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Les Draveurs de Montréal sont nés

Les Draveurs de Montréal, un groupe d'étudiants de... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Les Draveurs de Montréal, un groupe d'étudiants de l'Université de Montréal, ont déjà participé à deux épreuves de courses de canots.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Ronald King
La Presse

Si vous vous en souvenez bien, l'hiver dernier, la course de canots à glace sur le Saint-Laurent était revenue à Montréal après 25 ans d'absence. Un très bel événement où le spectateur était bien placé pour voir l'action dans le bassin du Vieux-Port.

J'avais un peu lancé un défi en demandant si les Montréalais et Montréalaises étaient trop moumounes pour pratiquer le sport extrême de nos pionniers. Un groupe d'étudiants de l'Université de Montréal, des adeptes de l'aviron, une dizaine de gars et de filles, a relevé le défi et sera du départ le 22 février dans la catégorie sportive.

Notre équipe, qui porte le nom de Draveurs de Montréal, a déjà participé à deux épreuves, celles de Portneuf et du Carnaval de Québec.

Brendan Martin, 22 ans, étudiant en génie civil, nous en a parlé hier lors d'une rencontre de presse. Ce costaud barbu sourit lorsqu'on lui demande si le canot à glace est un sport exigeant.

«À Portneuf, nous avons terminé au dernier rang avec une heure de retard sur les autres. À Québec, nous n'avons pas terminé la course. Nous avons été disqualifiés.»

Nos pionniers étaient des durs de durs. Vous le saurez quand vous assisterez de près à une des courses. En plus de toutes les difficultés, la glace est parfois coupante et il faut saigner un peu pour atteindre le fil d'arrivée.

«Mon confrère Valentin Hay a décidé de nous inscrire. Il y pensait depuis longtemps.

«Nous avons acheté un canot vieux de 15 ans pour 2500 $. Les neufs, ceux des équipes d'élite, valent jusqu'à 18 000 $.

«Les vis sortaient de leurs trous et on s'accrochait partout. Nous étions pleins de bleus et d'éraflures après chaque course.

«Je suis tombé à l'eau et je vous jure que c'est un choc thermique.

«Le plus difficile est de passer de l'eau au bloc de glace. Il y a une technique que nous ne maîtrisons pas très bien. Les pros sont tellement habiles! Impossible de les suivre.

«Mais nous avons été bien accueillis dans la grande famille des canots de glace. Les plus expérimentés nous ont donné des conseils. C'était très agréable comme ambiance.

«Nous sommes un peu déçus des résultats, mais nous avons beaucoup aimé l'expérience, assez pour continuer. Nous voulons apprendre et mieux nous équiper.»

Quelque chose me dit que ces gars et ces filles vont très bien progresser. Ils sont jeunes, ils sont forts et ils s'amusent.

Sachez enfin que le sport du canot à glace, un événement unique au monde, existe depuis 120 ans et sera bientôt classé au Patrimoine du Québec.

Sachez aussi que la course du 22 février sera diffusée et commentée sur le web à canotaglace.ca. Mais il vaut mieux s'installer avec la famille et les amis au bord du fleuve.

Enfin, un projet visant à organiser une nouvelle épreuve dans la région de Sorel est sur la table.

* * *

Il faisait pas mal frisquet, hier, sur les rives du Saint-Laurent, mais on pouvait voir des gens en peignoir marcher en plein air. Ils sortaient du sauna et se rendaient dans une des cabines du spa Bota Bota qui donne sur le fleuve pour une trempette rafraîchissante.

Ceci va peut-être ressembler à une plogue, mais le spa Bota Bota, construit sur un vieux bateau à remorque qui flotte toujours, est un petit joyau d'architecture et de renouveau urbain. Je me permets d'en parler parce que la patronne, Véronique Émond, s'implique dans une longue opération pour redonner les rives du Saint-Laurent aux Montréalais, ce qui aurait dû être fait il y a longtemps.

Madame Émond collabore avec le groupe qui organise la traversée de canots à glace et commandite deux équipes. Elle nous dit que pour ramener les Montréalais au fleuve, il faut aussi organiser des événements.

Voilà, c'était juste pour vous dire qu'il ne se fait pas que des conneries dans notre ville.

Monsieur JO?

Reçu plusieurs courriels à propos de la couverture des JO à Radio-Canada. Les lecteurs veulent moins de papa-maman, de mamies et d'émotivité, et plus de reportages sur les sports qui ne comptent pas de Canadiens.

Je suis d'accord. Il y a toujours de superbes athlètes aux JO. On veut les voir, même s'ils sont du Kazakhstan.

Aucun commentaire, dans mon courrier, sur la couverture des autres réseaux.

Enfin, nous sommes quelques-uns à vouloir souligner la performance olympique de Louis Lemieux, de Radio-Canada, un as de la communication dont je garde toujours une photo sur mon bureau.

Mais de quelle médaille s'agirait-il?

Vos suggestions sont les bienvenues.




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