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Histoire de toits

Ronald King
La Presse

La bonne nouvelle, c'est qu'un toit sera construit sur l'anneau de patinage de vitesse de Québec. Normalement, dans quelques Jeux olympiques, de nouveaux Gaétan Boucher devraient apparaître dans notre paysage sportif.

C'est le principe de Build it and they will come, devenu célèbre depuis le film Field of Dreams. Pour former des patineurs de longue piste, il faut une longue piste qui sert toute l'année. Quant aux jeunes athlètes aux cuisses musclées, ils répondent toujours présents.

Il s'agit aussi d'une bonne nouvelle pour le sport olympique canadien, qui perdait du terrain en patinage de vitesse, une aberration dans notre pays de patineurs, de glace et de froid, comme vous savez.

La mauvaise nouvelle concerne également un toit: nous avons appris, la semaine dernière, qu'en décembre dernier, une fissure de cinq mètres avait été découverte dans la toile du Stade olympique de Montréal. Elle a été réparée immédiatement et on nous jure qu'il n'y a aucun danger, que le symbole touristique de Montréal est toujours sûr.

Pas assez sûr, cependant, pour l'utiliser les jours de tempête de neige. Et voici que le baseball majeur, les Mets de New York et les Blue Jays de Toronto, viennent nous visiter à la fin du mois de mars. Et comme les météorologues nous prédisent un mois de mars plus froid que la normale...

Nous aurions l'air un peu cons si les matchs de baseball devaient être annulés. Nous et nos projets de ramener le baseball majeur à Montréal. En fait, nous serions la risée de toute l'Amérique du Nord.

Notre honneur dépend donc de la météo.

Vous remarquerez que les politiciens de tout ordre ne parlent plus de cette toile maudite, même pas en campagne électorale. C'est un sujet qui pourrait les faire mal paraître, c'est LA patate chaude du Québec.

Nous savons tous que la toile doit être remplacée ou réparée, mais nous n'en parlons plus, comme si le problème allait disparaître tout seul, sans qu'il se produise un accident.

On peut imaginer que certains responsables politiques auront les doigts croisés en espérant qu'il n'y ait pas une de ces tempêtes tardives mais pas inhabituelles à la fin du mois de mars.

En passant, les billets se sont bien vendus, semble-t-il.

Y en aura pas de facile

Notre vaillante équipe de hockey sur glace se débat pour se tailler une place dans le détail et, comme on l'a vu mercredi et jeudi, y en aura pas de faciles.

Ce n'est jamais du très beau hockey, dans le sens olympique, mais nos p'tits gars trouvent le moyen d'accumuler des points. Notre entraîneur semble stressé et il est sûrement stressant pour ses joueurs - surtout lorsque P.K. joue comme dans une ligue de garage et s'obstine à remettre la rondelle à l'adversaire -, mais nous sommes toujours dans la course et c'est important.

Vous savez qu'il manque quelque chose au printemps tant attendu si le Canadien ne joue pas en séries éliminatoires. Le hockey nous donne toujours une bonne raison de nous réunir dans la rue et de remercier Dieu que l'hiver ne dure pas toute l'année. Parce qu'il ne dure pas toute l'année, je vous le promets.

Alors, vas-y, mon Carey, parce que c'est par lui que tout passe ou ne passe pas.

Enfin, j'avoue que j'étais très emballé par Lars Eller en début de saison, le grand et solide Danois qui pouvait contrôler le jeu. Il me déçoit beaucoup maintenant, il semble complètement perdu sur la patinoire. C'est triste à voir.

Je suis de plus en plus épaté par David Desharnais, par contre. La belle histoire du négligé qui devient un leader. Parce que du côté attaque, à part Pacioretty et lui, nous n'avons pas grand-chose, pour ne pas dire rien.

Un souffle dans mon cou...

La rumeur voulait qu'Alessandro Nesta - quel joli nom - soit l'entraîneur de l'Impact cette année. Nesta, dans le monde du foot, est l'équivalent de Larry Robinson dans l'univers du hockey. Une légende.

Il a laissé entendre qu'il n'était pas prêt à devenir entraîneur-chef immédiatement après sa retraite du jeu. L'Impact a donc embauché Frank Klopas... et maintenant Nesta comme «consultant».

Si j'étais Frank Klopas, je trouverais qu'il fait déjà un peu trop chaud dans mon bureau.

Joey Saputo a une façon bien à lui de traiter ses entraîneurs. Mais il paraît que c'est partout comme ça dans le monde du football international.

Jeu de mots

À la SAQ près de chez vous, au rayon des vins blancs, vous trouverez un produit québécois de Saint-Joseph-du-Lac: Les vents d'ange.

La pognez-vous?

Ces gens-là devraient être mis à l'amende...




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