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Le badminton, un sport mal-aimé

Philippe Gaumond a perdu la finale en simple... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Philippe Gaumond a perdu la finale en simple devant Martin Giuffre, hier.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Ronald King
La Presse

Il y avait une centaine de personnes hier au Centre sportif de l'UQAM, une centaine de personnes pour les championnats universitaires canadiens et un sport merveilleux que notre public a toujours ignoré.

«Ce sont des participants, leurs amis et leur famille, c'est tout. Et pourtant, aux Jeux olympiques de Londres, la finale du simple a été l'événement le plus regardé.»

Celui qui parle est originaire d'Avignon, en France, un membre des Citadins - à ne pas confondre avec les Carabins de l'autre université francophone. Floran Gaultier, étudiant en relations internationales, est un mordu.

«En Asie, les joueurs de badminton sont l'équivalent des joueurs de hockey au Canada. Mais ici, vous voyez la foule... Ça n'intéresse pas beaucoup de monde.

«Il est important d'écrire, monsieur le journaliste, que nous avons remporté un deuxième championnat canadien de suite. L'an dernier, nous l'avons remporté à Toronto, et cette fois, pour le premier événement majeur organisé à l'UQAM, nous avons gagné chez nous. Il faut rappeler aussi que nous avons battu les Carabins...» Tiens, une autre rivalité. Il n'en faut pas beaucoup pour se trouver un adversaire cible.

Florent est blessé à une jambe, comme son coéquipier Pierre-Étienne Pilote. On se blesse beaucoup en badminton. Les mouvements brusques sont terribles pour les genoux, les chevilles, le dos...

Pilote: «Tantôt, un joueur a fait vomir son adversaire. C'est bon signe pour celui qui n'est pas malade...

«Le record pour la vitesse du volant est de 421 km/h et détenu par Tan Bhun Han. Vous remarquerez qu'il y a plusieurs participants d'origine asiatique.»

Philippe Gaumond en finale

Philippe Gaumond a perdu la finale en simple devant l'Ontarien Martin Giuffre. «Il est classé troisième au Canada, il est très bon. J'ai gagné le premier set, après il s'est ressaisi et il m'a écrasé.»

Gaumond, qui jouait en dépit d'une blessure à la cuisse, est de Saint-Hyacinthe et se prépare à enseigner l'éducation physique. C'est un très grand garçon...

«Mes genoux sont très usés. J'ai déjà subi une blessure au dos qui m'a forcé à six mois de repos.

«J'aime le badminton parce que la tactique et la stratégie sont aussi importantes que les qualités athlétiques. On peut retourner l'allure d'un match avec une idée... Il n'y a pas de physique idéal. Tout le monde peut jouer et gagner. Un petit sera en général plus rapide que moi et plus stable. L'équilibre est très important.

«En me classant pour la finale, j'ai assuré ma place dans l'équipe canadienne pour les Universiades qui auront lieu à Moscou.»

Les Citadins ont parfois l'occasion de participer à des compétitions en Asie.

En finale du double, Gaumond a été jumelé à un autre Québécois, mais un Carabin, Philippe Charron. Les deux Philippe ont facilement éliminé les représentants de l'Université de Toronto en deux sets rapides.

Seulement une centaine de spectateurs, mais une ambiance chaleureuse. Les athlètes des diverses provinces se croisent souvent et communiquent comme le feraient de vieilles connaissances.

Nous étions au troisième sous-sol du centre sportif de l'UQAM, rue Sanguinet. Il fallait du culot pour bâtir un campus dans le Quartier latin, très densément peuplé et occupé. C'est pourquoi les Citadins n'ont pas de terrain de football ou de soccer, mais d'énormes gymnases sous-terrain, sous la trépidante vie urbaine.

L'UQAM a une bonne équipe de golf qui s'entraîne dans les Laurentides. Pour le reste, ce sont des sports de gymnase, basketball et badminton, par exemple. Il y a de l'escalade sur les murs de l'entrée. Vous mettez le pied dans le Centre sportif et il y a un grimpeur accroché au mur à trois mètres de vous. Bonjour.

Avec ce deuxième championnat canadien consécutif en badminton, il faut conclure que l'UQAM a bien exploité son petit campus en béton.




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