Là où le kilt est roi

Compétition de lancer de la pierre, dimanche, dans... (PHOTO ALAIN DÉCARIE, LA PRESSE)

Agrandir

Compétition de lancer de la pierre, dimanche, dans le cadre des Jeux écossais de Montréal (Montreal Highland Games), au parc Arthur-Therrien, dans l'arrondissement de Verdun .

PHOTO ALAIN DÉCARIE, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Ronald King
La Presse

Le kilt était de mise, dimanche, au parc Arthur-Therrien de Verdun. Et si vous étiez rouquin, comme beaucoup d'hommes, de femmes et d'enfants dans la foule, vous étiez dans le coup.

Les Jeux écossais de Montréal (Montreal Highland Games), un événement annuel, se tenaient en une journée chaude et parmi des milliers de personnes - cinq ou six, à vue d'oeil -, plusieurs parlant français, un peu comme à la parade des Irlandais.

Une affiche à l'entrée nous disait d'ailleurs, en français: «Vous êtes plus écossais comme vous ne le pensez.»

Les Jeux écossais sont d'abord un festival pour fêter ses origines. Il y a les compétitions d'hommes forts, bien sûr, mais aussi beaucoup de musique et de danse traditionnelles, du haggis, la brasserie McAuslan, de l'artisanat écossais sur bois et métal ainsi qu'une compétition entre 12 corps de cornemuse. Le premier musicien à qui j'ai parlé était... rouquin, belge et francophone.

«J'ai appris au Régiment Black Watch... C'est comme ça.»

Le Black Watch Highland Infantry, qui a son quartier général rue de Bleury, était d'ailleurs l'équipe locale, avec son élégant tartan noir et vert bouteille. Les autres participants viennent souvent des provinces maritimes et des autres provinces canadiennes, ou des États-Unis.

+++

Et voici les costauds dans une épreuve de souque à la corde. Les plus forts vont ensuite lancer, dans un drôle de ballet, des «caber» - le terme celtique pour billot - de 120 livres en cèdre.

Ils lanceront aussi de grosses pierres et des poids de fer qu'ils appellent «marteau».

Voici Greg Hadley, 31 ans, 6 pieds et 270 livres, six fois champion canadien.

«Je suis enseignant dans une école secondaire à Antigonish. J'ai un fils de 5 ans.

«Et je suis un professionnel des Jeux écossais. Mes spécialités sont le lancer du marteau et du "caber".

«J'ai voyagé trois fois au Royaume-Uni, à travers le Canada et les États-Unis, et même en France, où il y a une rencontre annuelle en Bretagne. Je me suis rendu en Islande aussi. Les Islandais sont vraiment forts, tous! C'est étonnant.

«Il y a une compétition chaque année à Antigonish. Mon père m'amenait toujours et, un jour, il m'a inscrit dans la catégorie enfant. J'ai aussi joué sur la ligne offensive à l'Université Saint-Francis-Xavier.»

Greg me pointe le nouveau champion canadien, Matthew Doherty, qui travaille dans l'enseignement à... Antigonish. Doherty est moins imposant, mais Hugo Girard m'a déjà appris que la force provient plus de la résistance de vos tendons que de vos muscles.

Le nouveau champion m'accueille en français... «Je suis né à Cowansville. C'est la première fois que je viens pour une compétition au Québec, et j'avoue que je suis ému.

«Dire que je suis professionnel est un bien grand mot. Je remporte des prix en argent quelques fois par année. Je suis ici surtout pour la camaraderie et pour voyager. On se fait des amis dans plusieurs coins du monde.

«C'est avant tout une fête, il fait beau, les gens sont de bonne humeur, il y a la musique et la danse... Les Jeux de Montréal sont très bien réussis. Je suis heureux d'être ici.»

J'ai fait le tour des stands, mais je n'ai pas trouvé le fameux haggis - il faisait d'ailleurs un peu chaud pour un ragoût de coeurs et de poumons cuits dans un estomac de mouton.

Il y avait des gens pour retracer les origines de votre nom écossais, pour vendre les divers tartans, des confitures à l'écossaise... il y avait même un hot-dog écossais.

Certains clans avaient leur propre tente - les Campbell, les Keith, les McNicol et les Farguharson, sans doute nos Ferguson.

Les Jeux écossais de Montréal existent depuis 36 ans. Ils n'ont pas eu lieu l'an dernier à cause de la mort de leur fondateur Kirk Johnstone. Vous l'avez peut-être déjà croisé, il jouait de la cornemuse chez Ogylvie's. Son fils Chris prenait la relève, hier.

Enfin, pour le haggis, qui m'a toujours intrigué, mes recherches n'ont rien donné. Personne ne connaît un restaurant de Montréal qui le sert. Ils s'en font à la maison, entre amis. Il paraît que ce n'est pas facile de rassembler tous les ingrédients originaux.

Si vous y arrivez, donnez-moi des nouvelles.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer