Bonjour M. Foglia,
J'aimerais ajouter mon grain de sel à votre chronique du samedi 15 décembre.
Oui, l'accès facile aux armes à feu augmente le risque de tuerie. Oui, la culture de violence aussi. Mais on oublie de faire des liens entre dépistage et traitement de la maladie mentale et hyper-violence.
Aux États-Unis, l'accès à des services de santé est encore moins démocratisé qu'au Québec. On y associe encore, sans rougir, maladie mentale et force du Mal (avec la majuscule). Cette association moyenâgeuse et le manque de dépistage et de traitements adéquats entretiennent la souffrance et le risque d'explosion de violence.
On pourrait faire l'historique des tueries des dernières années, ici et aux USA, et dénombrer lesquels de ces jeunes hommes souffraient de maladie mentale.
Il y a les armes qui tuent mais il y a aussi les malades qui s'en servent parce qu'ils croient que leur souffrance ne peut pas être soulagée et qu'ils n'ont plus rien à perdre.
Votre journal pose aujourd'hui cette question aussi vaine que biaisée: Les parents sont-ils responsables quand leurs enfants tuent? Est-ce que La Presse veut retourner à ses lecteurs la question mille fois soulevée: Les journaux nourrissent-ils les fantasmes des tueurs en leur consacrant des pages entières.
La réponse à ces deux questions est la même. Nous sommes tous responsables de ne pas vouloir voir la maladie mentale et d'accepter qu'elle ne soit traitée dès les premiers symptômes.
Dans l'espoir de voir les choses changées.
Cordialement.
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Trois livres
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Votre retraite, vous l'aurez sans doute méritée, dommage pour nous, toutefois, vous êtes le sel de notre semaine, qui êtes le seul billettiste encore actif au Québec (et sans doute au Canada, mais je ne souhaite pas lancer une polémique fédéraste).
Il vous manque quelques « s », la belle affaire : je blâme plutôt les entreprises de presse qui n'ont plus recours aux services d'éditeurs.
Je vous prie enfin, je vous implore, de revenir sur votre décision de ne pas publier de recueils de vos billets : songez-y bien, vous êtes notre Vialatte. Quoi ! vous nous abandonneriez aux seules divagations de la dame de Très Grande Vertu du Devoir, Mlle B***, alias Venise Bombardée (pauvre Venise...). Retraité moi même, je me porte volontaire, et bénévolement encore, pour ce délicieux travail.
Pour l'heure, je me contente de référencer vos billets sur mon blog (et Facebook), Les cendres et le plumeau.
Grand merci. -
Dans Le français correct, de Grevisse, cliquez sur p. 180 :
http://books.google.ca/books?id=3I9juumoDBcC -
@ paulbeliard
M. Foglia est surement meilleur que moi pour expliquer cette règle, pami tant d'autres, de la langue française. Ça lui permettra de sortir de sa retraite. De toute façon, il n'a jamais été et ne sera jamais un "passant anonyme". Heureusement... -
Svp non pas de retraite.
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@coucou57
12 décembre 2012
23h52
"...des centS et des milleS..." Certains auraient besoin de réviser la règle de "vingt, cent, mille"...mais pas le chroniqueur
Vous mettez et ne mettez pas des S ou il faut et où il faut pas !
Ma soeur, au primaire, dans une dictée, avait rajouté une ligne de S au bas de sa copie en notant pour la maîtresse : - s'il vous en manque, venez en chercher ici !
Paul Béliard
PS. : Mille prend un S ? Vraiment ? -
Si j'ai bien compris, comme le disait Me Alban Flamand lorsqu'il interviewait une personnalité, vous nous annoncez que vous prendrez bientôt votre retraite. Avant que vous chaussiez les bottes du passant anonyme, laissez-moi vous dire que j'ai souvent acheté La Presse uniquement pour vous lire, même lorsqu'on a «classé» votre chronique dans les petites annonces! Vous m'avez accroché en 1976 avec une chronique intitulée «Les madames habillées en Cojo» qui se moquait des uniformes portés par les hôtesses des Jeux olympiques de Montréal. Je ne vous ai plus lâché. Chroniques sur certains drames, sur de Tour de France, sur vos lectures, même celle sur vos chats, sur certains sujets politiques, chroniques de voyage, j'ai presque tout lu. Je crois que nous vous devons la mort de l'aplaventrisme journalistique devant les organisations sportives et les athlètes, particulièrement face au Canadiens de Montréal qui, pendant longtemps, n'avait que la payola - payer les journalistes pour neutraliser leur sens critique - comme approche de relations publiques. Nous vous devons d'avoir soutenu une vision politique progressiste, dans un environnement parfois très réactionnaire. À ce sujet, remercions au passage les propriétaires du journal de ne pas vous avoir baîllonné. Vous me manquerez beaucoup. Merci.
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"...des centS et des milleS..." Certains auraient besoin de réviser la règle de "vingt, cent, mille"...mais pas le chroniqueur
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Monsieur Foglia... quel bonheur que de lire vos chroniques littéraires! De lire toutes vos chroniques en fait!
pour les nichons... eh bien si c'est bien Mouawad.... ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas le seul à ne pas l'aimer, vous avez l'appui d'une étudiante en théâtre ;) -
Bientôt? C'est quand, ça? Déjà que je prévoyais encore arrêter de fumer en janvier...
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Foglia et Mouawad, mes phares. Mon bateau va faire naufrage dans les limbes de l'avenir incertain, comme une rupture entre le père et la mer. Le mât de mon passé littéraire s'effondre dans les tourments d'une eau d'écume et de clous. Embrasse-moi la poupe, enwaye.
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Lire en duo, parfois en trio (ou en quatuor, mais c'est plus rare), un vrai plaisir, d'autant plus quand une lecture interpelle l'autre. Pour l'instant c'est Ibn Khaldûn et Murakami, un étrange duo entre le monde arabe du XIVe et le Japon du XXe... Il y a peu, c'était Huston et de Vigan, deux regards de femmes dans un oeil d'homme.
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«En page 19, un court texte d'une quinzaine de lignes, ornemental et dans lequel il est question de pigeons qui «glissent sur les parois du présent».
J'ai envie de pleurer devant la niaiserie de cette phrase insignifiante. À la rigueur, j'aurais ajouté : «pour aboutir dans mon assiette.» -
Bonne expérience de lecture avec Anima...
Moi aussi j'aimais bien terminer mes livres, mais je dois vous confesser que j'ai abandonné avec les Bienveillantes. -
Le livre hallucinant, magnifique, saisissant, que vous vous refusez à citer tant vous semblez "ayir" son auteur est Anima de Wajdi Mouawad. La plus belle lecture et expérience de lecture, je partage cela, depuis très très longtemps.
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Moi, c'est quatre : L'Île du second visage (Albert Vigoleis Thelen), The Sea of Life (nos pauvres océans), Building Stories du brillant bédéiste Chris Ware, et, qq pages à la fois, le Arcade Project de Walter Benjamin.
On s'ennuie jamais avec de tels livres. -
monsieur Foglia, moi ausi j'aime bien votre prose, et j'allais juste vous faire la remarque pour des cents et des mille, mais elle vous a déjà été faite. Les grands esprits...Bref c'est aUSSI pour moi un plaisir de vouslire! Je vais reprendre le fil de votre article.
Jacques Aurousseau -
''Une lecture qu'à une expérience de lecture.'' ou une critique littéraire. Je vais ouvrir tous les livres qui me passent à l'?il à la page 19 pour chercher Nichons.
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C'est vrai que, quand on paie un roman 40$, on veut en voir la fin. Pour la même raison, les livres électroniques, qui se vendront un jour 5-10$, seront lus à moitié, en diagonale. Au pire, 10$ de gaspillés. Alors les écrivains utiliseront de plus en plus les rebondissements, l'intrigue, pour conserver l'attention du lecteur.
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Monsieur Foglia, est-ce que je suis dans l'erreur, à 74 ans, parfois la mémoire fait défaut mais vous écrivez qu'il y a des ( cents et milles livres ) cent et mille avec s ? de toute façon c'est un pur délice de vous lire, bonne journée, Murielle
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