux à trois millions de clients. Même si la décision a été rendue en septembre, les clients devront encore attendre de trois à six mois avant de recevoir leur chèque.

Six institutions financières devront payer : Banque TD, Banque Nationale, Banque de Montréal (BMO), Citibank, Banque Amex et Desjardins.

Seules les banques ont été condamnées à verser des dommages exemplaires, à raison de 25 $ par détenteur de carte qui a fait une transaction en devise étrangère durant la période où les banques n'ont pas divulgué l'existence des frais (généralement d'avril 2000 à décembre 2003).

Mais toutes les institutions financières visées devront rembourser les frais de conversion de devise (généralement 2,5 % du montant de la transaction).

Notez que chez Desjardins, seuls les nouveaux adhérents qui ont obtenu leur carte entre avril 2000 et septembre 2006 auront droit au remboursement. Si vous possédez votre carte depuis plus longtemps, dommage pour vous.

Au total, le montant versé pourrait atteindre de 60 à 80 millions, estime l'avocat Philippe Trudel.

Les clients qui n'ont pas changé de carte de crédit devraient recevoir l'argent directement dans leur compte. Mais ceux qui ont migré vers un autre émetteur devront présenter une réclamation individuelle.

Malheureusement, les gens ont peu tendance à réclamer lorsque les sommes en jeu sont faibles. Quand le montant est inférieur à 20 $, le taux peut être aussi faible que 15 %.

Mais rassurez-vous, l'entreprise fautive doit quand même verser le plein montant. Dans ce cas-ci, elles sépareront les sommes non réclamées entre les clients qui ont pu être retracés.

Vous pouvez imaginer que les frais d'administration de ce genre de recours sont très élevés ! Très souvent, les frais grugent une part importante du montant qui doit être remis aux consommateurs lésés. Mais pas ici, car tous les frais d'administration sont à la charge des banques. Plus ce sera lourd, long et compliqué, plus ça leur coûtera cher. Gageons qu'elles régleront ça rondement.

Pour rester informés du déroulement du recours, visitez le site web du cabinet Trudel & Johnston.

Pour relire ma chronique >>

La résidence principale et le fisc

Dans une récente chronique, je mettais en garde les propriétaires qui possèdent plus d'une résidence. Lorsque vous en vendez une, il faut absolument remplir le formulaire pour la désigner comme résidence principale pour profiter de l'exemption d'impôt. Sinon, le fisc risque de vous réclamer l'impôt et de vous coller une lourde pénalité.

« De quel formulaire s'agit-il et où peut-on se le procurer ? », me demande Mme Bourdeau.

Voici les fameux formulaires :

Revenu Québec >>

Agence du revenu du Canada >>

Pour ceux qui voudraient relire mes chroniques, voici les liens :

Sept pistes pour dégonfler l'impôt sur votre chalet >>

Fisc et résidence principale : pas reposant >>




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