Impact: quelqu'un devait écoper

Seul sur l'estrade, Joey Saputo, propriétaire de l'Impact,... (Photo Olivier Jean, La Presse)

Agrandir

Seul sur l'estrade, Joey Saputo, propriétaire de l'Impact, a répondu aux questions insistantes des journalistes sur le renvoi du directeur sportif Nick De Santis et les insuccès de l'équipe en 2014.

Photo Olivier Jean, La Presse

Ronald King
La Presse

Joey Saputo était seul sur l'estrade et plus il répondait aux questions, plus les journalistes l'attaquaient de tous les angles, plus on sentait que l'Impact de Montréal, notre club de soccer de dernier rang, vit dans la confusion.

Il ne le savait peut-être pas, mais en sacrifiant Nick De Santis, son bras droit de toujours, Saputo comblait le souhait d'une bonne partie de son public. Les gérants d'estrade que nous sommes tous avaient décidé que c'était lui, De Santis, le responsable du désastre.

Ils avaient peut-être raison, peut-être pas, parce qu'il est rare qu'un seul homme soit responsable des déboires de tout un club professionnel.

Quelqu'un devait écoper, c'est la loi du sport.

On ne connaîtra jamais la teneur des discussions internes, mais il semble que De Santis ait raté quelques occasions d'agir et pris quelques décisions qui ont mal tourné.

La vie continue, mais il est facile de soupçonner que ce n'est pas seulement De Santis qui a pris de mauvaises décisions et qu'il régnait à la tête de l'Impact une sorte de cacophonie.

Les résultats le démontrent.

Frank Klopas, donc, l'entraîneur qui a mené un club respectable l'an passé au dernier rang cette année, aura tous les pouvoirs jusqu'en 2015.

Ça vous excite? Moi non plus.

On ne parle pas de Vince Lombardi ici...

Klopas revient d'une suspension pour avoir engueulé des officiels jusque dans leur vestiaire. Pas fort, blâmer quelqu'un d'autre, des officiels, au moment où votre équipe est loin derrière le peloton au dernier rang.

Le nouveau patron des opérations soccer n'était pas présent à la conférence de presse, hier.

De Santis rencontrera les médias aujourd'hui. On le dit très déçu. Il demeurera au sein du club à titre d'administrateur.

Juste décision. Cet homme est présent depuis les premiers pas de l'Impact. Il a tout fait pour le club, joueur, capitaine, entraîneur, chauffeur de bus en voyage, directeur technique, directeur général. Il a payé de sa poche pour sauver le club, en jouant pour presque rien à une certaine époque, devant des gradins presque vides.

Saputo l'a décrit avec raison comme un bâtisseur.

De Santis a le I tatoué sur le coeur, comme on dit.

Il ne méritait pas d'être chassé comme un lépreux...




À découvrir sur LaPresse.ca

  • Les limites de la méthode De Santis

    Patrick Leduc

    Les limites de la méthode De Santis

    Qu'on l'accueille avec consternation ou avec soulagement, la nouvelle du départ de Nick De Santis de son poste de directeur sportif signale, sinon la... »

  • Les bons et les moins bons coups de Nick De Santis

    Soccer

    Les bons et les moins bons coups de Nick De Santis

    À titre de directeur sportif de l'Impact, Nick De Santis s'est fait remarquer en réussissant quelques coups intéressants. Toutefois, d'autres coups... »

  • Impact: Nick De Santis relevé de ses fonctions

    Soccer

    Impact: Nick De Santis relevé de ses fonctions

    La saison de misère de l'Impact a fait une nouvelle victime, cette fois au sein de l'administration de l'équipe. Après quatre ans passés à titre de... »

  • Nick De Santis accepte le blâme

    Soccer

    Nick De Santis accepte le blâme

    Nick De Santis accepte de prendre «toute la responsabilité» des insuccès de l'Impact cette saison, et assure qu'en dépit de la situation, il ne... »

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer