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Une histoire d'amour et une histoire de mort

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Pierre Foglia
La Presse

Les parties se sont fréquentées à compter de l'automne 2006, disent les documents de cour. Et les parties ont cessé de faire vie commune en novembre 2009.

Sonia Blanchette et Patrick Desautels ont eu trois enfants. Les trois ont fait la une des journaux lundi. Vous vous y êtes arrêtés forcément. La grande de 5 ans dans sa robe blanche, le petit garçon de 4 ans et entre les deux, les yeux d'Anaïs comme deux grosses billes noires. Elle aurait eu 2 ans la semaine prochaine.

Comment ça, une petite fille de 2 ans s'ils ne sont plus ensemble depuis 2009? C'est pas la première histoire d'amour qui ne voulait pas finir même si c'était fini.

Sonia sait-elle qu'elle est enceinte d'Anaïs ce 19 mars 2010 quand elle va reconduire les deux autres chez leur père? Peut-être pas. Elle n'en fait aucune mention dans la lettre qu'elle laisse ce jour-là à Patrick.

«Cher Patrick, je suis toute stressée de t'écrire ne sachant pas par où commencer. J'entends déjà tes commentaires sur mon écriture du dimanche...»

Elle écrit drôlement bien, cette fille, le dimanche. Une écriture ronde qui court au but sans détour et presque sans fautes. Sa grande annonce du jour: «Je te laisse les enfants, Patrick, pour toujours. La garde légale et tout, tu auras des nouvelles la semaine prochaine.» Plus loin, elle explique pour la garderie, pour les rendez-vous à venir, un chez le médecin, un autre pour Loïc avec la nutritionniste, et encore un pour des photos (j'aimerais bien être là pour les photos). Prends soin de mes amours, bisous, je t'aime même si je sais que... Sonia, xxx.»

Sauf que 15 jours plus tard, elle revenait sur sa décision: elle voulait maintenant la garde partagée, une semaine papa, une semaine maman. Quinze autres jours plus tard, elle rechangeait d'idée pour la garde et la pension. C'est alors que tout s'est morpionné, que les parties, comme dit la cour, se sont jeté requête par-dessus requête par la tête.

Cette petite guerre sale que se font les couples qui ne s'aiment plus.

Monsieur est un ceci cela. Madame aussi, une ceci cela.

Cette petite guerre encore plus sale lorsque ce sont des couples qui s'aiment encore. Les enfants servant de munitions. Le fric, de punition. Et chez au moins une des deux parties, sous les mauvaises raisons, les braises hautement inflammables d'amours mal éteintes.

Quand Anaïs naît en octobre 2010, la mère «oublie» d'inscrire le père dans sa déclaration de naissance. S'ensuit une requête en reconnaissance de paternité, test d'ADN à l'appui. Le 12 décembre 2011, un juge reconnaît la paternité de Patrick Desautels et lui accorde la garde d'Anaïs (il avait déjà la garde des deux autres).

Le jour même, Sonia Blanchette enlève Anaïs. Son procès pour enlèvement devait se tenir en janvier prochain.

Ce n'est plus la guerre. Pour la mère, c'est le trou noir. Elle verra ses enfants une fois par semaine à la Maison de la famille de Drummondville. En juin, elle obtient de la cour que ces rencontres se fassent chez elle sous la surveillance de sa mère...

Extrait du rapport de l'intervenante de la maison de la famille. «Madame est toujours à l'heure et comme elle est tenue de le faire, elle apporte la collation des enfants. Lorsque les enfants arrivent, elle les prend dans ses bras, leur conversation tourne autour de l'école et des jeux... La mère demande et redemande des nouvelles d'Anaïs, qui ne participe pas à ces rencontres. Elle demande et redemande comment elle va. Nous devons intervenir, la faire changer de sujet, lui rappeler qu'elle doit se concentrer sur le moment présent.

«Elle nous répond qu'elle a bien le droit de savoir comment va sa petite fille.»

Et une histoire de mort

Sonia Blanchette a été accusée mercredi du triple meurtre prémédité de ses enfants, Lorélie, Loïc et Anaïs.

Je lis et j'entends depuis deux jours que cela prendrait des centres d'urgence partout au Québec, des centres où les parents en détresse pourront aller cogner à la porte 24 heures par jour. Comme si la mère ou le père qui vient de se faire enlever la garde de ses enfants allait aller demander de l'aide «au système», ce même système qui vient de le ou la déclarer inapte comme parent. Comme si il ou elle allait faire confiance à un psy, quand c'est sur l'évaluation d'un autre psy que s'est basé le tribunal pour lui retirer la garde de ses enfants.

Comme des milliers d'autres, je suis passé par là et même si ça fait très longtemps, j'en garde un souvenir de grand tumulte intérieur et de surdité totale aux avis et aux conseils des amis. Ce trou noir dans lequel on se débat. Cette mer d'injustice dans laquelle on se noie. Tous ces gens, ce juge, ces avocats qui ne vous connaissent pas mais décident de votre vie. La Chambre de la famille est une usine à fabriquer des barils de poudre.

Je m'étonne que la société qui voit le danger partout, qui s'assure de tout, qui veut qu'on mette un casque pour tout, qui aspire de plus en plus à vivre à risque nul ne se soucie pas plus que ça des barils de poudre de la Chambre de la famille.

La justice familiale, qui a à traiter de désamours, d'enfants, des grands tumultes intérieurs et des dépressions qui viennent avec, est de toutes les justices la plus difficile à rendre parce qu'elle a à choisir entre des innocents et des innocentes.

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Commentaires (27)
    • Voilà un texte qui porte à réfléchir. Merci monsieur !

    • @FrançoisVenne
      Le couple c'est quelque chose de très différent des parents pris individuellement. J'ai plus confiance que jamais que les pères et les mères sauront prendre adéquatement la responsabilité des enfants. C'est ce sacro-saint modèle de la famille nucléaire qui fausse tout. Le petit cocon familial n'est absolument plus un modèle viable, depuis déjà plusieurs décennies entre nous...
      Il faut offrir le plus d'opportunités possibles aux parents pour conserver la pleine responsabilité de leur enfants quoiqu'il advienne. Il y a bien d'autres avantages à ouvrir le modèle familial à une petite communauté résidentielle, par exemple favoriser les échanges entre les parents de différents générations, s'offrir de grands repas communautaires régulièrement, etc.).
      La réalité de notre société aujourd'hui c'est que la garde partagée une semaine sur deux est devenu le compromis le moins frustrant pour les couples qui, en grande majorité, finissent inévitablement par se séparer. Mais ce n'est absolument pas un modèle satisfaisant ni pour les parents, ni pour les enfants. Il est possible de mettre en place quelques chose de beaucoup mieux pour tout le monde. Il faut juste s'ouvrir l'esprit un peu et surtout cesser de se limiter au seul modèle du papa et de la maman qui vivent ensemble dans leur petite maison avec leurs enfants pour l'éternité...

    • Monsieur Foglia, vous avez raison dans tout ce que vous dites, seulement l'affaire, et quelle affaire, c'est que dans le cas qui nous intéresse, Madame a décidé unilatéralement d'enlever la paternité à Monsieur trois fois: Quand elle oublié de l'inscrire sur le certificat de naissance, quand elle a enlevé la petite Anais, et, mais surtout et, quand elle a tenu la tête des enfants sous l'eau. Bon.
      Je me demande si un enfant qui se noie se dit :"Ah c'est correct puisque ma mère est déprimée".
      Ce n'est pas tous les êtres humains qui peuvent être décortiqués en unités irréductibles d'amour réprimé ou brimé. Pour certains, l'unité irréductible est la rage, et ceux-là méritent bien de voir leur vie prise en charge par la méchante justice.
      l'amour, je vous assure, c'est le cercle de craie caucasien et non la trace de craie des policiers.
      N. Ayache

    • Comme votre titre l'indique: «Une histoire d'amour et une histoire de mort», n'est-ce pas une histoire tout court, une tragédie qui dénote que l'histoire d'amour était mal partie du simple fait que l'attitude de la dame reflète un peu l'image d'une personne qui ne devait pas s'aimer beaucoup au départ?
      Un départ qui avait peut-être partie du bon pied pour eux deux, mais un cheminement de son côté â elle qui l'avait amenée à vivre un enfer. Cet enfer qui l'a conduite finalement à faire une chose qu'elle n'aurait jamais faite, n'eût été de l'horrible influence des démons qui habitaient en elle.
      Pour une personne ne s'aime pas, et qui avance, la vie devient souvent un drame pour tout ce qu'elle a d'imprévisible. Ce qui a été probablement imprévisible chez ce couple, c'est peut-être d'avoir constaté qu'ils ne s'aimaient pas autant qu'ils le pensaient tous les deux au départ. Le drame, c'est que la dame l'a mal pris et qu'elle n'a pas su négocier pour le mieux ce virage.
      À ce stade, c'est le monde invisible de la dame qui a probablement dû prendre de plus en plus de place dans son quotidien, au point qu'elle a fini par en perdre inconsciemment la maîtrise de soi. Je ne dis pas cela pour la défendre, j'essaie d'expliquer le drame qui s'est vécu dans cette famille. Il y a le monsieur aussi qui n'a pas vu arriver ce coup imprévisible du sort de la famille.
      Aurait-on pu éviter le drame dans cette famille, en tant que société? Ce n'est pas donné à tout le monde de voir l'invisible qui peut habiter une personne. Surtout quand elle-même ne sait pas dans quelle prison elle se trouve. C'était une prison qui lui faisait comprendre, interpréter son quotidien d'une façon destructrice pour tout le monde, de même qu'elle aussi sous l'emprise et l'influence destructrice de son mal être.

    • "Je m'étonne que la société qui voit le danger partout, qui s'assure de tout, qui veut qu'on mette un casque pour tout, qui aspire de plus en plus à vivre à risque nul ne se soucie pas plus que ça des barils de poudre de la Chambre de la famille."
      Je vous aime Monsieur Foglia ..merci!

    • Pour moi la judiciarisation du mariage et corollairement du divorce est une des causes importantes de ces problèmes.
      Le mariage est encadré par un contrat de mariage. On fait de cet acte un contrat comme tous les contrats d'affaire entre associés. La base des contrats d'affaires est la méfiance des partenaires l'un envers l'autre. Ainsi lorsque se présente un problème c'est le contrat avec des avocats et des juges qui officient. Or ces personnes sont formées pour des contrats d'affaires et non pour le mariage. Et on sait que lors de la rupture d'un contrat d'affaires, les avocats cherchent à faire gagner leur client et non l'harmonie. Il s'ensuit qu'on lit les mariages avec des lunettes d'affaires et que l'incompréhension s'installe.
      Or un mariage n'est pas une business c'est une histoire d'amour. Il faudrait sortir des facultés de droit et de la loi tout ce qui réfère au mariage. Il faudrait alors en faire un champ d'étude à part comprenant diverses discipline dont la psychologie,la sociologie et autres.
      Moi aussi je suis divorcé, j'avais offert à mon ex-épouse des conditions de divorces qui la satisfaisaient. Des personnes l'ont convaincu d'aller voir un avocat et celui-ci tout fait foirer.
      Dehors du mariage les avocats et juges, vous êtes incompétents.

    • Aujourd'hui, le couple est une institution beaucoup trop fragile pour lui confier la responsabilité des enfants ...
      mais mon ami ca prend deux personnes pour faire un enfant ....
      il se peu que le mode de vie éclaté dans lequel on est rendent iresponsable les géniteur ... mais je me demande ... si tous sommes responsables de rien qui le seras ... c'est ce que nous vivons actuellement ... la loi c'est la loi ... personne ne se préocupe de sa pertinence de sa viabilité de sa pertinence ... bref ce que vous dites c'est fourrons fessons des enfants les autres le eleverons moi j'en ai pas la compétence .... je suis perplexe et ne comprend pas ....

    • M. Foglia, vous ne cesserez donc jamais de mettre la barre plus haute pour les chroniqueurs.
      Les quatre derniers paragraphes devraient être mémoriser par tous les juges qui doivent se prononcer dans les causes de gardes d'enfants.
      Personnellement, je crois que la garde partagée devrait être la norme.
      Je voudrais vous remercier d'avoir décrit si simplement une détresse si immense que la chute dans un précipice sans fin semble être une délivrance.
      Respectueusement, M. Foglia, je m'incline.

    • Je suis consterné, comme tout le monde. Surtout que mes enfants sont à peu près du même âge. Et que notre couple de parents en a déjà vu passé pas mal (séparation de 5 mois suivi d'une réconciliation). J'ai ainsi beaucoup réfléchi à la situation de la famille moderne.
      Aujourd'hui, le couple est une institution beaucoup trop fragile pour lui confier la responsabilité des enfants. Pour la majorité des couples de parents, la question de la rupture sera une réalité avant même que l'enfant n'atteigne l'âge scolaire. Et Il n'y a rien d'organisé pour faire face convenablement à cette rupture du couple, pas plus qu'à ses conséquences dramatiques pour les parents et les enfants. Notre société se ferme les yeux sur cette évidence depuis déjà beaucoup trop longtemps.
      Il faut commencer à offrir des alternatives viables à cette institution désuète qu'est la famille nucléaire (parents biologiques et enfants vivant dans une unité résidentielle cloisonnée). Une solution serait d'encourager l'aménagement de complexes résidentiels multi-familiaux basés sur le modèle de ces immenses résidences pour personnes âgées.
      Il pourrait y avoir évidemment un Centre de la petite enfance ouvert 24hres et de multiples aires de jeu. Mais surtout, une rupture du couple pourrait être raisonnablement amortie par un réaménagement des parents dans des unités d'habitation au sein du même complexe. Ainsi, les enfants n'auraient pas à changer complètement d'environnement et les parents conserveraient la possibilité d'un contact régulier avec eux.
      Si l'on pouvait en plus mettre en place ces petits villages familiaux pas trop loin de ceux des personnes âgées, je crois que cela ferait bien des heureux...
      André Pilon.

    • Je suis consterné, comme tout le monde. Surtout que mes enfants sont à peu près du même âge. Et que notre couple de parents en a déjà vu passé pas mal (séparation de 5 mois suivi d'une réconciliation). J'ai ainsi beaucoup réfléchi à la situation de la famille moderne.
      Aujourd'hui, le couple est une institution beaucoup trop fragile pour lui confier la responsabilité des enfants. Pour la majorité des couples de parents, la question de la rupture sera une réalité avant même que l'enfant n'atteigne l'âge scolaire. Et Il n'y a rien d'organisé pour faire face convenablement à cette rupture du couple, pas plus qu'à ses conséquences dramatiques pour les parents et les enfants. Notre société se ferme les yeux sur cette évidence depuis déjà beaucoup trop longtemps.
      Il faut commencer à offrir des alternatives viables à cette institution désuète qu'est la famille nucléaire (parents biologiques et enfants vivant dans une unité résidentielle cloisonnée). Une solution serait d'encourager l'aménagement de complexes résidentiels multi-familiaux basés sur le modèle de ces immenses résidences pour personnes âgées.
      Il pourrait y avoir évidemment un Centre de la petite enfance ouvert 24hres et de multiples aires de jeu. Mais surtout, une rupture du couple pourrait être raisonnablement amortie par un réaménagement des parents dans des unités d'habitation au sein du même complexe. Ainsi, les enfants n'auraient pas à changer complètement d'environnement et les parents conserveraient la possibilité d'un contact régulier avec eux.
      Si l'on pouvait en plus mettre en place ces petits villages familiaux pas trop loin de ceux des personnes âgées, je crois que cela ferait bien des heureux...

    • Je suis consterné, comme tout le monde. Surtout que mes enfants sont à peu près du même âge. Et que notre couple de parents en a déjà vu passé pas mal (séparation de 5 mois suivi d'une réconciliation). J'ai ainsi beaucoup réfléchi à la situation de la famille moderne.
      Aujourd'hui, le couple est une institution beaucoup trop fragile pour lui confier la responsabilité des enfants. Pour la majorité des couples de parents, la question de la rupture sera une réalité avant même que l'enfant n'atteigne l'âge scolaire. Et Il n'y a rien d'organisé pour faire face convenablement à cette rupture du couple, pas plus qu'à ses conséquences dramatiques pour les parents et les enfants. Notre société se ferme les yeux sur cette évidence depuis déjà beaucoup trop longtemps.
      Il faut commencer à offrir des alternatives viables à cette institution désuète qu'est la famille nucléaire (parents biologiques et enfants vivant dans une unité résidentielle cloisonnée). Une solution serait d'encourager l'aménagement de complexes résidentiels multi-familiaux basés sur le modèle de ces immenses résidences pour personnes âgées.
      Il pourrait y avoir évidemment un Centre de la petite enfance ouvert 24hres et de multiples aires de jeu. Mais surtout, une rupture du couple pourrait être raisonnablement amortie par un réaménagement des parents dans des unités d'habitation au sein du même complexe. Ainsi, les enfants n'auraient pas à changer complètement d'environnement et les parents conserveraient la possibilité d'un contact régulier avec eux.
      Si l'on pouvait en plus mettre en place ces petits villages familiaux pas trop loin de ceux des personnes âgées, je crois que cela ferait bien des heureux...

    • Concernant votre dernier paragraphe, c'est aussi la seule justice où vous êtes présumés coupables, malgré votre innocences, sans vraiment comprendre que vous avez à la prouver.

    • Monsieur Foglia, monsieur Foglia, cher vous!
      Je n'ai pas vu venir votre troisième avant-dernier paragraphe. Une claque!
      Vous avez dû en faire brailler toute une gang!
      Mes toast, toutes trempés dans mes larmes.
      À part Foglia de La Presse, qui aurait eu cet audace, cette humus, i.e.humilité, qui?
      Vous êtes un as Monsieur. Je vous garde dans mon jeu de cartes.

    • Ce texte me parle beaucoup. Enfin!...

    • Le dernier paragraphe de cet article est la phrase la plus sensée que j'ai lu depuis longtemps dans une chronique de journal.

    • Je me pose une question depuis le début de cette triste affaire. La grand-mère n'a-t-elle aucune responsabilité? Comment se fait-il qu'elle n'était pas présente? Comment justifier qu'elle n'a pas respecté le jugement de la cours, n'est-ce pas un outrage au tribunal? J'ai des enfants, je suis séparée et nous avons utilisé les services du système avec l'aide d'un avocat pour une séparation à l'amiable. L'aide est là mais il faut vouloir l'utiliser et mettre de côté l'orgueil et penser à nos enfants d'abord, on les mets au monde, on les élève pour qu'ils deviennent des adultes responsables...quel exemple donnent-on? C'est ça le problème aujourd'hui, les gens se disent: vous devez ME respecter mais moi je ne vous dois rien!!

    • Triste histoire... Au fait, les dates du récit que vous faites de la famille ne semblent pas fonctionner... Vous dites que la petite Anaïs aurait eu deux ans la semaine prochaine, mais elle est née en Octobre 2010...
      Quoiqu'il en soit, espérons que justice sera faite pour ces trois pauvres enfants qui ne demandaient qu'à vivre ...

    • Un flash!!
      Il faut repérer et prévenir le risque à la source...
      Pour l'avoir vécu (sans les enfants mais avec la "folie enragée" que ça engendre), je crois qu'en instance de séparation et/ou de divorce, les 2 parties impliquées devraient obligatoirement subir une évaluation psychologique (incluse dans les frais légaux) et, si des symptômes de dépression ou autres apparaissent, les "désaxés" potentiels serait dans l'obligation d'avoir les soins pertinents afin de prévenir ce genre de drame.
      Les anti-dépresseurs ne règlent pas tout, par contre le niveau émotionnel que ce genre de rupture peut provoquer est potentiellement sans limites, entraînant des comportement irrationnels comme cette triste tragédie.
      Faisable!

    • Quand le "pétage de plombs" devient calculé, opportuniste, et qu'il entre en complète contradiction avec les valeurs "apparentes" d'un individu, y a pas photo, c'est pas un "pétage de plombs". Au centre de l'être appelé "parent", il devrait, normalement, y avoir cet arbre indéracinable qui a pour nom "je t'aime mon enfant", qui continue d'exister peu importe les événements. Et qui a jamais dit qu'aimer, c'était du tout cuit? Aimer l'aimaible, trop facile. Aimer malgré la haine? Ha, peut-être quelque chose à apprendre là. Aimer suffisamment pour accepter d'être mis l'écart, le temps de se refaire, histoire d'avoir quelque chose d'éducatif à montrer comme exemple pour le petit être qui croit en nous? Aimer suffisamment pour lâcher prise, et accepter l'échec pour pouvoir enfin passer à autre chose? En tout les cas, l'amour n'a pas grand chose à voir ici, comme pour le cas Turcotte. Narcissisme? Plus probable. Il me semble évident qu'un parent qui décide comme un animal du sort de ses enfants, comme on voit trop souvent dans l'actualité, n'avait pas comme fondement son développement harmonieux et son épanouissement, s'il suffisait d'une embûche judiciaire pour oublier l'amour juste le temps qu'il faut pour commettre l'irréparable. Une question simple se pose : est-ce qu'une personne aime ses enfants pour ce qu'ils sont, ou pour ce que cette "attitude" rapporte comme récompense de l'autre parent? Il est très possible que ce phénomène affecte les nombreux couples qui se forment à la va-vite et se décomposent aussitôt : aime-ton l'autre, avec ses défauts et ses manies, ou n'aime-t-on que le reflet que le miroir nous renvoie? Si on confond "aimer" avec "éprouver du plaisir", on ne traversera pas la première bourrasque. Pour ce qui est du droit de la famille, ce cirque, n'en déplaise à ses nombreux artistes, aurait besoin d'un bon coup de balai. Beaucoup de clowns, peu de magiciens.

    • Je sens que je pourrais commenter toute la journée sur cette page, j'ai simplement oublié d'écrire que je suis profondément touchées par cet article, monsieur Foglia, dont j'endosse parfaitement la pertinence. On se rend compte que les sentiments humains ont bien peu à voir dans le "système quand on parle du bien-être et des besoins des enfants. Plus les enfants sont jeunes plus c'est déchirant pour les parents, mais comme disais Séraphin, "la loi c'est la loi" et il faut croire que chez nous ça passe avant tout.

    • Parent malade ou pas, triste ou pas, dépressif ou pas; il reste un fait indiscutable: un enfant est 100% vulnérable et sans défenses contre le mal car les enfant aiment leurs parents. Rien à foutre des excuses de "Ah il était malade" ou bien "Ah elle étais en dépression". La peine de mort pour un infanticide. Parasites de merde et société sans rigueurs et sans leadership. Et puis là, on va dépenser des millions de $ pour soigner une détritus de la société au lieu d'aider des enfants dans le besoin. Priorité à la bonne place? Aidez moé kkun.
      Alexis citoyen en colère Bouchard-Anyotte
      Lachine

    • @mariloo. Le "Vous" concerne qui au juste? Combien de parents se retrouvent en cour sans avoir de raison d'y être. On leur a monté un "dossier" de toute pièce. Qui manipule qui à ce moment là? Comment peut-on contester quoi que ce soit "sans" avocat? Tout ce que vous aurez comme information c'est "Vous avez droit à un avocat, en voulez-vous un? Je ne conseille à personne de se présenter en cour "sans". Ceci dit je ne sais pas comment ça a commencé, comment on en est venu à avoir autant de pouvoir sur le destin des familles sans pour autant avoir de compte à rendre à personne. Sinon on vous aura transformé en statistique bien avant. Les chiffres ça suffit parfois à certains gouvernements ou certaines institutions qui en relèvent. Mais qui se sent réellement concernés par l'histoire des familles? Madame Véronique Hivon peut-être? Il est temps qu'on mette l'argent où ça compte vraiment pour aider réellement les familoles et ce n'est certainement pas dans un système de justice, ne vous en déplaise Mariloo.

    • Ce que je vais écrire n'est qu'un morceau du casse-tête et pas nécessairement l'un des plus importants. L'information que j'ai est fragmentaire, aussi.
      Pourquoi voit-on tellement de gens qui ne devraient pas être en couple? Des gens qui ne s'aiment pas eux-mêmes, qui ne sont pas autonomes, qui n'ont aucune estime de soi. Le conjoint devient une béquille, un sauveur.
      Pourquoi les gens confondent-ils amour véritable (qui est tout sauf «se pendre après l'autre») et dépendance affective, infatuation, libido et dépendance au niveau pratique (faire à manger, gérer le budget...)?
      Pourquoi les gens se garrochent-ils si vite à faire des enfants? Alors que leur couple va mal?
      Pourquoi faire des enfants si rapprochés? c'est courir après la maladie. Tout ce que ces gens-là ont fait dans leur couple, c'est changer des couches...
      A. Binette

    • J'ai connu la séparation, la dépression, le trou noir. Je peux comprendre une dose de révolte et de violence de la part de parents qui se sentent floués, mais de là à s'en prendre aux seuls innocents de l'histoire, je ne peux comprendre, je n'ai aucune empathie pour ce genre de meurtriers. Je pense que c'est symptomatique de la façon dont beaucoup de québecois percoivent "leurs" enfants: ils les considèrent comme leur possession, au même titre que leur voiture, leur maison et leur chien. Ces meurtrier ne veulent pas que personne d'autre "ait" leurs enfants ou encore faire mal à l'autre en lui enlevant "ses" enfants. C'est à mon avis la perception d'un demi-civilisé, voire même d'un sauvage. Les enfants n'appartiennent à personne, ce sont des humains à part entière et devraient être considéré comme tel, mais il semble que dans beaucoup de dispute de couple au Québec, on casse les enfants comme on casse la vaisselle. Ca ne m'inspire rien d'autre que le mépris.

    • J'ai oublié de signer dans mon commentaire :
      Claude Gagnon
      Québec

    • En tant qu'avocate en droit familial, je vous confirme que le droit n'a pas réponse à tout. Par contre, je dois vous dire que le commentaire à l'effet que «Tous ces gens, ce juge, ces avocats qui ne vous connaissent pas mais décident de votre vie» ne me laisse pas indifférente. Nous ne décidons pas de votre vie. VOUS avez pris la décision de judiciariser le dossier parce qu'aucune entente ne pouvait intervenir (souvent parce que les parties ne sont pas prêtes au compromis...) et donc, VOUS avez décidé que quelqu'un d'autre dicte votre vie. Il faut responsabiliser les gens qui ont recours au système de justice. Aussi imparfait qu'il soit, soyons conscient que nous avons toujours le choix de recourir au tribunaux. Il existe en ce moment beaucoup d'autres méthodes où les parties demeurent maîtres de leurs dossiers, mais plusieurs se refusent encore à les utiliser. Il est vrai qu'il y a des erreurs parfois qui sont commises, mais sachez que le juge qui rends une décision se base sur la preuve qui a été faite devant lui. Souvent, il ne verra les parties que quelques heures dans une vie. Lorsque l'un des parents est très bon manipulateur (ce qui arrive) il se peut que le juge n'y voit que du feu.
      Bref, cette histoire de Drummondville ne fait que nous rappeler la fragilité psychologique de beaucoup de gens (en fait, de plus en plus) et nous devons demeurer attentifs, en tant que professionnel, ami, parent ou collègue de travail.

    • ... et si j'avais la responsabilité de choisir entre les innocents, il me faudrait une bien bonne boule de cristal pour voir clair à travers un déluge de haine, de vengeances et de déceptions.
      Juges, avocats, services de médiations, services sociaux, conseils de famille; aucun d'entre eux n'est en mesure ou a la sagesse de prendre une décision juste. Car on peut retourner le litige aussi souvent qu'on le veut, il n'y a pas de solution juste, l'injustice s'installe du moment que l'amour est malade!
      Ceux qui réussissent à demeurer sain d'esprit malgré les déchirements sont souvent ceux qui ont un tissu familiale et d'amis solide. Une société qui valorise la famille, est une société qui verra moins de ces situations. Favoriser la famille, ne veut pas dire tout donner aux familles, il faut responsabiliser les gens et s'éloigner de la toile de fond que tout repose sur les épaules du gouvernement et leurs donner le goût de faire parti de la solution en s'impliquant collectivement. Au-delà du droit de vote, chaque citoyen a la chance de rendre son coin de pays plus accueillant. Cessons de pointer du doigt en ouvrant les autres en signe d'ouverture. Chacun possède un petit morceau de la solution.

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