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La note du Canadien: B+

Marc Bergevin s'est entouré de gens forts et... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Marc Bergevin s'est entouré de gens forts et leur a accordé de véritables responsabilités.

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Au moment où le calendrier régulier s'achève, l'occasion est belle d'évaluer le travail du Canadien. L'élément déterminant est le rendement de l'équipe sur la patinoire. À ce chapitre, le Canadien a surpris.

Mériter une place en éliminatoires, après la pathétique saison précédente, est un exploit en soi; arracher l'avantage de la glace pour la première série est encore mieux.

Ne minimisons pas le défi auquel était confronté le Canadien. Rebondir au classement après une saison ratée est un test sur lequel plusieurs organisations se cassent les dents.

Des exemples? Pensons aux Maple Leafs de Toronto, qui participeront - enfin! - aux séries éliminatoires, une première depuis 2004. Ou aux Islanders de New York, qualifiés pour seulement la deuxième fois en huit ans. Ou aux Oilers d'Edmonton, exclus du tournoi printanier pour une septième saison consécutive, malgré une flopée de premiers choix au repêchage.

En clair, lorsqu'une organisation est entraînée vers le bas, redresser la barque demande du doigté. Et comme ailleurs dans le monde des affaires, la qualité des gestionnaires est un facteur déterminant de réussite.

Le nombre de victoires n'est pas le seul indicateur de la progression du Canadien. Voici cinq autres secteurs où l'organisation a accompli des pas de géant.

1. La structure du département hockey

Pendant plusieurs années, le duo Bob Gainey-Pierre Gauthier a travaillé en vase clos.

Marc Bergevin a choisi une formule différente. Il s'est entouré de gens forts (Rick Dudley, Scott Mellanby, Martin Lapointe, Patrice Brisebois) et leur a accordé de véritables responsabilités. Du coup, le cercle des conseillers, qui se limitait à Trevor Timmins et Larry Carrière, a été élargi. Cela a fourni une bouffée d'air frais.

La gestion du dossier Danny Kristo illustre les avantages de cette nouvelle approche. Choix de 2e tour en 2008, l'attaquant américain aurait pu devenir joueur autonome cet été et offrir ses services à toutes les équipes. Il a cependant signé un contrat avec le Canadien au début du mois. Martin Lapointe l'a suivi de près durant la saison universitaire, afin de créer des liens.

On ignore si Kristo s'imposera dans la LNH. Mais le Canadien a habilement mené la situation. Préserver ses actifs est une clé de la réussite dans la LNH.

2. La gestion du plafond salarial

Depuis la mise en place d'un plafond salarial en 2005, le travail des directeurs généraux s'est complexifié. La nouvelle convention collective, conclue en janvier dernier, a ajouté une difficulté.

La saison prochaine, le plafond chutera de 70,2 millions à 64,3 millions. Pour une équipe comme le Canadien, qui dépense le maximum autorisé, cela est une mauvaise nouvelle.

Bergevin a vite réagi. Il a échangé Erik Cole, dont le contrat est valide pour deux autres saisons, aux Stars de Dallas. Son remplaçant, Michael Ryder, sera joueur autonome cet été.

Bergevin n'est pas sorti de l'auberge sur le plan de la masse salariale. Mais il est déjà en mode solution.

3. L'avenir en préparation

Compte tenu des succès du Canadien cette saison, la pression était forte sur la direction de l'équipe pour obtenir un joueur d'impact avant la date limite des transactions. Les Bruins l'ont fait, les Penguins et le Wild aussi. On saura bientôt si ces décisions étaient avisées.

Le Canadien, lui, est demeuré fidèle à son plan: préparer l'avenir, qui s'annonce prometteur. Un grand nombre de choix au repêchage augmente la flexibilité d'un DG. Bergevin entend profiter de cet atout.

Sur la glace, Michel Therrien a suivi un plan identique. Il a progressivement intégré ses plus jeunes joueurs à la formation en évitant de les brûler. Ce fut une décision très sage.

4. La qualité des communications

Mine de rien, une palissade s'était insidieusement érigée entre l'organisation et ses fans sous l'administration précédente. Cela a privé l'organisation de ses repères dans la société québécoise. Avec les résultats catastrophiques que l'on sait.

À ce chapitre, le changement de cap est inouï. Le Canadien s'est d'abord reconnecté à ses racines en donnant la chance à des francophones de conduire l'équipe au sommet. L'organisation a aussi plongé dans l'ère moderne sur le plan des communications. L'émission24 CHen fournit une illustration parmi d'autres.

5. L'image de marque

C'est un mythe de croire que le Canadien n'a qu'à ouvrir les portes du Centre Bell pour encaisser les dollars des amateurs. Au tournant des années 2000, alors que l'équipe était médiocre et l'économie au ralenti, le nombre d'abonnements saisonniers n'atteignait pas 10 000 et plusieurs salons d'entreprises étaient vides.

L'image de marque d'une équipe est précieuse et doit être soignée avec attention. Il y a un an, celle du Canadien était sur une pente descendante.

Geoff Molson a stoppé l'hémorragie. Au printemps dernier, il a eu le mérite de faire appel à Serge Savard pour l'aider dans sa démarche.

Jusqu'ici, les résultats sont positifs.

À la lumière de tout ceci, j'accorde une note de B+ à l'organisation du Canadien pour la saison régulière.

Pourquoi ne pas saluer ce virage réussi en attribuant un A?

Tout simplement parce que rien n'est plus important que le rendement sur la patinoire. Le Canadien doit démontrer en éliminatoires que ses succès du calendrier régulier n'étaient pas trompeurs.

Pour bonifier sa note, le Canadien doit gagner au moins une série. Ça commence mardi et ça s'annonce excitant.

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Commentaires (9)
    • Finir premier de sa section et 2è au classement dans l'Est, c'est bien en haut de la moyenne; alors ça mérite définitivement un A. Si on vous avait dit en début d'année que le Canadien terminerait premier de sa section, vous auriez ri.....

    • J'ai vraiment de la difficulté à comprendre les gens et les journalistes parfois. On parle de faire une retour sur la saison et de noter l'équipe en place. Résultat... Amélioration partout, parfois ça frôle le génie et on trouve le moyen de mettre autre chose que À???. Désolé M. Cantin mais si on donne une note, c'est pour le travail accompli, pas sur ce qui reste à faire. C'est la même chose à l'école, avant l'examen final, tu as une note de X% sur disons 75% de l'année. Ton final peut l'améliorer ou la conserver ou même te planter mais si tu mérites A, tu as A... On parle du dernier droit mais toutes les équipes ont des ratés dans l'année et si on évalue l'année, il faut la regarder au complet. Alors ma question, une équipe qui termine en 4ème place ou 5ème du classement général mérite quoi comme note??? Surtout en considérant les attentes logiques envers l'équipe en début de saison... Sans être chauvin, c'est A la note du CH... Tout comme Toronto qui mérite aussi un gros A
      Je comprends qu'on se garde des réserves à cause des séries mais à date, votre évaluation de B est sévère et être votre étudiant je vous contesterais avec beaucoup d'éléments en ma faveur.

    • Les chroniqueurs hockey de la presse sont de plus en plus déconnecter de la réalité hockey. Les articles sont de plus en plus générique, interchangeable entre joueur. Les journalistes regardent les stats et disent qu'un tel a bien joué, et ce malgré plusieurs erreurs. Pas de point dans un match, et le joueur a mal joué, come on guys. Deja que les notes données aux joueurs par M. Ladouceur sont un vrai blague (je ne serais pas étonné qu'il ne regarde meme pas les matchs) voici que M. Cantin rentre dans la danse du n'importe quoi. Donné un B a une organisation monté de la 15e a la 2e place, amélioré sur presque toutes les facettes, et pour soutenir votre note de B vous dites que le canadien doit etre bon en série. Ben alors, pourquoi pas avoir attendu la fin des séries pour les noter. C vraiment n'importe quoi

    • Geoff Molson a commencé le travail avec le congédiement de Gauthier. Voici deux autres décisions que vous n'avez pas relevées mais qui à mon avis ont aussi marqué de manière importante le turnaround du CH:
      - Le rachat en début de saison du contrat de Gomez
      - L'habile négociation du contrat de P.K. Subban
      J'aurais plutôt tendance à donner un A à l'équipe (bureau et sur la glace) aux Canadiens compte tenu du fait qu'ils ont atteint l'objectif fixé d'une participation aux séries. S'ils vont au-delà d'une ronde en séries alors ils mériteront un A ou un A avec mention très bien.

    • M. Cantin, je ne suis absolument pas d'accord avec votre évaluation. Le Canadien mérite une note minimum de A. L'an dernier, il était quinzième. Cette année, quatrième au pire avec quoi, 4-5 nouveaux joueurs qui font vraiment la différence dans l'équipe. A

    • À Erno..oui tu as raison Desharnais et Gionta sont petits mais Plekcs me l'et pas et il est très rapide ne plus il peut jouer dans toutes les situations

    • Il faut faire attention aux statistiques de cette saison dans la LNH. Et c'est valable pour la grosse majorité des équipes.
      Oui, la structure du CH en tant qu'organisation a prit un virage intéressant et proactif. Mais le travail ne fait que commencer.
      Le CH, en cette fin de saison, a l'air d'une équipe fatiguée. Plusieurs joueurs semblent ne pas trouver leur deuxième souffle. La direction du CH sait très bien que l'équipe a dépassé les attentes. Elle sait aussi que les chances de la voir revenir à la normale sont élevées.
      Qu'en aurait-il été du CH avec une saison de 82 matchs? Nous ne le saurons jamais. Seul les séries nous donneront un aperçu des capacités de l'équipe.
      Et puis, l'an prochain ne sera plus l'année du ''tout nouveau, tout beau''. Invariablement, cela changera la donne.
      Bergevin sait ce qui manque au CH. Therrien aussi. Ils savent pertinemment que le club est bâti pour la saison plus que pour les séries. Le CH n'a pas de vrai ''hardnose player'' en dehors de Prust et Emelin. En saison, cela peut passer, mais en séries où chaque pouce de terrain gagné est une guerre, moins évident. Et quand ton char d'assaut pèse 20% de moins que celui de l'adversaire, la collision est rarement à ton avantage.
      Une saison positive, oui! Mais il reste trop de points d'interrogation majeurs malgré d'excellents résultats.

    • Ce que je trouve étrange c'est que personne ne fait le lien inverse.. que c'est l'an dernier qui était une erreur statistique.
      Je vous mets au défi de regarder la fiche du Canadien sans Andrei Markov au cours des 5 dernières années, en manquant presque toute la saison dernière, ça a donné une saison de misère. Je ne sais pas trop pourquoi l'équipe en arrache autant depuis que Emelin est blessé cependant, mais la stabilité de la défensive est la clé de ce qui a été le succès des Canadiens cette année selon moi.

    • Pour le virage de l'organisation, on peut sans aucun doute décerner un A. Les déckisions et le rendement de l'équipe en début de saison a ramené quantité de partisans.
      Après 48 matchs, la note du rendement de l'équipe est B, considérant les 48 matchs, dont les 10 derniers assez décevants. S'il n'y avait pas eu ce début de saison hors de l'ordinaire, je décernerais un C.
      Reste que l'organisation aura des décisions importantes à prendre:
      - conservons-nous le noyau de petits joueurs ? ex. Desharnais, Plekanec, Gionta et compagnie. Dans la NHL d'aujourd'hui, ces petits joueurs peuvent faire un bout de chemin, mais il ne mèneront pas une équipe loin. À moins de talent et de résistance exceptionnelle comme Martin St-Louis, ces petits joueurs deviennent épuisés..
      - Conservons-nous cette défensive qui ne frappe pas et qui n'intimide personne à part Emelin ? Que faisons-nous avec Markov qui a considérablement ralenti du à ses bessures ?
      - Y-a-t-il moyen de se constituer un 4e trio hargneux, qui dérange ?
      Je suggérerais aussi le retour de François Allaire pour coacher Carey Price.

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